La Voleuse sans Ombre – Emily Gee

Titre : La Voleuse sans Ombre
Auteur : Emily Gee
Éditeur :Bragelonne
Nombre de pages : 403
Quatrième de couvertureGrâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se rendre invisible. Un don partagé par son frère Hantje et qui ferait d’eux des voleurs hors pair, s’ils n’avaient renoncé cet héritage et refusé de devenir de véritables  » spectres  » s’enrichissant grâce à des larcins faciles. Pourtant, un matin, Hantje a franchi l’interdit. Tandis qu’il dérobait les trésors des salamandres, cruelles créatures avides d’or et de pierreries, il s’est fait capturer. En échange de la liberté de son frère, Melke doit à son tour enfreindre sa promesse et voler pour le compte des salamandres un collier détenu par les descendants d’un famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eu une horrible malédiction. Un insupportable dilemme commence alors pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle des gens qu’elle doit condamner pour le sauver…

Je n’attendais rien de cette lecture. Comme à chaque fois, j’espérais passer un bon moment, mais rien n’était moins sûr, surtout que j’y suis allée à l’aveugle : je n’avais pas lu la quatrième de couverture, ni aucun avis – quoique… j’ai probablement dû en voir passer de positif puisqu’il était dans ma WishList avant que je ne profite de l’offre 10ème anniversaire de Bragelonne.

J’avoue que j’ai été agréablement surprise. J’ai adoré cette lecture et c’est d’autant plus étonnant qu’il ne s’y passe pas grand chose.
Melke est une spectre c’est-à-dire qu’elle a la capacité de devenir invisible, un pouvoir idéal pour un voleur, ce qu’elle se refuse d’être. Pourtant, afin de sauver son frère Hantje, des griffes des salamandres, elle se voit contrainte de voler le collier du psaaron (créature aquatique magique qui punit les brigands) que les Sal Vere possèdent et cachent en attendant de le rendre à son propriétaire légitime, seule chance pour les deux derniers membres de la famille Sal Vere de briser la malédiction qui a détruit leur lignée et leur domaine. Au moment du troc, elle est rattrapée par Bastian, à qui elle a dérobé le bijou. Il lui propose un marché : il connaît une guérisseuse susceptible de sauver Hantje qui est entre la vie et la mort, à condition qu’elle accepte de retourner dans l’antre des salamandres pour récupérer le collier.
Donc ça, ça couvre à peu près les deux premiers chapitres.
Les quarante qui suivent retracent la convalescence du blessé, l’inquiétude de Melke, la surveillance que le chien Endal exerce sur la spectre, la colère et la méfiance de Bastian, ainsi que les efforts de Liana pour sauver le blessé.
Les vingts derniers chapitres concluent l’histoire :  dix pour la confrontation avec les salamandres et le psaaron et dix pour un retour à la normal… ou presque. Après avoir affronté de telles créatures, les choses peuvent-elles redevenir normal ?

Bref, c’est assez light comme trame, le rythme est lent, mais c’est agréable. Ça m’a permis de me plonger dans l’ambiance typique à la fantasy et de découvrir plus amplement les personnages, leur caractère et leur passé.
Je les ai tous appréciés à différents degrés, mais par moment, j’avais envie de tuer Bastian. Autant je comprends sa réaction au début : elle l’a volé, elle a compromis ses chances de briser la malédiction qui s’est abattu sur les siens, autant par la suite, il mérite juste des claques : Melke n’a pas fui, elle essaie de faire sa part en attendant que son frère se remette et est décidée à tenir sa part du marché.
J’avoue que mon personnage préféré est le chien Endal. Il est trop cool et super attachant.

J’ai adoré cette lecture. C’était plaisant. L’atmosphère est entêtante à souhait et je vais sûrement avoir du mal à passer à un autre univers.
Et puis, je l’ai lu super vite, ce qui est étonnant au vu du format du roman, j’ai toujours plus de mal à avancer rapidement quand ce sont de grands formats.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Niffleur (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre où le vol (voleur) est au centre de l’histoire40 points

Black Butler, tome 14 – Yana Toboso

Titre : Black Butler, tome 14
Auteur : Yana Toboso
Éditeur : Dark Kana
Nombre de pages : 178
Quatrième de couverture« Je suis Sebastian. Votre Majordome. »
Sebastian a été frappé par la faux de la mort d’Undertaker. Les images qui surgissent de sa lanterne cinématique en même temps que le sang jaillit de ses plaies retracent sa rencontre avec Ciel.
Le fil sépia des souvenirs raconte les débuts du majordome inexpérimenté chez son maître. « Je suis Sebastian. Votre Majordome. »

Pour ne pas déroger à la règle du « un tome pourri suit un tome chouette », celui-ci est à classer dans la catégorie nulle ! C’est peut-être aussi le fait que j’ai lu le treizième il y a plus d’un an et que je ne me souvenais plus du tout où on en était.

C’est heureusement revenu assez rapidement : dans le précédent, on avait découvert les détails de la rencontre entre Sebastian et Ciel. Dès les premières pages, on reprend là où l’on s’était arrêté et on apprend la manière dont le maître et le domestique sont devenus si parfait. C’était très drôle.
Puis on revient rapidement à nos moutons… Enfin, je devrais dire à nos zombies… Et surtout au combat contre Undertaker. Un affrontement qui se termine rapidement, et laisse place à la conclusion du naufrage du Campania.
Les dessins de bataille ne sont vraiment pas terribles, beaucoup de traits qui partent dans tous les sens pour simuler le mouvement. Ça m’a semblé bâclé… C’est sûr qu’après avoir lu l’atelier des sorciers, tout manga doit paraître brouillon.
Dans l’avant-dernier chapitre, Elizabeth organise une chasse aux œufs pour Pâques et invite tous les « amis » de Ciel. C’était un épisode bouche-trou, du grand n’importe quoi qui m’a prodigieusement ennuyée.
Le dernier chapitre ouvre sur une nouvelle intrigue qui voit Ciel entrer au collège Weston. On n’en sait pas suffisamment pour se faire une idée… Même si je pressens au niveau de l’ambiance un mélange entre Harry Potter (4 dortoirs, 4 préfets) et Utena.

Je n’ai pas aimé ce quatorzième tome. Il s’est heureusement lu vite, mais c’est bien le seul point positif.

Les Pornographes – Akiyuki Nosaka

Titre : Les Pornographes
Auteur : Akiyuki Nosaka
Éditeur : Philippe Picquier
Nombre de pages : 267
Quatrième de couverture« Voilà un roman qui épouvantera le monde. C’est un roman affreusement, impitoyablement insolent, qui plus est enjoué comme un ciel de midi au-dessus d’un dépotoir… »
Yukio Mishima
Un homme mûr, malin en diable, vivant d’un commerce de shows érotiques, une fille superbe, toujours disposée à interpréter pour lui des partenaires, et un jeune homme qui joue les séducteurs mais ne s’intéresse qu’aux plaisirs solitaires, tels sont les trois héros de ce roman.
Dans le Tôkyô de l’après-guerre, une folle succession d’épisodes picaresques illustre une véritable défense d’un humanisme à la japonaise auquel prétend, pour l’art et le bien de l’humanité, une bande de compères tranquilles, pornographes avisés et véritables missionnaires du sexe. Un métier qui vous prépare une place au paradis !

Ce fut une lecture compliquée. Il ne fait que 267 pages, mais j’ai eu l’impression que ça n’en finissait pas. J’ai bien failli abandonner avant le fin du premier chapitre. J’ai cru que je n’arrivais jamais à bout des 55 pages qui le composent. Pourtant, j’ai continué parce que l’auteur est Akiyuki Nosaka et qu’il a écrit la tombe des lucioles, roman que j’ai adoré. Raison pour laquelle je lui ai donc donné une chance.

Subuyan vend des films pornographiques qu’il tourne avec Banteki en épiant des voisins, entre autre. Leur petit business ne suffit pas pour vivre. Ils décident donc de se professionnaliser, d’agrandir leur équipe quitte à augmenter les risques pris. Ça se fait tout seul, comme une évidence.
Au fil des pages, on découvre le passé des personnages, mais également ce qu’ils vivent au quotidien. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont chacun leurs casseroles… et leurs problèmes sexuels, ils sont quand même bien tordus chacun à leur manière.

Ce qui m’a fait sourire est que pas mal de scènes m’ont fait penser à bon nombre de scénarios hentai, c’était étrange pour un roman datant de 1966, que ce soit le dépucelage des vierges par de vieux libidineux, les attouchements dans le métro ou les premières poupées gonflables mécaniques. Quelque part, c’est normal, on y retrouve dans l’un comme dans l’autre des fantasmes typiquement japonais, il ne manquait plus que les poulpes et les tentacules 😀

C’est une lecture en dents de scie. Certains passages m’ont plu, notamment ceux un peu sombre et glauque à souhait, mais d’autres m’ont ennuyée, principalement les discussions des pornographes.
Bref, au final c’était assez moyen et ça m’a paru long.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Zouwu (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre dont l’auteur est asiatique – 40 points

L’atelier des sorciers, tome 5 – Kamome Shirahama

Titre : L’atelier des sorciers, tome 5
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : Pika
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : En plein second examen de sorcellerie, Agathe, Trice et le timide Yinny se font attaquer par un sorcier renégat de la Confrérie du Capuchon. Celui-ci utilise un sort interdit pour transformer Yinny en bête sauvage…
Coco, Tetia et Kieffrey sont eux aussi dans une bien triste posture : ils sont encerclés par les anciens habitants de Romonon, qui semblent vouer une haine farouche aux sorciers. Comble de malheur, Kieffrey est gravement blessé… Comment vont-ils s’en sortir ?

Je vous avais dit que je n’attendrai pas longtemps pour lire le cinquième tome de l’atelier des sorciers. J’attendais avec impatience la suite de l’affrontement contre le sorcier du capuchon noir et j’ai été ravie d’en découvrir le dénouement.

À la fin du tome précédent, nos héros étaient tous en mauvaise posture, sauf Trice qui a été chargée par Agathe de compléter leur quête en accompagnant les merfons jusqu’à la sortie. Quant à Agathe, elle se lançait à la poursuite de Yinny qui a été métamorphosé en loup écailleux par leur adversaire. En ce qui concerne Kieffrey, Coco et Titia, ils se voient contraints d’affronter les anciens habitants de Romonon qui avaient été transformés en statut d’or pour diverses raisons relatées dans le tome précédent. Alors comment ils ont fait pour s’animer ? Mystère !

Le gros point fort, c’est qu’on en apprend davantage sur la Confrérie : on découvre le nom et surtout levisage du sorcier invisible, et on suppose aisément ce qui lui est arrivé pour qu’il ait cette tête. On nous révèle également la raison exacte qui les pousse à courir après Coco.
Bref, l’histoire avance bien. Je me pose encore beaucoup de questions : que nous cache Kieffrey ? Qui est Egween ? Est-ce que Coco va répondre à leurs attentes ?

Les dessins sont toujours aussi beaux. Si je me suis une fois de plus éternisé sur chaque illustration, je ne le ferai pas sur le sujet.
Bon ben 5ème tome, 5ème coup de cœur ! Pour l’instant, c’est un sans-faute pour cette série.
Le seul souci est que maintenant qu’il est fini, je n’ai plus qu’à pleurer en attendant que le 6 sorte, ce qui est loin d’arriver étant donné qu’il vient de sortir au Japon il y a peu T_T

La lignée, tome 3 : La nuit éternelle – Guillermo Del Toro & Chuck Hogan

Titre : La nuit éternelle
Saga : La lignée, tome 3
Auteurs : Guillermo Del Toro & Chuck Hogan
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 512
Quatrième de couverture : Une nuit sans fin s’est abattue sur la Terre depuis l’apocalypse nucléaire déclenchée par le Maître. Les vampires, qui ont proliféré à un rythme vertigineux, ont réduit les humains à l’état de bétail, car, à leurs yeux, seul leur sang a encore de la valeur.
Un groupe de survivants résiste encore. Mais Ephraïm Goodweather, leur leader, n’est plus que l’ombre de lui-même : il ne s’est jamais remis de l’enlèvement de son fils et de la liaison entre sa petite amie, Nora, et son allié, Fet. Profitant de son désespoir, le Maître lui propose d’épargner son fils en échange de l’Occido Lumen. Dans ce très ancien manuscrit, préservé au prix du sacrifice du professeur Setrakian, se trouve la clé pour détruire le Maître.
Ephraïm fera-t-il passer la vie de son fils avant le salut de l’humanité ?

Après avoir passé 3 jours à freiner des 4 fers pour ne pas le finir trop vite et profiter plus longtemps de cet univers post-apocalyptique, je me suis décidée aujourd’hui à terminer les 70 dernières pages… Il me faut dire merci à la petiote que je garde : 3 heures de sieste ce matin, et ce, d’une traite, c’était royal !

Entrons dans le vif du sujet : entre le tome 2 et le 3, on a une ellipse de deux ans.
Le Maître domine le monde et sa progéniture a arrêté de se reproduire de manière incontrôlée. Zach vit avec lui, mais n’a pas été transformé, il est un atout trop précieux et peut servir de monnaie d’échange (si seulement c’en était la seule raison). Les humains sont assujettis aux strigoïs, certains sont encore libres (si on peut appeler ça comme ça). D’autres sont parkés dans des camps où on leur pompe le sang afin de nourrir les vampires.
Qu’en est-il de nos héros ?
Comme dans les précédents, ils résistent tant bien que mal. Chacun a son propre repère.
Eph s’est totalement laissé aller, il est un danger pour lui autant que pour les autres.
Nora protège sa mère et fait la liaison entre Goodweather et Vassili.
En parlant de Fet, il continue ses tentatives pour traduire l’Occudo Lumen, mais il arrive au bout de ses capacités.
Gus vit avec deux de ses anciens compagnons de gang, quant à ses acolytes du groupe des Saphirs, ils ont élu domicile dans le New Jersey et Creem est devenu… resté… un idiot – je ne peux pas dire mieux.
Dans la chute, j’avais espéré en apprendre plus sur Quinlan et je n’ai pas été déçue. On découvre la raison pour laquelle il n’est pas mort avec les Aînés (une raison évidente qui posait malgré tout un certain nombre de questions notamment sur son allégeance), mais aussi son passé. Y a pas à dire, il a autant de classe que dans le 2 et c’est de loin mon personnage préféré.
J’ai également apprécié les autres protagonistes et au fil de leur lutte, je m’y suis attachée… même si par moment Eph me saoulait. Je lui aurais bien donné un coup de pied au cul, grrrrrr !
N’empêche qu’à part Gus (que j’adore pour sa ténacité et son aspect gros bourrin qui a oublié d’être bête), aucun ne m’a autant plu que Quinlan. Finalement, c’est pas étonnant : les deux personnages-là sont assez proches niveau force de caractère (aussi obstiné l’un que l’autre dans leur lutte) tout en étant à l’opposé dans leur attitude (l’un est plutôt de la dynamite, alors que le second est calme).

L’univers est très entêtant au point que j’ai du mal à me plonger dans ma nouvelle lecture.
Bref, j’ai adoré ce tome final et je suis tristounette d’avoir terminé la trilogie de la lignée, mais je me console en me disant que d’ici trois mois (le temps de regarder les séries dans ma Pile à Voir 😉 ), je pourrais commencer la série The Strain qui est, de ce que ma meilleure amie m’en a dit, tout aussi bien.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Démonzémerveille (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre avec des créatures nocturnes dans l’histoire40 points