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Bilan lecture du mois de juillet 2015
Raaaahhhh !!! Ça faisait longtemps que mon mois de lecture n’avait pas été aussi bon. Tous les mois devraitent ressembler à ça et je compte bien que ce soit le cas à partir d’octobre 😀
J’ai lu 11 livres (1 magazine, 1 album pour enfant, 2 mangas et donc 7 romans).
Commençons sans plus tarder:
On arrive donc à un total de 3062 pages (68 en magazine et album, 380 en mangas et donc 2614 pages en livre).
Actuellement, je lis :

La quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du destin
Pierre Bottero
Page 19/316
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La nostalgie heureuse – Amélie Nothomb
Titre: La nostalgie heureuse
Auteur: Amélie Nothomb
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 156
Quatrième de couverture: « Tout ce que l’on aime devient une fiction »
Jusqu’à présent, j’avais toujours refusé de lire du Amélie Nothomb.
Pourquoi ?
Pour une raison très simple, lorsque j’étais en fac de japonais, une de mes enseignantes l’avait citée en expliquant vaguement que les japonais détestaient ses romans. A partir de là, j’ai voulu me faire ma propre opinion : je connaissais l’auteure de nom, son visage également, je n’avais jamais rien lu d’elle, elle n’était pas étudiée en cours – et ce ne sont pas mes deux ans en lettres modernes qui ont pu me faire découvrir des auteurs contemporains, les récits les plus récents remontés à 1950… c’est hyper moderne !
Bref, j’étais bien décidée à l’époque à découvrir la raison pour laquelle les japonais ne l’aimaient pas : était-ce réellement parce qu’elle utilisait des noms nippons comme elle l’entendait, peut-être que le fait que ce soit une européenne qui parle du Japon avec une façon de pensée occidentale ne plaisait pas – moi, c’est ce que je redoutais, je préfère nettement lorsque les japonais racontent leur propre pays et leurs coutumes -en bien ou en mal peu importe.
Mais rien de tout cela ne m’a empêchée à l’époque de découvrir ses œuvres : ce qui m’a bloquée, ce sont les couvertures de ses livres. L’auteure y était omniprésente, ça m’a donné une impression de narcissisme et j’ai refusé de lire quoique ce soit venant d’elle.
Mais je pars du principe qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je viens donc de lire La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb.
Comment dire… je pense que je n’ai pas fait le bon choix. Déjà c’est une autobiographie… une de plus, elle en a quand même écrit un certain nombre de ce que j’en ai vu et découvert dans ce roman – à se demander combien de vie elle a vécu. Elle parle pas mal d’elle, de son passé et de ses œuvres – normal pour une autobiographie.
J’ai d’ailleurs découvert que le dernier de ses livres à avoir été publié au Japon était Stupeur et Tremblements avant un trou de 10 ans ; ah, finalement y avait peut-être du vrai dans ce que disait ma prof !
Je ne vais pas m’étendre dessus, je n’ai pas aimé : cette lecture a renforcé cette sensation de narcissisme que les couvertures me donnaient et l’auteure a beau dire qu’elle doute d’elle, qu’elle n’est pas exceptionnelle, certaines de ses pensées couchées sur papier contredisent cette fausse modestie, genre quand elle explique qu’elle a reçu une lettre de ses lecteurs annonçant qu’ils avaient donné le nom d’un de ses personnages à leur enfant parce qu’ils trouvent son univers génial… Okay, j’ai compris…
A côté de cela, je ne peux pas non plus dire que j’ai détesté : j’ai apprécié son style d’écriture mais sans plus. L’impression dominante reste assez négative mais je pense que j’essaierai un autre de ses romans histoire d’être définitivement fixée.
La Promesse des Ténèbres – Maxime Chattam
Titre: La Promesse des Ténèbres
Saga: La Trilogie du mal, préquelle
Auteur: Maxime Chattam
Éditeur: Albin Michel
Format: E-Book
Nombre de pages: 431
Quatrième de couverture: New York Mégapole de tous les possibles.
De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer.
Celui de la Promesse des Ténèbres.
Ce tome est une préquelle à la Trilogie du Mal que j’ai découvert l’année dernière. J’avais adoré cette saga et ma binôme, Nymou (Rossignol Livresque) et moi-même étions bien décidées à lire La Promesse des Ténèbres, d’autant que nous savions qu’il portait sur Brady O’Donnel.
J’ai peut-être moins aimé ce volume-ci que les autres pour plusieurs raisons :
-le thème de la pornographie, même si elle est underground -et là, totalement déviante-, est un peu racoleur à mon goût ; ça n’ôtait certes pas le côté psychopathe du thriller mais déjà le fait que les criminels agissent en bande, ça ne minimise certes pas l’acte, mais j’ai trouvé ça moins fort car après tout, tout le monde sait qu’en groupe, on se laisse plus facilement aller à la folie.
-le fait de connaître la suite, quelques détails importants et notamment le futur d’Annabel, le suspense perd drôlement puisqu’on sait ce qui ne lui arrive pas. Du coup, on angoisse principalement pour Brady mais de mon côté, j’ai surtout passé mon temps à me demander ce qu’il avait fait et comment cela finirait pour lui.
-j’ai découvert avant la fin qui était le vilain de l’histoire, celui de la Tribu – même si j’en ai eu l’intuition qu’à 80% du livre sans réel indice pour étayer ma thèse, une fois que j’avais mis le doigt dessus, j’étais persuadée que ça ne pouvait être personne d’autre ; quant à ses raisons d’agir ainsi, elles m’ont été soufflées dès le premier chapitre, il devenait donc évident que c’était lui.
J’ai aimé parcourir les catacombes de New York même si je m’attendais, à chaque intersection, à découvrir non pas un membre du peuple-taupe mais un Morlock – oui, d’accord, ce n’est pas franchement le même univers et celui de Chattam est bien plus sombre que ne l’est celui de Stan Lee mais chacun ses références, hein !
Les personnages rencontrés sont tous plus glauques les uns que les autres et ce qui me fait peur, c’est que j’en ai trouvé certains assez réalistes quant à la nature humaine.
J’ai plus d’une fois trouvé Brady stupide de tout garder pour lui au lieu de chercher de l’aide auprès de sa femme, il a creusé sa propre tombe, sacrément profonde de surcroît.
J’ai bien plus apprécié Thayer dans cette préquelle, il me paraissait insipide et rébarbatif dans In Tenebris, là,il est intéressant et cultivé.
Quant à Annabel, elle n’avait pas encore développé son intuition de flic, c’est pas possible. Elle est passé à côté de tout.
Voilà, je pense avoir fait le tour. Un tome que j’ai apprécié -même si j’aurais préféré le lire avant la Trilogie du Mal pour ne pas me gâcher certains effets- et d’autant plus que je l’ai lu en Lecture Commune avec une blogueuse super, que j’ai grandement appréciée retrouver tant elle m’avait manqué.
Les voix du crépuscule – Lisa Unger
Titre: Les voix du crépuscule
Auteur: Lisa Unger
Éditeur: Éditions du Toucan
Nombre de pages: 456
Quatrième de couverture: Les Hollows. Une petite ville au nord de l’état de New-York, où les maisons sont grandes et silencieuses, construites en bordure des bois qui ont jadis fait la réputation de la région. Jones Cooper y était policier. Jusqu’à ce qu’une tragique affaire le force à quitter ce métier qu’il aimait tant et le plonge, à l’orée de ses cinquante ans, dans une lente dépression. Bethany Graves, elle, a quitté Manhattan après un douloureux divorce pour tenter de s’y reconstruire une vie avec sa fille Willow. Quant à Michael Holt, il est de retour dans la ville de son enfance, celle qui qui a vu sa mère le quitter un soir, lui et toute sa famille, pour ne plus jamais réapparaître. Mais un jour, le temps s’accélère. Willow a vu un homme creuser dans les bois et au même moment, une inconnue demande de l’aide à Jones, de toute urgence. La ville bruit soudain d’étranges rumeurs tandis que les vies de ces hommes et de ces femmes commencent à révéler de bien sombres mensonges… Les Voix du crépuscule est un roman haletant et subtil, l’un de ces livres auxquels on repense souvent, longtemps après l’avoir lu.
J’ai mis 12 jours à terminer ce roman pour la simple et bonne raison que j’étais sur deux thrillers dont une LC et je donnais la priorité à l’autre lecture, je n’ai réellement pu bien avancer que ce week-end et il ne m’a pas fallu longtemps pour boucler les derniers 50% (4 jours, c’est dire, et ça aurait largement pu être plus tôt.)
J’ai réellement bien aimé cette lecture même si personnellement, je ne la classerai pas dans la section thriller mais plutôt policier principalement parce que je n’ai pas ressenti les mêmes frayeurs ou angoisses que lorsque je lis un thriller, mais ça ne m’a pas empêchée d’être prise dans l’histoire.
On suit un certain nombre de personnages :
-Jones Cooper, flic à la retraite avant l’âge qui aide les voisins en surveillant les maisons lors de leurs absences, allant nourrir le chat, ramassant le courrier, etc. Et sa femme Maggie qui est psy.
-Bethany Graves qui a emménagé aux Hollows avec sa fille Willow pour éloigner la demoiselle de New York et ses dangers parce que cette dernière cumulait mensonges et bêtises
-Eloise Montgomery et Ray Muldune respectivement médium et détective privé, travaillant de concert
-Paula Carr ainsi que son beau-fils Cole
-Michael Holt dont le père vient de mourir, la mère a disparu mystérieusement quelques années plus tôt et il tient à la retrouver
A tout se beau monde vient se greffer des personnages plus ou moins secondaires : Jolie, Kevin Carr, Chuck Ferrigno, Henry Ivy et quelques autres.
J’ai apprécié que chaque héros soit détaillé les uns après les autres ou en duo dans un chapitre différent, ça m’a permit de mieux les appréhender et de savoir qui était qui. Le seul souci que j’ai eu est avec Eloise, chaque fois qu’elle intervenait, je me disais : « tiens, une nouvelle ! » Ben non. J’ai dû me faire le coup trois fois de suite avant que cela ne cesse ; ça m’a réellement passé lorsqu’on a découvert son passé.
Le second gros point positif pour moi est qu’à la fin du bouquin, on connaissait tout des personnages. On les a découvert progressivement, souvent par le biais de réminiscence de dialogues anciens (en italique dans le texte) accompagné des réflexions que l’un des interlocuteurs se faisait, mettant en lien événements passés et présents. J’ai trouvé que ça rajoutait beaucoup, leur donnait une certaine consistance.
Bref, des personnages travaillés même si on n’a pas été à l’abri de quelques stéréotypes.
Un seul bémol pour cette œuvre : Kevin Carr. Il est censé être inquiétant, despotique, dangereux. Le souci est, qu’à part dans le premier chapitre, il apparait comme largement secondaire, on le voit uniquement à travers ce que Paula en pense ou découvre sur lui ou à travers les on-dits de son ex-femme, de son fils ; pas une fois il n’est réellement confronté à sa femme avant le moment fatidique, du coup, on ne le sent pas réellement comme une menace et j’ai eu du mal à comprendre pourquoi elle le redoutait tant : donc le personnage perd rudement, je ne l’ai pas pris au sérieux même en sachant qu’il possédait une arme à feu et c’est bien dommage.
Bref, un roman que j’ai beaucoup aimé, il faudra que j’en essaie d’autre de cette auteure.


















