La Passe-Miroir, Livre 1: Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

La Passe-Miroir 1 - Les fiancés de l'hiverTitre: Les fiancés de l’hiver
Saga: La Passe-Miroir, Livre 1
Auteur: Christelle Dabos
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 519
Quatrième de couverture:
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.
Lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour terminer ce livre: je l’ai dévoré en seulement trois petits jours.
Mon chéri me l’avait offert en août 2013 pour mon anniversaire mais j’en avais entendu tellement de bien que finalement, ça m’a pris plusieurs mois avant de me décider à l’ouvrir de peur d’être déçue. Je vous rassure, il n’en a rien été, bien au contraire.

Je ne m’attendais pas du tout à une telle l’histoire ni même à l’univers décrit. J’ai été très surprise: la première partie est très fraîche quant à la seconde, elle est plutôt sombre; la plongée dans le monde du Pôle se fait progressivement, des questions se posent au fur et à mesure de la lecture auxquelles on répond en majorité avant la fin du roman, même si on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la véracité de ces réponses. Pour une lecture jeunesse, je le trouve quand même par moment assez dur, les intrigues de cour par exemple, mais ça ne le rend que plus intéressant.
J’ai apprécié tous les personnages, principalement parce qu’ils sont loin d’être manichéens. C’est un peu déroutant parce que, hormis l’héroïne Ophélie et sa tante Roseline, on ne sait pas sur quel pied danser avec les autres personnages: aucun n’est ce qu’il semble être réellement, ils sont manipulateurs, retors, hypocrites, comploteurs, etc… Et par moment, ils sont tout autant touchants qu’attachants.
Habituellement, je n’apprécie que moyennement les héros, mais là, j’ai beaucoup aimé Ophélie: elle est tellement bien dépeinte, tellement humaine dans sa façon d’être, dans le développement de ses pensées, dans ses maladresses, même si par moment, ça parait trop (finalement quand on en connait la raison, ça passe mieux).

Pour moi, le plus gros point fort reste l’atmosphère, j’avais la sensation d’être dans un Ghibli. Je n’ai pu m’empêcher tout au long de la seconde partie de ce roman de penser au « Voyage de Chihiro » et quand on sait comme j’ai aimé cet animé, ça en dit long sur ce que j’ai ressenti.
Je pourrais sans problème en parler encore et encore mais je n’en ferai rien de peur de spoiler l’histoire, ce qui serait dommage; surtout que là, j’estime en avoir déjà dit pas mal… et j’espère pas trop.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, c’est un gros coup de cœur pour moi et j’attends avec beaucoup d’impatience de pouvoir lire le Livre 2 mais il va malheureusement encore falloir attendre. Déprime! :S

Où est le Dragon ? – Richard Hook & Jason Hook

Où est le dragon - Richard Hook et Jason HookTitre: Où est le Dragon ?
Texte: Jason Hook
Illustrations:
Richard Hook
Éditeur: Les livres du Dragon d’or
Nombre de pages: 25
Quatrième de couverture:
Où est le Dragon ?
Victor, Grand-père et Mic partent à la chasse au dragon.
Vont-ils le trouver ? A toi de les aider et de compter tous les dragons qui se cachent dans ce livre !

Tout ce que je pourrai dire ici sur ce livre ne lui rendra pas justice. Il est absolument magnifique !
Rien que la couverture: le carton utilisé est très épais, le dragon est tout en relief. En y passant les doigts, on sent chacune des écailles qui ont toutes une épaisseur différente.
Les feuilles contenues dans ce livre sont cartonnées et doublées, pour une raison très simple: beaucoup de dessins à l’intérieur sont également en relief, enfin je devrais dire que tous les dragons sont bosselés, le reste des illustrations est plat.
Cette créature si recherchée par les personnages principaux Victor, Grand-Père et Mic se cache dans chaque planche et à chaque fois en plusieurs exemplaires: on y retrouve les formes de dragons dans les arbres, la verdure, la pierre, les montagnes. Bref, cette lecture se transforme en vrai jeu de cache-cache où enfants comme adultes cherchent dans chaque détail un dragon planqué.

L’histoire est sympathiquement drôle. Victor s’interroge sur les dragons et leur existence. Ils finissent par partir en quête de cette créature fabuleuse, mais autant le dire tout de suite, vu le nombre de dragons qui se cachent tout autour d’eux et qu’ils ne remarquent pas, ils sont vraiment miros… du moins le Grand-Père.
J’ai vraiment passé un excellent moment avec cette lecture. On a beaucoup rigolé et on en a pris plein les yeux à chercher les dragons cachés. Les enfants ont adoré et m’ont même demandé pourquoi on ne l’avait pas lu plus tôt. Il a trainé plusieurs jours au salon, jusqu’à ce qu’ils l’aient touché jusqu’à satiété puis il a regagné ses pénates dans sa bibliothèque jusqu’à aujourd’hui.

Où est le dragon 2

Le Soldat Rose

le soldat roseTitre: Le Soldat Rose
Texte: 
Louis Chedid & Pierre-Dominique Burgaud
Illustrations:
Cyril Houplain
Éditeur:
Hachette Jeunesse
Nombre de pages:
47
Quatrième de couverture:
Il était une fois – non, ce sont les contes de fées qui commencent par:  » Il était une fois…  » Là, c’est une vraie histoire qui est vraiment arrivée. C’était quelques jours avant Noël, dans un grand magasin. Une journée abominable. Du monde partout, du bruit, des bousculades, des clients énervés. Et cette voix qui ne cessait de répéter au micro  » Le petit Joseph est attendu par ses parents à l’accueil du magasin, le petit Joseph est attendu par ses parents à l’accueil du magasin.  »
Imaginé par Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud, illustré par Cyril Houplain, Le Soldat Rose raconte l’incroyable histoire de Joseph, un petit garçon déçu par le monde des adultes, qui se laisse enfermer dans un grand magasin pour vivre avec des jouets. De Made in Asia – la poupée de chiffon – au très fantaisiste Petit Chimiste, du Conducteur de train électrique en passant par un soldat rose (tout rose !), il rencontrera toute une ribambelle de personnages aussi attachants les uns que les autres.

Ma meilleure amie l’a offert à mon petit garçon à l’époque de sa sortie, il y a déjà 5 ans. Nous l’avions lu pratiquement immédiatement. Je m’attendais à un conte moderne mais pas à cela: un mélange entre Casse-Noisette et une histoire de Noël digne d’un téléfilm. Je n’avais pas du tout accroché.

Le Soldat Rose p11Mais j’avais drôlement envie de le relire à tête reposée et finalement, j’ai bien apprécié. J’ai toujours eu du mal avec les dessins, cette fois-ci, ça n’a pas changé; ça fait très  » style années 80 « : les décors font brouillon, les couleurs font assez étranges.
J’ai bien apprécié l’histoire, les personnages sont relativement sympathiques. Moins le petit Joseph qui ne s’occupe nullement de l’inquiétude de ses parents, mais on ne peut le blâmer, il a l’insouciance des enfants. Mais le Soldat Rose est assez touchant; le texte n’est juste pas assez long pour qu’on s’attache  comme il faudrait aux personnages.
Par contre, je pense qu’il manquait le CD, une touche musicale aurait grandement ajouté à l’intérêt de l’œuvre: plusieurs textes sont chantés mais on n’a pas le son sur ce support. Dommage !

Une histoire qui pourrait être sympathique mais le côté moderne et supermarché est bien trop présent à mon goût et du coup, ça ne m’a pas autant plu que ça aurait dû.

Tara Duncan 1: Les Sortceliers – Sophie Andouin-Mamikonian

Tara Duncan 1 - Les SortceliersTitre: Tara Duncan 1:
Les Sortceliers

Auteur:
Sophie Andouin-Mamikonian
Éditeur: POCKET Jeunesse
Nombre de pages: 560
Quatrième de couverture:
La mère de Tara Duncan a été enlevée ! Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur Autremonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le trop puissant pouvoir de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seul son sens de l’humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à sauver sa mère, découvrir qui veut l’assassiner et pourquoi.
Humour, suspense et magie pour le premier tome des aventures d’une sortcelière pas comme les autres.

J’ai mis presque deux semaines pour le terminer. J’ai eu beaucoup de difficultés à avancer parce que je m’y suis ennuyée. Pourtant je n’aurai pas dû: il se passe énormément de choses dans ce livre, on n’a que peu de répit et on n’a pas le temps de souffler.

Le monde dans lequel on nous plonge est intéressant: les liens entre sortceliers et familiers, les différentes portes-passages, les paysages changeant des chambres, etc…
Les formules magiques sont recherchées et amusantes, c’est sûrement ce que j’ai préféré dans ce roman.

Malheureusement, c’est tout ce que j’ai aimé.
La majorité du récit m’a plutôt laissé indifférente. Je n’ai pas accroché à l’histoire parce que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, à aucun des personnages, et pourtant, il y en a mais je crois qu’ils sont traités trop superficiellement pour moi.
Lors de cette lecture, je n’ai pas été emportée par le panel de sentiments qu’un récit si riche en événement aurait dû provoquer en moi  et les rares fois où je me suis sentie vibrer, ça n’a duré qu’un instant et cela s’arrêtait bien trop brusquement. Je l’ai trouvé émotionnellement plat ce qui contraste beaucoup trop à mon goût avec les multiples événements qui transportent les protagonistes de ce premier tome.

Ce livre m’a laissé indifférente, pourtant, je n’ai pas pu arrêter ou mettre en pause  cette lecture. Il a fallut que j’arrive au bout pour pouvoir être tranquille et entamer un autre ouvrage. Pourtant, je ne me sens pas soulagée de l’avoir terminé. Je ressens juste un grand vide comme si je n’avais rien lu depuis des jours…

Je passe à 06/20.
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Sacrées Sorcières – Roald Dahl

Sacrées Sorcières - Roald DahlTitre: Sacrées Sorcières
Auteur: Roald Dahl
Illustrations: Quentin Blake
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 225
Quatrième de couverture: Ce livre n’est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n’y trouverez ni stupides chapeaux noirs, ni manches à balai : la vérité est beaucoup plus épouvantable.
Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires. En fait, elles ressemblent à n’importe qui. Si on ajoute à cela qu’une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, il y a de quoi se méfier !
Un livre indispensable pour apprendre à se défendre
contre les sorcières, une histoire grinçante qui vous fera frissonner tout en vous faisant mourir de rire !
A partir de 10 ans.

J’ai lu ce livre pour plusieurs raisons. La principale est que j’ai trouvé que ça pouvait être une bonne lecture pour les vacances de Toussaint et surtout d’Halloween, la seconde est pour inciter mon fils à reprendre la lecture de livres et pas que de bandes-dessinées et la dernière, parce que ce dernier m’a demandé de le lire avant lui pour qu’on puisse en parler une fois qu’il l’aurait terminé.

Ça a été une super lecture, ça s’est lu excessivement vite et j’ai passé un excellent moment. L’histoire est super sympa, amusante, un peu sombre par moment: grinçante à souhait !
Le personnage principal a beau être un enfant, je n’ai eu aucun mal à m’identifier à lui. Je l’ai trouvé touchant sans pour autant tomber dans le pathos. Sa grand-mère est très drôle, maternelle, attachante. Les sorcières ont un côté ridicule avec leur tête chauve qui les gratte, leurs pieds carrés sans orteils, leurs gants portés continuellement en public, etc…, mais d’un autre côté, elles sont sournoises et méchantes ce qui les rend effrayantes.

sacrees_sorcieres
Habituellement, je ne suis pas une grande fan des romans de Roald Dahl, je les apprécie, mais sans plus. Pour celui-ci, j’ai vraiment adoré. Peut-être parce que la fin est très cohérente avec le reste du récit et qu’il ne se termine pas forcément bien.
Bref, j’ai vraiment passé un très bon moment et si parfois, ça m’a attristée ou angoissée, la plupart du temps, ça m’a mis la pêche parce que malgré tous les malheurs qui arrivent au narrateur, il a quand même une sacrée détermination et ne se laisse pas abattre.
En conclusion, une très bonne lecture pour petits comme pour grands.