La quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du destin – Pierre Bottero

La quête d'Ewilan 3 - L'île du destin - Pierre BotteroTitre: L’île du destin
Saga: La quête d’Ewilan, tome 3
Auteur: Pierre Bottero
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 316
Quatrième de couverture
: « Il s’agissait d’un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu’à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s’immobilisa. Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s’accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux. »

Je l’ai à nouveau lu en Lecture Commune avec Alicia du blog Psycho Boook et comme les fois précédentes, j’ai apprécié partager nos avis.

Ce troisième tome a plutôt mal commencé :
– Dans la première partie, le coup du hiatus qui transforme Salim, c’était juste du n’importe quoi. J’ai trouvé cela abusé, tout comme le fait qu’Edwin ait plus peur des Loups des Neiges que de la goule ou des T’sliches.
Heureusement, ce passage a immédiatement été suivi par une scène que j’ai trouvée absolument magnifique : le tombeau de Vivyan ainsi que la légende de Merwyn, j’ai vraiment adoré.

– Dans la seconde partie, Camille et Salim retourne dans leur monde. On a enfin toutes les réponses aux interrogations qu’on se pose depuis le début, notamment sur la famille adoptive de la jeune héroïne, les Duciel. Bien sûr, on retrouve Akiro, chouette !
Salim fait n’importe quoi, il était à baffer : il a failli faire échouer leur mission. Le point positif : j’ai beaucoup aimé le fait que Camille ait les pieds sur terre contrairement à son frère et son ami, elle est réaliste quant à ce qu’ils peuvent faire dans notre monde, ils ne sont pas dans un film.

– Dans la troisième partie, l’accent est mis sur la transformation de Salim : si j’ai apprécié le fait que la créature prend le pas sur l’homme, nettement moins le fait que cette transformation tombe pour la seconde fois comme un cheveu sur la soupe, aucune explication, aucune raison d’être… Ça aurait été génial mais je trouve cela ridicule que cela soit le jeune terrien…

-La quatrième partie est une grosse déception : elle est super courte, le combat entre Elea et le groupe de Camille est ultra rapide et loin d’être épique, la libération des parents Gil’ Sayan qui était annoncée comme difficile s’est fait les doigts dans le nez.
Je m’attendais à autre chose.

C’est dommage parce qu’avant cette dernière partie, je trouvais que c’était le meilleur des trois, ça m’a un peu gâché le plaisir.

La quête d’Ewilan, tome 2 : Les frontières de glace – Pierre Bottero

La quête d'Ewilan Les frontières de glace - Pierre BotteroTitre: Les frontières de glace
Saga: La quête d’Ewilan, tome 2
Auteur: Pierre Bottero
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 314
Quatrième de couverture
:  » Les bras de la goule se refermèrent sur Camille qui poussa un cri de détresse.
Un froid terrible la saisissait, figeant ses membres et menaçant de faire exploser son cœur.

Camille avait si froid qu’elle aurait hurlé si elle en avait été encore capable. Elle ne sentit pas des bras la saisir, l’envelopper dans des couvertures, la frotter, la masser.
Il faisait froid. Vraiment trop froid. « 

Je poursuis ma LC (lecture commune) avec Alicia du blog Psycho Boook et voici le second tome de la trilogie La Quête d’Ewilan.
Bon, je ne reviendrai pas sur les couvertures, j’en ai dit suffisamment dans ma chronique D’un monde à l’autre, ça n’a pas changé, même si celle-ci me plaît un peu plus que la précédente parce que les couleurs se marient beaucoup mieux.

Le premier volume était en effet un tome d’introduction. Avec celui-ci, on entre davantage dans le vif du sujet : Camille et Salim sont revenus en Gwendalavir sans Akiro afin de libérer les Sentinelles figées par les T’sliches. Ils retrouvent leur groupe, Edwin et compagnie et au fil des pages, d’autres compagnons les rejoignent : Artis et Chiam Vite.

La quête d'Ewilan 2 - Le livre de pocheComme dans le précédent, le ton est vraiment très voire trop jeunesse, du coup, même lorsque les héros prennent chers et que j’aurai dû m’inquiéter pour eux, j’en ai été incapable parce que je savais pertinemment qu’ils s’en sortiraient ; ça, c’est vraiment le côté négatif de ce livre.
Côté personnages : Ewilan est toujours aussi mûre pour son âge, même si bizarrement, à la fin de celui-ci, elle et Salim ont 14 ans… hum… ils n’étaient pas plus jeunes dans le premier ?
L’atmosphère jeune ne me pose pas de souci, j’apprécie toujours les échanges entre Bjorn et Salim même si ce dernier change énormément au fur et à mesure de leur avancée : il prend conscience que leur quête n’est pas un jeu et qu’ils risquent réellement leur vie, eux mais aussi leurs compagnons. Il se prend même à réfléchir sur son avenir à Gwendalavir, après tout, il a décidé d’accompagner Camille sans même songer à ce qu’il deviendrait dans cette contrée inconnue dont la vie et les règles divergent de son propre monde et j’ai vraiment adoré cette évolution dans le personnage, il prend au moins +5 en charisme entre la première page et la dernière. Très vite, son destin se dessine notamment grâce ou à cause -ça dépend comme on le prend- d’Ellana… j’avoue que c’était plus que prévisible depuis que la Marchombre a rejoint le groupe. Argh !

Les frontières de glace - rageot nouvelle couvPour les descriptions, je suis mitigée dans ce tome. J’ai trouvé que les personnages ou même les créatures sont décrits très voire trop succinctement. Comme pour le premier, on n’a pas assez de détails pour se les imaginer correctement et pas non plus suffisamment pour permettre à notre imagination de combler les trous et de galoper librement.
Par contre, contrairement au premier, les citadelles sont superbement décrites, c’est loin d’être terre-à-terre, plutôt poétique. C’est vraiment le point fort de ce volume, j’ai adoré.

Autre détail que j’ai particulièrement apprécié : les prologues en début de chapitre. Ce sont généralement des textes de personnages célèbres, des professeurs connus de Gwendalavir ou des morceaux d’histoire issus du monde de Duom. Je trouve qu’ils donnent du cachet et de l’authenticité au récit.

J’ai nettement préféré ce volume par rapport au premier. J’ai hâte de voir ce que nous réserve le troisième.

Harry Potter et la coupe de feu – J.K. Rowling

Harry Potter et la coupe de feuTitre: Harry Potter et la coupe de feu
Saga: Harry Potter, tome 4
Auteur: J.K. Rowling
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 764
Quatrième de couverture: Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit… Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.
Fascinant, drôle, bouleversant, ce quatrième tome est le pilier central des aventures de Harry Potter.

 Ceci est également une relecture, comme c’est le cas de toute la saga, d’ailleurs. Les fois précédentes, lorsque je lisais ce quatrième volume, j’étais assez souvent déçue et je ne lui prêtais pas toute l’attention qu’il méritait ; en effet, étant donnée que le troisième était mon préféré, un vrai coup de cœur – j’adore le professeur Lupin autant que Rogue donc la « confrontation » des deux était juste du bonheur-, disons-le, celui-ci me paraissait forcément moins bien.
C’était un tort parce que ce tome-là est probablement un des plus importants de la saga.

En effet, il marque un tournant capital, voire même plusieurs, dans l’univers de Harry Potter. Voici en quoi selon moi :

  • par rapport au dernier volume, il fait pratiquement le double de pages (461 pour le 3 contre 764 pour le 4)
  • 21% du livre se déroule avant l’arrivée à Poudlard, d’abord au Terrier chez les Weasley puis lors de la Coupe du Monde de Quidditch
  • on découvre un peu mieux les relations Moldus-Sorciers et surtout comment ces derniers doivent gérer le secret de leur existence. Le Ministère de la Magie ouvre davantage ses portes au lecteur et plusieurs départements y sont révélés : si on connaissait celui dans lequel travaille Arthur Weasley, le père de Ron, le Service des détournements de l’artisanat Moldu, on touche d’un peu plus près celui de la coopération magique international dirigé par Barty Croupton ainsi que le Département des jeux et sports magiques dirigé par Ludo Verpey.
  • les sujets traités y sont aussi plus importants voire même graves comme l’esclavage des elfes de maison qu’Hermione tente de combattre seule contre le monde entier en créant sa S.A.L.E – personnellement, je préfère la version de Ron : le Front de Libération des Elfes de Maison, ça fait nettement plus super-héros mais ça a également une connotation plus violente à mon sens qui peut passer pour les Gobelins et leur révolte, moins pour les elfes de maison pour qui la liberté est une hérésie autant qu’une honte. On retrouve également une réflexion sur le journalisme actuel qui tend davantage à déformer la vérité pour faire de l’audimat à la façon des journaux à scandales avec l’affreuse Rita Skeeter.
  • Au niveau de l’histoire à proprement parler, certains changements s’effectuent également : les élèves de quatrième années ont beaucoup plus de travail que les années précédentes. Le ton devient bien plus grave notamment avec une fin en apothéose : la mort d’un de leur camarade et le retour de Voldemort aka Le Seigneur des Ténèbres.

Harry Potter and the goblet of fireC’est à partir de ce tome-ci que les élèves de Poudlard perdent une bonne partie de leur insouciance. Les choses sérieuses commencent.

J’ai mis pas mal de temps à le lire, surtout parce que l’envie de me plonger dans un livre n’était pas là avec la canicule qui nous a frappé de plein fouet (38°, ça donne juste envie de dormir). De plus, j’attendais avec beaucoup d’impatience un épisode important qui a un peu tardé : la partie sur la Pensine, une bassine de pierre qui permet aux sorciers d’y déverser le trop plein de pensées qu’ils ont et d’y revoir leurs souvenirs, un principe que j’adore et j’ai tout autant hâte de la retrouver dans les prochains volumes.

Bref, j’ai vraiment adoré ce tome que j’ai redécouvert avec bien plus de plaisir que tous les autres. Voyons ce que donne la suite ^_^

Potterhead forever

Challenge LEAF Le Manège de PsylookJe passe à 05/50

La quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre – Pierre Bottero

La quête d'Ewilan, tome 1 : d'un monde à l'autreTitre: D’un monde à l’autre
Saga: La quête d’Ewilan, tome 1
Auteur: Pierre Bottero
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 281
Quatrième de couverture
: « Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l’empêcha de fermer les yeux et elle n’eut pas le temps de crier… Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d’arbres immenses.
-Te voici donc, Ewilan. Nous t’avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d’achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable… »

Ça fait un moment que j’avais envie de commencer cette saga dont j’ai entendu beaucoup de bien mais j’ai chaque fois remis à plus tard. Lorsque la blogueuse Psycho Boook a lancé une proposition de duo-binôme, je me suis lancée. On devait se choisir chacune un livre dans la PAL (Pile A Lire) de l’autre et j’ai opté pour le premier tome de la Quête d’Ewilan me disant qu’elle pourrait me donner envie de commencer cette trilogie. Finalement, elle m’a proposé une LC (Lecture Commune) que j’ai accepté avec beaucoup de plaisir.

Je vais simplement commencé par la couverture. Je possède l’édition de 2008 de chez Rageot qui est celle ci-dessus. Et j’avoue que je la trouve réellement très laide, n’ayons pas peur des mots, les couleurs se marient mal, quant à la tronche des personnages, n’en parlons pas… Depuis, d’autres sont sorties bien plus jolies que ce soit celle du Livre de Poche ou les dernières de Rageot que vous trouverez toutes deux ci-dessous, elles me plaisaient tellement que je tenais absolument à les présenter.

La quête d'Ewilan d'un monde à l'autre - le livre de pocheLe livre se compose en 2 parties :
-la première du nom de Ewilan nous fait découvrir le personnage principal, Camille, et son voyage d’un monde à l’autre c’est-à-dire jusqu’à Gwendalavir.
-la seconde du nom de Akiro ramène sur Terre notre héroïne ainsi que son acolyte Salim qui doivent accomplir une mission.
Je ne ferai pas le lien entre ces deux personnages et vous laisserez découvrir ce qui les lie.
Si la première partie nous fait découvrir les protagonistes de l’histoire et le monde inventé par l’auteur, la deuxième n’a que peu d’utilité, c’est un coup pour rien, alors d’accord, Camille découvre une autre facette de ses pouvoirs mais elle aurait pu le faire près de Duom.
Alors oui, la fillette de 13 ans a des pouvoirs : elle est une dessinatrice de grand talent qui parvient à matérialiser ce qu’elle désire en le dessinant dans le monde de l’Imagination (j’ai beaucoup aimé le principe du Dessin et j’aurai adoré ça plus jeune). Bien sûr, il faut bien une raison d’être à cette puissance et à son utilisation, elle se retrouve donc au milieu d’une guerre entre humains et T’sliches, et fait ce qu’elle peut pour aider Gwendalavir.

La quête d'Ewilan d'un monde à l'autre - nouvelle couv rageotEn ce qui concerne les personnages, j’ai relativement bien aimé Camille même si je trouve qu’elle ne se comporte pas du tout comme une gamine de 13 ans et du coup, l’histoire perd un peu de sa crédibilité; alors vous me direz que c’est une surdouée, c’est normal -_- Mouais ben c’est que vous ne fréquentez pas beaucoup de jeunes de 13 ans. Aussi doués, aussi malins soient-ils des ados n’ont pas et n’auront jamais la maturité de l’héroïne, si elle avait eu deux ans de plus, ça aurait été plus crédible.
Salim me laissait assez indifférente au début, par la suite, je l’ai vraiment apprécié : il est drôle, sarcastique -là encore pour 13 ans, ça le fait moyen mais bon, son histoire à lui fait que c’est presque plausible… – il arrive à dédramatiser une situation et à calmer l’héroïne.
Je ne savais pas quoi penser d’Edwin sans pour autant me méfier de lui, j’ai rapidement accroché.
Par contre, je me suis posée des questions sur Duom, je m’en pose encore d’ailleurs. Quand je lis, je n’ai aucun doute quat à son camp mais lorsque je ne suis pas plongée dans l’histoire, je doute de lui, j’ignore pourquoi…

J’ai bien aimé ce premier tome qui finalement reste une introduction… A voir la suite.

Voici l’avis de ma binômette :
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Cygne l’intégrale – Patricia A. McKillip

Cygne l'intégrale - Patricia A. McKillipTitre: Cygne l’intégrale
Auteur: Patricia A. McKillip
Éditeur: Mnémos
Nombre de pages: 430
Quatrième de couverture
: Corleu était différent des autres errants avec ses cheveux couleur lune et sa fascination pour les légendes : celle du Cygne, du Roi d’or dans sa maison noire, de l’Aveugle qui voit à travers son anneau du temps, de la danseuse des rêves et son ours blanc…
Alors qu’il se promenait en lisière de la forêt, au milieu des marais, il franchît la porte interdite et se retrouva au plus profonds des mystères, perdu dans les légendes de son enfance…

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Mnèmos qui m’ont permis de découvrir cette œuvre onirique.
Déjà lorsque je l’ai reçu, j’ai été très étonnée par la couverture, d’accord, je connaissais l’image mais je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle soit cartonnée et je trouve que même s’il en est plus lourd, c’est bien agréable de tenir un livre qui ne se corne pas si on a le malheur de le poser un peu vite.

Cette intégrale se compose de deux livres que je vais chroniquer séparément.

La Sorcière et le Cygne
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Dans le premier chapitre, on retrouve Corleu enfant, il est différent des autres, se passionne pour les contes qu’il raconte merveilleusement au passage ; il évolue parmi le Peuple des Errants qui sont évidemment des nomades et tout ce premier chapitre le voit grandir rapidement, devenir ami avec ses persécuteurs, développer ses dons de conteur, etc… Le soucis que j’ai eu, c’est que ça se passe trop vite, on ne découvre pas sa vie parmi les Errants -il manque ce côté terre-à-terre qui sécurise même si on sent bien que c’est fait exprès, c’en est déroutant-, et on est brusquement plongé dans les légendes des différentes Tenures, d’ailleurs il faudrait que je le relise juste pour mieux comprendre ce que j’ai loupé de ces mythes. J’ai trouvé ça un peu violent quand même ; on finit par s’y habituer mais au début ça fait un choc.

C’est un récit très entêtant, un univers dont on a du mal à se défaire pour passer à la réalité, une épopée onirique qui m’a ravie même si cette lecture m’a pris beaucoup de temps et d’énergie parce qu’on sent bien que chaque détail a son importance ; on voit d’ailleurs très vite que si on a le malheur de penser à autre chose le temps de ne serait-ce que deux lignes, ça peut nous perdre. Le style d’écriture de l’auteur en est clairement responsable, un style très beau que j’ai adoré découvrir. Le petit point noir, c’est que cela rendait le récit parfois confus surtout lors de scènes d’action.
De mon côté, j’ai très vite su ce que le Roi d’Or voulait en réalité lorsqu’il envoie Corleu chez l’Aveugle ou l’endroit ou ce qu’étaient les entrelacs du cygne: j’ai également rapidement pressenti qui était le cygne mais rien de tout cela ne m’a dérangée parce que dans cette œuvre, on sent que ce qui importe davantage est la manière dont le récit est conté. D’ailleurs si on aime les contes et légendes, on ne peut qu’aimer ce premier livre.

Pour les personnages, si Corleu est au centre dès le début, il ne le reste pas ; assez vite d’autres personnages prennent de l’importance.
Corleu est jeune et assez sympathique, j’aime le fait qu’il ne se laisse pas abuser par l’étameur, il fait ce qu’il lui demande uniquement parce qu’il n’a pas le choix pour sauver sa compagnie et qu’il perçoit ce que d’autres ne verraient même pas.
J’ai beaucoup aimé Nyx, j’aurai aimé qu’elle soit plus développée, on la sent torturée sans réellement en avoir le cœur net. Elle fait ce qu’il y a à faire poussée par un besoin irrépressible de savoir, elle est la sorcière à mauvaise réputation -réputation fondée quand même, elle torture de pauvres bêtes pour ses expériences- et on ne peut s’empêcher de se demander si c’est une méchante ou une gentille. Un détail qui n’est pas dit sur elle et qui m’a enquiquinée : son âge. Sa description est vague, on ne sait pas trop si elle est jeune ou vieille et ça m’a titillée.
Pareil pour Meguet, si ce n’est que grâce à elle, on arrive quand même à situer l’âge des filles de Lauro Ro : un certain nombre d’années sont évoquées, du coup, ça m’a tranquillisée. Elle aussi est un personnage que j’ai bien apprécié, notamment de par sa relation avec Hew.

Par contre, la fin est frustrante, on n’a pas d’explication sur les motivations des personnages légendaires, on peut juste subodorer les raisons qui les ont poussés à ça -oui, oui, dur de s’exprimer sans révéler la moitié du dénouement. Du coup, je vais lire la suite et j’espère vraiment avoir un semblant d’explication sur ce qu’il s’est passé.
La suite… tout de suite.

Le cygne et l’oiseau de feu

 Si la première partie m’a énormément enthousiasmée malgré la confusion des actions, ça n’est malheureusement pas le cas de cette seconde partie, je me suis essoufflée au point de m’arrêter à 78% du roman. Habituellement, surtout lorsque c’est un partenariat comme c’est le cas-là, je me force à le terminer, or, pas cette fois-ci : j’aurai certes pu finir ces 20 petits % mais j’ai préféré conserver cette agréable sensation que m’a laissée la première moitié.

Le point positif est qu’on retrouve Nyx et Meguet tout de suite après la Sorcière et le Cygne – la cadette de Lauro Ro est bien différente du début, elle m’a un peu déçue, je pensais qu’elle avait un côté un peu sombre, un passé douteux qui la poussait à être ce qu’elle est… finalement non, il semblerait que ce n’est qu’une lubie, une curiosité excessive d’une princesse capricieuse qui n’en fait qu’à sa tête et trop gâtée. Corleu a disparu du décors, c’est bien dommage, j’avais espéré le retrouver au fil des pages, mais au niveau où je me suis arrêtée, ce n’est pas le cas. De plus, on n’a malheureusement pas d’explications sur la fin de la précédente partie, ça reste frustrant même si j’ai réussi à me contenter de ma propre explication.

J’ai trouvé que les scènes d’action étaient moins poétiques sans être pour autant plus compréhensibles, c’est certes un peu moins chaotique mais ce n’est pas encore ça. Je pensais que ça m’irait mieux mais finalement, le récit perd vachement.
Le gros point noir qui fait que j’ai nettement moins aimé est la perte du côté conte. Le point fort du début est que des légendes issues des traditions orales ont réussi à prendre vie sous la plume de l’auteur, ici, c’est un détail qui a pratiquement disparu : on voyage dans une autre contrée, on a vaguement des allusions aux dragons, des tentatives de lier le passé, la genèse de Draken, mais c’est trop superficiel, on n’est pas suffisamment baigné dedans pour que c’en soit passionnant.

Bref, une grosse déception pour cette seconde partie.

Si je dois résumer, je dirai que la première partie, tout en nécessitant beaucoup de concentration, est vraiment géniale, un récit poétique liant admirablement les contes et légendes au monde créé. Ce n’est malheureusement pas le cas de la seconde partie qui m’a laissée un amer goût de déception.