Titre : La chanson de Roland
Auteur : Anonyme
Éditeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 275
Quatrième de couverture : Trahison, violence, complot… En pleine guerre contre les Maures, Roland, le neveu de l’empereur Charlemagne doit faire face à un ennemi personnel assoiffé de vengeance, et à un ennemi militaire prêt à tout pour remporter la victoire. Le vaillant chevalier se trouve pris dans une embuscade, mais, armé de sa force et de son courage, il va tenir tête aux ennemis. La bataille sera terrible, tout comme la vengeance de Charlemagne.
J’ai lu ce livre en lecture commune avec ma copine Séverine pour le challenge du Pumpkin Autumn Challenge.
Je n’avais jamais lu la chanson de Roland et comme j’aimais bien les chansons de geste lorsque j’étais plus jeune, j’étais motivée pour lire celle-ci. Franchement, je n’ai pas lu beaucoup de romans de ce genre, peut-être 2 ou 3 de Chrétien de Troyes et Tristan et Iseult (que j’ai d’ailleurs relu en 2013 puis une autre version en 2018 et je n’avais pas aimé cette relecture, ce qui contrastait avec mon avis de l’époque).
Je pense que le mood chanson de geste m’est passé.
Charlemagne veut conquérir l’Espagne et se heurte aux Maures dirigés par le roi Marsile. Il décide d’envoyer à nouveau un émissaire afin de demander la reddition et la conversion de Marsile et de ses troupes. Roland, le neveu du roi des francs, propose d’envoyer son beau-père Ganelon. Ce dernier n’a donc pas le choix, mais le prend mal puisque les messagers précédemment envoyés ont tous péri. Ganelon finit par passer un accord avec Marsile pour se venger et ça entraîne la célèbre embuscade à Roncevaux qui se conclura par la mort de Roland.
Franchement, peut-on en vouloir à Ganelon de vouloir se venger et de passer un accord avec Marsile pour survivre ? Roland n’a vraiment pas été correct avec lui, il l’a proposé pour s’en débarrasser ?
Par contre, les dommages collatéraux sont importants et bon nombre de braves ont perdu la vie lors de l’attaque de Roncevaux.
Il y a pas mal de scènes de combat. Certaines sont ultra rapides, mais d’une violence extrême et je ne m’y attendais pas. Ça ne m’a pas dérangé, mais c’était surprenant.
Je pensais ça se finirait à la mort de Roland et pas du tout. Son décès survient un peu après la moitié du bouquin… et il met un temps fou à trépasser ! J’ai cru qu’il ne mourrait jamais.
Et là, vous vous demandez ce qu’a contenu la suite ? Charlemagne et ses hommes reviennent après avoir entendu le cor de Roland. Les combats reprennent et une fois que les Francs ont gagné, on enchaîne avec le procès de Ganelon pour trahison, à Aix.
Le style d’écriture est particulier, typique des chansons de geste. Assez rapide à lire, mais j’ai bloqué sur certains passages parce que des phrases étaient répétées d’une strophe à l’autre : ça m’a fait une sensation de déjà-lu très désagréable – y a un bug dans la matrice, Néo !
De plus, les notes m’ont posé problèmes, ce qui fait que je les ai zappées : elles font références à des lignes, sauf qu’à aucun moment dans le texte, tu n’as d’indicateur de notes, donc j’ai souvent vérifié, ça m’interrompait dans ma lecture, et je devais faire un effort supplémentaire pour retrouver la ligne où je m’étais arrêté… bref, c’était contre-intuitif et ça m’a gonflée. Donc j’ai fini par ne plus les lire et j’ai probablement manqué des informations intéressante.
Malheureusement, je n’ai pas aimé ce récit. J’ai fait un gros forcing les deux derniers jours de lecture, mais uniquement pour m’en débarrasser parce que ça m’ennuyait.