La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel – Christelle Dabos

Titre: La mémoire de Babel
Saga: La Passe-Miroir, tome 3
Auteur: Christelle Dabos
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 496
Quatrième de couvertureThorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Comme bon nombre de fans de la saga, j’attendais avec impatience ce troisième tome. Les deux premiers avaient été des coups de coeur, j’attendais donc énormément de cette lecture.

On commence le récit avec une ellipse de deux ans et demi. Ophélie est coincée sur Anima, surveillée de près par les Doyennes. Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’univers que j’aimais dans les précédents. Cela ne dure cependant pas, ce qui  n’est pas plus mal, on aurait pu s’ennuyer autrement. On retrouve donc rapidement Archibald, Gaëlle et Renard avant de les quitter tout aussi vite. Du coup, Ophélie se retrouve vraiment toute seule : elle part à la recherche de Thorn en se basant sur les souvenirs qu’elle a récoltés lors de la lecture du livre de Farouk et partagés avec son fiancé lors de leur union.
On a donc le plaisir de découvrir une nouvelle arche, Babel. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce monde et à me plonger dans l’atmosphère parce qu’il a un côté science-fiction que n’avaient pas les autres : les automates, les tramoiseaux, les cartes à catalographier, les salondenvers, etc. Ce n’était pas déplaisant, mais cela cassait complètement l’ambiance instaurée dans les précédents et c’est en partie ce qui m’a perturbée et a freiné dans ma lecture.

Sans compter que j’ai eu la sensation d’avoir fait un gros retour en arrière.
Dans les Disparus du Clairedelune, je trouvais qu’Ophélie avait beaucoup grandi, elle parvenait à se sortir de situations délicates parfois avec de l’aide d’autres fois seule.
Alors que dans la première partie de ce troisième tome, elle stagne ; elle se laisse dépasser par toutes les situations et se laisse martyriser par ses camarades apprentis avant-coureurs.
Avant la seconde partie, elle ne trouve pas en elle-même les ressources nécessaires pour se sortir des ennuis dans lesquels elle se place, un peu comme dans les fiancés de l’hiver.
Il est sûr que sa situation n’aide pas : elle ne connait rien aux coutumes de cette nouvelle arche et surtout, elle ne doit pas attirer l’attention puisqu’elle a un secret à préserver et se sent obligée, par la même occasion, de protéger Thorn. Plein de raisons de rester passive et de ne prendre que quelques décisions qui s’avéreront décisives pour la suite de l’histoire.
Seulement, je n’ai pas réussi à m’en contenter parce que je n’ai pas autant vibré que dans les précédents : à aucun moment, je n’ai eu réellement peur pour sa vie, pas même lors de ses rencontres avec le Sans-Peur-Et-Presque-Sans-Reproche. Je ne me suis pas sentie oppressée, juste en colère qu’elle se laisse malmener.
Ça y est, j’ai enfin réussi à mettre des mots sur mon ressenti. Décidément, écrire cette chronique fut difficile et j’ai dû m’y reprendre à trois fois.

J’ai certes moins aimé ce troisième tome que les précédents, mais j’ai malgré tout adoré retrouver Ophélie et découvrir cette nouvelle arche. Maintenant, plus qu’à attendre le quatrième… ça va être long.

L’envers des contes, tome 1 : Journal de la sœur pas si laide de Cendrillon – Gihef & Rachel Zimra

Titre: Journal de la sœur pas si laide de Cendrillon
Saga: L’envers des contes, tome 1
Auteur: Gihef
Illustratrice: Rachel Zimra
Éditeur: Kennes
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureVous connaissez tous l’histoire de Charles Perrault : Cendrillon rencontre le Prince Charmant, il lui enfile une pantoufle de verre, ils s’embrassent, se marient, vivent heureux et ont une tripotée d’enfants. Ce dont le père Perrault ne vous a jamais parlé, c’est des dommages collatéraux causés par cette belle histoire et de tous les efforts que les personnages soi-disant secondaires tels que Javotte, la sœur pas si laide de Cendrillon, ont dû accomplir pour vous offrir cette fin heureuse. Justice lui est rendue dans ce premier tome de « L’envers des contes » où l’on apprend que sans elle, Cendrillon ne serait sans doute jamais arrivée jusqu’à l’autel.

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Kennes pour la confiance qu’ils ont placée en moi.
Cela faisait un moment que je voulais découvrir les romans issus de la saga L’envers des contes mais jusqu’à présent, l’occasion ne s’était pas présentée. Lorsque j’ai vu que la dernière Masse Critique Babelio proposait la version bande-dessinée, je n’ai pas hésité une seule seconde à tenter ma chance et j’ai obtenu ce partenariat dont je suis plus que ravie.

On est propulsé aux côtés de Javotte, l’une des terribles demi-sœurs de Cendrillon qui n’hésitaient pas à harceler et martyriser la pauvre héroïne du conte de Perrault. Seulement, elle est loin de l’image qu’on s’en faisait. Dès le début, elle prend conscience que la maison est devenue un foutoir sans nom depuis le départ de leur demi-sœur. Elle décide donc d’agir et commence par ranger sa chambre puis le reste. On se rend rapidement compte qu’elle est gentille mais effacée à côté de sa méchante mère et sa toute aussi mauvaise sœur, Anastasie. D’ailleurs, on apprend très vite qu’elle a gardé les contacts avec Cendrillon.
On découvre également au fur et à mesure l’univers qui l’entoure et notamment d’autres personnages de comptines ou de contes (la bergère, Raiponce, Boucle d’Or, etc.)

Les illustrations sont vraiment sympas : les characters design sont chouettes, les silhouettes des demoiselles sont assez différentes les unes des autres qu’elles soient maigrichonnes ou plus en chair. En ce qui concerne Javotte, elle n’est pas épaisse mais elle a malgré tout des formes, un peu de fesses et des jambes rondelettes ce qui est très appréciable et pas si courant au final, ça donne une vision plus réaliste du corps humain et ça ne l’empêche pas d’être jolie.
La grosse particularité des dessins, ce sont les nez – on a l’impression qu’ils ont été rajoutés à la façon Pinocchio ; au début, c’est assez étrange mais on s’y fait vite et c’est marrant au final.
Les couleurs sont assez vives dans l’ensemble sans être agressives, j’ai beaucoup aimé. Il était plaisant de s’y attarder. De plus, l’illustratrice a le sens du détail, chaque décor est travaillé et j’adore ça.

Quant à l’histoire, j’ai bien accroché – c’était un peu prévisible mais ce n’était nullement dérangeant. Les personnages sont la grande force du récit, ils sont sympathiques et m’ont fait sourire et parfois même rire.
C’est à deux doigts du coup de cœur, malgré des événements un peu trop linéaires à mon goût.
J’ai adoré cette lecture, quand je l’ai eu fini, j’avais la pêche et un sourire jusqu’aux oreilles.

Seuls, tome 2 : Le maître des couteaux – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: Le maître des couteaux
Saga: Seuls, tome 2
Auteurs: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureQue se passe-t-il à Fortville ? Pourquoi tous les habitants ont-ils mystérieusement disparu ? Pourquoi Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji ont-ils été épargnés et se retrouvent-ils seuls, livrés à eux-mêmes dans cette grande ville vide ? Mais sont-ils vraiment SEULS ? Des peluches désarticulées ou sauvagement attachées avec des barbelés sont découvertes. De mystérieux cliquetis se font entendre. Une silhouette brillant d’étranges éclats apparaît furtivement à une fenêtre.

J’ai mieux aimé ce second tome, je l’ai trouvé bien plus intéressant.
Il semblerait que plusieurs jours se soient écoulés entre les deux numéros, les héros se sont installés à l’hôtel, ce qui est bien mieux et plus confortable que dans les bureaux du père d’Yvan.
On ignore toujours ce qui est arrivé, par contre, on découvre qu’ils ne sont en effet pas seuls et ils croisent la route du maître des couteaux qui finit par s’en prendre à eux – comme le laisse supposer la couverture, ça craint pour nos cinq amis.
Maintenant, la question qui se pose est la suivante : auront-ils d’autres adversaires du genre ?

Ce n’est bien entendu pas parce que cela bouge que j’ai aimé ce volume. Je l’ai certes trouvé plus rapide dans le déroulé de l’histoire comme dans l’action que le précédent mais c’est principalement la chute qui m’a plu. Je ne m’y attendais pas du tout et je pense que, si les autres tomes sont tout aussi cohérents dans les réactions des personnages secondaires notamment, je vais beaucoup aimé cette saga.

Pour les personnages, je ne savais pas trop quoi penser jusqu’à présent du héros, Dodji mais après cette lecture, je peux dire que je l’apprécie bien – hormis le côté un peu leader exclusif, il est touchant, il s’est beaucoup attaché à ses nouveaux amis et n’hésite pas à risquer sa vie lorsqu’il les sait en danger.
Les dessins et les couleurs restent du même acabit que dans le premier. Cela m’a quand même semblé un peu moins vif, à moins que ce ne soit parce que je me suis faite aux teintes vivaces.

J’ai vraiment adoré cette lecture, j’espère que la prochaine sera aussi bien.

Seuls, tome 1 : La disparition – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: La disparition
Saga: Seuls, tome 1
Auteurs: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 56
Quatrième de couvertureDans une ville dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller… seuls.

C’est un tome d’introduction. On découvre dans un premier temps chacun des cinq protagonistes dans leur milieu social et surtout familial.
Ils ne se connaissent pas et pourtant, lorsque cela commence réellement, ils parviennent à se trouver et se lient rapidement – en même temps, ils ont bien compris que l’union faisait la force et qu’il faudrait s’entraider s’ils vouaient survivre.

Donc en gros, chacun se réveille au lendemain du début de l’histoire et tout le monde a disparu… sauf eux, bien sûr. Ils errent chacun de leur côté, à la recherche de survivants – enfin pas tous, Camille, elle, attend que son collège ouvre ses portes. Ils se trouvent les uns après les autres et décident de s’unir.
On ignore tout du long ce qui est arrivé aux disparus mais on devine aisément qu’ils ne sont pas vraiment seuls, à voir les coups d’œil suspect que lance Dodji aux coins d’ombre… mais pas que.
Les choses se compliquent lorsque cette nouvelle bande d’ami croise des animaux sauvages, affamés et débarqués d’on-ne-sait-où.

Les personnages sont plutôt sympathiques, ils ont tous vécu des événements un peu douloureux dans leur vie, enfin, chacun à sa façon – les plus marqués sont sûrement Dodji qui est orphelin et a vécu en foyer ainsi que Yvan dont les parents travaillent constamment le laissant à sa solitude. Camille, quant à elle, est super angoissée pour tout, on la sent mal dans sa peau. Terry est le plus petit, donc forcément la disparition de ses parents est plus dur à vivre pour lui mais je ne suis pas fan du personnage, déjà dès les premières pages. Quant à Leïla, elle a un fort tempérament et sait ce qu’elle veut, ce qui est plutôt bien… ou pas, la suite me le dira.

Dans ce premier tome, le mystère et l’action se partagent la scène. Un certain nombre d’hypothèses sont avancés par Yvan, aussi farfelues les unes que les autres, ça m’a fait sourire.
Pour le moment, l’histoire est gentillette. Ça se laisse lire. Le bon côté, c’est que c’est assez réaliste, si ce n’est la moment où Dodji conduit – mal, au passage – la voiture… un miracle qu’il ait réussi à la démarrer alors qu’il n’a jamais appris, contrairement à Leïla.
Les couleurs sont plutôt vives, ce qui contraste avec le thème post-apocalyptique ; en même temps, ils ne sont dans leur galère que depuis quelques heures, à voir si cela évoluera dans les prochains.

Dans l’ensemble, j’ai relativement bien aimé. Mon fils adore le côté aventure de la saga, il a déjà lu jusqu’au troisième tome, il va falloir que je lui procure les suivants.

Burger royal – Laure Allard d’Adesky

Titre: Burger royal
Auteur: Laure Allard d’Adesky
Éditeur: Secrètes
Nombre de pages: 175
Quatrième de couvertureEléonore, 30 ans, jeune médecin à l’avenir prometteur, vit sa vie comme elle l’entend : aucune contrainte, pas de compte à rendre à un homme, une meilleure amie géniale. En somme, elle veut rester libre. Alors quand sa famille se met en tête de jouer les entremetteurs, Eléonore fait l’inverse : elle fuit les hommes. Par le plus grand des hasards, son chemin croise celui du prince Oscar von Silver, le célibataire le plus convoité de la planète…
Entre amour et désillusion, il n’y a parfois qu’un pas et ce n’est pas sûr qu’Eléonore l’entende de cette oreille.

Je ne lis pas souvent de romance, j’en ai essayé plusieurs et je n’accroche jamais. Là, je me suis lancée dans la lecture de celui-ci pour une raison toute simple : j’aime beaucoup la plume de l’auteure. De plus, ses personnages sont toujours hauts en couleur. Et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

La trame principale est assez basique : Éléonore, chirurgien pédiatre, croise un soir le chemin d’un prince et, oh surprise ! ils vont s’éprendre. On pourrait se dire que c’est une romance comme tant d’autres et imaginer aisément la suite, mais c’est sans compter le caractère bien trempé de chacun des héros.
Déjà, leur rencontre sort des sentiers battus : c’est elle qui le dépanne et non lui qui vient à son secours. De plus, l’auteure ne nous dépeint pas une banale histoire d’amour où tout est toujours merveilleux, ou l’héroïne est parfaite, tout lui sourit et elle devient princesse en un claquement de doigt. Non, le récit est relativement réaliste et tient compte des difficultés que n’importe qui rencontrerait dans cette situation (les paparazzis, le travail, les relations humaines, etc.) Et c’est tout ça qui fait la force de ce récit !

En ce qui me concerne, j’ai deux bémols : cela se passe bien trop vite (les sentiments sont trop rapidement puissants comme s’ils étaient ensemble depuis des semaines) et parfois, j’ai un peu de mal avec Éléonore (par moment, elle est super forte, elle sait ce qu’elle veut et se bat pour l’obtenir et d’autres fois, elle pleurniche et/ou abandonne ce qui m’a un peu saoulée). Mais cela ne m’a en rien empêché d’apprécier ce court roman.

J’ai bien aimé cette lecture, elle était plaisante. Cela s’est lu rapidement et j’ai passé un bon moment.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
Horcruxe : Diadème de Rowena Serdaigle – un livre avec une couronne en couverture – 20 points