Candy Candy, tome 2 – Yumiko Igarashi & Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 2
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessins: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 190
Quatrième de couverture: Les aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au début du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprès des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

Contrairement au précédent tome, l’impression de celui-ci est bien meilleure : on sent toujours le papier jauni et probablement recyclé mais l’encre ne bave à aucun moment ; quant aux passages à moitié effacés, il y en a très peu : ce ne sont quelques  rares planches mais on devine aisément les dessins sous le crayonné fin.
Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est qu’on retrouve toujours un certain nombre de coquilles, autant quelques unes peuvent passer comme l’accord du verbe avoir qui est variable selon l’emplacement du COD, autant les « s » oubliés après le pronom personnel « tu », ça me pose davantage de soucis surtout qu’il n’y a pas des kilomètres de dialogues.
J’adore toujours autant les dessins (c’est mon âme d’enfant qui ressort 😉 ) et dans ce second tome bien davantage encore parce que certaines planches m’ont grandement fait penser aux images du dessin animé, enfin surtout du générique et ça m’a mis le sourire.

Sinon, au niveau de l’histoire, elle est beaucoup plus fluide que le tome précédent : tout s’emboîte et s’enchaîne de façon logique et on n’a pas l’impression que cela va trop vite ou qu’il manque des détails.
On entame directement sur la suite du premier : Candy est accusée de voler chez les Legrand ; la mère de Daniel et Elisa décide de l’envoyer au Mexique, comme si la jeune fille était davantage esclave que domestique.
Elle part donc vers de nouvelles aventures qui sont on ne peut plus courte puisque dès la première nuit, elle est sauvée par Georges, chauffeur et bras droit de l’oncle William.
Notre héroïne est adoptée par la famille André et peut vivre avec Alistair, Archibald et Anthony, malgré la désapprobation de la tante Elroy. L’avenir s’annonce sous de meilleurs auspices, jusqu’à ce qu’un drame frappe cette grande famille.

C’était une lecture rapide et fluide. J’ai beaucoup aimé retrouver Candy, et je finis par trouver cette histoire condensée presque plus plaisante que l’animé parfois un peu longuet.
J’ai préféré ce second tome que ce soit au niveau des dessins ou du récit. Je ne devrais pas tarder à commencer le troisième.

La Belle et la Bête, tome 2 : Le destin de la Bête – Mallory Reaves

Titre: Le destin de la Bête
Saga: La Belle et la Bête, tome 2
Adaptation: Mallory Reaves
Dessins: Studio Dice
Éditeur: nobi-nobi!
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureTransformé en une bête épouvantable par une magicienne, l’apparence du jeune prince restera le reflet de son infâme personnalité jusqu’à ce qu’il apprenne à aimer. Quand une magnifique jeune fille entre dans sa vie et commence à le regarder autrement que comme un monstre, il réalise alors qu’elle pourrait être celle qui le libérera de sa malédiction.

Quand on lit mon avis sur le premier tome de ce manga, le destin de Belle, il y a de quoi se dire que je suis maso de m’être lancée dans ce second volume. J’avoue l’avoir commencé pour en être débarrassée. Étonnamment, cette lecture ne fut pas aussi catastrophique que ce à quoi je m’attendais : il est ce que j’espérais du précédent.

L’histoire reste la même : on suit la Bête. On le découvre à l’époque de sa splendeur, peu avant que la malédiction ne le frappe, puis tout au long : lors de sa rencontre avec Belle ainsi que leur rapprochement et ce, jusqu’à la fin avec notamment le combat contre Gaston et les villageois mais ce dernier événement prend nettement moins de place que dans le premier tome.

Les dessins restent égaux à eux-même : on retrouve les mêmes soucis de perspectives et de proportions, mais comme le héros en est la Bête et que le studio Dice est bien plus doué pour dessiner ce personnage, il y a donc beaucoup moins de malfaçons.
Si au niveau du scénario, la trame principale est identique, un détail important change : les pensées de la Bête ; elles sont constamment présentes, bien plus développées que dans le destin de Belle – ce dernier y aurait gagné mais non. Heureusement que cette erreur n’a pas été commise, cela rend le récit bien plus intéressant !

Bref, j’ai bien aimé cette lecture et j’ai nettement préféré ce second tome.

Candy Candy, tome 1 – Yumiko Igarashi & Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 1
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessins: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 190
Quatrième de couvertureLes aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au début du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprès des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

Quand ce manga est sorti, il n’a pas fait grand bruit. On ne le trouvait pas dans les librairies, je le sais puisque j’en faisais le tour toutes les semaines. La première fois que je les ai vus, c’était en kiosque. J’en avais trouvé trois et encore, pas les premiers volumes puis impossible de mettre la main sur le reste de la saga. Ça m’a pris presque cinq ans pour les rassembler et j’ai trouvé le complément à Nancy, dans une petite librairie perdue au fin fond d’une cour.
J’avoue sans honte que j’étais fan de la série télé et que j’ai dû voir la série complète soit 115 épisodes.

Comme dans le dessin-animé, on découvre Candy Neige, un bébé abandonné devant l’orphelinat, la maison de Pony. Elle grandit auprès de sa meilleure amie, Annie, jusqu’à ce que cette dernière soit adoptée par une riche famille. Au début, les fillettes correspondent puis de moins en moins, jusqu’à la dernière lettre annonçant à l’héroïne que sa meilleure amie, redoutant que son passé ne ressurgisse, a pris la décision d’arrêter de lui écrire.
Candy est alors engagée comme demoiselle de compagnie d’Elisa dans la famille Legrand. Mais la petite peste ne voit pas les choses ainsi et elle et son son frère en font voir de toutes les couleurs à notre orpheline qui ne tient que grâce à l’amitié d’Anthony, d’Alistair et d’Archibald.
Ce premier tome nous retrace donc ces passages-ci allant de la naissance de Candy jusqu’à ce qu’elle soit accusée de vol et que madame Legrand décide de l’envoyer au Mexique. Affaire à suivre.

Honnêtement, la qualité de cette édition est déplorable : par moment, certaines planches sont quasiment effacées, à d’autres moment, l’encre bave tellement que les dialogues sont difficilement lisibles.
Et ne parlons même pas de la ponctuation qui est le plus souvent inexistante, rendant certaines discussions aussi incompréhensibles qu’étranges. Comme celle-ci, par exemple :. : « c’est
ça va
t’en Candy« 

Quant à l’histoire, elle est assez proche de celle du dessin animé avec cependant pas mal de détails qui divergent : le raton laveur Capucin n’est pas là, c’est bien Annie que ses nouveaux parents veulent adopter et non Candy qui refuse cette chance.
Y en a encore d’autres mais je ne vais pas tous les énumérer, d’autant que ça ne change pas foncièrement la trame de l’histoire.
Le récit est condensé ce qui est assez étrange quand on connaît la version dessin-animé mais ce n’est pas non plus particulièrement dérangeant.

Je trouve dommage que cette version papier soit de si mauvaise qualité d’autant que certaines planches sont vraiment chouettes, très shôjo dans l’âme, en un mot : très Candy. Elles auraient mérité une meilleure impression.
Quant à l’histoire, j’ai beau la connaître, je l’aime toujours autant… Nostalgie quand tu nous tiens !

Yôsei : Le cadeau des fées – Shiitake & Alice Brière-Haquet

Titre: Yôsei – Le cadeau des fées
Auteur: Alice Brière-Haquet
Illustrations: Shiitake
Éditeur: Nobi Nobi
Nombre de pages: 64
Quatrième de couverture:
Les fées sont partout. Partout autour de nous, dans le miracle du jour, de la nuit, et de nouveau du jour… Elles veillent précieusement sur la nature sous toutes ses formes. Mais leurs merveilles sont aussi EN nous. Ne l’avez-vous jamais senti ? Bien sûr que si. C’est cette envie de savoir, ou ce besoin de croire, ou encore ce moment de beauté qui vous a ému aux larmes. Nous sommes riches de tous ces trésors : la sagesse, l’inspiration, la fantaisie ou encore le courage… Et cela, ce sont les dons que les fées nous offrent en cadeau à notre naissance, et qui font de nous ce que nous sommes. Une fois ces graines distribuées, à nous de bien nous en occuper, de les arroser de larmes et de rires, pour qu’elles puissent fleurir notre vie !

Si le premier tome de Yôsei nous dépeignait les lieux et les éléments dans lesquels les fées existent, celui-ci nous propose de découvrir les dons que les fées offrent.
Ces talents se divisent entre création, raison, beauté, émotion et force. Bien sûr, cela reste très générique, chaque catégorie a ses spécificités : ainsi, sagesse,  curiosité, connaissance et intuition sont répertoriées dans la section Raison.

Pour le premier, j’avais adoré les dessin, un peu moins le texte.
Dans celui-ci, j’ai trouvé les poèmes beaucoup plus intéressants : ils m’ont davantage parlée. Comme dans le précédent, certaines rimes étaient bien choisies, d’autres pas, les pieds ne correspondaient pas mais cela avait du sens, c’est un bon point.
Par contre, j’ai moins accroché sur les illustrations.
Pourtant, la couverture est juste magnifique : l’azur en est harmonieux et la tenue détaillée à souhait.
Certaines sont toujours aussi sublimes, d’autres le sont bien moins et m’ont laissée indifférente : c’était souvent celles dont les couleurs s’harmonisaient plus difficilement ou dont les contours apparaissaient trop bruts.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé. Si en ce qui me concerne, j’ai trouvé les dessins un peu moins attrayants, les textes ont largement rattrapé. Ça s’est lu très rapidement et j’ai passé un bon moment.
J’ai vu qu’il y avait un troisième tome, il faudra que je me le procure pour avoir la collection complète mais aussi parce que ma fille aime beaucoup ces albums – ce que je peux largement comprendre.

Kasane, la voleuse de visage tome 01 – Daruma Matsuura

Titre: Kasane, la voleuse de visage tome 01
Auteur: Daruma Matsuura
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 194
Quatrième de couverture: Kasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement insultée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres et une consigne mystérieuse : “Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise et embrasse-le.”
Quand, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’alors…

Je tenais à remercier Babelio et les éditions Ki-oon pour ce partenariat.
Je trouve la couverture vraiment superbe pourtant, elle ne cadre pas avec le résumé : elle est beaucoup plus lumineuse que ne le laisse supposer l’histoire. Si ce contraste m’a intriguée, c’est bien la quatrième de couverture qui a été déterminante dans mon choix et non la jaquette.

Les premières pages donnent le ton du récit : on découvre la vie de Kasane, une fillette de CM1 qui est exclue et maltraitée par ses camarades sous le seul prétexte qu’elle est laide. Ils l’accusent notamment de mentir lorsqu’elle affirme que sa mère est une célèbre actrice non seulement belle mais également talentueuse.
Sa vie est devenue un enfer et cela ne s’améliore pas ni lorsque sa maman meurt ni au fil des années. Pourtant, elle hérite d’un rouge à lèvres qui lui donne le pouvoir de voler le visage de celles qu’elle embrasse. Une aubaine qui lui permet de monter sur les planches et de se découvrir une passion et un talent certain pour les rôles qu’elle interprète.

L’héroïne Kasane est un personnage torturé comme je les aime tant.
L’attitude des autres la place constamment au bord du gouffre mais en est-ce réellement la raison ou se tenait-elle déjà à la limite de la folie bien avant cela ? C’est une question que je me suis posée tout du long.
C’est sûr qu’à côté de ses camarades, elle est loin d’être jolie : elle a des yeux trop larges et tombants d’une forme particulière, sa bouche est immense dans son visage d’enfant et m’a fait pensé à celle d’un crapaud, son nez semble être absent, perdu dans sa frange trop longue. Pourtant, je ne l’ai pas trouvée aussi hideuse que ce qu’en dise les élèves de sa classe et la preuve, c’est qu’Iku Igarashi, une élève plus âgée et appréciée pour sa beauté, ne la fuit pas et la prend même sous son aile.
Kasane est un personnage qui souffre beaucoup du succès de sa mère mais aussi de son apparence monstrueuse, elle a tout pour qu’on se prenne d’affection pour elle, cependant, il n’en a rien été. Dès les premières pages, on sent qu’elle a quelque chose de mauvais au fond d’elle mais l’était-elle à la base ou l’est-elle devenue à force de brimades ? C’est possible, quoiqu’il en soit, je ne l’ai pas pris en pitié ; ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cheminer à ses côtés, sa folie a quelque chose de fascinant.

J’ai aimé chacune des pages tournées, les dessins sont vraiment chouettes mais j’ai surtout adoré l’ambiance que l’auteur Daruma Matsuura est parvenu à instaurer : elle est sombre à souhait. C’est tout à fait ce à quoi je m’attendais, c’est une grande réussite et je suis ravie d’avoir pu m’essayer à Kasane, la voleuse de visage.
Il ne me reste plus qu’à me procurer les suivants.