Monster, tome 01 : Herr Doktor Tenma – Naoki Urasawa

monster-tome-1Titre: Herr Doktor Tenma
Saga: Monster, tome 01
Auteur: Naoki Urasawa
Éditeur: Kana
Collection:
Big Kana
Nombre de pages: 224
Quatrième de couverture: 1986, Düsseldorf, Allemagne de l’Ouest.
Un jour, le Dr Tenma décide d’ignorer l’ordre de son supérieur et sauve la vie d’un enfant. C’est ainsi que commence cette horrible histoire !

Ce n’était pas la première fois que je lisais le premier tome de Monster, par contre, je n’avais jamais terminé la série et c’est plutôt frustrant parce que je l’avais adoré.

Quinze ans après, je n’ai pas changé d’avis sur ce manga.
Les dessins d’Urasawa sont toujours aussi beaux, légèrement différents de ce qui se faisait à l’époque : des visages moins ronds, des yeux moins grands et pourtant, j’aime toujours autant. Ça n’a pas forcément très bien vieilli et la qualité du papier en est en partie responsable puisqu’il a jauni.
Mais au-delà de cela, l’histoire est absolument géniale, stressante à souhait surtout dans les dernières pages et chaque événement a sa raison d’être et est bien pensé.
Le personnage du docteur Tenma est travaillé et complexe : il est japonais et travaille en Allemagne, il est donc confronté à la différence de culture, il n’ose pas dire non au directeur de l’hôpital pour deux raisons, non seulement il est son patron mais aussi le père de sa fiancée.
monster-tome-1-p88C’est assez représentatif de l’image qu’on se fait des salariés japonais qui acceptent énormément sans broncher parce que leur chef le leur impose – mais le point fort du récit est que l’auteur ne passe pas au-dessus des sentiments de son personnage : ce n’est pas parce qu’il se montre soumis qu’il n’en souffre pas. Tenma est humain, il est doué dans son domaine mais ne se prend pas pour Dieu, même si au début, il obéit aux ordres sans se poser de questions, et ce, jusqu’à ce que sa conscience se réveille.
Un des autres personnages importants de ce manga, si on exclut Johann, c’est le commissaire Runge, il a un sacré charisme, je le trouve impressionnant autant que flippant par moment. Malheureusement, il est têtu et semble incapable de remettre en question ses conclusions ou de chercher un autre coupable que Tenma – on ne peut pas trop lui en vouloir : il est vrai que de son point de vue, le médecin fait  un coupable idéal.

C’est un coup de cœur. Je ne me souviens plus des masses de la suite, j’ai donc hâte d’avancer dans cette série.

Death Note, tome 01- Tsugumi Ohba & Takeshi Obata

death-note-1Titre: Death Note, tome 01
Auteur: Tsugumi Ohba
Illustrateur: Takeshi Obata
Éditeur:
Kana
Collection: Dark Kana
Nombre de pages: 210
Quatrième de couverture: Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes !! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort ! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…

Ça fait longtemps que je voulais lire ce manga. Il y a un certain nombre d’années maintenant, j’avais vu et adoré l’animé donc quand mon homme s’est procuré la série complète il y a quelques semaines, je m’étais promis de commencer la série avant la fin d’année. Voilà, c’est fait.

La version manga et animée sont très proches scénaristiquement parlant ; à tel point qu’il n’a pas été difficile de savoir ce qu’il allait se passer au fil des pages. Habituellement, je déteste ça, pourtant, pas pour Death Note, principalement parce que c’est une série tellement complexe, qu’il est impossible de se souvenir de tous les détails ; cela m’a donc permis de me rafraichir la mémoire (genre quel est le rôle du père de Yagami dans l’histoire).
De plus, les dessins sont tout aussi beaux que dans l’animé, je me suis régalée à contempler chaque détail, chaque expression que ce soit la bogossitude de Light ou l’horreur dépeinte sur le visage de Ryûk.

death-note-tome-1-p25Les personnages sont complexes :
Yagami est super intelligent, vicieux dans les pièges qu’il tend et de plus en plus tordu au fur et à mesure qu’on avance, je ne me souvenais plus que c’était à ce point…
Ryûk est un Shinigami, il est égal à lui-même, pas particulièrement mauvais, il joue son rôle, observe et, même s’il est assez vilain pour tenter son partenaire, il met un point d’honneur à ne pas intervenir.
L est malin mais mystérieux, il avance ses pions mais on n’en sait pas plus pour le moment.

Même si je connais toute l’histoire, je n’ai pas de mots pour dire à quel point j’ai adoré ce premier tome. C’est un gros coup de cœur.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Waddiwasi lire 3 BD ou mangas en moins de 24h – 10 points
(lu le 21 octobre de 10h à 11h30)
Lu avec le Manga Black Butler 10
et la BD La Petite Mort, tome 3

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 15/50

Black Butler 10 – Yana Toboso

black-butler-10Titre: Black Butler 10
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection:
Black Kana
Nombre de pages: 170
Quatrième de couverture: Plusieurs meurtres ont été commis à l’occasion d’une fête donnée au manoir de Phantomhive. Le maître des lieux, qui a perdu son majordome, se lance dans une enquête. Tandis que le mystère s’épaissit, la cape marron d’un pasteur au rire hautain voltige, voltige…

Dans ce dixième tome, on reprend l’enquête là ou on l’avait laissé : trois morts parmi les invités du manoir Phantomhive dont le majordome Sebastian. Le bon côté de la chose, c’est que cette petite histoire ne se prolongera pas dans le prochain.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché à cette aventure ; d’ailleurs, c’est sûrement celle que j’ai le moins aimé depuis le début de la saga. Comme stipulé lors de ma chronique du 9, on a toujours l’impression d’être dans un épisode de Détective Conan au niveau de l’ambiance, à cela près que je m’y suis ennuyée : il y a tout autant de blabla mais nettement moins de rebondissements et c’est là que ça m’a bloquée.
black-butler-10-p77De plus, on n’a quasiment aucun indice sur le meurtrier, même si un ou deux plans nous indiquant clairement d’où le meurtrier a pu opérer, pas de quoi étoffer une quelconque hypothèse. L’enquête se termine donc en fin de volume : l’assassin est découvert et cela ne m’a pas étonnée ; par contre, je n’ai pas trouvé le mobile super original. Sans compter que la conclusion, quant à Sebastian et ses relations avec le pasteur, est plus que prévisible, mais je n’en dirai pas plus.
Tout n’est pas non plus totalement négatif, j’ai aimé le fait de pouvoir en apprendre davantage sur le recrutement des domestiques de Ciel, mais ce sont quelques images fugaces, pas de quoi relever foncièrement le niveau… finalement, je crois que c’est le seul détail que j’ai apprécié, c’est un peu faiblard.

Bref, inutile de s’étendre sur la question : c’était une déception, malheureusement.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Waddiwasi lire 3 BD ou mangas en moins de 24h – 10 points
(commencé le 20 octobre à 18h, fini le 21 octobre à 10h)
Lu avec le Manga Death Note, tome 1
et la BD La Petite Mort, tome 3

L’infirmerie après les cours, tome 8 – Setona Mizushiro

linfirmerie-apres-les-cours-tome-8Titre: L’infirmerie après les cours, tome 8
Auteur: Setona Mizushiro
Éditeur: Asuka
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture
: “Peu importe ce que tu es, je t’accepterai”…
Mashiro a enfin réussi à avouer ses sentiments et ces paroles viennent mettre le trouble dans le cœur de So.
Kuréha, forte de sa résolution, participera-t-elle de nouveau au “cours” !?

J’avais hâte de le commencer et de retrouver nos héros dans leur combat onirique à l’infirmerie. J’espérais que ce soit aussi glauque que les précédents malheureusement, ça n’a pas été le cas pour ce huitième tome.
Les dessins sont toujours aussi sympathiques, mais cette fois-ci, je me suis moins attardée sur certaines planches, je les ai trouvées beaucoup moins belles, moins douces pour certaines, bien trop pour d’autres. De mon point de vue, moins de sentiments transparaissaient à travers les images et c’est dommage.

linfirmerie-apres-les-cours-tome-8-kurehaLes choses s’améliorent pour Kuréha qui prend enfin sa vie en main, ce qui est une très bonne chose ; les relations entre So et Mashiro semblent enfin avoir trouvé un équilibre et chacun s’accepte tel qu’il est – c’est beau de rêver.
Les personnages m’ont un peu énervée, principalement parce qu’on ne les sent pas suffisamment stables avec leurs décisions, ils continuent à jouer les girouettes alors que je pensais que c’était enfin réglé.
On en apprend davantage sur l’un des membres du club de kendo, Koichiro Kurosaki, mais comme je ne l’aime pas, cela m’a laissée plutôt indifférente.

J’ai bien aimé ce huitième tome mais cela reste quand même une petite déception, je pensais que ça bougerait davantage, après tout, plus que deux tomes et c’est fini ; sans compter qu’en avant-propos, l’auteur précise que « les événements s’accélèrent déjà »… Mouais ben je n’ai pas eu besoin plus que cela de m’accrocher : il ne se passe pas grand chose, c’était plutôt plat.

Black Butler 9 – Yana Toboso

Black Butler 9Titre: Black Butler 9
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection: Black Kana
Nombre de pages: 178
Quatrième de couverture: Peu de temps après le dénouement de l’affaire du cirque, les majordomes de la reine font intrusion dans le manoir de Phantomhive. Un drame se produit pendant le banquet organisé un soir de tempête. Le rideau écarlate retombe sur la silhouette du majordome, qui ferme les yeux, pressentant le sort qui l’attend…

Étant donné que le 8ème volume termine l’histoire du cirque, on commence sur une toute nouvelle histoire : la reine transmet un message à Ciel par l’intermédiaire de ses deux secrétaires d’un genre un peu particulier. Le manoir Phantomhive doit accueillir un invité allemand, l’occasion d’organiser un banquet comme stipulé dans le résumé.

 Black Butler 9 p109J’ai eu du mal à me replonger dans l’univers de Black Butler, principalement parce que dès le chapitre 39, on découvre un jeune homme dont on ne sait rien, pas même le nom et qui ne comprend pas pourquoi il a reçu une invitation ; on n’a donc aucun doute sur le fait qu’il n’est pas l’allemand attendu mais du coup, on est aussi perdu que lui. Ça a un peu monopolisé mon attention d’où ma difficulté à rentrer dans l’histoire et à m’imprégner de l’atmosphère.
J’ai vraiment commencé à aimer ce tome lorsque le premier drame est survenu – oui, il y en a un certain nombre dont un auquel je ne crois pas du tout mais je ne serai fixée que lors du prochain volume. Cette fois, l’ambiance n’est pas celle qu’on retrouve habituellement dans cette série, j’ai davantage eu la sensation de lire un mélange entre Black Butler et Detective Conan ; ce n’était pas déplaisant mais plutôt étonnant.

Pour les personnages, je n’ai pas grand chose à en dire : Ciel reste ce gamin mystérieux qui sait ce qu’il veut, Sebastian est toujours aussi excessivement prévoyant, les domestiques ont un peu moins d’attraits maintenant que leur secret est éventé, les invités sont assez inintéressants quant aux secrétaires de la reine, « les double Charles », ils m’ont énervée, je ne les aime pas du tout.

Malgré cela, j’ai adoré ma lecture et surtout l’ambiance mise en place, c’est bien agréable et ça change.