Le renard et le petit tanuki, tome 2 – Mi Tagawa

Titre : Le renard et le petit tanuki, tome 2
Auteur : Mi Tagawa
Éditeur : Ki-oon (Kizuna)
Nombre de pages : 191
Quatrième de couverture : Quand les dieux réveillent un renard aussi filou que puissant pour éduquer un jeune tanuki, les coups les plus espiègles comme les moments les plus adorables sont à prévoir !
Il était une fois Senzo, un renard surpuissant craint de tous les animaux, qui semait la terreur sur son passage… à tel point que les dieux, pris d’une vive colère, le plongèrent dans un profond sommeil… 300 ans plus tard, à notre époque, ils décident de l’en sortir… à une condition ! Privé de sa force destructrice, le voilà chargé d’une mission spéciale : élever le petit tanuki Manpachi pour faire de lui un digne serviteur de la déesse du Soleil.
Manpachi a été rejeté par sa famille car il possède des pouvoirs immenses, qu’il a encore du mal à contrôler. Allergique à toute autorité, Senzo refuse de s’embarrasser d’un disciple, aussi mignon soit-il… Sauf qu’au moindre signe de rébellion, il est parcouru d’une douleur insoutenable ! Le voilà bien obligé d’accepter le marché…

Un second tome qui n’a rien à envier au premier, même si celui-ci nous plonge un peu plus loin dans les mythes et légendes avec l’apparition de nouveaux personnages.

Manpachi a suivi le Blaireau qui lui a promis de l’emmener voir ses parents. Malheureusement, quand ils arrivent dans la forêt, bon nombre d’animaux sont allongés au sol, mourants. Notre petit tanuki trouve sa mère, c’est alors qu’apparaissent les loirs du Japon, protecteurs de la déesse de la montagne et ils s’en prennent à Manpachi. Mais c’est sans compter l’arrivée des loups du mont Mitake. Ça couvre à peu près la première partie du manga.
Dans la seconde, Manpachi parvient à se transformer en humain et découvre le monde des hommes.

Je me méfiais du blaireau, mais finalement il n’est pas aussi mauvais que je le craignais. C’est juste un vaurien.
J’ai enfin eu la confirmation que j’attendais pour Tachibana : c’est bien un chien – je me disais bien qu’il était trop exubérant pour être un loup – mais comment a-t-il rejoint la meute ?
De nouveaux loups apparaissent et décidément, à part Mikumo et peut-être Chiaki, ils ont tous un grain : entre l’obsession d’Hagiri pour les chats, Shizukaze qui passe son temps à manger du poulet, ce sui contraste avec le calme pataud de son coéquipier,…
Et franchement, les chats n’ont pas l’air plus sains d’esprit.

Et Senzo et Manpachi dans tout ça ? Ils sont présents dans l’histoire et le tanuki remplit son rôle : aider les divinités qui en ont besoin. Leur relation est de plus en plus touchante, la détresse de Senzo dans le souvenir du début ou celle de Manpachi sur la montagne m’ont touchée.
Comme pour le premier, j’ai aussi beaucoup ri et ça fait du bien.

Les dessins sont superbes. J’ai pris beaucoup de plaisir à m’y attarder et à détailler les sentiments qui transparaissaient dans l’expression de leurs visages.
Les personnages sont réussis en tant qu’humain, mais je les préfère quand même en animaux, ils sont trop beaux.
C’est un coup de cœur pour ce second tome et je prendrai du temps le mois prochain pour lire le suivant – si je m’écoutais, je le ferai maintenant, mais j’ai encore de la lecture pour terminer le Pumpkin Autumn Challenge et plus beaucoup de temps.

Automne rayonnant
“You cannot eat the money” (écologie)

Klaw, tome 13 : Amour(s) – Joël Jurion & Antoine Ozanam

Titre : Amour(s)
Saga : Klaw, tome 13
Scénario : Antoine Ozanam
Dessins : Joël Jurion
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Il paraît qu’on ne revient jamais chez soi, mais on peut revenir chez les autres. C’est ce qu’ont fait Paula et Tiago, qui ont reconstitué une famille dans la maison où a grandi Ange. Quant à ce dernier, il se ressource là où il a appris à maîtriser son dhizi, au cœur de la forêt, dans la cabane d’Horatio. Mais, pour tous, le répit est de courte durée. Les dhizis changent de propriétaire et les menaces de nom, mais certaines choses ne changent jamais vraiment…

J’ai été à la médiathèque samedi et j’ai récupéré pas mal de suites de sagas, et notamment le treizième tome de Klaw.
Ça fait un petit moment que je me demande si je vais continuer cette série ou pas. Je me tâtouille.
Ce qui me pose problème, c’est qu’on a régulièrement droit à des ellipses et chaque fois, j’ai l’impression qu’il manque un bout d’histoire et ça me saoule.

Cette fois-ci ne fait pas exception à la règle. Il me semblait qu’à la fin du douze, Ange partait à la recherche d’Ewa et là, on le retrouve après plusieurs années : il est retourné dans la cabane tapie au fond des bois qu’il partageait avec Horacio, le possesseur du dizhi du bouc. Ça m’a fait tiquer. Quand est-ce qu’il a passé des années avec Horacio à s’entraîner ? Sûrement pas dans l’ellipse de ce début de tome puisque dans le flashback, Ange possédait encore le dizhi du tigre, ce qui n’est plus le cas, et il semblait jeune. Est-ce que c’était dans les tout premiers, quand il a fuit Chicago avec Dan ? Je ne vois que ça, mais ça remonte à tellement loin… ça aurait été bien d’avoir une indication de temps.

Donc dans ce treizième tome, en allant en ville, Ange aide une jeune femme, Makda qui fuit son père, un mafieux notoire. Décidément, le passé d’Ange le rattrape.
En parallèle, on suit Paula qui vit avec Tiago chez Amélia dans l’ancienne maison d’Ange. Là également, la guerre des gangs va faire rage.

J’ai vraiment bien aimé ce treizième tome, mais ce qui m’énerve c’est que ça pourrait être une saga au top, malheureusement, ce n’est pas le cas : il y a un manque de rigueur et de chronologie dans le récit, ça rend le tout décousu. Ça me saoule de devoir remplir les blancs pour que ça tienne la route.
Donc je ne sais pas si je lirai le prochain. Je verrai si je tombe dessus au hasard…

La Bête du Bois Perdu – Nina Gorlier

Titre : La Bête du Bois Perdu
Auteur : Nina Gorlier
Éditeur : Magic Mirror
Nombre de pages : 337
Quatrième de couverture : « La Bête est insaisissable. Elle se glisse dans les sous-bois quand tombe silencieusement la nuit. Elle rampe, rugit d’une rage sourde, prête à ravager les alentours de sa fureur meurtrière. Et nul ne la rencontre sans en mourir.
La Bête n’a pas d’ombre. Elle ne laisse aucune trace après son passage, si ce n’est que le corps massacré de sa pauvre victime. Dans la pâle lumière du soir, sa fourrure se marie à l’absence de couleurs. »
Depuis qu’elle a décimé sa famille, Sybil n’a qu’une obsession : tuer la Bête et trouver enfin la quiétude dans la vengeance. Moins coquette que ses sœurs, moins prompte à se marier que les autres filles de son âge, la belle, éprise de liberté, préfère s’exercer aux arts de la chasse et manie l’arbalète avec courage.
Retenue au village par l’amour qu’elle porte à son père défaillant, elle finit par répondre à l’appel obsédant de la forêt le jour où la Bête frappe de nouveau.
Sait-elle qu’elle vient de poser le pied au cœur d’un labyrinthe inextricable fait de roses dorées, de contes oubliés et d’illusions démentes ?
Les rêves et les cauchemars, les histoires et les réalités se mélangent dans ce bois perdu où les reines mangent les cœurs des jeunes filles et où les princes cachent des monstres …

Je m’attendais à ce que ce soit une réécriture de conte de la Belle et le Bête… alors oui, mais pas seulement, ça en mélange plusieurs et c’est plutôt surprenant.

Sybil est comme Belle, elle vit avec ses deux sœurs et avec son père rendu fou après l’assassinat de sa femme par la Bête, quelques années auparavant. La jeune femme veut se venger du monstre qui tue des femmes depuis des dizaines années. Pour ce faire, elle la traque dans la forêt, sauf qu’elle va trop loin et s’y perd.

Ce roman est divisé en quatre parties.
J’ai adoré la première : le passé de Sybil, ses relations avec les membres de sa famille, la chasse de la Bête ; c’était passionnant.
En ce qui concerne les deux parties du milieu, je n’ai pas accroché : c’était long ; tant que Sybil rencontre des habitants, c’était plaisant, mais quand elle se perd dans la forêt et commence à oublier, je me suis ennuyée. J’avais l’impression que ça tournait en boucle.
La quatrième partie conclut l’histoire et c’était super intéressant : on a la version des faits d’Espérance et je crois qu’il m’a presque semblé sympathique.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Sybil, il est très complet et elle est attachante. Rose est tout aussi chouette, même si on ignore tout de son passé.

Le seul bémol, ce sont les coquilles. Habituellement, je ne le relève pas dans mes chroniques parce qu’il peut arriver qu’en corrigeant, on passe à côté de certaines, mais là il y en a quand même beaucoup, plusieurs par pages ou toutes les deux ou trois pages puis plus rien pendant des dizaines de pages pour revenir en block… entre les mots oubliés, ceux qui ont une consonance proche mais ne veulent pas du tout dire la même chose (genre « réprimander une nausée », etc.) et j’en passe, c’était perturbant. C’est dommage, parce que j’ai adoré la plume de l’autrice, malgré une légère inégalité elle est fluide et un brin poétique, néanmoins tant d’erreurs cassait complètement le rythme.

C’était un récit dense avec un solide contexte.
J’ai bien aimé cette lecture et je m’essaierai à d’autres romans de cette maison d’édition.

Automne douceur de vivre
Chante-moi une chanson Sassenach (mythe et légende, voyage)

Les montagnes hallucinées, tome 2 – Gou Tanabe & H. P. Lovecraft

Titre : Les montagnes hallucinées, tome 2
Saga : Les chefs-d’œuvres de Lovecraft
Auteur : Gou Tanabe & H. P. Lovecraft
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 336
Quatrième de couverture : En 1931, une expédition de sauvetage découvre le campement en ruines du Pr Lake, parti explorer l’Antarctique quelques mois plus tôt. Son équipe de scientifiques avait envoyé un message annonçant une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence…
Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

Il est la suite directe du premier tome. C’est également la conclusion de cette histoire.
L’équipe de Dyer et de Pabodie ont retrouvé le campement du professeur Lake. Et à leur grande surprise, tout est dévasté : le corps des hommes et des chiens ont été retrouvé, dépecés, les appareils sont détruits, etc.
Seul Gedney a disparu. Lake décide de partir à sa recherche avec Danforth, son assistant.
Ils découvrent la cité des Anciens et se mettent à l’explorer.

J’ai trouvé ce second tome beaucoup plus intéressant que le premier, principalement pour deux raisons :
– les textes sont moins longs et les explications moins pointues. Donc je me suis moins ennuyée.
– on découvre à travers les fresques murales, l’histoire des Anciens. C’était captivant.
Dans l’univers lovecraftien, on parle souvent des Anciens, mais je dois bien avouer que je ne connaissais pas grand chose de leur mythe, si ce n’est qu’ils étaient ennemis avec Cthulhu. C’était dense, mais très chouette d’en apprendre plus sur eux.

Je me suis faite aux illustrations et cette fois, j’ai bien apprécié les character design. Les décors sont toujours aussi beaux. Je n’ai qu’un bémol : c’est assez sombre et je n’ai pas réussi à toujours tout distinguer clairement.
J’ai adoré cette lecture et je pense lire d’autres mangas issus de la collection les chefs-d’œuvre de Lovecraft.

Automne douceur de vivre
Deux citrouilles en valent mieux qu’une (lire une duologie complète 2/2)

Les montagnes hallucinées, tome 1 – Gou Tanabe & H. P. Lovecraft

Titre : Les montagnes hallucinées, tome 1
Saga : Les chefs-d’œuvres de Lovecraft
Auteur : Gou Tanabe & H. P. Lovecraft
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 288
Quatrième de couverture : En 1931, une expédition de sauvetage découvre le campement en ruines du Pr Lake, parti explorer l’Antarctique quelques mois plus tôt. Son équipe de scientifiques avait envoyé un message annonçant une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence… Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

J’ai tous les mangas de la collection les chefs d’œuvre de Lovecraft dessiné par Gou Tanabe. Vous devez vous dire que je suis une vraie fan de Lovecraft… ben pas du tout. C’est mon homme qui adore cet auteur. Moi, je n’ai lu que la couleur tombée du ciel et j’ai détesté, c’était laborieux et assez inintéressant. Par contre, j’apprécie ce qui tourne autour du mythe de Cthulhu, j’ai adoré le jeu de rôle éponyme, etc.
Mais je ne suis pas prête à essayer une autre nouvelle de Lovecraft, alors pourquoi ne pas m’essayer aux mangas de Gou Tanabe. C’est ce que j’ai fait avec ce premier tome des montagnes hallucinées.

L’histoire se déroule en 1931. Une expédition est organisée en Antarctique afin d’explorer ces terres glacées et vierges. Parmi les scientifiques qui tentent l’aventure, il y a le professeur Dyer qui est le géologue, le professeur Pabodien spécialisé en ingénierie qui a inventé une foreuse exceptionnelle, et le professeur Lake qui est biologiste. Pour ne citer qu’eux.
En forant le sol, ils découvrent des stries dans la roche. Pour tous, c’est normal, mais pour Lake, c’est le signe de l’existence d’une vie inconnue. Il est tellement obsédé par cette idée que lui et son équipe s’éloignent de plus en plus du camp de base et font bande à part. Leurs explorations portent leurs fruits et ils découvrent ce qui pourrait être une ancienne forteresse ainsi que des corps monstrueux dans une grotte.

Les personnages ne sont pas particulièrement attachants.
Lake n’en fait qu’à sa tête, ce qui est un peu saoulant. Je le trouve un peu stupide : les corps trouvés ne sont pas fossilisés, mais ils sont durs… on peut donc supposer qu’ils sont congelés. Et s’ils n’étaient pas morts ? Pourquoi les sortir de la grotte et les mettre au chaud ? Pourquoi courir le risque qu’ils se réveillent en décongelant… comme s’ils sortaient de cryogénie ? Je sais qu’on est en 1931 et que la science est loin d’être aussi avancée que maintenant, mais il manque sacrément de prudence.
Je crois que j’apprécie Dyer, mais je ne suis pas sûre : on n’en sait pas suffisamment pour me faire une réelle opinion sur lui.

C’est un récit très dense avec beaucoup de texte, ça ne se lit pas en trente minutes.
Je ne suis pas fan du character design, mais les dessins des personnages ont le mérite d’être réalistes. Les illustrations sont superbement détaillés : les paysages sont très chouettes, ils auraient mérité d’être en couleurs ; les scènes d’horreur sont dérangeantes, ce qui m’a bien plu. En tout cas, qu’on aime ou qu’on n’aime pas les illustrations, il faut avouer que l’auteur a le sens du détail.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce premier tome. Je dirais qu’il m’a laissée indifférente. Je vais lire de suite le second tome et voir si c’est mieux.

Automne douceur de vivre
Deux citrouilles en valent mieux qu’une (lire une duologie complète 1/2)