La Belle et la Bête, tome 1 : Le destin de Belle – Mallory Reaves

Titre: Le destin de Belle
Saga: La Belle et la Bête, tome 1
Adaptation: Mallory Reaves
Dessins: Studio Dice
Éditeur: nobi-nobi
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureIl était une fois, une jeune fille très différente des autres…
Belle est fatiguée de sa vie monotone à la campagne. Pourtant, du jour où elle est faite prisonnière du château de la Bête, elle va se retrouver emportée dans une aventure magique allant bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer.
Basés sur le film en prise de vues réelles des studios Disney, les deux mangas
Le destin de Belle et Le destin de la Bête explorent chacun à leur façon cette histoire intemporelle, en nous faisant découvrir pour la première fois les pensées de l’un et l’autre de ces héros Disney mythiques.

Si on doit laisser une chose à ce manga, c’est que la couverture est réellement magnifique et l’image ci-dessus ne lui rend pas justice. Par contre, c’est vraiment le seul point positif que j’ai trouvé à ce manga.

Il reprend dans les grandes lignes le film jusque dans certains dialogues, chose que je savais et auquel je m’attendais, ce n’était donc pas un problème.
Connaissant l’histoire, pas de surprise mais j’ai été étonnée de constater que le récit a été bâclé. En effet, l’auteur a dû estimer que les transitions entre les différentes scènes étaient inutiles et c’est bien dommage. Par exemple, quand Belle se promène en ville et que tout à coup, sans raison, sans même avoir passé ne serait-ce qu’une porte, elle se retrouve à discuter avec le père Robert de sa bibliothèque qui rend leur petit monde plus grand, ça sonne faux et ça m’a laissée grandement dubitative… c’est quand même un moment marquant du film qui marque une sacrée différence avec le dessin animé et bien, ils n’ont même pas pris la peine de la dessiner – ça perd tout le sens que cela prenait dans le film !
J’ai vraiment eu l’impression qu’ils avaient fait ça à la va-vite et pourquoi se crever à faire un truc cohérent quand on peut juste surfer sur la vague du film parce qu’après tout, tout le monde l’a vu et peut combler les blancs, non ?

Maintenant passons aux dessins… argh !
Les décors sont très beaux et bien faits, la perspective a été respectée… enfin il me semble, je ne suis pas une experte. Mais honnêtement, ils auraient dû en rester à la création de décor.
Pour le personnage de Belle, c’est une catastrophe ! Y a un sérieux problème de proportionnalité. Le plus souvent, elle a une tête bien trop petite pour un corps bien trop long et trop carré : on dirait une buche sur patte. Alors j’ignore si c’est la tenue qui leur a posé souci, c’est fort possible parce que ça va mieux lorsqu’elle porte sa robe de bal, robe qui au passage est vraiment passe-partout alors qu’elle est censée être somptueuse. Bref, décevant.
J’ai trouvé que pour les mecs, y avait moins cette disproportion : enfin… si on exclut le fait que Gaston ressemble plus à un gorille qu’autre chose avec le style rookies (vous savez, comme les voyous dans les dessin-animés des années 80 avec leur banane en guise de coupe de cheveux et leur uniforme débraillé ?). Et ne parlons même pas du fait qu’il a au moins perdu 80 kg entre les premières et les dernières pages du mangas.
Par contre, le character design de la Bête est pas trop mal, il y a peu de fail.
Et rajoutons que dans l’action, les dessins sont vraiment sympas… mais il n’y en a pas assez pour que ça sauve. En même temps, ça ne devrait pas m’étonner, c’est un studio qui les a faits – ça me fait penser aux Dragon Ball Z quand la Toei Animation était chargé des dessins, étrangement, on y retrouve les mêmes soucis.

Mais bon, tout cela aurait pu passer si cela avait apporté quoique ce soit de plus par rapport au film ce qui n’est pas le cas. La quatrième de couverture nous annonce que ce manga va nous dévoiler les pensées de Belle mais il n’y a quasiment rien : le peu qui ressort n’est qu’évidence mais rien de plus profond.
Bref, c’est une grosse déception pour ce manga. J’ai le second, Le destin de la Bête, et j’avoue que je suis refroidie, l’envie de le lire n’est pas là…

Les enfants de la baleine, tome 02 – Abi Umeda

Titre: Les enfants de la baleine, tome 02
Auteur: Abi Umeda
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 190
Quatrième de couvertureLes enfants de la “Baleine de glaise”, gigantesque vaisseau prisonnier des sables, rêvent du monde par-delà les dunes.
Certains par curiosité, comme Chakuro, jeune scribe du navire.
D’autres par impatience, comme Ohni, leader d’une bande de délinquants.
Ils n’ont qu’une trentaine d’années à vivre et une terrible soif d’espoir, loin d’imaginer quel péril les attend, prêt à surgir des confins du désert…

Cela fait un long moment que j’ai lu le premier tome, en avril 2017 – ah, je pensais que ça remontait à plus loin… cela fait malgré tout bien trop longtemps à mon goût, il fut donc difficile de me plonger dans celui-ci et même le résumé qui est pourtant bien fait a à peine suffit à me remémorer tous les détails tant l’histoire est riche.

On débarque donc en plein combat… hum, qui sont les attaquants ? Pourquoi ?
Heureusement, le scénario est suffisamment bien écrit pour qu’on se rappelle, au fil des pages, les événements passés.
Les assaillants sont là pour récupérer le vaisseau échoué du nom de Lycos et, au passage, détruire la baleine de glaise sur laquelle vivent nos héros mais les choses ne se passent pas comme prévu principalement parce que les habitants de l’île, malgré leur côté pacifiste, ont décidé de se défendre comme ils peuvent.

J’ai beaucoup aimé ce second tome.
Les dessins y sont aussi beaux que dans le précédent même si j’ai toujours autant de mal à distinguer les garçons des filles.
Le contexte et les événements rendent l’atmosphère bien plus triste.
Le monde dans lequel vivent les personnages change irrémédiablement les obligeant à évoluer, à modifier leur schéma de pensée (Ohni qui désirait quitter la baleine se pose des questions… du moins, c’est l’impression que l’auteur nous donne) mais également leur vie. Attention, ce n’est pas le cas de tous, certains restent fidèles aux anciens, suivant aveuglément leurs ordres comme de braves petits soldats, quelque soient les conséquences ; on a donc droit à une confrontation intéressante et ce, après une pause permettant à chacun de faire son deuil.

Et comme souvent dans les dernières pages, l’auteur nous abandonne sur un détail qui suscite suffisamment l’intérêt du lecteur pour le pousser à lire le prochain. Je ne fais pas exception à la règle et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi – 3 BDs/Manga en moins de 24h – 30 points

Death Note, tome 03- Tsugumi Ohba & Takeshi Obata

Titre: Death Note, tome 03
Auteur: Tsugumi Ohba
Illustrateur: Takeshi Obata
Éditeur: Kana
Collection: Dark Kana
Nombre de pages: 208
Quatrième de couverture: La résidence de Light est placée sous surveillance vidéo.
L et Light se livrent un duel silencieux relayé par les caméras cachées dans la maison du jeune homme. Grâce à un habile stratagème, Light parvient à établir la preuve de son innocence. Cela n’empêche pas L d’avoir des soupçons de plus en plus forts et de passer à l’action. Parviendra-t-il à démasquer le mystérieux Kira ? ! !

Le duel continue entre Kira et L. Ce dernier a placé la maison de Yagami, entre autre, sous surveillance vidéo, seulement, c’était compter sans la chance et l’intelligence de Light qui a rapidement repéré qu’on était entré dans sa chambre et soupçonne alors la présence de caméra. Autant dire que ce n’est pas lui qui les localise, histoire de garder son anonymat. Il élabore alors tout un stratagème pour ôter tout doute quant à son « innocence » et c’est là qu’on voit qu’il est aussi tordu que génial.
Du coup, L n’a plus de piste et décide de rencontrer personnellement les suspects, dont Light, histoire de réduire à néant le faible pourcentage rapport aux soupçons qu’il avait sur le jeune homme. C’est pas de bol, ça ne fait que les renforcer.

Un troisième volume empli de manipulation et de rebondissements. Décidément, l’auteur n’est pas décidé à laisser le lecteur se reposer sur ses lauriers : quand on croit que l’histoire est suffisamment posée pour qu’on puisse prendre nos marques, un événement vient tout bouleverser et remettre en question nos certitudes. Je dois bien avouer qu’un tel scénario, ça tient du pur génie, de la folie ou du machiavélisme – choisissez votre combat.
Bref, un tome toujours aussi prenant et oppressant que les précédents.
Une fois de plus, j’ai beau connaître le plus gros de l’histoire, chaque volume me laisse sur le cul. De plus, je trouve que la manga avance rudement vite, je n’ai pas le souvenir que ce fut le cas dans l’animé.

J’ai adoré cette lecture, le duel entre Light et L est tout bonnement passionnant. Quant à la fin, elle laisse présager entre les deux une coopération plus proche de la rivalité qu’autre chose. Ça promet !

Akira, tome 14 : Consécration – Katsushiro Otomo

Titre: Consécration
Saga: Akira, tome 14
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 185
Quatrième de couvertureCe quatorzième et dernier volume d’Akira est un magnifique art-book présentant des dizaines de dessins inédits de ce manga incontournable.

Comme l’annonce le résumé, ce tome est un art-book.
On retrouve bon nombre d’illustrations inédites en France à l’époque – n’oublions pas qu’il est paru en 1996 dans notre beau pays, au temps des premiers balbutiements d’internet, il était donc difficile voire impossible de les trouver en quelques clics.

A l’heure actuelle, j’ai trouvé l’intérêt de ce volume très moyen, en raison des progrès du web.
En revanche, quand il est sorti, c’était une œuvre à posséder absolument dans sa collection pour tous les fans de art-books, surtout que la version noir et blanc était difficile à trouver.
Ce qui le rend malgré tout intéressant, c’est de pouvoir découvrir les illustrations de Katsuhiro Otomo dans leur forme originelle. On se rend compte que certaines sont aussi belles en couleur qu’en noir et blanc.
Quant à d’autres, comme les transformations de Tetsuo, elles sont nettement moins impressionnantes (cf image ci-contre).

Par contre, il faut bien avouer que l’auteur a le sens du détail, il nous en met plein la vue dans bon nombre de décor – je n’ose même pas imaginer les heures passées sur les bâtiments et leur perspective que ce soit lorsque les immeubles sont intacts ou écroulés.
Un boulot prodigieux.

En conclusion, un tome inutile mais intéressant malgré tout.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : La tapisserie des Black – lire toute une série de BD ou manga, minimum 4 tomes – 50 points

Akira, tome 13 : Feux – Katsushiro Otomo

Titre: Feux
Saga: Akira, tome 13
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 133
Quatrième de couvertureTandis que Néo-Tokyo s’effondre, Kaneda se fait engloutir par le monstre qu’est devenu Tetsuo. Il se retrouve plongé dans la mémoire de l’univers. Soutenue par Miyako et ses mutants, Kay semble être la seule à pouvoir arrêter Tetsuo dans sa mutation destructrice.
Voici donc la fin tant attendue de la saga apocalyptique de Katsuhiro Otomo.

Ce treizième volume est réellement ultra court. Quand les autres font tous aux alentours des 180 pages, celui-ci n’en contient que 133 et seulement 95 clôturent l’histoire d’Akira.
Pour les pages restantes, on a droit à des illustrations des diverses couvertures : japonaises, et américaines entre autre. Certaines sont très jolies, ce n’est pas le souci, mais j’en vois moyennement l’utilité et à choisir, j’aurais nettement préféré avoir une véritable conclusion et non une fin ouverte comme c’est le cas là.

Finalement, on a une bonne partie des réponses qu’on se posait depuis le début, même si certaines sont un peu floues et ont nécessité une seconde relecture : pourquoi a-t-on implanté ces pouvoirs aux enfants ? Que viennent faire Tetsuo et Kaneda dans cette histoire ? Comment se fait-il que Tetsuo n’ait pas développé ses pouvoirs avant et pourquoi n’a-t-il pas été repéré plus tôt ? Et surtout, ce qui est le plus important à mon sens, ce que les mutants ont vécu au laboratoire.
Donc jusqu’à ce moment, mes souvenirs de ce tome n’étaient pas trop dégueux, même s’ils se mélangeaient avec ceux du film. Par contre, pour la fin, le gros gros blanc ! Je ne m’en souvenais pas du tout. Donc quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un tel retournement de situation… et le mot est faible. J’en étais médusée.

La conclusion de cette saga est chouette. Ce qui me dérange le plus, c’est la fin ouverte ; sans compter qu’il est décevant de ne pas avoir de suite.
Bref, un tome que j’ai adoré bien qu’il fut beaucoup trop court.