X-Men, intégrale, tome 01 : 1975-1976 – Chris Claremont, Len Wein, Dave Cockrum & Bill Mantlo

x-men-integrale-tome-1-1975-1976Titre: X-Men, intégrale, tome 01 : 1975-1976
Auteurs: Chris Claremont, Len Wein, Dave Cockrum & Bill Mantlo
Illustrations: Dave Cockrum
Éditeur:
Panini Comics
Nombre de pages: 198
Quatrième de couverture: Cet ouvrage réunit toute la production parue aux États-Unis parue en 1975-1976 et consacrée aux X-Men, à savoir les épisodes 94 à 102 de la série Uncanny X-Men, ainsi que le premier GiantSize X-Men. C’est l’occasion pour Wolverine et Cyclope d’accueillir de nouveaux coéquipiers dans des aventures immortalisées par Chris Claremont et Dave Cockrum.

Ça fait longtemps que je désirais relire les sagas X-Men, mais je redoutais que cela n’ait pas bien vieilli et en effet, mes craintes étaient fondées.
Cela se ressent beaucoup de par les dessins qui font très années 70 ; pour la colorisation, ça va bien mieux, peut-être est-ce dû au papier glacé ou à une remasterisation de la série : les coloris sont unis, plus rien à voir avec les comics Semic qui étaient en pointillé – d’ailleurs quand on est habitué aux premières versions, c’est très étrange.

x-men-101Au niveau des scénarios, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Si j’ai aimé le premier volet lorsque Xavier va chercher les nouveaux X-Men, chacun dans son pays avec les affres qui les caractérisent, c’est un peu moins le cas pour la suite.
Certains numéros manquent carrément de fil conducteur, très peu de cartouche (le narrateur étant quasiment inexistant), à se demander comment j’ai pu tant aimer ces super-héros – maintenant au moins, je comprends mieux pourquoi les BD que je dessinais étaient si décousues.
Heureusement, ça ne dure pas et ça s’améliore nettement au fil des pages, j’ai même fini par y retrouver du plaisir surtout lors du dernier épisode contre Black Tom Cassidy et Le Fléau. Je ne suis pas fan des parties qui se situent dans l’espace, précisons que je n’accrochais déjà pas à l’époque (sauf pour les Broods, mais c’est une autre histoire).
Sans compter que le grand événement que bon nombre d’addicts ont adoré, à savoir la transformation de Jean Grey en Phénix, me saoule profondément, sûrement parce que ça a fait tout un patacaisse et puis je n’aime pas le personnage de cette X-Woman. J’ai une nette préférence pour Ororo dans les premiers numéros.

Un avis plutôt mitigé, même si ça m’améliore vers la fin au point de me donner malgré tout envie de lire la suite.

Les Animaux Fantastiques

les-animaux-fantastiques-afficheTitre: Les Animaux Fantastiques
Réalisateur: David Yates
Casting: Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Colin Farrell,…
Date de sortie: 16 novembre 2016
Genre: Fantastique
Synopsis: New York en 1926, Norbert Dragonneau arrive dans la ville américaine avec une valise agrandie par magie contenant de nombreuses créatures magiques ainsi que leurs écosystèmes respectifs. Alors que Norbert ne compte rester à New York que quelques heures, ses créatures s’échappent et il est amené à devoir les retrouver. En parallèle, la secte les fidèles de Salem, dirigée par la No-Maj Mary Lou Bellebosse, veut faire disparaître les sorciers présents en Amérique.

Bon, le résumé est vraiment très succinct, il faudrait rajouter qu’une créature invisible terrorise la ville et risque de révéler aux non-Maj’ l’existence du monde des sorciers. On peut également rajouter que le premier des  animaux de Norbert a se sauver et à foutre le bordel, c’est un niffleur mêlant Jacob Kowalski, un moldu, aux problèmes de Dragonneau qui aurait dû l’oublietter, mais comme l’anglais n’a pas eu le temps de le faire, du coup, il est en infraction avec le code du secret et est attrapé par un agent du ministère.

les-animaux-fantastiques-norbert-jacobA ce niveau, je dois m’arrêter autrement, je risque de tout spoiler.
Comme le montre l’affiche, les décors sont tout aussi magnifiques que dans Harry Potter et assez représentatifs du milieu des années 20. Les effets spéciaux sont splendides et je ne parlerai même pas des créatures qui peuplent la valise de Norbert.
Il n’y a que le monstre final qui m’a fait tiquer : il est un peu effrayant pour les plus jeunes ce qui n’était pas annoncé dans les sections que j’avais lues – ma fille de neuf ans et demi a eu peur, je pense que c’est principalement parce qu’elle n’a pas compris ce que c’était.
Mais malgré cela, elle a adoré, le niffleur nous a beaucoup fait rire – ma puce est d’ailleurs étonnante, elle n’avait pas vu de bande-annonce du film mais quand le bonhomme sort de la banque en faisant sauter sa pièce et qu’une petite main sort de la valise, elle a immédiatement compris ce qu’elle contenait.

les-animaux-fantastiques-niffleurL’histoire est assez complexe, pas suffisamment sombre selon mon homme, je ne m’en plaindrai pas parce qu’on a pu le voir en famille.
J’ai énormément apprécié les personnages, ils sont attachants et la relation qu’ils entretiennent y est pour beaucoup.
Ce film était chouette et on en a pris plein les mirettes. J’ai hâte de le revoir et surtout de découvrir la suite.

Hannibal Lecter, tome 2 : Le silence des agneaux – Thomas Harris

le-silence-des-agneauxTitre: Le silence des agneaux
Saga: Hannibal Lecter, tome 2
Auteur: Thomas Harris
Éditeur: France Loisirs
Nombre de pages: 457
Quatrième de couverture: Pour retrouver un tueur psychopathe, Clarice Sterling, jeune recrue du FBI, doit entrer dans la tête d’Hannibal Lecter.
Mais peut-elle en sortir vivante ?

Depuis de très longues années, je suis une grande fan du film Le Silence des Agneaux, je le trouve grandiose, le personnage d’Hannibal Lecter est captivant, les échanges entre Clarice et lui sont fascinants.
Cela fait un moment que je sais que c’est une adaptation d’un livre de Thomas Harris et jusqu’à présent, je n’ai jamais osé le lire, principalement parce que j’avais deux craintes: dans un premier temps, je redoutais qu’il ne soit pas aussi bien que le film (ça n’arrive pas souvent, mais parfois on a des surprises), dans un second temps, je craignais que le bouquin soit si génial que le film en paraisse fade.
J’ai autant aimé l’un que l’autre, les scénaristes ont conservé pas mal de dialogues du roman. Ouf !

On suit une étudiante de Quantico, Clarice Starling, qui se retrouve envoyée à l’institut du docteur Chilton afin d’interroger Hannibal Lecter et remplir un questionnaire pour le programme de profilage de serial killer – quelque chose comme ça. La raison pour laquelle le choix se porte sur elle est simple : déjà tous les agents officiels sont occupés à traquer Buffalo Bill, le chef Crawford également ; de plus, ses deux diplômes en psychologie et en criminologie, ainsi qu’une bonne formation en médico-légal, entrent en ligne de compte dans cette décision.
C’est à ce moment-là que commencent les échanges entre Starling et Lecter ; ce dernier s’amuse avec elle et l’envoie sur les traces du tueur en série qui occupe tout le département du FBI. L’enquête est délicate mais rondement menée ; forcément plus complète que dans le film et tout aussi intéressante.

J’ai eu beaucoup de difficultés à arrêter ma lecture que ce soit pour manger, travailler ou dormir, sachant que pour ce dernier point, j’ai rarement de mal mais l’intrigue me tenait tellement en haleine que j’aurais volontiers sacrifié de longues heures de sommeil si mon corps et la nausée d’épuisement ne m’avaient pas rappelé à l’ordre.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et si je n’ai pas encore lu le premier tome, je compte bien y remédier et lire les suivants courant d’année 2017.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Mimi Geignarde – un livre dont vous n’aimez pas la couverture 15 points

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 16/50

Sirène – Gaëlle Bantegnie & Emmanuelle Colin

sirene-gaelle-bantegnieTitre: Sirène
Auteur: Gaëlle Bantegnie
Illustratrice: Emmanuelle Colin
Éditeur: Marmaille & Cie
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: Du fond des océans, la sirène est fascinée par les humains dont elle ne connaît que les objets qui s’entassent dans les abysses. Un jour, elle aperçoit un jeune surfeur. Un sentiment étrange l’envahit… En vacances avec ses parents, Tom n’a qu’une envie, apprendre à faire du surf. Pas très confiant, il remporte pourtant une compétition avec le sentiment étrange qu’il a été aidé… La mer, la terre, deux histoires qui se rejoignent dans un livre tête-bêche.

J’ai eu la chance d’être choisie pour chroniquer cet album lors de la dernière Masse Critique Babelio ; je remercie Babelio ainsi que Marmaille & Cie pour la confiance qu’ils m’ont accordé.

sirene-p8Ça fait un moment maintenant que je vois cet album tourner sur le net, j’aimais beaucoup la couverture et notamment le character design du personnage mais aussi les couleurs que je trouve chaleureuses ; je me disais que ça plairait sûrement à ma fille.
Pour l’histoire, j’avais vaguement lu qu’il y avait un surfeur dans l’album, et je me doutais qu’on aurait droit à une énième version de la petite sirène en plus moderne. Si le début commence un peu de la même manière, c’est loin d’être le cas par la suite et j’ai grandement apprécié cette dissemblance. On ne suit la Sirène que jusqu’à la moitié du bouquin, une fois au milieu, il faut retourner l’album et démarre alors le récit du Surfeur. Les deux s’entrecroisent et on vit des événements semblables relatés de manière différente.
L’histoire du garçon est plus simple et moins exotique mais particulièrement dépaysant donnant un avant-goût de vacances entre la mer, le sable blond, le surf, etc. Une impression renforcée par la couleur dominante qui est le bleu.
Ce n’est pas courant comme façon de faire et c’est très original, d’autant que suivant un coup la Sirène puis le Surfeur, les petits garçons comme les fillettes peuvent s’identifier à l’un comme à l’autre – et ça s’est ressenti lorsque j’ai fait la lecture aux enfants.

Les illustrations m’ont beaucoup plu ; l’apparence des  personnages est aussi sympathique que sur la couverture, des têtes plus grosses que le corps à la façon manga et toutes en rondeur, leurs cheveux sont fluides et suivent le mouvement de l’eau ou du vent, les queues de poissons sont merveilleusement onduleuses. Un plaisir de s’arrêter sur chaque planche.

surfeur-p10-11J’ai adoré cet album grâce aux dessins mais surtout au principe des deux histoires imbriquées tout en étant séparées.
On a passé un excellent moment et les enfant ont autant aimé que moi.

Sombres Félins – Collectif

sombres-felinsTitre: Sombres Félins
Auteur: Collectif
Éditeur: Luciférines
Nombre de pages: 371
Quatrième de couverture: Animal vénéré, adoré ou craint, compagnon des sorcières ou incarnation d’un démon sur Terre, le chat entretient dans l’esprit des Hommes l’image d’une créature de l’entre-deux. Depuis le célèbre Chat Noir d’Edgar Poe, et la rhétorique trouble du chat de Cheshire sous la plume de Lewis Caroll, le petit félin domestique est un familier des récits fantastiques, légendes urbaines et croyances ésotériques.
À une époque où ils envahissent Internet avec leurs adorables cabrioles, associer chats et horreur n’est peut-être plus une évidence, mais dix-neuf auteurs osent faire tomber les masques. Ils se nomment Raminagrobis, Lazare, Angel ou Mina la minette. Ils ont le regard doux, mais les griffes acérées. Passeurs, chasseurs, diablotins, demi-dieux, envahisseurs ; une chose est certaine, quand ils rôdent, le surnaturel et le bizarre ne sont jamais loin.
Avec un humour mêlé de cruauté, les textes de Sombres Félins vous feront voir votre ami à quatre pattes sous un autre jour. Sera-t-il toujours le bienvenu sur vos genoux ?

Adorant les chats, je ne pouvais pas passer à côté de cette anthologie. Je l’ai même attendue avec beaucoup d’impatience, j’étais curieuse de découvrir ce qu’on avait pu faire des chats et si je finirais par voir mon félin de façon différente comme annoncé sur la quatrième de couverture.
Je pensais pouvoir le lire rapidement mais je n’ai pas réussi, j’ai dû faire une pause au beau milieu : j’étais incapable de continuer sans avoir la nausée. La nouvelle qui m’a tuée, c’est L’Enfer : elle est très gore ce qui ne me pose pas de soucis habituellement, le problème, c’est que ce fut une succession de descriptions sanglantes et dérangeantes sans réelle histoire, quant à la présence des chats, elle est quasiment inexistante, ils sont spectateurs, s’ils n’étaient pas là, ça ne ferait aucune différence.
Ce n’était pas la seule nouvelle horrifique, mais c’est celle que j’ai détestée.
Dans le genre, on a également Meow qui est tout aussi horrifique et raconte l’histoire d’un drogué qui se fait un mauvais trip, elle s’est laissée lire même si ça m’a donnée la désagréable sensation de déjà-lu.
Parmi les nouvelles gores, on a notamment Peau de chat qui est sympathique même si je l’ai trouvée un peu longue.
Et l’une de mes préférées, Ronronnements infernaux, qui mets en scène une espèce de jeu où des humains sont enfermés dans des cages en verre avec pour seuls compagnons des chats, je n’en dirai pas plus, cela gâcherait le plaisir.

sombres-felins-p-166Ce que j’ai aimé dans cette anthologie, c’est le fait que les nouvelles sont très variées, j’ai déjà parlé des nouvelles sanglantes et horrifiques, mais certaines se situe dans un contexte plus familiale comme c’est le cas pour Blanc comme neige que j’ai adoré, l’enfant de l’histoire autant que le chat sont presque effrayants ;
Avec Sacha, on découvre en second plan une vieille dame seule tellement amoureuse de son chat qu’elle en oublie de vivre (j’ai beaucoup aimé).
Dans Caprices, un père de famille achète un tableau très particulier (si la partie ventes aux enchères m’a laissée indifférente, j’ai aimé la suite).

Cette dernière a un côté davantage fantastique comme c’est le cas pour d’autres :
le thème des sorcières est bien entendu abordé, j’aurais été déçue si ça n’avait pas été le cas dans Le pré-aux-trembles que j’ai beaucoup aimé, les chats étant à l’honneur ;
mais aussi dans La femme aux chats, il n’est pas spécifiquement dit que c’est une sorcière mais elle s’en rapproche ;
ou dans Addiction où la fascination que Marc éprouve pour Léonie tient de la sorcellerie (l’explication en est différente mais je ne vais pas tout vous révéler).

sombres-felins-p-286On retrouve également des contes revisités avec La quête où l’on suit les déambulations du matou Rominagrobis qui mène sa quête en semant chaos et horreur derrière lui (j’ai relativement bien aimé) ;
Haché menu comme chair à pâté revisite le conte du chat botté – Si la fin est prévisible, l’histoire en est fort sympathique.

L’époque peut également varier :
La cage aux fioles nous mène aux portes d’une histoire dont l’atmosphère est assez proche de la machine à voyager dans le temps de H.G. Wells, même si au début, j’ai trouvé assez ridicule l’utilisation de la machine mais la suite est bien plus sombre.
Les petits chéris se passent dans un avenir post-apocalyptique ou les institutions humaines se sont effondrées et les animaux ont été abandonnés puis exterminés pour certains dont les chats, etc. J’ai bien aimé.
Les chats du Tard relate l’enquête d’un écrivain portant sur un village où les habitants cohabitent avec de nombreux chats, un récit très bien écrit mais je me suis un peu ennuyée.

D’autres nouvelles jouent davantage sur l’amalgame homme-chat nous laissant douter de l’identité de la créature jusqu’à la fin :
C’est le cas pour Étincelle dans la nuit qui est dépaysant et s’est laissé lire mais sans plus.
Chatterton Blues est un long dialogue, un peu trop, d’un ravisseur : on ne sait pas trop si c’est un chat ou un humain, elle comporte beaucoup de jeux de mots plaisants mais quelques longueurs aussi.
Moi, le chat raconte la vie d’une créature élevée par une femme de la même façon que les chats qu’elle possède. Il est court, s’est laissé lire mais j’ai adoré la chute.

J’ai gardé ma préférée pour la fin : Heil Kitler. Dès le début on sait que le chaton est la réincarnation d’Hitler. Il cherche à conquérir à nouveau le monde sous sa forme féline – et tous les gestes qu’il a envers ses humains est une avancée vers sa conquête, un message qu’il essaye de leur faire passer mais qu’ils ne comprennent pas. Une nouvelle sombre mais également pleine d’humeur noire.

C’est une lecture assez mitigée et en dents-de-scie. J’ai aimé certaines nouvelles, d’autres nettement moins.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Pattenrond – un livre où les chats sont à l’honneur – 40 points