Rose et la princesse disparue – Holly Webb

Rose et la princesse disparueTitre: Rose et la princesse disparue
Auteur: Holly Webb
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 308
Quatrième de couverture: Rose poursuit ses cours de magie auprès de Mr Fountain dans une atmosphère pesante. En effet, Jane, princesse préférée du peuple, vient d’être kidnappée. Rassemblant son courage et ses pouvoirs, et avec l’aide de ses amis magiciens, Rose se lance à sa recherche.

 Ce second tome est la suite directe du premier puisque cela se passe une semaine après que Freddy, Isabella et Rose aient mis un terme aux agissements de Miss Sparrow.
Au début, on reste principalement dans la maison de Mr Fountain. Les autres domestiques changent d’attitude face à l’héroïne qui conserve son statut de servante mais monte en grade avec celui d’apprentie magicienne. Heureusement, Bill et miss Bridges se comportent relativement de la même manière ce qui est un soulagement parce que j’aime bien la relation qu’elle a avec le jeune domestique, mais la réaction de Mrs Jones est affligeante, ce n’est pas parce que Rose a des pouvoirs qu’elle est dangereuse, elle ne l’était pas avant… Ne parlons pas du comportement de Susan, je n’aimais déjà pas avant cette fainéante, là, encore moins.
Dans un premier temps, comme pour le tome précédent, on ne voit de l’extérieur que les boutiques où Rose va faire les courses pour le manoir mais cette fois, ça s’étend un peu avec le magasin de magie qu’on ne connaissait pas auparavant.
Puis on s’éloigne, on découvre le palais royal, la fête sur le fleuve, l’histoire et le conflit avec la Talisie.

Ce tome aborde un thème qui me tient particulièrement à cœur : la différence, faut-il en avoir peur ? Comment vivre avec ? Les réponses sont plus qu’évidentes et distillées tout le long de l’intrigue : bien sûr que non, le pouvoir n’est qu’un instrument qui peut être dangereux, utile, futile, etc… il en est ce qu’on en fait…
Bref, rien que pour ça, c’est un second coup de cœur pour ce second tome. J’ai hâte de lire la suite puisque le dernier chapitre nous ouvre encore le monde dans lequel vit Rose avec une ouverture plus vaste notamment sur la politique avec la Talisie. Espérons qu’il y soit à la bibliothèque lorsque j’irai mercredi prochain.

La Guerre des Éléments, tome 1 : Avril – Perrine Rousselot

La guerre des éléments, tome 1 - avrilTitre: Avril
Saga: La Guerre des Éléments, tome 1
Auteur: Perrine Rousselot
Éditeur: Kitsuneragi
Nombre de pages: 242
Quatrième de couverture: Je m’appelle Avril, j’ai dix-sept ans et la vie d’une adolescente normale. J’ai un petit ami qui s’appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j’ai un animal de compagnie qui s’appelle Lux, c’est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de choses sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?

Ce mois-ci, l’événement Un mois, une maison, un achat met à l’honneur les éditions Kitsuneragi. Cette fois, je n’ai acheté qu’un seul livre et en voici ma chronique.
Je suis plutôt mitigée quand à cette lecture : j’ai adoré certains passages et d’autres m’ont un peu ennuyée.

Les points faibles :
-Le début commence très fort, on entre rapidement dans le vif du sujet mais je n’ai pas eu le temps de connaître ni de m’attacher au personnage d’Avril, du coup, ça m’a pris un peu de temps
-Le récit est assez inégal dans l’ensemble : certains passages sont passionnants mais ils sont trop rapidement coupés par des scènes plus calmes, ça casse le rythme. D’autres moments sont bien trop courts et ça donne la sensation de ne pas avoir beaucoup d’importance, ce qui n’est pas le cas.
-Les réactions et l’avenir des personnages sont plutôt prévisibles (le trio amoureux entre Avril, Snow et Mickaël, la destinée de Liz, …)
-Aline (je m’attendais au rôle que joue le père de l’héroïne dans le SCISCO et ça ne me posait pas plus de souci que cela mais celui de sa meilleure amie… mais bien sûr ! Je trouve que ça n’a pas été fait correctement, du coup, ça donne l’impression d’être du n’importe quoi !)

Les points forts :
-L’histoire est sympathique, le côté élémentaire m’a beaucoup plu et la partie prophétie a réussi à me surprendre, j’ai adoré ça.
-Les scènes d’action sont relativement cadencées et je les ai dévorées avec beaucoup de plaisir.
-Même si j’ai mis du temps à me faire aux personnages, je m’y suis attachée
-Le premier volume se termine proprement : je n’ai pas l’impression d’avoir l’obligation de lire la suite, ça me donne la sensation d’être libre de continuer ou non.
-Le style d’écriture est fluide, agréable à lire et la lecture en est rapide.

Ça a été une lecture attrayante, sans plus.

Un mois, une maison, un achat

P’tit Cousu – Guy Bass

P'tit cousuTitre: P’tit Cousu
Auteur: Guy Bass
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 189
Quatrième de couverture: Si vous apercevez au loin le sombre château de Grottegroin, surtout, surtout, REBROUSSEZ CHEMIN !
Car c’est là que vivent le professeur Erasmus, le plus fou des savants fous, et les horribles monstres qu’il a créés. Parmi eux, il y a P’tit Cousu, la toute première création du professeur, une créature faite de bric et de broc, qui n’a qu’un désir : qu’on se souvienne de lui…

Ça faisait un moment que j’avais envie de lire ce roman jeunesse donc lorsque je l’ai vu à la bibliothèque, je me suis précipitée dessus ^_^
Mon fils a refusé de le lire… Dépit… Du coup, j’ai proposé à ma puce de le lui lire parce qu’il est quand même un peu long pour son niveau et qu’elle appréhendait un peu : « est-ce qu’il fait peur ? »
C’est avec beaucoup de plaisir qu’elle a accepté.
J’ai donc mis tout mon savoir-faire de conteuse dans cette lecture, prenant des voix différentes pour chaque personnage, les démarquant les uns des autres : la Créature a une intonation à la Sparadrap (dans NOOB) je trouvais que ses hausses de ton correspondaient totalement aux mots importants majuscules dans les paroles du monstre ; une voix de savant fou avec le rire complètement dément pour le professeur Erasmus (« Maman, tu fais trop peur avec cette voix » dixit la puce !) ; un ton emphatique pour Fulbert Montremonstre et une toute petite voix tristounette pour P’tit Cousu.

P'tit cousu p86

J’ai passé un excellent moment au sein du château de Grottegroin, peut-être est-ce en raison des artifices que j’ai rajouté lors de ma lecture orale, peut-être le fait d’être avec ma fille… mais je ne pense pas : les personnages sont très chouettes, je les ai trouvés complets.
P’tit Cousu est attachant dans son malheur, sa tristesse est très réelle et la raison de ce chagrin en est magnifiquement expliquée. La créature est drôle et dédramatise la situation, je l’ai adorée. Fulbert Montremonstre est monstrueux, il est vile, ce n’est pas un vilain simplement bête et mauvais, il est ignominieux, tout ce que j’aime chez les méchants. Seul le professeur Erasmus m’a laissée de marbre.

P'tit cousu p43A cela, rajoutons la mise en page que j’ai adorée : l’annonce des chapitres est vraiment sympathique (elle prend une page entière, accompagnée d’un titre, d’un petit dessin, et d’un court poème ou d’une réflexion absurde numéro XXX du professeur Erasmus Erasmus – cf ci-contre), les illustrations sont nombreuses – pas trop mais juste ce qu’il faut pour rendre la chose plaisante, les feuilles ne sont pas entièrement blanches ce qui rajoute à l’ambiance.
L’ambiance, parlons-en. Il ne fait pas peur à proprement parlé mais il est quand même un peu sombre et certaines subtilités peuvent échapper à un trop jeune public, à partir de 8-9 ans, c’est très bien ! De plus, il est parfait pour les vacances de Toussaint et l’approche d’Halloween.

C’est un gros coup de cœur pour ce livre, il faut absolument que je l’ai dans ma collection… pareil pour les deux prochains !!!

L’histoire de Mr. N, tome 1 : le Passe-mondes – Thibault Rollet

L'histoire de monsieur NTitre: Le Passe-mondes
Saga: L’histoire de Mr. N, tome 1
Auteur: Thibault Rollet
Éditeur: Editions du Petit Caveau
Nombre de pages: 196
Quatrième de couverture: « Passe-mondes. C’est ainsi que je me nomme et ce sera votre patronyme à présent. Vous serez bientôt le gardien du plus grand secret de l’humanité. Car les vivants existent. Mais les morts aussi »
Découvrez un univers parsemé de légendes fantomatiques, une vision de la mort terriblement décalée et hilarante. Laissez-vous porter par les pouvoirs du Passe-mondes et envisagez que ce qu’il se passe dans ces pages pourrait exister…
Parce que c’est le cas. Mais chut ! C’est un secret.

Dernières lecture du mois dans le cadre de l’opération Un mois, une maison, un achat.
J’ai un avis assez mitigé quant à cette lecture : j’ai adoré le principe et le personnage du Passe-mondes par contre, le côté vampire m’a un peu refroidie.

Jusqu’à la page 53, on découvre le Passe-Mondes à travers les yeux de monsieur Neeyers, Passe-mondes en devenir : on découvre sa rencontre avec son prédécesseur, les règles qui régissent son univers, ses obligations, sa maison, etc… C’est réellement une partie que j’ai plus qu’adorée.
Puis, il rencontre les vampires lors d’un colloque annuel et là, ça se gâte… On apprend qu’ils sont réunis en Caste mais séparé en Classe, personnellement, ça aurait pu être en clan, ça m’aurait fait le même effet : celui de me retrouver dans un livre de scénario  de Vampire la Mascarade (genre j’abuse, ben non, la Caste est divisée en 2 factions : l’un veut rester cacher des humains et les préserver autant que faire se peut, l’autre veut vivre à découvert et se fout complètement des humains – ça ne vous rappelle pas légèrement-un peu-beaucoup la Camarilla et le Sabbat ? ben moi oui.)
Par contre, j’ai réellement apprécié la conservation du mythe vampirique : créatures issues de Lilith qui a envoyé sur Terre ses sept descendants.

Sans compter que le personnage se perd complètement parmi les vampires -il reste longtemps avec eux et c’est un peu ennuyeux parce que ce n’est pas le groupe le plus amusant dans le genre Traditionalistes et comparses-, son rôle de passeur disparait complètement, son monde s’évanouit -genre il retourne une seule fois dans Undead House alors qu’elle a beaucoup à lui offrir notamment la bibliothèque, une fois qu’il sait où et quoi chercher. Qu’il aide la Caste ne me pose pas plus de soucis que cela, mais là, il passe tout son temps avec eux : il aurait pu enquêter de son côté, croiser les informations récoltées, etc… On aurait pu continuer à découvrir ce monde aussi intéressant que fabuleux : on en a un rappel à chaque nouvelle apparition que ce soit lors de la venue du dandy squelette, la visite à l’Ankou (la mort dans les légendes bretonnes) et la Dame Blanche, etc… mais ce n’est pas assez, et ça m’a frustrée.

En ce qui concerne le personnage en lui-même, j’ai adoré, il est super drôle : il raconte son histoire et ajoute régulièrement des notes pas comme les autres (il commente ses propres paroles très souvent de façon sarcastique ou ironique, ça dépend du contexte).

En tout cas, j’ai beaucoup aimé et c’est dommage de me dire que ça aurait pu être bien davantage. Maintenant, il ne me reste plus qu’à zieuter la sortie du 2, parce que même si la coopération avec les vampires se poursuit, j’ai suffisamment aimé le personnage pour avoir envie de lire la suite.

Un mois, une maison, un achat

Noces d’éternité – Aude Réco

Noces d'éternitéTitre: Noces d’éternité
Auteur: Aude Réco
Éditeur: Editions du Petit Caveau
Collection: Gothique
Nombre de pages: 74
Quatrième de couverture: Angleterre, année 1890…Ellen Covert vit dans un manoir victorien sujet à d’étranges manifestations : empreintes de pas mouillés, robe de mariée qui saigne,…
L’atmosphère se charge de mystère jusqu’au jour où son futur époux est retrouvé mort au matin de ses noces.
En dépit des conventions, Ellen enquête sur le mystère de la demeure et sur celui qui entoure sa propre personne.
Dépourvue de droits, elle se heurte aux secrets de son père et à la mort mystérieuse d’une esclave.
Perdue entre intimes convictions et troubles, elle s’apercevra que le plus grand danger ne vient pas d’où elle pense…

Pour le second mois consécutif, je participe à l’événement Un mois, une maison, un achat. Pour octobre, ce sont les Éditions du Petit Caveau qui sont mis à l’honneur. Pour l’occasion, j’ai acheté trois livres (L’histoire de Mr. N 1 : Le passe-monde de Thibault Rollet, Noces d’éternité d’Aude Réco ainsi que A l’ombre des falaises de Chloé Bourdon) et j’ai ainsi pu bénéficier de l’offre mise en place par la maison d’édition, à savoir : l’anthologie « Vampire malgré lui » de collectif offerte pour l’achat de trois livres (cf le lien fb pour en savoir plus).

Noces d’éternité est le premier livre que je découvre de cette petite maison d’édition. Habituellement, je ne suis pas une grande fan des vampires, quant au gothique, ça dépend de beaucoup de choses.
Pour cette nouvelle, ce qui m’a attirée était qu’elle était classée dans la section « sorcière »… je dois bien avouer que je me suis quand même demandé pendant un moment s’il n’y avait pas eu erreur mais il existe tant de sorte différente de sorcellerie, je ne pensais pas à celle-ci…

Déjà parlons de la première chose qui nous saute aux yeux lorsqu’on découvre ce livre : la couverture réalisée par Alexandra V. Bach. Je l’avais déjà vue au détour d’une page internet et je la trouve très jolie, elle m’a beaucoup plu – non, ce n’est pas la raison qui a motivé mon achat mais je mentirais en disant que je n’avais pas très envie de l’avoir dans ma bibliothèque.

Entrons dans le vif du sujet.
J’ai bien aimé cette lecture, elle est rapide, intéressante… un peu trop courte à mon goût, du coup, les personnages ne sont pas aussi travaillés que ce que j’aime.
L’histoire est confinée au manoir familial et à ses jardins ; l’atmosphère est assez  sombre et étrange, laissant une sensation de malaise assez semblable à ce que j’ai pu ressentir en lisant Rebecca de Daphné Du Maurier donc ça m’a un peu refroidie.
A côté de cela, certaines scènes sont vraiment prenantes, stressantes voire flippantes que ce soit l’apparition de la robe de mariée tachée de sang ou celle du cavalier sans tête pour ne citer que ceux-là.
La fin est plus que prévisible du moment qu’on capte qui ou ce qu’est Bérénice mais je pense que cette nouvelle est à lire principalement pour l’ambiance qui se dégage de ses pages et non pour sa conclusion.

Un mois, une maison, un achat