Magus of the Library, tome 1 – Mitsu Izumi

Titre : Magus of the Library, tome 1
Auteur : Mitsu Izumi
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 230
Quatrième de couverture : “Le livre. Une source de savoir, une accumulation de signes chargés de sens, un précieux héritage qui relie passé et futur. C’est un mage qui me l’a dit un jour : protéger les livres, c’est tout simplement… protéger le monde !” Pour le jeune Shio, qui passe son temps libre plongé dans les romans, les récits extraordinaires sont un refuge face à la brutalité du quotidien. Son rêve est de partir pour la capitale des livres, où sont rassemblées toutes les connaissances du monde. Un projet utopique pour un gamin sans ressources… jusqu’au jour où des envoyées de la fameuse bibliothèque centrale débarquent dans son village ! Le miracle qu’il appelle de ses vœux depuis si longtemps est-il sur le point de se réaliser ?

Cela fait déjà quelques jours que j’ai lu le premier tome, mais le temps m’a manqué pour écrire ma chronique. En tout cas, une impression persiste : c’était une lecture géniale !

Oreilles-Pointues vit dans les faubourgs d’un village, avec sa sœur qui travaille sans relâche pour lui permettre d’aller à l’école. Le jeune garçon adore lire, mais il n’a pas accès à la bibliothèque en raison de sa condition : il est pauvre et sa zone résidentielle est celle des voleurs. De plus, son apparence dérange tout le monde.
Lorsque débarquent les kahunas, des bibliothécaires de la grande ville chargés de vérifier les bibliothèques installées dans les village par la cité, le monde d’Oreilles-Pointues s’agrandit et ils vont irrémédiablement chargés sa vie.

C’est une saga fantasy que je redoutais un peu en raison des vêtements des personnages, ça faisait très moyen-oriental et j’ai toujours du mal à m’immerger dans de tels univers… mais finalement, ça passe très bien, un peu comme du RG Veda.
J’ai adoré les personnages. Oreilles-Pointues est attachant et pas seulement parce qu’il en prend plein la tête, il est intelligent, respectueux et gentil. Les kahunas sont également sympathiques : Sedona est fougueux et passionné, Pipili est un peu folle et amusante, Anzu est la sagesse incarnée maisbgare si elle se met en colère, Nanako est une vraie psychopathe de la réparation – c’est peut-être celle que j’ai le moins aimée.

Le thème principal de ce manga, ce sont les livres, ça ne pouvait que me plaire, mais j’étais loin d’imaginer que ce serait à ce point. L’histoire est dense et passionnante. Il y a beaucoup de dialogues, donc ça m’a pris du temps à le lire, mais ce n’est pas la seule raison : j’ai tellement aimé ce premier tome, que je ne souhaitais pas quitter l’univers entêtant de Magus of the Library donc j’ai traîné… et c’est ridicule parce que j’ai les trois tomes suivants – j’avais le second et j’ai envoyé ma fille me chercher le trois et le quatre.
L’autre raison qui fait que ça m’a pris deux bons jours est que je me suis beaucoup attardée sur les illustrations. Elles sont splendides : les textures que ce soient des arbres ou des habits, les décors, le character design des personnages. C’est d’une finesse incroyable. C’est un travail de malade… impressionnant !

C’est un gros coup de cœur pour cette lecture, au même niveau que l’atelier des sorciers.

La déchéance d’un homme, tome 1 – Junji Ito & Osamu Dazai

Titre : La déchéance d’un homme, tome 1
Auteurs : Junji Ito & Osamu Dazai
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Yôzô Ôba souffre énormément du regard que les autres portent sur lui et ne comprend pas le bonheur de son entourage. La solution qu’il finit par trouver pour s’en guérir : se transformer en bouffon. C’est ainsi que s’écoulent ses jours, à se vouer à ce rôle de clown empli de souffrance. « Extérieurement, le sourire ne me quittait pas intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. »

J’adore le mangaka Junji Ito, je ne pouvais donc pas passer à côté de cette sortie. C’est tiré d’un roman du même nom, écrit par Osamu Dazai. En temps normal, j’aurais préféré lire le livre en premier, mais pas là… j’avais trop hâte de découvrir ce premier tome.

Yôzô Ôba est sur le point de mettre fin à ses jours. Il revient sur les traumatismes de son enfance et sur chacune des étapes importantes de sa vie, tout ce qui a fait de lui ce qu’il est.
La vache ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le héros a morflé ! Pas étonnant qu’il ait une vision aussi déformée de lui. Bon, il faut aussi avouer qu’il est entouré de timbrés… surtout les femmes… mais le sont-elles de base ou le deviennent-elle à son contact ?

Comme pour les mangas Spirale du même auteur, j’ai adoré les dessins. Ils ne sont pas beaux pourtant, je les trouve aussi fascinants que dérangeants, surtout lorsque les personnages sombrent soudainement dans la folie… bref, le style de Junji Ito se marie parfaitement avec cette histoire angoissante à souhaits.
Par contre, je n’ai pas accroché avec Yôzô Ôba. Malgré tout ce qu’il subit, je n’ai pas réussi à m’y attacher et ce n’est pas dû au fait qu’il est glauque… peut-être parce qu’il n’est pas assez mystérieux, on sait tout ce qu’il pense. À moins que ce ne soit parce qu’il joue constamment les bouffons et ça m’exaspère.

J’ai aimé ce premier tome et je me prendrai les deux prochains – comme pour Spirale ou Tomie, en trois tomes, ce sera torché.

Fukuneko : Les chats du bonheur, tome 1 – Mari Matsuzawa

Titre : Fukuneko : Les chats du bonheur, tome 1
Auteur : Mari Matsuzawa
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Dans la ville de Fukuneko, les chats sont loin d’être des félins ordinaires. En effet, si vous êtes chanceux, l’un d’eux vous choisira peut-être pour vous rendre heureux ! Dénommés les “fukuneko”, ces serviteurs du dieu des chats ont le pouvoir d’apporter le bonheur à l’humain de leur choix.
C’est ainsi que la jeune Ako, fraîchement débarquée à la campagne, se voit adoptée par Fuku, la chatte de sa défunte arrière-grand-mère. À ses yeux seulement, l’animal a l’apparence d’une fillette aux oreilles de félin…
Laissez-vous envoûter par les chats du bonheur et leur magie !

J’ai acheté ce premier tome samedi et je n’avais pas envie de le mettre sur ma Pile à Lire pour le découvrir dans 6 mois. Je pense d’ailleurs qu’à partir d’aujourd’hui, je lirai tout de suite les mangas que j’achète… du moins quand je suis à jour. Je me suis donc lancée dans l’aventure et je ne regrette rien !

Fukuneko, c’est la ville où l’héroïne, Ako, vient habiter avec son petit frère et sa sœur aînée. Ils emménagent dans la maison où vivait leur arrière-grand-mère, récemment décédée. Dès le premier soir, un chaton du nom de Fuku apparaît. C’était la chatte de la défunte. Mais ce qui est étrange, c’est que Ako voit le félin comme une petite fille. Pourquoi ?
Bientôt, elle découvre qu’elle n’est pas la seule, pourtant, c’est une faculté rare.

J’ai bien aimé le personnage d’Ako (elle m’a fait pensé à ma fille sur bien des points), son petit frère n’est pas trop chiant donc ça me convient bien. Quant à la sœur aînée, on ne la voit pas beaucoup parce que son travail de mangaka lui prend beaucoup de temps. En ce qui concerne Fuku, je la trouve trop mignonne : j’avais envie de lui pincer les joues et de la prendre dans mes bras pour lui faire un câlin. La relation qu’elle noue avec Ako est touchante. Ça m’a rappelée celle que j’avais avec mon Polo… nostalgie quand tu nous tiens T_T

Les dessins sont jolis et je me suis souvent prise à m’attarder sur certaines planches pour les contempler. Le character design des personnages est simple, mais soigné. L’auteure utilise différentes textures pour les habits ou les décors qui sont pas mal détaillés et j’apprécie beaucoup ça.

J’ai adoré cette lecture, c’était apaisant et tout doux. Ça m’a mis le sourire aux lèvres toute la soirée. Un baume au cœur dans cette triste période.

Mes voisins les esprits, tome 3 – Ushio Shirotori

Titre : Mes voisins les esprits, tome 3
Auteur : Ushio Shirotori
Éditeur : Doki doki
Nombre de pages : 207
Quatrième de couverture : Yachiho Takahara vient d’emménager sous le même toit que Moro, un vieil esprit qu’elle doit alors aider faire son travail quotidien : renvoyer l’âme de ses pairs dans ce qu’il nomme le “monde éternel”.
Mais si elle est ici, c’est avant tout parce qu’elle est à la recherche des mystérieuses “notes sur le royaume des morts” grâce auxquelles elle est censée pouvoir retrouver sa mère disparue. Et quelque chose nous dit que la jeune fille est loin d’être au bout de ses surprises…
Alors qu’elle commence à perdre espoir, Yachiho va progressivement en apprendre davantage par le biais de son nouveau professeur de sciences humaines. Ce dernier n’est autre que l’énigmatique Kamo, membre d’une étrange organisation qui semble manipuler les esprits…

En mettant à jour mes lectures, je me suis rendue compte que ce troisième tome était aussi le dernier de cette saga… du coup, j’ai mis trois jours à le lire, non pas parce qu’il n’était pas bien, au contraire, mais parce que je ne voulais pas que ça se termine, donc j’ai traîné autant que j’ai pu.

Il se passe beaucoup de choses dans cet ultime tome :
Yachiyo est devenue l’assistance de Moro et sa première mission est de guider un bébé esprit. Je vais éviter de révéler son identité pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
– Le fantôme de Tachibana guide Yachiyo jusqu’aux « notes sur le royaume des morts ». Il choisit malheureusement mal son moment… quoique ! Cela nous permet d’en apprendre davantage sur le passé de monsieur Kamo et la raison qui l’a poussé à détester les esprits.
– Le village organise toujours le festival « yomi-okuri » qui permettra aux esprits de traverser dans l’autre monde.
Le début du manga démarre doucement avec une petite histoire comme dans les épisodes précédents et rien ne laisse présager que cela va s’accélérer par la suite.

J’ai adoré ce troisième tome et particulièrement les souvenirs de Kamo. Dès le début, c’était un personnage qui me laissait perplexe : il passait pour le méchant, mais je ne le sentais pas mauvais… et en effet, mon intuition était la bonne.
J’aime toujours autant les autres personnages.
Yachiho est douce et gentille.
Moro me fait sourire à se goinfrer à la moindre occasion et j’ai apprécié sa franchise lorsqu’il avoue à notre héroïne le rôle qu’il a joué dans la disparition de Tachibana et la raison pour laquelle il lui a caché cette information.

C’était un chouette manga.
Il y a cependant deux points que je regrette :
on ne sait finalement rien du groupe qui hait les esprits et dont fait partie Kamo. Qui sont-ils ? Comment connaissent-ils les esprits ? Quels sont leur but ?
on n’a pas le fin mot de l’histoire avec la mère de Yachiho. Est-ce qu’elle a vraiment traversé ? Si oui, comment a-t-elle fait ? Et où est-elle ?
C’est dommage que ça s’arrête là. Un quatrième tome pour répondre à toutes ces questions laissées en suspens n’aurait pas été du luxe.

Bref, je ne vais pas m’éterniser ; comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré cette lecture.

L’atelier des sorciers, tome 7 – Kamome Shirahama

Titre : L’atelier des sorciers, tome 7
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : PIKA
Nombre de pages : 170
Quatrième de couverture : À l’Académie, les apprenties sorcières ont passé avec brio leur épreuve de rattrapage pour le deuxième examen. Mais dans la foulée, Coco se fait convoquer, en pleine nuit, par Berdalute, l’un des trois grands sages. À sa grande surprise, il lui propose de rester à l’Académie pour devenir sa disciple et la mettre à l’abri de la confrérie du Capuchon et de Kieffrey. Coco, perplexe, se demande pourquoi elle devrait renoncer à son maître. Avant de prendre sa décision, elle décide de partir à la recherche de la vérité et se dirige vers la Tour-bibliothèque…

J’avais bien dit que je n’attendrai pas pour commencer à lire le septième tome.
C’est bien normal après la proposition que maître Berdalute fait à Coco de la prendre en tant que disciple. Pourquoi une telle offre ? La raison en est le passé de Kieffrey qu’on découvre enfin : le lien qu’il entretient avec la confrérie du Capuchon. On sait depuis longtemps qu’il y a un truc entre eux, mais jusqu’à présent, on ignorait quoi.
On apprend également quels sont ses motivations et surtout ses projets… par contre, j’ai trouvé que ce n’était pas très clair, même en relisant le chapitre deux fois.
Coco n’en fait qu’à sa tête (on peut difficilement lui en vouloir) et décide de se rendre à la tour-bibliothèque à la recherche du sort qui délivrera sa mère, sans tenir compte des mises en garde qu’elle a déjà reçues dans un des tomes précédents (par Agathe si mes souvenirs sont bons).
Heureusement, maître Kieffrey lui vient en aide. Il ne fait pas que lui sauver la vie, il lui offre une voie de secours : elle s’y engouffre et choisit de se tourner vers l’espoir plutôt que de sombrer dans le désespoir et de rejoindre la confrérie. Mais pour combien de temps ?

Depuis le début de la série, c’est le tome que j’ai le moins aimé. Pourtant, j’attendais avec impatience les révélations qui sont faites. Ce n’est pas qu’elles n’étaient pas à la hauteur de mes attentes, c’est surtout que je n’ai pas réussi à me plonger dans l’ambiance. Il y avait moins de magie, un scénario moins complexe et davantage tourné vers l’action. Peut-être est-ce aussi dû au fait qu’on ne voit pas les autres apprenties sorcières (Agathe, Trice et Tétia). Elles m’ont manqué. Faut dire qu’à elles quatre, elles forment une bonne équipe.
Pendant longtemps, je ne savais pas quoi penser d’Olugio… avec ses airs bourrus. Et j’étais incapable de dire si la sympathie que j’éprouvais pour lui était bien réelle ou si c’était dû au charisme qu’il dégageait. Mais maintenant, je suis fixée : je l’aime bien. Il est d’un réel soutien pour Kieffrey et son atelier. Et les rapports qu’il forge avec les filles au fil des tomes le rendent d’autant plus attachant.

Les dessins sont toujours aussi beaux. C’est impressionnant de voir qu’à chaque nouveau tome, la mangaka parvient à conserver son style. Il n’y a jamais de vignettes moins travaillées ou bâclées. Un tel talent, ça force le respect.
Même si j’ai moins aimé ce tome-ci, il n’en reste pas moins que j’ai adoré.
J’ai hâte de découvrir la suite, mais il va falloir prendre mon mal en patience : le 8 n’étant pas encore sorti au Japon, il n’est donc pas prêt de paraître en France (même s’il est annoncé pour mai 2021).