Kougelhopf

Bon, j’ai un petit jour d’avance sur l’article recette de cette semaine, mais il me faut encore quelques heures – genre une ou deux – pour terminer ma lecture en cours et fournir une chronique.
Donc en attendant, voici une recette typique de chez nous que j’aime énormément : le Kougelhopf.

KougelhopfIngrédients :
500g de farine
75g de sucre
1 pincée de sel
10g de beurre
2 oeufs
150g de raisins secs
1/4l de lait
20g de levure boulanger
1 petit verre de kirsch
1 moule à Kougelhopf

Laver les raisins et les mettre à tremper dans le kirsch.
Creuser une fontaine dans la farine tamisée. Y verser la levure et mélanger.
Ajouter le lait, les œufs, le beurre ramolli et le kirsch ; bien mélanger.
Pétrir la pâte pendant 20 minutes. La laisser lever jusqu’à doubler de volume.
La mettre dans un moule à Kougelhpf et laisser monter pendant encore 30 minutes.
Puis faire cuire au four à 190° (thermostat 6) pendant 45 minutes.

Pour une mine de diamants – Alwett, Moretti & Boccato

Princesse Sara 1 pour une mine de diamantsTitre: Pour une mine de diamants
Saga: Princesse Sara, tome 1
Scénario: Audrey Alwett
Illustratrice: Nora Moretti
Coloriste: Claudia Boccato
Éditeur: Soleil
Collection: Blackberry
Nombre de pages: 48
Quatrième de couverture: Sara, qui a toujours vécu aux Indes, est envoyée dans un pensionnat à Londres pour parfaire son éducation. Elle devient rapidement la star du pensionnat, d’autant que son père lui envoie des lettres surprenantes où il raconte ses investissements dans des mines de diamants. La directrice tente de gâter et flatter son élève jusqu’au jour où deux avoués annoncent la mort du père de Sara.

Cet été a eu lieu une opération BD. Parmi les titres proposés, il y avait ce titre-ci et étant donné que j’ai toujours aimé l’histoire de Princesse Sara, j’ai eu envie de la découvrir à travers ce support. Et puis, il faut bien le dire : la couverture est vraiment sympathique – les couleurs en sont harmonieuses, et j’aime beaucoup la façon dont le personnage est présenté, immobile et pourtant les cheveux et les rideaux évoquent le mouvement.

Princesse Sara, tome 1 p13Il est facile de comprendre que j’ai bien aimé les illustrations. J’ai eu un peu de mal à me faire à la tête des personnages : ils ont de grands yeux style manga et la colorisation rend le character-design étrange, mais malgré tout très plaisant.
J’ai aimé le souci du détail que l’illustratrice met dans ses planches : les robes sont magnifiques, les décors le sont tout autant et j’ai aimé la manière dont sont dessinés les automates.

Princesse Sara, tome 1 p34Car oui, il y a des automates du nom de Live-dolls dans cette BD dont l’atmosphère est quand même très steampunk sur les bords. L’histoire semble respecter ce que je connais de l’histoire originale avec quand même quelques largesses sur l’univers mais pas tant que ça.
Le personnage de Sara est un peu moins énervante que dans mon souvenir, elle est gentille sans l’être trop, les méchancetés des autres la touche quand même. Par contre, pour Lottie, elle me saoule tout autant : comme si elle était la seule à ne plus avoir de maman, pas une raison pour piquer ses colères. Les super vilaines, Lavinia et Melle Minchin sont atroces, bien pires que ce dont je me souvenais surtout pour la rivale de Sara – les gifles qu’elle donne à Lottie m’ont choquée, elle est super méchante et violente.

J’ai adoré ce premier tome, il va falloir que je me procure les prochains, je ne peux pas rester sur cette fin, même si je connais la suite, j’ai hâte de la découvrir en image.

Interstellar

InterstellarTitre: Interstellar
Réalisateur: Christopher Nolan
Casting: Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine,…
Date de sortie: 2014
Genre: Science-fiction
Synopsis: Alors que la Terre se meurt, condamnant toute espèce vivante, des explorateurs sont envoyés dans l’espace à travers un trou de ver afin de trouver une nouvelle planète habitable.

C’est un film terriblement lent, et ce, du début jusqu’à la fin, pourtant, je n’ai pas trouvé le temps long en le regardant. Il demande beaucoup de concentration, de réflexion et de conceptualisation (ce dernier point me faisant défaut, j’ai eu quelques difficulté à admettre que le trou de ver avait la forme d’une sphère – cela m’a un peu bloquée et je ne vois toujours pas la raison de ce choix mais il parait que c’est logique… mouais, dur dur pour quelqu’un d’illogique).

J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, surtout celui de la fillette qui interprète le rôle de Murphy. On suit la famille Cooper pendant un bon moment, on a ainsi tout le temps de s’attacher à chacun de ses membres. Ça ne rend la séparation que plus tragique, tout autant que la distorsion du temps due au trou noir et ses conséquences – ça m’a énormément émue.

Interstellar - Cooper et MurphyCertains personnages m’ont laissée froide comme le professeur Brand jouée par Anne Hathaway, ou le Dr Mann. Par moment, j’ai trouvé les explorateurs particulièrement stupides, principalement lorsqu’ils arrivent sur la planète de glace et ne se rendent compte de rien (là, je parle de Keep).
Par contre, j’ai adoré les robots Kase et Tars : je ne savais pas trop quoi en penser au début, leur apparence était étrange mais leur aide et réactivité à 100%, leur humour à 50%, leur franchise à 90% m’ont éclatée et je me suis tout autant attachée à eux qu’aux humains.

Lorsque le film a pris fin, je n’étais pas certaine d’avoir aimé ; avec une journée de recul, je peux affirmer qu’il m’a plu : j’y ai adoré chaque détail relevé et j’aimerai beaucoup le revoir pour découvrir tous ceux que je n’ai pas remarqués au premier visionnage.

Interstellar - planet de Miller

A silent voice, tome 2 – Yoshitoki Oima

A silent voice 2Titre: A silent voice, tome 2
Auteur: Yoshitoki Oima
Éditeur: Ki-oon
Collection: Shonen
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture
: Pour Shoya, devenu le nouveau souffre-douleur de sa classe, rien ne change après le départ de Shoko. Pire, le jeune garçon se rend compte qu’elle faisait preuve de gentillesse à son égard et se sent d’autant plus coupable ! Mis à l’écart pendant toute sa scolarité, il ne parvient plus à se lier aux autres. Il se coupe du monde et finit par perdre toute envie de vivre.
Mais l’adolescent n’a jamais oublié la jeune sourde. Il prend donc la résolution de la retrouver pour lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours…

 Je redoutais un peu ce second tome me disant qu’on risquait rapidement de tourner en rond sur le thème de la différence, de la difficulté de communiquer pour les mal-entendants, de l’exclusion, du harcèlement scolaire. Et bien non, l’auteur a réussi à se renouveler, sans que ça ne soit non plus super original, mais ça a le mérite de rester dans la lignée du premier et de poser des questions existentielles qui parlent autant aux adolescents qu’aux adultes : à savoir l’amitié. Qu’est-ce que c’est ? Comment la définir ? Doit-on ou peut-on la définir ?

A silent voice 2 p8Ce sont des interrogations d’autant plus importantes pour Shoya qui, depuis cinq ans, depuis le départ de Shoko, depuis la trahison de ses copains, s’enferme dans sa solitude et ne voit les autres élèves que comme des corps à tête barrée. Et tout change lorsqu’il retrouve Shoko au début et à la fin du premier tome, rencontre qui se poursuit dans ce second volume puis lorsqu’il croise le solitaire Tomohiro qu’il évite mais en qui il se reconnait un peu trop.

A silent voice 2 p120Et malgré ses retrouvailles, tout ne se passe pas comme sur des roulettes : si la jeune fille lui pardonne, il n’en va pas de même pour son entourage ; la mère Nishimiya est dure avec sa fille, parfois trop – dans le but de l’endurcir, un comportement douloureux pour tout le monde qui n’amène rien et fait souffrir son ainée – cependant, elle l’est tout autant avec ceux qui leur font du mal. La petite sœur m’énerve un peu mais elle m’a aussi beaucoup fait rire chaque fois qu’elle parle ou plutôt, chaque fois qu’elle traduit à Tomohiro le langage des signes qu’échangent sa sœur et Shoya.

Pour toutes les raisons citées et parce que ce second tome me parle particulièrement – les relations douloureuses entre mère et fille, la nécessité de l’amitié pour s’épanouir, etc. – et même encore plus que le précédent, j’ai vraiment adoré ce manga et j’ai hâte de découvrir ce que le troisième nous réserve.

Le Drôle de Noël de Scrooge

le drole de noel de scroogeTitre: Le Drôle de Noël de Scrooge
Réalisateur: Robert Zemeckis
Année de sortie: 2009
Synopsis: Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n’ont jamais réussi à l’émouvoir. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël.
Tout commence la veille de Noël, lorsqu’en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucination : le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres : Scrooge se voit d’abord confronté aux trois Esprits des Noëls passés, présents et futurs.
A partir de 10 ans

A la base, je comptais regarder ce film d’animation avec mes enfants : leur ayant déjà lu Un Chant de Noël de Dickens, il me semblait logique de leur montrer le visuel. Seulement, je trouvais le personnage de Scrooge un peu terrifiant, je me suis donc dit qu’il valait mieux que je le regarde avant… et grand bien m’a pris. Si mon aîné aurait pu le visionner sans soucis, je pense que ça n’aurait pas été le cas pour ma puce du haut de ses 8 ans et demi.
En effet, certaines scènes sont impressionnantes au niveau de la mise en scène et ne m’ont absolument pas mise en confiance… du tout !
Et là, je pense notamment à l’apparition de Marley sur le heurtoir de la maison du vieillard acariâtre, ou encore au moment où il pénètre dans le vestibule couleur rouge sang et que son ombre se déforme sur le mur à la lueur vacillante de la chandelle, j’ai également trouvé que les physionomies d’Ignorance et de Misère étaient assez marquantes voire flippantes et ne parlons même pas de la course-poursuite avec les terrifiants chevaux (noirs aux yeux rouges) du fantôme des Noëls futurs. Je comprends qu’il soit conseillé à partir de 10 ans.

Le drôle de noel de Scrooge 17'

Sinon, gros point fort : ce film est grandement fidèle au livre – sauf pour les chevaux noirs qui n’y sont pas.
Gros point faible : l’animation. Le réalisateur, Robert Zemeckis, a également réalisé le Pôle Express, 5 ans auparavant… ben l’animation n’a pas bougé d’un iota. Argh ! Les personnages sont raides au niveau des mouvements, mais les faciès sont surprenants de par leur détail et les décors sont splendides.

le drôle de noel de Scrooge - le fantôme des noëls présentsC’est une histoire que j’adore, il en va donc de même pour ce film et ce, malgré ses petits défauts.