L’Atelier des Sorciers, tome 10 – Kamome Shirahama

Titre : L’Atelier des Sorciers, tome 10
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : Pika
Nombre de pages : 156
Quatrième de couverture : Ininia, la mystérieuse sorcière complice de Kustas, a passé des bracelets ensorcelés à Coco et à Tarta pour les contraindre à participer au défilé de la Nuit d’argent. Alors qu’ils se creusent les méninges pour savoir quelle invention magique présenter, ils croisent la route de Dagda. Mais ce dernier est marqué sur la poitrine d’un pentacle illégal. De son côté, Tetia fait la rencontre d’un jeune humain, loin d’être banal, qui semble être très intéressé par le monde des sorciers…

C’est la première fois que je ne sais pas quoi dire sur ce manga… peut-être parce que je n’ai pas pris le temps de le lire d’une traite, et ça m’a coupé dans mon élan plus d’une fois. Les antibiotiques me fatiguent pas mal et j’utilise l’énergie qu’il me reste pour coder, pas pour lire.

J’ai lu le 9 il y a si longtemps que je ne me rappelle pas de tous les détails, ce qui est rare pour cette saga. Heureusement, ma chronique du tome précédent était là pour me rafraîchir la mémoire.
N’empêche que c’était étrange de commencer ce dixième tome par un tout autre personnage que Coco.
Titia rencontre un jeune garçon, Eoleo, qui fuit toute une troupe de poursuivants. À la façon dont il est vêtu et à ses manières, il ne m’a pas été difficile de conclure que c’était un fils de riche. Il est plutôt sympathique et j’apprécie le duo qu’il forme avec sa nouvelle amie.
Agathe doit participer à la nuit du défilé d’argent. Elle veut le remporter et se met une pression de malade, ce qui est compréhensible quand on sait qui est sa mère.
Le soir-même, Coco annonce à Kieffrey qu’elle veut participer au concours… hein ? Mais elle et Tarta n’étaient pas face à Ininia dans le tome précédent ?
Et bam, flashback !

Ce dixième tome reprend un morceau de l’histoire de Kustas et Dagda. En temps normal, j’aurais trouvé ça super émouvant, mais là, pas tant que ça. Je pense que c’est ma situation actuelle qui a fait que ça n’a pas pris et c’est dommage : ce matin, j’ai lu un tiers sans m’arrêter et j’étais déjà plus dans le mood.
Le récit est intéressant, on découvre un peu plus l’ambiance relationnelle entre humains, sorciers ; la confrérie du capuchon noir et la milice. Des petits détails sont révélés de-ci de-là et j’ai adoré ça.

J’ai surtout pris plaisir à contempler les illustrations. Elles me fascinent toujours autant et elles contribuent à rendre cette saga si géniale.
J’ai bien aimé ce dixième tome, même si je regrette de ne pas avoir pu lui consacrer le temps nécessaire pour l’apprécier à sa juste valeur.

La dame chouette des îles bouillantes
(Sorcière / Magie / Malédiction / École / Parcours initiatique / Amitié)

Balade au Crépuscule, tome 1 – Tomohi

Titre : Balade au Crépuscule, tome 1
Auteur : Tomohi
Éditeur : Noeve grafx
Nombre de pages : 130
Quatrième de couverture : Akane fait partie de la rédaction du journal de son lycée et a été désignée pour écrire les chroniques des lieux hantés de sa petite ville. Angoissée à l’idée de les visiter seule, elle invite dans ses escapades Fujino, nouvelle élève réservée et solitaire.
Ensemble, elles découvrent des recoins de la ville que la nouvelle venue comme l’habituée des lieux ignoraient, créant ensemble les souvenirs d’une amitié naissante dans la lumière déclinante.

Je vais être cash : j’ai pris ce manga parce que la couverture me plaisait, le titre me donnait envie de partir en balade au crépuscule avec les héroïnes et les dessins partagés sur la banderole m’enthousiasmaient. Malheureusement, il est loin de tenir ses promesses. J’ignore si c’est la qualité de l’impression qui pêche, mais les aquarelles en noir et blanc sont beaucoup trop sombres, les contrastes pas suffisants pour qu’on puisse distinguer les détails sans s’abîmer les yeux et les nuances au niveau des différentes teintes manquent de subtilités. C’était assez déplaisant, au final. J’espérais que les illustrations seraient aussi superbes que dans Blue Period, mais ce n’est pas le cas. Dommage ! Par contre, les passages en couleurs sont très chouettes et j’aurais mieux apprécié ce manga s’il avait entièrement été coloré.

L’histoire passe bien : Akane Ninamura fait partie du club de journalistes et elle est chargée d’écrire des articles sur les lieux hantés dont parlent les lycéens de son école. Cette mission l’angoisse. Elle propose à la nouvelle, Amemura, de l’accompagner. Cette dernière accepte, c’est l’occasion de découvrir la ville et de se créer des souvenirs. C’est le début d’une grande amitié.

J’ai bien aimé les deux héroïnes et leur relation. Elles sont touchantes. Elles se suffisent à elles-mêmes, pourtant je trouve qu’il manque des détails sur leur relation avec leur entourage, sur le passé de Amemura. Ça les auraient rendues plus réelles et m’aurait permis de m’y attacher.
Il y a une explication rationnelle pour chaque lieu hanté qu’elles visitent – et y en a bizarrement beaucoup dans la villes qu’elles habitent. C’était assez sympa de rationaliser tout ça.

Ça aurait pu me plaire comme lecture, mais si je suis honnête avec moi-même, je dois bien avouer que ça m’a déçue, je m’attendais à mieux.

Sorcière d’un autre monde, tome 1 – Sora & Tail Yuzuhara

Titre : Sorcière d’un autre monde, tome 1
Auteurs : Sora & Tail Yuzuhara
Éditeur : Delcourt-Tonkam
Nombre de pages : 195
Quatrième de couverture : Le jour où elle atteint ses 18 ans… Alors qu’elle s’était enfin décidée à quitter sa chambre pour découvrir le monde extérieur, Sena est victime d’un accident de la route. À sa grande surprise, elle se réincarne dans un univers où la magie existe. Crainte par son entourage, qui la considère comme une sorcière, Sena est obligée de vivre recluse dans la forêt de Roodfarah jusqu’au jour où Keith, un prince se présente à elle…

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce manga. Je l’ai pris parce que la couverture et les dessins me plaisaient énormément.
Quant à l’histoire, elle est pas mal non plus.

Sena était une lycéenne, une hikikomori plus précisément, c’est-à-dire une personne qui vit recluse chez elle. Le jour de ses 18 ans, elle se décide de retourner en cours, et manque de bol, elle se fait écraser et meurt. Elle se réincarne dans un autre monde (un monde de fantasy) en tant que sorcière, malheureusement, elle n’a que deux pouvoirs : extinction et explosion, ce qui pose de gros problèmes. Pour la protéger, sa mère l’emmène vivre au fin fond d’une forêt et Sena y reste en recluse, même après le décès de sa mère.

L’histoire ne semble pas très originale, pourtant elle le devient au fil des pages : la tournure que prend le récit est surprenante.
En ce qui concerne Sena, je l’aime beaucoup, je n’ai eu aucun mal à m’y attacher. Pour que mon adhésion soit totale, il me manque juste la raison pour laquelle elle s’est enfermée chez elle dans notre monde – je soupçonne un cas de harcèlement scolaire, mais on n’en a pas la confirmation.
Keith est sympathique et je crois que je l’aime bien, à voire dans les prochains comment il évolue.
Les autres personnages me plaisent bien également.
J’ai adoré ce premier tome et j’ai hâte de lire le suivant.

Deep sea aquarium Magmell, tome 3 – Kiyomi Sugishita

Titre : Deep sea aquarium Magmell, tome 3
Auteur : Kiyomi Sugishita
Éditeur : Vega / Dupuis
Nombre de pages : 191
Quatrième de couverture : Aujourd’hui encore, le Deep sea aquarium Magmell est fréquenté par des visiteurs de tout genres, qui souhaitent rencontrer les créatures abyssales les plus diverses.
Une maîtresse du primaire s’évanouit soudain devant l’aquarium du nautile, alors qu’elle accompagnait une classe d’élèves pour leur journée dessin…
De son côté, Kôtarô Tenjô commence à trouver ses repères dans son travail de soigneur. Mais un jour, le directeur lui confie une nouvelle tâche importante : la présentation de la faune sous-marine aux visiteurs. Complètement stressé par sa première grande mission, réussira-t-il néanmoins à transmettre sa passion pour les créatures abyssales ?!

Je n’étais pas motivée plus que ça pour lire ce troisième tome. Je savais que je passerai un bon moment, mais que ça ne serait pas non plus passionnant.

On continue de suivre Kôtarô en tant qu’apprenti soigneur. Il évolue parmi les employés de l’aquarium Magmell et c’est Asahi qui est chargé de le former. Ce dernier est loin d’être sympathique avec notre héros, il utilise souvent l’ironie quand il s’adresse à Kôtarô, mais comme l’apprenti prend tout au premier degré, il ne comprend pas, ce qui rend leurs échanges amusants.

Comme pour les tomes précédents, c’est une suite de chapitres « tranche de vie » qui mettent en parallèle une créature avec le récit.
Y a surtout deux histoires que j’ai aimées :
– celle où Kôtarô va avec Lan (le cuistot) voir un film sur une créature des abysses, sauf que c’est de l’horreur – il est le seul à ne pas l’avoir vu venir – et il doit faire sa première nuit de guet à l’aquarium avec l’énigmatique Haru. Ça m’a bien fait rire.
– celle sur le passé de Shinya et sa relation avec Oki, son mentor. Je trouve ce duo d’autant plus attachant.
Et comme dans les précédents, on a des révélations plus ou moins importantes sur le père de Kôtarô pour nous inciter à continuer l’aventure et découvrir ce qu’il est advenu de lui.

Ce n’est pas une lecture génialissime, mais ça a le mérite de m’avoir fait passer un bon moment. En conclusion, j’ai bien aimé ce troisième tome – je crois que c’est mon préféré des trois. Il faudra que je me procure les prochains à l’occasion.

Les Chefs-d’œuvre de Junji Ito, tome 1 – Junji Ito

Titre : Les Chefs-d’œuvre de Junji Ito, tome 1
Auteur : Junji Ito
Éditeur : Mangetsu
Format : E-book
Nombre de pages : 400
Quatrième de couverture : Neuf histoires exceptionnelles de Junji Ito, publiées au sein du magazine Asahi Shinbun, selectionnées parmi le meilleur du mangaka. Cette oeuvre en deux volumes, inédite en France et contenant de nombreux bonus, s’intègre dans une collection grand format, à la fabrication soignée, spécialement dédiée au maître de l’horreur.
Cette édition bénéficie d’une préface d’Alt236 (Berserk : À l’encre des ténèbres, Astra Mortem) et d’une analyse en fin d’ouvrage par Morolian, spécialiste francophone de l’auteur.

C’est une compilation de nouvelles écrites et dessinées par Junji Ito, le maître de l’horreur manga.
Chaque récit est suivi d’un texte de l’auteur expliquant son choix, son inspiration. J’ai trouvé ça super intéressant.

J’avais profité d’une offre promotionnelle (une des op allstars, il me semble) pour me prendre ce manga en e-book. Le point positif est que je l’ai eu à petit prix, l’inconvénient est la taille de ma liseuse : elle est de format poche pour un manga en format A5, pour les illustrations ça ne pose pas de soucis, elles sont toujours aussi belles, mais le texte ne s’y prête pas, il était beaucoup trop petit ce qui n’était pas très agréable.
C’est un tout petit bémol qui ne m’a pas empêcher de trouver ce manga génial : c’est un coup de cœur pour ce premier tome.

Le vieux vinyle : l’héroïne se rend souvent chez son amie Ogawa afin d’écouter un vinyle dont le chant d’une obscure chanteuse la captive. Elle demande à sa copine si elle peut lui prêter le disque, mais cette dernière refuse. La demoiselle n’en reste pas là et vole l’objet tant convoité.
Une entrée en matière assez lente, un récit malgré tout rythmé. J’avais hâte de découvrir jusqu’à quel degré l’héroïne pète sa pile.

Frissons : la voisine de Yûji est malade. Quand le médecin vient la soigner, elle hurle, ce qui perturbe notre héros. Régulièrement, elle se montre à la fenêtre en pointant son jardin du doigt, laissant apparaître un bras couvert de trous. Yûji a déjà vu ça chez son grand-père. Quel lien y a-t-il entre les deux ?
J’ai eu la bonne idée de le lire au petit déjeuner, me disant que le premier a été light donc que ça passerait. PAs du tout, celui-ci l’est moins.
J’y ai retrouvé tout le mystère et le bizarre qui me plaît tant dans les nouvelles de Junji Ito.

Le mannequin : Iwasaki découvre dans un magazine, un mannequin au visage monstrueux. Son apparence est tellement effrayante qu’il a du mal à dormir et à se concentrer sur son travail. Il finit par s’en remettre jusqu’au jour où son équipe de tournage recrute une actrice et devinez qui postule ?
J’avoue que je comprends Iwasaki : elle fait vraiment froid dans le dos et elle est dérangeante, un truc de malade. C’est une histoire que je connaissais, j’ignore où j’ai pu la lire, n’empêche que j’ai tout du long eu une sensation de déjà-lu mêlée à la certitude des événements futurs.

Les ballons pendus : Kazuko est enfermée chez elle depuis plusieurs jours, tandis que sa propre voix venant du dehors l’appelle. Tout a commencé à dérailler lorsque sa meilleure amie qui ne supportait plus le monde du show-business dans lequel elle évoluait a mis fin à ses jours.
Une nouvelle qui met un peu de temps à se mettre en place, mais il faut bien ça puisque le récit nécessite un contexte détaillé. C’était bien glauque et dérangeant.

Le castelet : Haruhiko vit sur les routes avec son père (un artiste itinérant), son frère et sa sœur. Sa famille donne des spectacles de marionnettes – je sens que ça n’augure rien de bon pour la suite.
Je m’attendais à ce que l’histoire prenne ce genre de tournure, mais bien des points m’ont surprise. L’auteur a été une fois de plus bien au-delà de tout ce que j’imaginais et c’est super « agréable » de découvrir des récits inattendus.

Le peintre : c’est la nouvelle qui a inspiré Tomie. Un peintre réalise une série de peinture sur le même modèle. Mais lorsqu’il rencontre Tomie, il trouve finalement son modèle actuel fade. Il est fascinée par cette nouvelles rencontre et devient obsédé par Tomie.
Certains passages ont été repris dans Tomie parce que je me les rappelle bien, pour d’autres, je ne sais plus.
J’ai adoré retrouvé ce personnage et sa genèse.

Un rêve sans fin : Mami a tellement peur de mourir et d’être plongée dans le néant qu’elle est enfermée à l’hôpital. Son médecin traite en parallèle un homme, Tetsurō, qui a l’impression que ses rêves durent une éternité. Les deux personnages ont-ils un lien ?
J’ai trouvé cette nouvelle intéressante, du moins le sujet qu’elle aborde : la perception du temps différente selon les personnes. Elle n’était pas aussi angoissante que d’autres, mais ça n’enlève rien à la qualité du récit.

La lignée : Risa rentre chez elle, accompagnée de son petit ami, Makita. Elle a subi un choc et a perdu la mémoire.
Dès le début, je me suis méfiée du camarade de la jeune fille. Il peut lui raconter ce qu’il veut, elle ne se souvient de rien. Finalement, la vérité est encore plus dégueulasse que ce que j’imaginais.

Lipidémie : Yui vit avec son père et son frère, au-dessus du restaurant de son paternel. Les mur sont recouverts de graisse, tout comme la peau des deux membres de sa famille. Ça rend son frangin complètement fou.
Ça m’a beaucoup fait penser à l’Abura-akago, un yokai qui lèche l’huile des lampes à huile, ce n’est pas ce qui a inspiré Junji Ito, mais ça aurait pu. Quelques passages étaient dégoûtants à souhait.

Le mannequin, cadrage maudit : Eimi est engagée par une boîte de mannequinât. Elle rencontre une collègue à l’apparence effrayante, Fuchi qu’on a déjà rencontré auparavant dans la nouvelle « le mannequin ».
C’était hyper court… trop rapide pour que l’angoisse monte. Ça ne l’empêche pourtant pas d’être gore.