L’Éden des Sorcières, tome 1 – Yumeji

Titre : L’Éden des Sorcières, tome 1
Auteur : Yumeji
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 180
Quatrième de couverture : Autrefois, plantes et animaux vivaient en harmonie… jusqu’à l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, il les a détruites sans remords. Faune et flore ont alors décidé de fuir et de se cacher… Voilà des centaines d’années que le monde n’est plus qu’une vaste étendue désolée. Pourtant, il existe encore de rares enclos de verdure : ce sont les repaires secrets des sorcières, ces femmes d’exception sensibles à l’appel des plantes. Rendues responsables de leur disparition, elles sont la cible de la haine des humains…
Pilly a grandi dans un de ces sanctuaires. Élevée par la puissante Toura, elle tente de développer ses pouvoirs… sans succès ! Pour l’encourager, la vieille femme lui offre une graine qui doit la mener un jour vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté. La jeune apprentie n’a aucune envie de partir et préférerait passer sa vie à l’abri des regards. Mais son monde s’écroule le jour où des hommes en armes s’introduisent dans sa cachette ! Face à la violence des envahisseurs, tout semble perdu… quand soudain la graine de Pilly donne naissance à un énorme loup, mi-animal mi-végétal ! Serait-il le guide vers la terre des élues ?

Franchement, quand j’ai demandé ce manga pour mon anniversaire, je n’avais pas lu le résumé : la couverture m’intriguait, les pages feuilletées m’avait plu et j’avais vu quelques avis sympathiques. Donc je ne m’attendais pas à ça.

Je vais avant tout commencé par placer le contexte : les humains ont fait de la merde (pour ne pas changer), la nature les a punis pour leur cruauté. Ainsi les plantes ont disparu avec les animaux. Seuls quelques oasis sont encore verdoyants, afin d’abriter les sorcières.
Pilly est une apprentie sorcière qui vit dans son petit paradis avec la vieille Toura. Cette dernière est malade et notre héroïne décide de partir en ville chercher de l’aide, que ce soit un médecin (jusque là, pas de problèmes) ou des plantes guérisseuse – alors là, c’est un non sens quand on connaît le contexte du monde. Évidemment, elle ne trouve rien, mais assiste à une scène qui la terrifie. Un homme qui se veut bienveillant l’accoste et accepte de lui porter secours.

Sérieusement, je n’ai pas compris le choix de Pilly à faire confiance à cet humain. Tout, dans son attitude, dans son regard, dans l’aura qu’il dégage, me hurlait de m’en méfier alors comment n’a-t-elle pas vu ? Il est évident qu’elle est aussi naïve que désespérée, mais elle a déconné ; sa condition impose la prudence et elle se met connement en danger – faut bien pour les besoins et l’avancée de l’histoire.
Si sur cette partie, sa candeur m’a un peu énervée, ce n’est plus le cas par la suite : la leçon a porté ses fruits et les conséquences sont lourdes.

Toura a semblé sympathique, mais on n’a pas trop le temps de s’en faire une idée plus précise.
Oak a la classe, il est féroce et un brin effrayant. Par moment, il m’a fait froid dans le dos, je n’aimerais pas me retrouver face à cette créature.
J’ai bien aimé Bowei, il forme un duo attachant avec Pilly, mais je ne suis pas certaine qu’on le reverra. Dommage.

Les dessins sont beaux. Au début, j’ai eu un peu de mal avec le character design des personnages, mais je m’y suis faite. Par contre les décors sont sublimes, les détails sont impressionnants que ce soient les vêtements, les paysages couverts de végétaux ou ceux rocailleux où il est impossible de compter le nombre de caillasse qui le composent tant il y en a.
J’ai accroché sur l’histoire qui est passionnante, l’univers est captivant et le méchant fascinant de par la folie qui l’habite.

Je n’ai pas réussi à lire ce manga d’une traite : je l’ai commencé trop tard hier soir, j’ai tenu aussi longtemps que je le pouvais mais la fatigue a eu raison de ma volonté, et ce matin, je me suis accordée des moments pour lire un chapitre de-ci, un autre de-là, mais c’était frustrant de morceler cette lecture. C’est un coup de cœur pour ce premier tome et je compte bien lire le second en une fois.

Viking kått, tome 1 : Les ancêtres oubliés – David Quills

Titre : Les ancêtres oubliés
Saga : Viking kått, tome 1
Auteur : David Quills
Éditeur : AFNIL
Format : E-book
Nombre de pages : 272
Quatrième de couverture : Grâce aux nouvelles technologies, un chat revit les aventures de l’un de ses lointains ancêtres. À cette époque reculée, ce ne sont pas de simples chats, mais des Kåtts de culture Viking, capables de se mouvoir comme des humains.Son aïeul, Onzi, alors âgé de 16 ans, rêve de partir en exploration avec sa fratrie dans les mers du Nord. Grâce au légendaire Tournoi des Coussinets organisé en l’honneur du nouveau Jarl Ragnoll, une occasion rêvée de remporter un drakkar flambant neuf se présente à eux. Ils ne négligeront aucun effort pour obtenir la récompense et prendre le large, mais y parviendront-ils ?

Je ne sais pas trop quoi dire sur cette lecture. Le début a pris une tournure inattendue, le reste moins.

On est en 2080, Thomas a droit à un cadeau d’anniversaire. Il opte pour deux jeux utilisables sur son casque de réalité virtuelle. L’un des jeux est semi-éducatif et s’appelle : Les ancêtres oubliés. Il est censé lui permettre de découvrir ses ancêtres jusqu’à -4000 avant JC. Il se prépare à l’essayer, mais il est l’heure de partir fêter en famille et c’est son chat qui, par accident, se retrouve plonger dans l’aventure à l’époque des Viking Kått.
Onzi et son équipe participent au tournoi des Coussinets et donnent leur maximum pour remporter la première place : le prix est un drakkar, ils pourraient ainsi partir vers l’inconnu à la recherche de trésors.

J’ai trouvé la transition entre 2080 et l’ère des Viking Kått trop abrupte. Et honnêtement, la partie futuriste n’amène rien à l’histoire : on ne revient même pas dessus par la suite.
Le tournoi des Coussinets est sympathique et a permis de découvrir chaque personnage :
– les jumeaux Borri et Dyri passent leur temps à se disputer et à faire des conneries. Ils sont amusants, mais en font souvent trop.
Gryda adore manger et raconter des récits d’aventure. Les deux qu’elle conte à la suite ne m’ont pas convaincue de ses talents.
Onzi a beaucoup de qualités. C’est un meneur, il pousse les autres à avancer, il est réfléchi, il est sympa, mais je n’ai pas accroché.
Magnar est de loin mon préféré. J’ai aimé son attitude, sa douceur autant que sa force. En fait, j’ai trouvé que c’est celui qui est le mieux développé, on sait ce qu’il aime, il est partagé entre son désir de cuisiner et ses talents de sportifs, on connaît ses sentiments pour Frida.

J’ai grandement apprécié la plume de l’auteur qui est fluide et agréable. Ça s’est lu tout seul.
Au niveau de l’histoire, je pense que ce n’était pas assez sombre à mon goût, trop jeunesse : il y a beaucoup de passages de jeux (aux noms imprononçables, donc je ne me risquerai pas à les écrire) que ce soit le tournoi, le jeu de balle qui les départage les deux numéros 1, les jeux de boissons (c’est pas très jeunesse, ça) ou de plateau…
J’ai nettement préféré la partie où ils partent en mer, mais c’est genre les trois derniers chapitres et tout s’arrête soudainement au meilleur moment.
C’est une lecture qui m’a laissée indifférente. Dommage.

Coupe des 4 maisons :
Expecto Patronum (2ème année) – le premier livre publié d’un auteur 20 points

ABC 2022 – Lettre Q

Le Conte des Parias, tome 6 – Makoto Hoshino

Titre : Le Conte des Parias, tome 6
Auteur : Makoto Hoshino
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Pour tuer le temps, deux grands diables immortels ont jeté leur dévolu sur des humains. Marbas a pactisé avec une faible jeune fille, et Dantalion avec un soldat fou. Peu à peu, les binômes se soudent – il ne s’agit plus simplement de tromper l’ennui. L’affrontement inévitable est d’abord un choc entre des fiertés exacerbées. De quel côté les liens seront-ils les plus forts ?

Bon, ce sixième tome démarre sur des chapeaux de roue. Y a pas mal de baston.

Marbas développe un pouvoir plus puissant, malheureusement Wisteria est affaiblie et ne tient pas le choc. Du coup, sa forme change également et il est bien plus classe que dans le précédent, pas autant que Naberius mais c’est beaucoup mieux.
Luther retrouve quelques souvenirs de son passé, pourtant ça ne le rend pas moins violent.
Dantalion décide de poursuivre sa bataille contre l’ordre de l’épée donc direction leur QG mais Marbas l’intercepte.

J’ai nettement préféré au tome précédent, malheureusement je n’ai une fois de plus pas grand-chose à en dire, donc ma chronique va être super courte.
Les dessins sont un peu mieux, plus soignés. J’ai pris plaisir à m’attarder sur certaines vignettes.
Il y a trois scènes qui m’ont prise aux tripes :
– lorsque Marbas se transforme.
– quand Luther et Dantalion font face à Glenn et Alex – les deux chevaliers de l’ordre sont aussi impressionnants que terrifiants.
– pendant l’affrontement entre Dantalion et Marbas, mais ce n’est pas notre fléau préféré qui a l’avantage.

J’ai apprécié cette lecture qui s’est laissé lire, on sent que la fin approche.

Le Conte des Parias, tome 5 – Makoto Hoshino

Titre : Le Conte des Parias, tome 5
Auteur : Makoto Hoshino
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : En cette fin du 19e siècle, deux êtres solitaires vivent chacun de leur côté dans un recoin de Londres, la grouillante capitale de l’immense Empire britannique. L’un est un diable, revenu de tout, qui n’attend plus rien de la vie ; l’autre est une petite orpheline enjouée malgré les terribles vicissitudes de la vie.
Puis un jour, leurs chemins se croisent et ces deux reclus décident de lier leurs destins et de partir à l’aventure…

Je dois bien avouer que je ne me souviens pas de la manière dont termine le quatrième tome. Du coup, quand j’ai commencé celui-ci, j’étais un peu perdue.

Marbas, Wisteria, Naberius et Diane arrivent enfin dans la région des grands lacs pour trouver un autre fléaux, Sytry. Ce dernier souhaite échanger la vie de Snow contre le contrat de Wisteria. Bien entendu, elle refuse de se séparer de Marbas.
Ni une ni deux, nos héros repartent sur Londres pour sauver le frère de Wisteria qui est aux mains du puissant diable Dantalion et Luther, un de ses anciens camarades. C’est également le début du combat titanesque entre les diables et l’ordre de l’épée.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce cinquième tome. En fait, rien ne me vient donc je vais passer en revue les points habituels en espérant que ça m’inspire.
Les dessins sont moins beaux que dans les précédents. Ce n’est pas que c’est moche, mais c’est pas terrible et la différence m’a frappée.
L’histoire n’est pas terrible : ils arrivent enfin à la destination souhaitée depuis quasiment le début… et y restent à peine quelques pages avant de revenir à leur point de départ. C’est énervant, leur voyage perd tout son sens.

De nouveaux personnages prennent plus de place dans le récit : Luther a bien changé depuis la guerre afghane avec Snow, Sytry m’a un peu saoulée, je n’aime pas Dantalion qui est bien en-deçà de ce que laissait supposer les tomes précédents, Holmes est aussi fort en déduction que d’habitude même si sa supposition était évidente ce qui rend le grand maître de l’ordre de l’épée complètement idiot.

Je ne m’attendais à rien en le commençant, j’espérais juste pouvoir passer un aussi bon moment que lors des précédents… ce n’est pas le cas. Je me suis ennuyée, c’est une déception.

Mon cahier de sorcière guérisseuse – Moune & Nat Sinob

Titre : Mon cahier de sorcière guérisseuse
Autrice : Moune
Illustratrice : Nat Sinob
Éditeur : Mosaïque-santé
Nombre de pages : 63
Quatrième de couverture : Une centaine de recettes de sorcière à base de plantes pour des remèdes naturels qui soignent les petits maux du quotidien.
Vous rêviez d’un grimoire ? Abracadabra ! Voici le parfait manuel pour redécouvrir les vertus des plantes sacrées et fabriquer une centaine de potions de soin naturelles. Teintures-mères, élixirs, hydrolats, baumes, onguents, huiles, etc. : chacune des recettes est expliquée pas à pas, et vous pouvez les décliner à l’infini en ajoutant vos propres ingrédients. Non seulement c’est amusant, mais c’est aussi économique, et vous savez exactement ce qu’il y a dans vos formules « magiques ». Un guide ludique et pratique, écrit par une sorcière tzigane bien sympathique !

Je tiens avant tout à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que la maison d’édition Mosaïque-santé pour la confiance qu’ils m’ont accordée.
La première chose qui saute aux yeux quand on ouvre ce fascicule est qu’il est beau : la couleur des feuilles, les illustrations, la police utilisée. C’était digne d’un grimoire de sorcière. Je regrette presque qu’il ne soit pas cartonné, mais c’est un cahier et donc normal que la couverture soit souple.

L’auteure nous propose les recettes qu’elle a mises au point de produits de santé, de beauté et ménagers, en commençant par les préparations de base puis des potions plus spécifiques.
Ce n’est pas le premier livre du genre que je lis, par contre c’est de loin le mieux. Dans les autres recueils, je m’y perdais toujours soit parce que les bases n’étaient pas expliquées, soit parce que le jargon était trop spécifique, soit parce que je n’avais pas le matériel approprié pour réaliser les recettes proposées (il y avait aussi un souci de « où est-ce que je trouve ce genre d’ingrédients ? »). Donc je laissais toujours tomber l’idée de faire moi-même mes préparations.

Dans ce cahier, je n’ai pas eu cette impression de gouffre.
Moune est super : elle prend le temps d’expliquer les recettes pas à pas, d’expliquer ce qui se cache derrière des termes complexes de certaines préparations comme les teintures mères (en bon noob que je suis, je me suis demandée ce que de la teinture venait faire là-dedans… mais en apprenant que c’est un alcool où macèrent des plantes, j’ai entrevu la chose différemment) donc leur définition mais également leur rôle, comment les utiliser.
D’ailleurs, elle nous propose différentes déclinaisons pour certaines mixtures (fleurs fraîches ou séchées, huiles essentielles, hydrolat, etc.).

Bref, c’est parfait qu’on soit débutant ou plus expérimenté. Et c’est le gros point fort de ce cahier. Personnellement, je suis novice dans le domaine, donc je n’ai pas le matériel adéquat et je sais que je n’investirai pas tant que je n’aurai pas testé et approuvé certaines préparations. Qu’à cela ne tienne, Moune nous propose une alternative avec des ustensiles que tout le monde possède dans sa cuisine, donc ça enlève déjà un gros stress.

J’ai également apprécié de trouver des passages où on est libre d’annoter les recettes ou d’écrire les plantes choisies. D’ailleurs pour mieux nous orienter, il y a plusieurs index à la fin sur les plantes, les huiles essentielles, les huiles végétales, etc. Et cerise sur le gâteau, dans ces tableaux, il nous est indiqué où trouver les ingrédients (pour les plantes, c’est un peu galère si on habite en ville et qu’on ne va pas souvent à la campagne).

Le dernier point que j’ai apprécié est la bienveillance que montre l’autrice envers le lecteur. Elle n’est pas médecin et est consciente que ses recettes peuvent faire du bien, mais ne sont pas miraculeuses et que la médecine reste essentielle pour bien des pathologies. Elle parsème également son recueil de conseils qui sont de l’ordre du bon sens pour beaucoup de monde, mais j’ai trouvé prévenant qu’elle les mette, genre pour les inhalations attention pas quand on est asthmatique, pour les enfants pas d’alcool, etc.

Ça a été une lecture différente de celles que je lis d’habitude, c’était pourtant captivant et j’ai hâte de m’essayer aux différentes recettes. Celles qui m’intéressent le plus sont celles qui nécessitent du temps, comme les macérâts où il faut laisser reposer plusieurs semaines, donc je ne pourrais pas donner mon avis sur les préparations dans cette chronique. Tant pis, ce que j’ai découvert a suffit pour m’emballer.