À tes côtés, tome 1 – Megumi Morino

Titre : À tes côtés, tome 1
Auteur : Megumi Morino
Éditeur : Akata
Nombre de pages : 188
Quatrième de couverture : Quand un après-midi d’hiver enneigé, Hotaru tend son parapluie à Hanoï, un de ses camarades de lycée qui vient de se faire larguer, elle n’imaginait pas encore que c’était le début d’une nouvelle histoire. En effet, ce garçon de la classe d’à côté débarque le lendemain, pour lui faire une déclaration d’amour… alors qu’il ne la connaît pas vraiment. Déstabilisée, elle finit pourtant par accepter d’essayer de sortir avec lui jusqu’à Noël. Et si derrière des apparences trompeuses, la rencontre de ces deux-là était en réalité le fruit du destin ?

Avant l’opération 48hBD, je ne connaissais pas ce titre. Je l’avais vu à la médiathèque, mais comme souvent pour les shôjo, je regarde ce qui sort, mais je n’arrive jamais à me décider pour en emprunter. Sans vouloir généraliser, c’est souvent trop neuneu pour moi.

Hotaru assiste à la rupture d’Hananoi. Quand elle sort, il pleut et elle a un geste gentil : elle abrite de son parapluie le jeune homme qui s’attache alors à elle.
Il lui demande de sortir avec lui, mais notre héroïne n’est jamais tombée amoureuse, elle décide de tenter l’expérience jusqu’à Noël et de voir si elle parvient à ressentir de l’amour pour le beau gosse du lycée qui lui fait la cour.

J’adore Hotaru. Elle est honnête : quand elle accepte de tenter l’aventure avec Hananoi, elle ne lui cache pas ce qu’il en est réellement de leur relation. Elle est douce, naturelle et se montre attentive aux autres : elle remarque les petits détails, encourage son petit copain à prendre soin de lui-même et pas seulement d’elle. J’ai aimé sa façon d’être avec lui.
Par contre Hananoi m’a saoulée. Il est certes attentionné, mais à l’extrême : je l’ai trouvé envahissant, étouffant. Surtout, il y a quelque chose qui me dérange chez lui. Sa gentillesse sonne faux. Et puis c’est quoi cette coupe de cheveux ? Au début, il avait la classe, mais avec ses cheveux courts, il ressemble à rien.

Au niveau de l’histoire, c’est du shôjo classique, sans grande surprise. De jolis dessins, des scènes toutes douces et zen.
C’était plaisant de parcourir les pages de ce manga, de contempler les visages expressifs des personnages : la mangaka a un talent certain pour nous faire passer les émotions de ses héros à travers un simple regard.

J’ai bien aimé cette lecture, j’emprunterai sûrement la suite à la médiathèque pour voir comment ça avance.

Les Carnets de l’Apothicaire, tome 2 – Hyuga Natsu, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’Apothicaire, tome 2
Auteur : Hyuga Natsu
Illustrations : Nekokurage
Scénario : Itsuki Nanao
Éditeur : Ki-oon (Seinen)
Nombre de pages : 178
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Désormais dame de compagnie et goûteuse au service de Gyokuyo, l’une des concubines favorites de l’empereur, Mao Mao commence une nouvelle vie ! Alors qu’elle vient tout juste d’arriver au pavillon de Jade, elle se forge très vite une réputation d’excellente apothicaire, à tel point que l’empereur en personne la convoque…
Il lui faut maintenant s’acquitter d’une mission de taille : trouver la cause du mal qui ronge Lifa, la mère du petit prince décédé. Malheureusement, la tâche est encore plus difficile que prévu ! En effet, pour guérir sa patiente, la jeune fille va d’abord devoir se confronter aux femmes du pavillon de Cristal…

Je ne sais pas trop quoi dire au sujet de cette lecture : je l’ai dévorée, impossible de m’arrêter.

Dans ce second tome, Mao Mao est chargée par l’empereur lui-même de sauver la vie de Lifa qui a été empoisonnée par la poudre blanche dont elle se farde. La tâche n’est pas aisée, ses dames de compagnie lui donnent du fil à retordre. Quand notre héroïne découvre à quel point, elle pète une pile et dévoile son véritable caractère. C’était aussi impressionnant que bon de la voir s’affirmer.
Les deux tiers suivants sont une invitation pour la réception de plein air qui a lieu au printemps : quatre des concubines de l’empereur sont conviées aux festivités sous les tentes tandis que leurs dames de compagnie doivent attendre et se les geler dehors.
C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec les autres concubines, leur histoire et le passé qui les unit, surtout Ushu.

Il y a beaucoup de points forts dans ce second tome :
– le caractère de Lifa est définie : elle est fière, mais nullement arrogante et j’ai aimé cet éclaircissement.
– des détails sur ce qu’a vécu Mao Mao dans le quartier des plaisirs et ça touche Jinshi – et moi aussi optionnellement (pas surprenant, mais un peu dur)
– des intrigues que la jeune apothicaire résout.

Les dessins sont superbes, j’ai pris un plaisir immense à détailler les visages des personnages, leurs vêtements, les décors. Déjà dans le premier, ils étaient beaux, mais là, c’est encore mieux.
Au niveau de l’histoire, je craignais que ce ne soit un peu redondant : une énigme médicale résolue en cinq sept par Mao Mao. Il y a un peu de ça, mais derrière, il y a un véritable contexte politique qui se met en place et ça m’a plu.

C’est un coup de cœur pour ce second tome et j’ai hâte de lire le troisième qui m’attend bien sagement dans ma Pile à Lire.

Elfen Lied, double, tome 3 – Lynn Okamoto

Titre : Elfen Lied, double, tome 3
Auteur : Lynn Okamoto
Éditeur : Delcourt-Tonkam (Seinen)
Nombre de pages : 445
Quatrième de couverture : Après s’être remémoré ses souvenirs d’enfance, Nyu décide de s’éloigner de Kôta. Mais au contact de ce dernier, si gentil, elle change d’avis et retourne vivre à la villa Kaede. De son côté, Nana, dont le directeur du laboratoire Kakuzawa avait ordonné l’exécution, est sauvée in-extremis par Kurama, qui l’aide à s’échapper. Durant sa fuite, elle tombe nez-à-nez avec Bandô qui arrive à la convaincre de l’aider à retrouver Nyu, leur ennemie commune.

Ça fait quelques temps que ça sent la série harem et ça se confirme dans ce troisième tome.

Trois nouvelles intègrent ces pages :
Nozomi, une amie de Yuka, qui vient répéter sa musique chez Kôta parce que ses parents ne veulent pas qu’elle embrasse une carrière musicale. J’aime bien le personnage, mais on la voit surtout dans la première moitié. A partir de là, elle fait juste de la figuration… dommage.
Nana ou numéro 7 : elle aurait dû être euthanasiée, mais Kuruma l’a sauvée. Elle rencontre Mayu qui se prend d’affection pour cette dicronius seule et perdue. Elle est cohérente avec son caractère dans les précédents tomes. J’ai aimé les moments où elle découvre la vie d’une jeune femme normale et les plaisirs humains (le bain chaud, la bouffe, etc) Elle reste très/trop attachée à son « papa », à voir si elle trahira Kôta et Nyu pour lui par la suite.
Mayuka ou numéro 35, fille biologique de Kuruma, super dangereuse et incontrôlable. Elle est chargée de tuer Lucy et Nana. Elle se montre cruelle et je ne suis pas certaine que ça me plaise… si encore c’était réfléchi, un réel choix en toute conscience, ça serait passé, mais là, c’est puéril, c’est le caprice égoïste d’une enfant qui s’ennuie.

On ne voit pas tellement Nyu dans ce troisième tome. Tous les personnages qui sont apparus depuis le début de cette série ont des moments rien qu’à eux et ça prend de la place dans l’histoire. Pas mal de passages se passent dans le laboratoire avec le vieux fou (j’ai un trou sur le nom et j’ai la flemme de chercher).
Les dessins s’améliorent, du moins j’ai l’impression. Les décors m’ont semblé plus soignés, les vêtements plus travaillés, les corps moins maigrichons.

J’ai passé un agréable moment avec cette lecture que j’ai adorée. J’ai hâte de lire le quatrième tome qui est dans ma Pile à Lire.

L’enfant du Dragon fantôme, tome 2 – Ichi Yukishiro

Titre : L’enfant du Dragon fantôme, tome 2
Auteur : Ichi Yukishiro
Éditeur : Komikku
Nombre de pages : 175
Quatrième de couverture : Eve, une petite sorcière délaissée et Dodo, l’âme d’un vieux dragon ramenée sur terre par magie, continuent de rechercher les enfants de ce dernier. Avec l’aide de Yule, le remplaçant du patron de l’auberge où ils logent, ils créent « le bureau des demandes de la sorcière » qui rencontre un grand succès. C’est alors que cette merveilleuse famille croise la route d’une mystérieuse cliente tombée du ciel…

J’avais adoré le premier tome de ce manga et j’avais hâte de découvrir celui-ci. Le souci, c’est que ça remonte à tellement loin que je ne me souvenais quasiment pas de l’histoire. Heureusement, au début, on a un résumé complet et la relecture de ma chronique ma bien aidé.
Malgré cela, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, je pense que c’est principalement dû à la présence d’un nouveau personnage qui me laisse dubitative.

Et puis dans les premières pages, il ne se passe pas grand-chose, jusqu’à ce qu’Eve, Dodo et l’elfe Rosé rencontrent le nain Molda : il recherche le tueur de dragon parce que les siens ont trouvé un œuf dans une exploitation minière naine et qu’ils craignent que ce ne soit celui d’un dragon.
Tous les quatre s’y rendent afin de déterminer l’espèce à qui l’œuf appartient. Mais quand ils arrivent, la coquille est ouverte : il semblerait que quelqu’un a aidé le dragonneau à sortir.

On découvre de nouveaux personnages, certains plus importants que d’autres :
l’elfe Rosé. Je ne sais pas trop quoi penser d’elle, elle semble sympathique, mais quelque chose me dérange chez elle, et ce n’est pas que le fait qu’elle manipule les gens pour s’attirer leur sympathie, probablement avec un charme. Et si j’en crois la postface, c’est un personnage qui restera ou qui reviendra.
le nain Molda qui m’a laissée indifférente, mais il nous donne l’occasion de découvrir le village des nains.
Rutile, la petite-fille du personnage précédent. Elle est jeune, têtue mais pas très futée. Comme pour son grand-père, je ne suis pas certaine qu’on la revoit… quoique…

Les dessins sont aussi beaux que dans le premier tome. Le character design m’a plu, mais dans les premières pages, on a l’impression que le mangaka a tellement travaillé sur l’apparence de l’elfe que celle d’Eve a été négligée. C’est un peu dommage. Heureusement, ça ne dure pas longtemps.
J’ai de nouveau pris un plaisir fou à m’attarder sur les illustrations des dragons, ils sont absolument magnifiques !

J’ai beaucoup aimé ce second tome, moins que le premier quand même. J’ai eu l’impression que ça n’avançait pas vraiment et que ça risquait de tourner en rond. Aucun doute sur le fait que je prendrai le suivant qui n’est même pas encore sorti au Japon… zuteuh !

To your eternity, tome 01 – Yoshitoki Oima

Titre : To your eternity, tome 01
Auteur : Yoshitoki Oima
Éditeur : Pika (Shônen)
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

Je n’ai qu’un mot à dire sur cette lecture : Waouh ! Pourtant le début n’annonçait rien de transcendant.

Quelqu’un… une force supérieure… a déposé sur terre une boule… qui progressivement se transforme en pierre, puis en mousse, puis en loup blessé. Heureusement, on finit presque par oublier ce prologue fort étrange.
Le loup erre un temps puis trouve enfin une maison et surtout celui qui fut son maître ou son ami. L’adolescent vit seul au milieu de nulle part, sur une terre gelée. Il habite dans un village, mais tous les habitants l’ont abandonné ainsi que tous les vieillards afin de trouver un endroit moins difficile où vivre. Maintenant que le garçon a retrouvé son compagnon à quatre pattes, il décide de suivre les traces des villageois.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne une telle tournure. C’était triste, gore, dur, et angoissant. Je pensais que le duo resterait ensemble pendant plusieurs tomes et que le récit tournerait autour de leur amitié, de l’évolution de Joan au contact du jeune homme, mais ce n’est pas le cas. C’était pour le moins surprenant.
J’ai autant aimé les passages avec le gamin des glaces que ceux avec March ou Palona. Pour le moment, j’ai apprécié tous les personnages et aucun ne m’a déplu, pas même celle qui est chargée du sacrifice.

Les dessins sont superbes. J’ai pris un plaisir fou à les détailler. Certaines vignettes m’ont laissée un goût d’étrangeté : les poses de la créature sont inhumaines, dérangeantes, grotesques… En fait, le plus impressionnant est que cette lecture m’a fait passer à travers tout un panel d’émotions allant de la sérénité, à l’attachement, à la tristesse, au dégoût, à la colère et j’en passe… et c’est passé aussi bien par les dessins que par le récit.

C’est un coup de cœur pour ce premier tome qui m’a captivée au point qu’il a été difficile de m’interrompre pour la nuit.