La potion magique de Georges Bouillon – Roald Dahl

La potion magique de Georges BouillonTitre: La potion magique de Georges Bouillon
Auteur: Roald Dahl
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 116
Quatrième de couverture:
La plupart des grand-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres : elle aime se régaler de limaces, de chenilles… Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants… et durables !

Entrons dans le vif du sujet : je suis assez mitigée quant à cette lecture… Dans un fond, j’ai bien aimé, j’ai trouvé le début très drôle : les dialogues entre la méchante vieille dame et le héros, le choix des premiers ingrédients, etc… Même si, sur ce dernier point, mon côté professionnel parle en me disant que c’est influencer dangereusement les enfants en leur faisant croire qu’on peut mélanger n’importe quel produit sans risque : « dès qu’il en respirait une bouffée, des feux d’artifice éclataient dans sa tête et des frissons électriques couraient le long de ses jambes » et oublions le fait que peu avant il « étouffait, suffoquait et toussait ».

Par contre, la suite m’a grandement gênée, même si la grand-mère de Georges est une sale mégère, il y a dans ce livre un côté irrespectueux qui me dérange notamment quand il la traite de « vieille vache », même s’il ne le fait pas en sa présence, ça m’a choquée. Et même si sur la fin, il hésite à faire du mal à la sorcière qui lui sert de Grandma, j’ai trouvé la réaction du père hallucinante.
Georges Bouillon p48J’ai bien aimé Georges ainsi que sa mère. Sa grand-mère m’a amusée. Quant à son père, je l’ai détesté, il n’en fait qu’à sa tête, et n’écoute aucun argument raisonnable, ni ceux de son fils ni ceux de sa femme.

Bref, un avis mitigé. Une lecture rapide et facile, drôle mais pas assez loufoque à mon goût.

Le Baiser du Fer – Mercy Thompson 3 – Patricia Briggs

Le baiser du fer - Patricia BriggsTitre: Le Baiser du Fer
Saga: Mercy Thompson, tome 3
Auteur: Patricia Briggs
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 410
Quatrième de couverture:
« Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J’avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j’étais néanmoins un prédateur… »
La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n’est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l’innocenter, qu’il le veuille ou non.
Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l’image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s’en chargeront peut-être pour elle…

Voici le troisième tome de la saga Mercy Thompson. Ça faisait longtemps que je tenais à le lire mais je ne prenais pas le temps. Là, c’est fait et il ne m’a fallu que 3 jours pour le dévorer.
Contrairement aux deux premiers, celui-ci est beaucoup plus lent à démarrer. On entre immédiatement dans le feu de l’action et dans l’intrigue du livre, pourtant, ça n’a réellement bougé qu’à partir de la page 300 environ. Ce n’est pas qu’on s’y ennuie, mais l’enquête pour découvrir qui a tué les faes et qui les a vengé pour ces crimes piétine. Ça tourne en rond sans véritable évolution même si on a quelques indices et qu’il m’a été facile de deviner le coupable.
Par contre, du côté vie privée, il y a du changement autour de Mercy notamment dans sa relation Samuel-Adam ce qui est appréciable, le triangle amoureux ne s’éternise pas ce qui me va très bien.

J’ai adoré ce volume mais probablement moins que les deux premiers en raison du début trop lent principalement. J’ai un peu été déçue par le monde des faes, je m’attendais à une plongée plus profonde dans leur monde, j’espérais que ça tourne un peu plus autour des contes mais ça reste très succinct malheureusement ; il y a bien quelque chose, mais pas assez poussé à mon goût. Par contre, j’ai grandement apprécié la présence d’objets magiques, la petite histoire qui va bien avec -mais trop courte- ainsi que leur utilisation multiple mais cela vient un peu trop tard. Dommage !

Si ce dernier détail m’a un peu gâché le plaisir, ce n’en est pas au point d’avoir rendu ma lecture décevante, pas du tout. J’en ai apprécié chaque page, chaque événement ; j’ai aimé suivre Mercy Thompson, les 100 dernières pages ont été fabuleuses, stressantes à souhait, douloureuses par moment, et parfois, ça m’a fendu le cœur.
Point positif pour moi, j’ai les prochains, je pourrai donc les lire quand bon me semble ^_^

Le nouvel élève – Kate McMullan

L'Ecole des Massacreurs de Dragons, tome 1 - Le nouvel élèveTitre: Le nouvel élève
Saga: L’école des Massacreurs de Dragons, tome 1
Auteur: Kate McMullan
Illustrateur: Bill Basso
Éditeur: Folio Cadet
Nombre de pages: 104
Quatrième de couverture:
Martyrisé par ses frères et exploité par ses parents, le jeune Wiglaf passe son temps à récurer les gamelles et à nourrir les cochons. Mais une affiche placardée sur l’arbre à messages du village va changer sa vie il va entrer à l’École des Massacreurs de Dragons ! Le problème, c’est que Wiglaf ne supporte pas d’écraser une araignée…

J’ai acheté ce livre il y a déjà deux ans à mon fils parce que la couverture me plaisait et le titre également : quoi de mieux pour un enfant de 8 ans que de faire son entrée à l’École des Massacreurs de Dragons ?
Bon, finalement, il ne l’a pas lu mais de mon côté, ça faisait un moment que j’avais envie découvrir ce livre, c’est chose faite.

Ce bouquin m’a beaucoup fait pensé à Harold et les Dragons en version encore plus jeunesse et avec un humour également moins cynique donc plus abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde de la fantasy.
EMD p22Il est très rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose que ce soit drôle, burlesque ou simplement de l’action. La partie qui m’a le plus déplu est peut-être la première journée de cours, c’était d’un naze… et assez inintéressant mais c’était un passage obligé qui le sera probablement également dans les prochains, en espérant que ça ressemble à autre chose qu’à du grand n’importe quoi.
Les illustrations sont étranges, les bonhommes ont des têtes bizarres, grotesques et les dessins sont griffonnés de noir donc un peu sombres mais ça cadre bien avec l’histoire.

Venons-en aux personnages : Wiglaf est jeune et naïf, difficile à croire qu’il est le second fils de la famille et pas le petit dernier ; pour Angus, on n’en sait pas grand chose au final, un gamin qui promet d’être aussi effacé qu’un Ron Weasley, à voir par la suite ; Eric est un vrai lèche-botte qui connaît tout sur tout, pour lui, je résumerai avec un mot : prévisible, j’éviterai les détails afin de ne pas spoiler la fin.

J’ai bien aimé cette lecture, elle n’était pas prise de tête, j’ai passé un bon moment, j’ai bien rigolé et n’ai pas été déçue. Et petit bonus, on a les deux prochains volumes 😀

Indulgences – Jean-Pierre Bours

Indulgences - Jean-Pierre BoursTitre: Indulgences
Auteur: Jean-Pierre Bours
Éditeur: Éditions HC
Nombre de pages: 415
Quatrième de couverture:
Dans une Allemagne entre Moyen Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, une mère et sa fille doivent braver leur destin pour tenter de se retrouver.
1500, au cœur de la forêt saxonne, une femme abandonne son enfant avant d’être arrêtée pour sorcellerie. Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, la jeune Gretchen ne sait pas encore que la quête de son identité l’amènera à croiser ceux qui sont en train d’écrire l’histoire, qu’il s’agisse de Luther, de Cranach ou du très mystérieux docteur Faust…

 J’ai reçu ce partenariat grâce à une Masse Critique Babelio spéciale que je tiens à remercier chaleureusement ainsi que HC Editions pour cette opportunité qu’ils m’ont offerte de découvrir cette passionnante épopée moyenâgeuse.
Et je suis ravie de l’avoir lu en avant-première, oui, il ne sort que le 30 octobre.

Lorsque j’en ai lu le résumé, j’ai hésité ; je n’étais pas certaine de vouloir essayer, ça semblait intéressant mais je redoutais d’être déçue ce qui n’a pas du tout été le cas, bien au contraire ! J’ai adoré.
Le titre m’a interpelée, je me demandais quel pouvait être le rapport avec le résumé. Je ne connaissais pas grand chose de cette période historique. Les Indulgences sont décrits comme de petits papiers vendus par un moinillon au profit du pape afin de se construire une toute nouvelle basilique à sa gloire et permettant une rémission des pêchés quel qu’ils soient -une réalité de ce que j’en ai lu-, une hérésie pour l’une des figures historiques présentées dans ce livre, Martin Luther. Dans les premières pages, j’étais loin d’imaginer que ça tournerait ainsi, je pensais qu’on aurait davantage droit à une romance, un truc un peu fleur bleue… ouf, ça n’a pas été le cas !

L’histoire est racontée par Méphistophélès. Comme il le dit en parlant de cette époque, « elle est une partie de cette Force, qui veut toujours le Bien et fait toujours le Mal », reprenant à l’envers des paroles de Goethe dans Faust. On suit deux époques, deux femmes différentes ayant bien entendu un lien de parenté : Eva en 1500 accusée de sorcellerie et jugée par un Tribunal Civil et Margarete, sa fille abandonnée étant bébé pour son bien et élevée par une famille de fermiers qui grandit vite et qu’on suit de 1515 à 1520.
J’ai adoré ce bouquin, il est très dense mais passionnant.
Il mélange à merveille réalité (personnages comme Martin Luther, Lucas Cranach, Mathis der Mäler ; contexte et époque historique comme l’Inquisition, guerre de pouvoir politique et ecclésiastique, etc…), légendes (Faust, les superstitions, etc…) et fiction (bon nombre des personnages principaux).

Ça a été un plaisir de passer ses quelques années dans cette Allemagne moyenâgeuse que je connais si peu autrement que par les légendes locales qui ont passé nos frontières. Je m’y suis sentie dans un environnement familier.
J’ai particulièrement apprécié les notes de l’auteur à la fin qui ont expliqué ses choix, qui ont démêlé le vrai du faux, l’historique de la fiction même si les notes tout au fil des pages ont déjà grandement aidé.
Bref, j’ai adoré cette lecture, ça a été un coup de cœur que je ne peux que vous conseiller.

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca – Pierre Gripari

La sorcière de la rue mouffetard et autres contes de la rue BrocaTitre: La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca
Auteur: Pierre Gripari
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 136
Quatrième de couverture:
Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon nommé Bachir. Il était une fois une petite fille, une sorcière du placard aux balais, un géant aux chaussettes rouges, une paire de chaussures amoureuses, une poupée voyageuse, une fée du robinet… La rue Broca n’est assurément pas une rue comme les autres.

Je l’ai lu avec ma fille qui était malade. Je cherchais un livre sympathique pour les enfants qui aille avec ce mois d’octobre et la venue prochaine d’Halloween, quoi de mieux que des contes merveilleux avec des sorcières, entre autre. Je savais que c’était une lecture plaisante conseillée par une grande amie à moi, sa « madeleine de Proust » comme elle le dit si bien.

Ce livre contient 7 contes (La sorcière de la rue Mouffetard, Le géant aux chaussettes rouges, La paire de chaussures, Scoubidou la poupée qui sait tout, Histoire de Lustucru, La fée du robinet et La sorcière du placard aux balais).
Elles sont courtes, rapides à lire, amusantes également.
la fée du robinetOn a réellement adoré cette lecture, j’ai pris différentes voix, j’ai mêlé les intonations. Il était difficile de garder mon sérieux tellement certains passages étaient tordants. La puce a beaucoup ri et même mon grand garçon qui ne tient plus à ce que je lui lise quoique ce soit, est venu en écouter des bouts, il a même attrapé le livre que je laissé à portée de mains pour découvrir les histoires de lui-même.
Le conte le moins intéressant du moins au début était sûrement l’Histoire de Lustucru, il était un peu long pour un enfant de 7 ans puisqu’il racontait son épopée à travers le temps en partant de Jules César jusqu’à nos jours mais la chute est juste aussi drôle que délirante. Sinon, les autres étaient égales les unes aux autres, c’est-à-dire absolument terribles !

On a adoré découvrir ce livre, il est drôle même pour des adultes. Il est conseillé à partir de 9 ans, pour une lecture seule oui, mais autrement, les enfants âgés de moins peuvent sans problème l’apprécier, le style d’écriture étant suffisamment fluide et abordable pour cela.
Les dessins sont sympathiques et amusants ; ça aurait mérité d’en avoir davantage.