Yôsei : Le cadeau des fées – Shiitake & Alice Brière-Haquet

Titre: Yôsei – Le cadeau des fées
Auteur: Alice Brière-Haquet
Illustrations: Shiitake
Éditeur: Nobi Nobi
Nombre de pages: 64
Quatrième de couverture:
Les fées sont partout. Partout autour de nous, dans le miracle du jour, de la nuit, et de nouveau du jour… Elles veillent précieusement sur la nature sous toutes ses formes. Mais leurs merveilles sont aussi EN nous. Ne l’avez-vous jamais senti ? Bien sûr que si. C’est cette envie de savoir, ou ce besoin de croire, ou encore ce moment de beauté qui vous a ému aux larmes. Nous sommes riches de tous ces trésors : la sagesse, l’inspiration, la fantaisie ou encore le courage… Et cela, ce sont les dons que les fées nous offrent en cadeau à notre naissance, et qui font de nous ce que nous sommes. Une fois ces graines distribuées, à nous de bien nous en occuper, de les arroser de larmes et de rires, pour qu’elles puissent fleurir notre vie !

Si le premier tome de Yôsei nous dépeignait les lieux et les éléments dans lesquels les fées existent, celui-ci nous propose de découvrir les dons que les fées offrent.
Ces talents se divisent entre création, raison, beauté, émotion et force. Bien sûr, cela reste très générique, chaque catégorie a ses spécificités : ainsi, sagesse,  curiosité, connaissance et intuition sont répertoriées dans la section Raison.

Pour le premier, j’avais adoré les dessin, un peu moins le texte.
Dans celui-ci, j’ai trouvé les poèmes beaucoup plus intéressants : ils m’ont davantage parlée. Comme dans le précédent, certaines rimes étaient bien choisies, d’autres pas, les pieds ne correspondaient pas mais cela avait du sens, c’est un bon point.
Par contre, j’ai moins accroché sur les illustrations.
Pourtant, la couverture est juste magnifique : l’azur en est harmonieux et la tenue détaillée à souhait.
Certaines sont toujours aussi sublimes, d’autres le sont bien moins et m’ont laissée indifférente : c’était souvent celles dont les couleurs s’harmonisaient plus difficilement ou dont les contours apparaissaient trop bruts.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé. Si en ce qui me concerne, j’ai trouvé les dessins un peu moins attrayants, les textes ont largement rattrapé. Ça s’est lu très rapidement et j’ai passé un bon moment.
J’ai vu qu’il y avait un troisième tome, il faudra que je me le procure pour avoir la collection complète mais aussi parce que ma fille aime beaucoup ces albums – ce que je peux largement comprendre.

Kasane, la voleuse de visage tome 01 – Daruma Matsuura

Titre: Kasane, la voleuse de visage tome 01
Auteur: Daruma Matsuura
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 194
Quatrième de couverture: Kasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement insultée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres et une consigne mystérieuse : “Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise et embrasse-le.”
Quand, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’alors…

Je tenais à remercier Babelio et les éditions Ki-oon pour ce partenariat.
Je trouve la couverture vraiment superbe pourtant, elle ne cadre pas avec le résumé : elle est beaucoup plus lumineuse que ne le laisse supposer l’histoire. Si ce contraste m’a intriguée, c’est bien la quatrième de couverture qui a été déterminante dans mon choix et non la jaquette.

Les premières pages donnent le ton du récit : on découvre la vie de Kasane, une fillette de CM1 qui est exclue et maltraitée par ses camarades sous le seul prétexte qu’elle est laide. Ils l’accusent notamment de mentir lorsqu’elle affirme que sa mère est une célèbre actrice non seulement belle mais également talentueuse.
Sa vie est devenue un enfer et cela ne s’améliore pas ni lorsque sa maman meurt ni au fil des années. Pourtant, elle hérite d’un rouge à lèvres qui lui donne le pouvoir de voler le visage de celles qu’elle embrasse. Une aubaine qui lui permet de monter sur les planches et de se découvrir une passion et un talent certain pour les rôles qu’elle interprète.

L’héroïne Kasane est un personnage torturé comme je les aime tant.
L’attitude des autres la place constamment au bord du gouffre mais en est-ce réellement la raison ou se tenait-elle déjà à la limite de la folie bien avant cela ? C’est une question que je me suis posée tout du long.
C’est sûr qu’à côté de ses camarades, elle est loin d’être jolie : elle a des yeux trop larges et tombants d’une forme particulière, sa bouche est immense dans son visage d’enfant et m’a fait pensé à celle d’un crapaud, son nez semble être absent, perdu dans sa frange trop longue. Pourtant, je ne l’ai pas trouvée aussi hideuse que ce qu’en dise les élèves de sa classe et la preuve, c’est qu’Iku Igarashi, une élève plus âgée et appréciée pour sa beauté, ne la fuit pas et la prend même sous son aile.
Kasane est un personnage qui souffre beaucoup du succès de sa mère mais aussi de son apparence monstrueuse, elle a tout pour qu’on se prenne d’affection pour elle, cependant, il n’en a rien été. Dès les premières pages, on sent qu’elle a quelque chose de mauvais au fond d’elle mais l’était-elle à la base ou l’est-elle devenue à force de brimades ? C’est possible, quoiqu’il en soit, je ne l’ai pas pris en pitié ; ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cheminer à ses côtés, sa folie a quelque chose de fascinant.

J’ai aimé chacune des pages tournées, les dessins sont vraiment chouettes mais j’ai surtout adoré l’ambiance que l’auteur Daruma Matsuura est parvenu à instaurer : elle est sombre à souhait. C’est tout à fait ce à quoi je m’attendais, c’est une grande réussite et je suis ravie d’avoir pu m’essayer à Kasane, la voleuse de visage.
Il ne me reste plus qu’à me procurer les suivants.

La Belle et la Bête, tome 1 : Le destin de Belle – Mallory Reaves

Titre: Le destin de Belle
Saga: La Belle et la Bête, tome 1
Adaptation: Mallory Reaves
Dessins: Studio Dice
Éditeur: nobi-nobi
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureIl était une fois, une jeune fille très différente des autres…
Belle est fatiguée de sa vie monotone à la campagne. Pourtant, du jour où elle est faite prisonnière du château de la Bête, elle va se retrouver emportée dans une aventure magique allant bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer.
Basés sur le film en prise de vues réelles des studios Disney, les deux mangas
Le destin de Belle et Le destin de la Bête explorent chacun à leur façon cette histoire intemporelle, en nous faisant découvrir pour la première fois les pensées de l’un et l’autre de ces héros Disney mythiques.

Si on doit laisser une chose à ce manga, c’est que la couverture est réellement magnifique et l’image ci-dessus ne lui rend pas justice. Par contre, c’est vraiment le seul point positif que j’ai trouvé à ce manga.

Il reprend dans les grandes lignes le film jusque dans certains dialogues, chose que je savais et auquel je m’attendais, ce n’était donc pas un problème.
Connaissant l’histoire, pas de surprise mais j’ai été étonnée de constater que le récit a été bâclé. En effet, l’auteur a dû estimer que les transitions entre les différentes scènes étaient inutiles et c’est bien dommage. Par exemple, quand Belle se promène en ville et que tout à coup, sans raison, sans même avoir passé ne serait-ce qu’une porte, elle se retrouve à discuter avec le père Robert de sa bibliothèque qui rend leur petit monde plus grand, ça sonne faux et ça m’a laissée grandement dubitative… c’est quand même un moment marquant du film qui marque une sacrée différence avec le dessin animé et bien, ils n’ont même pas pris la peine de la dessiner – ça perd tout le sens que cela prenait dans le film !
J’ai vraiment eu l’impression qu’ils avaient fait ça à la va-vite et pourquoi se crever à faire un truc cohérent quand on peut juste surfer sur la vague du film parce qu’après tout, tout le monde l’a vu et peut combler les blancs, non ?

Maintenant passons aux dessins… argh !
Les décors sont très beaux et bien faits, la perspective a été respectée… enfin il me semble, je ne suis pas une experte. Mais honnêtement, ils auraient dû en rester à la création de décor.
Pour le personnage de Belle, c’est une catastrophe ! Y a un sérieux problème de proportionnalité. Le plus souvent, elle a une tête bien trop petite pour un corps bien trop long et trop carré : on dirait une buche sur patte. Alors j’ignore si c’est la tenue qui leur a posé souci, c’est fort possible parce que ça va mieux lorsqu’elle porte sa robe de bal, robe qui au passage est vraiment passe-partout alors qu’elle est censée être somptueuse. Bref, décevant.
J’ai trouvé que pour les mecs, y avait moins cette disproportion : enfin… si on exclut le fait que Gaston ressemble plus à un gorille qu’autre chose avec le style rookies (vous savez, comme les voyous dans les dessin-animés des années 80 avec leur banane en guise de coupe de cheveux et leur uniforme débraillé ?). Et ne parlons même pas du fait qu’il a au moins perdu 80 kg entre les premières et les dernières pages du mangas.
Par contre, le character design de la Bête est pas trop mal, il y a peu de fail.
Et rajoutons que dans l’action, les dessins sont vraiment sympas… mais il n’y en a pas assez pour que ça sauve. En même temps, ça ne devrait pas m’étonner, c’est un studio qui les a faits – ça me fait penser aux Dragon Ball Z quand la Toei Animation était chargé des dessins, étrangement, on y retrouve les mêmes soucis.

Mais bon, tout cela aurait pu passer si cela avait apporté quoique ce soit de plus par rapport au film ce qui n’est pas le cas. La quatrième de couverture nous annonce que ce manga va nous dévoiler les pensées de Belle mais il n’y a quasiment rien : le peu qui ressort n’est qu’évidence mais rien de plus profond.
Bref, c’est une grosse déception pour ce manga. J’ai le second, Le destin de la Bête, et j’avoue que je suis refroidie, l’envie de le lire n’est pas là…

Les enfants de la baleine, tome 02 – Abi Umeda

Titre: Les enfants de la baleine, tome 02
Auteur: Abi Umeda
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 190
Quatrième de couvertureLes enfants de la “Baleine de glaise”, gigantesque vaisseau prisonnier des sables, rêvent du monde par-delà les dunes.
Certains par curiosité, comme Chakuro, jeune scribe du navire.
D’autres par impatience, comme Ohni, leader d’une bande de délinquants.
Ils n’ont qu’une trentaine d’années à vivre et une terrible soif d’espoir, loin d’imaginer quel péril les attend, prêt à surgir des confins du désert…

Cela fait un long moment que j’ai lu le premier tome, en avril 2017 – ah, je pensais que ça remontait à plus loin… cela fait malgré tout bien trop longtemps à mon goût, il fut donc difficile de me plonger dans celui-ci et même le résumé qui est pourtant bien fait a à peine suffit à me remémorer tous les détails tant l’histoire est riche.

On débarque donc en plein combat… hum, qui sont les attaquants ? Pourquoi ?
Heureusement, le scénario est suffisamment bien écrit pour qu’on se rappelle, au fil des pages, les événements passés.
Les assaillants sont là pour récupérer le vaisseau échoué du nom de Lycos et, au passage, détruire la baleine de glaise sur laquelle vivent nos héros mais les choses ne se passent pas comme prévu principalement parce que les habitants de l’île, malgré leur côté pacifiste, ont décidé de se défendre comme ils peuvent.

J’ai beaucoup aimé ce second tome.
Les dessins y sont aussi beaux que dans le précédent même si j’ai toujours autant de mal à distinguer les garçons des filles.
Le contexte et les événements rendent l’atmosphère bien plus triste.
Le monde dans lequel vivent les personnages change irrémédiablement les obligeant à évoluer, à modifier leur schéma de pensée (Ohni qui désirait quitter la baleine se pose des questions… du moins, c’est l’impression que l’auteur nous donne) mais également leur vie. Attention, ce n’est pas le cas de tous, certains restent fidèles aux anciens, suivant aveuglément leurs ordres comme de braves petits soldats, quelque soient les conséquences ; on a donc droit à une confrontation intéressante et ce, après une pause permettant à chacun de faire son deuil.

Et comme souvent dans les dernières pages, l’auteur nous abandonne sur un détail qui suscite suffisamment l’intérêt du lecteur pour le pousser à lire le prochain. Je ne fais pas exception à la règle et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi – 3 BDs/Manga en moins de 24h – 30 points

Death Note, tome 03- Tsugumi Ohba & Takeshi Obata

Titre: Death Note, tome 03
Auteur: Tsugumi Ohba
Illustrateur: Takeshi Obata
Éditeur: Kana
Collection: Dark Kana
Nombre de pages: 208
Quatrième de couverture: La résidence de Light est placée sous surveillance vidéo.
L et Light se livrent un duel silencieux relayé par les caméras cachées dans la maison du jeune homme. Grâce à un habile stratagème, Light parvient à établir la preuve de son innocence. Cela n’empêche pas L d’avoir des soupçons de plus en plus forts et de passer à l’action. Parviendra-t-il à démasquer le mystérieux Kira ? ! !

Le duel continue entre Kira et L. Ce dernier a placé la maison de Yagami, entre autre, sous surveillance vidéo, seulement, c’était compter sans la chance et l’intelligence de Light qui a rapidement repéré qu’on était entré dans sa chambre et soupçonne alors la présence de caméra. Autant dire que ce n’est pas lui qui les localise, histoire de garder son anonymat. Il élabore alors tout un stratagème pour ôter tout doute quant à son « innocence » et c’est là qu’on voit qu’il est aussi tordu que génial.
Du coup, L n’a plus de piste et décide de rencontrer personnellement les suspects, dont Light, histoire de réduire à néant le faible pourcentage rapport aux soupçons qu’il avait sur le jeune homme. C’est pas de bol, ça ne fait que les renforcer.

Un troisième volume empli de manipulation et de rebondissements. Décidément, l’auteur n’est pas décidé à laisser le lecteur se reposer sur ses lauriers : quand on croit que l’histoire est suffisamment posée pour qu’on puisse prendre nos marques, un événement vient tout bouleverser et remettre en question nos certitudes. Je dois bien avouer qu’un tel scénario, ça tient du pur génie, de la folie ou du machiavélisme – choisissez votre combat.
Bref, un tome toujours aussi prenant et oppressant que les précédents.
Une fois de plus, j’ai beau connaître le plus gros de l’histoire, chaque volume me laisse sur le cul. De plus, je trouve que la manga avance rudement vite, je n’ai pas le souvenir que ce fut le cas dans l’animé.

J’ai adoré cette lecture, le duel entre Light et L est tout bonnement passionnant. Quant à la fin, elle laisse présager entre les deux une coopération plus proche de la rivalité qu’autre chose. Ça promet !