Kasane, la voleuse de visage tome 01 – Daruma Matsuura

Titre: Kasane, la voleuse de visage tome 01
Auteur: Daruma Matsuura
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 194
Quatrième de couverture: Kasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement insultée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres et une consigne mystérieuse : “Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise et embrasse-le.”
Quand, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’alors…

Je tenais à remercier Babelio et les éditions Ki-oon pour ce partenariat.
Je trouve la couverture vraiment superbe pourtant, elle ne cadre pas avec le résumé : elle est beaucoup plus lumineuse que ne le laisse supposer l’histoire. Si ce contraste m’a intriguée, c’est bien la quatrième de couverture qui a été déterminante dans mon choix et non la jaquette.

Les premières pages donnent le ton du récit : on découvre la vie de Kasane, une fillette de CM1 qui est exclue et maltraitée par ses camarades sous le seul prétexte qu’elle est laide. Ils l’accusent notamment de mentir lorsqu’elle affirme que sa mère est une célèbre actrice non seulement belle mais également talentueuse.
Sa vie est devenue un enfer et cela ne s’améliore pas ni lorsque sa maman meurt ni au fil des années. Pourtant, elle hérite d’un rouge à lèvres qui lui donne le pouvoir de voler le visage de celles qu’elle embrasse. Une aubaine qui lui permet de monter sur les planches et de se découvrir une passion et un talent certain pour les rôles qu’elle interprète.

L’héroïne Kasane est un personnage torturé comme je les aime tant.
L’attitude des autres la place constamment au bord du gouffre mais en est-ce réellement la raison ou se tenait-elle déjà à la limite de la folie bien avant cela ? C’est une question que je me suis posée tout du long.
C’est sûr qu’à côté de ses camarades, elle est loin d’être jolie : elle a des yeux trop larges et tombants d’une forme particulière, sa bouche est immense dans son visage d’enfant et m’a fait pensé à celle d’un crapaud, son nez semble être absent, perdu dans sa frange trop longue. Pourtant, je ne l’ai pas trouvée aussi hideuse que ce qu’en dise les élèves de sa classe et la preuve, c’est qu’Iku Igarashi, une élève plus âgée et appréciée pour sa beauté, ne la fuit pas et la prend même sous son aile.
Kasane est un personnage qui souffre beaucoup du succès de sa mère mais aussi de son apparence monstrueuse, elle a tout pour qu’on se prenne d’affection pour elle, cependant, il n’en a rien été. Dès les premières pages, on sent qu’elle a quelque chose de mauvais au fond d’elle mais l’était-elle à la base ou l’est-elle devenue à force de brimades ? C’est possible, quoiqu’il en soit, je ne l’ai pas pris en pitié ; ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cheminer à ses côtés, sa folie a quelque chose de fascinant.

J’ai aimé chacune des pages tournées, les dessins sont vraiment chouettes mais j’ai surtout adoré l’ambiance que l’auteur Daruma Matsuura est parvenu à instaurer : elle est sombre à souhait. C’est tout à fait ce à quoi je m’attendais, c’est une grande réussite et je suis ravie d’avoir pu m’essayer à Kasane, la voleuse de visage.
Il ne me reste plus qu’à me procurer les suivants.

Ewen et le dieu patte de cerf – Jean-Louis Jouanneaud

Titre: Ewen et le dieu patte de cerf
Auteur: Jean-Louis Jouanneaud
Éditeur: [MiC_MaC]
Nombre de pages: 95
Quatrième de couvertureEwen, jeune Gaulois Parisi poursuit en compagnie de son père, les sangliers qui dévastent ses champs. Hélas, il se perd puis se fait enlever par la tribu rivale des Carnutes. Entre les deux tribus, le désaccord règne depuis plusieurs générations. A l’origine : une mystérieuse statue représentant le dieu Patte de cerf.
Ewen et sa nouvelle amie, la jeune Carnute Enola, vont tenter de réconcilier les deux clans au péril de leur vie. Y parviendront-ils malgré le druide Cotuatos et la pluie qui ne cesse de tomber, comme une malédiction ?

J’ai pris ce petit roman pour mes enfants à la base mais avant, je tenais à le lire : il a traîné un peu plus d’un an dans ma Pile à Lire, il était donc temps que je le lise avant qu’ils ne soient trop grands pour en profiter.

La couverture réalisée par Jérémy Masson m’a beaucoup plu et j’ai trouvé le résumé plutôt intéressant. Seulement, 95 pages, c’est court ! Tellement que tout est quasiment révélé sur la quatrième de couverture, du coup, il ne reste plus beaucoup de place pour le mystère et c’est bien dommage.

On découvre vaguement la tribu Parisi qui s’organise pour faire fuir les sangliers qui dévastent leurs terres. Très vite, l’histoire se tourne vers le jeune Ewen âgé d’une douzaine d’années. Lors de cette traque nocturne, il se blesse et les chasseurs de son clan ne s’en rendent pas compte ; ainsi, il est abandonné par mégarde. Il passe la nuit dans la forêt et son chien, venu d’on ne sait où, le retrouve. Deux hommes issus de la peuplade ennemie le trouve et le font prisonnier.

La première moitié m’a laissée totalement indifférente : je ne me suis attachée à aucun personnage, j’ai trouvé Ewen plutôt fade et même l’affection qu’il éprouve pour son chien semble superficielle.
La seconde moitié devient plus intéressante parce que j’ai bien aimé la relation que le héros développe avec le père d’Enola. Sans compter la fin qui devient bien plus intéressante et ce, malgré le fait qu’elle soit prévisible.

Dans l’ensemble, c’est une histoire qui s’est laissée lire, sans plus. Un mieux dans le dernier tiers, heureusement que le roman est court, on y arrive donc rapidement.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Chasse aux dragons : Dent-de-vipère du Pérou – lire le livre le plus court de votre PAL – 40 points

Holly Ann, tome 3 : Né dans le bayou – Kid Toussaint & Servain

Titre: Né dans le bayou
Saga: Holly Ann, tome 3
Auteur: Kid Toussaint
Illustrateur: Servain
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureNe croyez pas tout ce que l’on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s’agit que de fadaises pour attirer les touristes… Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce.
L’incendie d’une maison close à Storyville va bouleverser la vie des habitants de la Nouvelle-Orléans et confronter Holly Ann à son passé. Son enquête la plonge cette fois dans les méandres de l’organisation du quartier rouge de Nola et lève un coin du voile sur ses origines et son étrange don.

Comme c’est le cas pour toutes les BD de Kid Toussaint, je n’ai pas lu le résumé, je ne savais donc pas à quoi m’attendre, je n’avais qu’une seule certitude : qu’il serait aussi bien que les autres. Je me trompais, il est encore mieux !

La maison-close qui brûle, c’est le Joyau : le bordel tenu par Saphira. Cette dernière n’ayant plus rien, elle se tourne vers ses anciennes relations, c’est-à-dire la tante Olympe et Holly Ann.
C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre davantage sur la rivalité qui divise les deux jeunes femmes mais également et surtout sur le passé de notre héroïne.
De plus, jusqu’à présent, on se doutait de ce que pouvait être le « don » d’Holly Ann sans réelle certitude, mais là, on en apprend davantage et notamment la manière dont elle l’a obtenu – ce qui m’a laissée sans voix.

Les dessins sont toujours aussi beaux, ils ont une constance réconfortante et j’adore ça. En outre, les couleurs harmonieuses nous plongent dans cette ambiance qui fait très Nouvelle-Orléans ; ainsi on sait à qui appartient tel visage, on ne peut pas le confondre et cela m’a permis de mieux situer qui était qui – le second tome remonte quand même à mars 2016, de quoi oublier jusqu’au nom des personnages.

Un tome surprenant qui répond à pas mal des questions qu’on pouvait se poser.
Un scénario aussi bien ficelé qu’habituellement avec une conclusion étonnante.
Bref, c’est un gros coup de cœur pour ce troisième tome. Je crois bien que de tous, c’est mon préféré.

La Belle et la Bête, tome 1 : Le destin de Belle – Mallory Reaves

Titre: Le destin de Belle
Saga: La Belle et la Bête, tome 1
Adaptation: Mallory Reaves
Dessins: Studio Dice
Éditeur: nobi-nobi
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureIl était une fois, une jeune fille très différente des autres…
Belle est fatiguée de sa vie monotone à la campagne. Pourtant, du jour où elle est faite prisonnière du château de la Bête, elle va se retrouver emportée dans une aventure magique allant bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer.
Basés sur le film en prise de vues réelles des studios Disney, les deux mangas
Le destin de Belle et Le destin de la Bête explorent chacun à leur façon cette histoire intemporelle, en nous faisant découvrir pour la première fois les pensées de l’un et l’autre de ces héros Disney mythiques.

Si on doit laisser une chose à ce manga, c’est que la couverture est réellement magnifique et l’image ci-dessus ne lui rend pas justice. Par contre, c’est vraiment le seul point positif que j’ai trouvé à ce manga.

Il reprend dans les grandes lignes le film jusque dans certains dialogues, chose que je savais et auquel je m’attendais, ce n’était donc pas un problème.
Connaissant l’histoire, pas de surprise mais j’ai été étonnée de constater que le récit a été bâclé. En effet, l’auteur a dû estimer que les transitions entre les différentes scènes étaient inutiles et c’est bien dommage. Par exemple, quand Belle se promène en ville et que tout à coup, sans raison, sans même avoir passé ne serait-ce qu’une porte, elle se retrouve à discuter avec le père Robert de sa bibliothèque qui rend leur petit monde plus grand, ça sonne faux et ça m’a laissée grandement dubitative… c’est quand même un moment marquant du film qui marque une sacrée différence avec le dessin animé et bien, ils n’ont même pas pris la peine de la dessiner – ça perd tout le sens que cela prenait dans le film !
J’ai vraiment eu l’impression qu’ils avaient fait ça à la va-vite et pourquoi se crever à faire un truc cohérent quand on peut juste surfer sur la vague du film parce qu’après tout, tout le monde l’a vu et peut combler les blancs, non ?

Maintenant passons aux dessins… argh !
Les décors sont très beaux et bien faits, la perspective a été respectée… enfin il me semble, je ne suis pas une experte. Mais honnêtement, ils auraient dû en rester à la création de décor.
Pour le personnage de Belle, c’est une catastrophe ! Y a un sérieux problème de proportionnalité. Le plus souvent, elle a une tête bien trop petite pour un corps bien trop long et trop carré : on dirait une buche sur patte. Alors j’ignore si c’est la tenue qui leur a posé souci, c’est fort possible parce que ça va mieux lorsqu’elle porte sa robe de bal, robe qui au passage est vraiment passe-partout alors qu’elle est censée être somptueuse. Bref, décevant.
J’ai trouvé que pour les mecs, y avait moins cette disproportion : enfin… si on exclut le fait que Gaston ressemble plus à un gorille qu’autre chose avec le style rookies (vous savez, comme les voyous dans les dessin-animés des années 80 avec leur banane en guise de coupe de cheveux et leur uniforme débraillé ?). Et ne parlons même pas du fait qu’il a au moins perdu 80 kg entre les premières et les dernières pages du mangas.
Par contre, le character design de la Bête est pas trop mal, il y a peu de fail.
Et rajoutons que dans l’action, les dessins sont vraiment sympas… mais il n’y en a pas assez pour que ça sauve. En même temps, ça ne devrait pas m’étonner, c’est un studio qui les a faits – ça me fait penser aux Dragon Ball Z quand la Toei Animation était chargé des dessins, étrangement, on y retrouve les mêmes soucis.

Mais bon, tout cela aurait pu passer si cela avait apporté quoique ce soit de plus par rapport au film ce qui n’est pas le cas. La quatrième de couverture nous annonce que ce manga va nous dévoiler les pensées de Belle mais il n’y a quasiment rien : le peu qui ressort n’est qu’évidence mais rien de plus profond.
Bref, c’est une grosse déception pour ce manga. J’ai le second, Le destin de la Bête, et j’avoue que je suis refroidie, l’envie de le lire n’est pas là…

Burger Royal, tome 2 : Quand le destin s’en mêle – Laure Allard d’Adesky

Titre: Quand le destin s’en mêle
Saga: Burger Royal, tome 2
Auteur: Laure Allard d’Adesky
Éditeur: Éditions secrètes
Format: Ebook
Nombre de pages: 200
Quatrième de couvertureAprès des retrouvailles dignes d’un conte de fées, Eléonore peut enfin profiter de sa nouvelle vie. Entre son mariage et les confidences de sa belle-soeur, la future reine, notre héroïne a beaucoup à faire.
Mais alors que tout laissait croire au bonheur absolu, le destin s’en mêle à nouveau.
Comment notre pétillante Eléonore va t’elle surmonter ces épreuves? L’amour peut-il résister à tout?
Dans la continuité du premier tome de « Burger Royal », Laure Allard-d’Adesky nous régale encore une fois avec la fraîcheur de son écriture.

J’attendais avec beaucoup d’impatience la suite de Burger Royal. J’avais bien aimé le premier tome et je me demandais ce que l’auteure avait pu nous réserver cette fois-ci.

Je pensais que ce serait un peu dans la même lignée que le premier pourtant, on sent une différence, j’ai du mal à mettre le doigt sur ce qui est autre, peut-être est-ce parce que le personnage d’Eléonore a changé depuis le tome précédent : elle a vécu pas mal d’épreuves et a mûri – c’est du moins la sensation que j’ai eu.

Derechef, le prologue nous tease un morceau de l’histoire et m’a rudement donnée envie de découvrir ce qu’il arrive réellement. Personnellement, j’avais bien une hypothèse mais elle s’est avérée fausse et c’est tant mieux… ou pas, en fait.
Puis on a droit à une ellipse de plusieurs mois : Eléonore s’est établie depuis quelques temps à Transtern auprès du prince Oscar avec qui elle est fiancée, depuis suffisamment longtemps pour qu’elle travaille à l’hôpital. On est à la veille de leur mariage – genre à quelques jours, quoi ! – et tous, amis et famille, se préparent pour le grand événement.
Le récit se fait en douceur mais également en détail ce qui est bien agréable et rend le drame qui va frapper nos héros encore pire.
La première moitié se déroule assez lentement malgré la fraîcheur instillée par la présence des amis de Léo, mais l’auteure parvient à distiller de-ci de-là quelques indices qui titillent notre curiosité.
Puis, une fois passés 50%, tout s’accélère ! Nos tourtereaux n’auront guère le loisir de poursuivre la liesse, quant au lecteur, il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer. Oui, j’avoue qu’une fois passée la surprise, j’ai eu dû mal à retenir mes larmes tellement je m’étais attaché à chacun des personnages présents depuis les premières pages. Laure Allard d’Adesky réussit parfaitement à nous faire passer par un panel de sentiment : des rires à la tristesse. J’ai trouvé certains passages particulièrement touchants.

J’ai adoré ce second tome et je dirais même que je l’ai largement préféré au premier. Je me demande si un troisième est prévu…

Challenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Dissendium – un livre d’un genre que vous n’avez pas l’habitude de lire – 70 points