Dentelle et Ruban d’argent, tome 1 : Jeux du Sort – America Grace

Titre: Jeux du Sort
Saga: Dentelle et Ruban d’argent, tome 1
Auteur: America Grace
Éditeur: Plume Blanche
Nombre de pages: 196
Quatrième de couvertureÀ vous, voyageurs pleins de rêves et au cœur empli d’espoir, puissent les portes de For Willbrook, la ville prisonnière d’un hiver éternel, rendre votre destin meilleur.
Par un matin de tempête, William emprunte le chemin qui le guide vers la belle Wendy, toujours vêtue de dentelle, mais dont le corps souffre d’un terrible mal. Alors qu’il initie le cœur de sa belle à une magie enchanteresse, voilà que s’enclenche le jeu du funeste Destin…
Qui de la dentelle ou du ruban d’argent survivra à cette saison glacée ?
Est-il possible d’empêcher quelqu’un de mourir quand son cœur ne fait plus qu’un avec le nôtre ?

Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Plume Blanche qui m’ont permis de découvrir cette lecture grâce à leur opération Spéciale Summer Time.

Cela fait un moment que je vois tourner ce premier tome dont je trouvais la couverture particulièrement jolie, elle fait vendre du rêve et maintenant que je l’ai terminé, je dois bien avouer qu’elle est loin d’être trompeuse : l’univers créé est magnifique, l’auteure a développé un fort côté lyrique et ensorcelant, le tout renforcé par une plume poétique.
Je n’ai eu aucun mal à imaginer la magie qui se dégageait de chacune des images décrites. J’ai vraiment adoré me retrouver dans la cité de For Willbrook et surtout au sein du Cœur de Verre.

Je sais ce que vous vous dîtes, ça a plu, c’est chouette.
Malheureusement, mon avis est en demi-teinte : un certain nombre d’éléments ne sont pas révélés dans le résumé et un des détails m’a réellement bloquée.
Les héros, Hanna et William sont frères et sœurs, orphelins de surcroit. Ils ont malgré tout été élevés ensemble. Ils grandissent en quelques pages, et quand ils sont adultes, ils vivent tous les deux dans la demeure familiale dont ils ont hérité de leurs défunts parents. Leur lien est d’autant plus fort qu’Hanna est malade.
La ville de For Willbrook est souvent fermée aux étrangers et le jour où elle se rouvre, Donald de Havilland et sa fille Wendy viennent s’y installer. Elle est également malade et lui fait tout pour la divertir. Ils habitent dans une maison emprunt de magie, le Cœur de Verre – un lieu fabuleux qui fait rêver. Il engage William le magicien pour amuser sa fille mais rapidement les deux jeunes gens s’amourachent.

Le détail qui est rapidement révélé est que William ressent pour sa sœur un désir charnel. Quant à elle, au début, on ne sait pas trop. J’aurais préféré rester dans l’ignorance. Je ne suis pas quelqu’un de prude, il n’y a pas grand chose qui me choque ; je suis aussi open qu’aware sur le sujet, mais là, on touche à un inceste consentant et c’est cet adjectif de consentant qui me dérange.
Sans compter que tout au long du récit, l’auteure nous précise à plusieurs reprises que ce sont des âmes innocentes ; ce n’est pas pour jouer ma chieuse, mais du moment qu’il y a désir charnel, il n’y a plus rien d’innocent dans l’histoire, surtout qu’ils savent qu’ils devront rester cacher donc on est loin de l’innocence. Cette précision rend leur relation encore plus malsaine parce que ça amène le lecteur à trouver ça presque normal.
Pour moi, c’est vraiment le détail rédhibitoire par excellence et cela m’a réellement gâché et ralentie ma lecture.

Le tome 2 est sorti il y a peu de temps et je suis vraiment partagée : j’ai très envie de retrouver l’univers de Dentelle et Ruban d’Argent parce que j’ai littéralement été emportée dans ce monde fabuleux, mais la façon dont cela se termine me retient. Donc j’hésite.

Death Note, tome 03- Tsugumi Ohba & Takeshi Obata

Titre: Death Note, tome 03
Auteur: Tsugumi Ohba
Illustrateur: Takeshi Obata
Éditeur: Kana
Collection: Dark Kana
Nombre de pages: 208
Quatrième de couverture: La résidence de Light est placée sous surveillance vidéo.
L et Light se livrent un duel silencieux relayé par les caméras cachées dans la maison du jeune homme. Grâce à un habile stratagème, Light parvient à établir la preuve de son innocence. Cela n’empêche pas L d’avoir des soupçons de plus en plus forts et de passer à l’action. Parviendra-t-il à démasquer le mystérieux Kira ? ! !

Le duel continue entre Kira et L. Ce dernier a placé la maison de Yagami, entre autre, sous surveillance vidéo, seulement, c’était compter sans la chance et l’intelligence de Light qui a rapidement repéré qu’on était entré dans sa chambre et soupçonne alors la présence de caméra. Autant dire que ce n’est pas lui qui les localise, histoire de garder son anonymat. Il élabore alors tout un stratagème pour ôter tout doute quant à son « innocence » et c’est là qu’on voit qu’il est aussi tordu que génial.
Du coup, L n’a plus de piste et décide de rencontrer personnellement les suspects, dont Light, histoire de réduire à néant le faible pourcentage rapport aux soupçons qu’il avait sur le jeune homme. C’est pas de bol, ça ne fait que les renforcer.

Un troisième volume empli de manipulation et de rebondissements. Décidément, l’auteur n’est pas décidé à laisser le lecteur se reposer sur ses lauriers : quand on croit que l’histoire est suffisamment posée pour qu’on puisse prendre nos marques, un événement vient tout bouleverser et remettre en question nos certitudes. Je dois bien avouer qu’un tel scénario, ça tient du pur génie, de la folie ou du machiavélisme – choisissez votre combat.
Bref, un tome toujours aussi prenant et oppressant que les précédents.
Une fois de plus, j’ai beau connaître le plus gros de l’histoire, chaque volume me laisse sur le cul. De plus, je trouve que la manga avance rudement vite, je n’ai pas le souvenir que ce fut le cas dans l’animé.

J’ai adoré cette lecture, le duel entre Light et L est tout bonnement passionnant. Quant à la fin, elle laisse présager entre les deux une coopération plus proche de la rivalité qu’autre chose. Ça promet !

La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel – Christelle Dabos

Titre: La mémoire de Babel
Saga: La Passe-Miroir, tome 3
Auteur: Christelle Dabos
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 496
Quatrième de couvertureThorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Comme bon nombre de fans de la saga, j’attendais avec impatience ce troisième tome. Les deux premiers avaient été des coups de coeur, j’attendais donc énormément de cette lecture.

On commence le récit avec une ellipse de deux ans et demi. Ophélie est coincée sur Anima, surveillée de près par les Doyennes. Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’univers que j’aimais dans les précédents. Cela ne dure cependant pas, ce qui  n’est pas plus mal, on aurait pu s’ennuyer autrement. On retrouve donc rapidement Archibald, Gaëlle et Renard avant de les quitter tout aussi vite. Du coup, Ophélie se retrouve vraiment toute seule : elle part à la recherche de Thorn en se basant sur les souvenirs qu’elle a récoltés lors de la lecture du livre de Farouk et partagés avec son fiancé lors de leur union.
On a donc le plaisir de découvrir une nouvelle arche, Babel. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce monde et à me plonger dans l’atmosphère parce qu’il a un côté science-fiction que n’avaient pas les autres : les automates, les tramoiseaux, les cartes à catalographier, les salondenvers, etc. Ce n’était pas déplaisant, mais cela cassait complètement l’ambiance instaurée dans les précédents et c’est en partie ce qui m’a perturbée et a freiné dans ma lecture.

Sans compter que j’ai eu la sensation d’avoir fait un gros retour en arrière.
Dans les Disparus du Clairedelune, je trouvais qu’Ophélie avait beaucoup grandi, elle parvenait à se sortir de situations délicates parfois avec de l’aide d’autres fois seule.
Alors que dans la première partie de ce troisième tome, elle stagne ; elle se laisse dépasser par toutes les situations et se laisse martyriser par ses camarades apprentis avant-coureurs.
Avant la seconde partie, elle ne trouve pas en elle-même les ressources nécessaires pour se sortir des ennuis dans lesquels elle se place, un peu comme dans les fiancés de l’hiver.
Il est sûr que sa situation n’aide pas : elle ne connait rien aux coutumes de cette nouvelle arche et surtout, elle ne doit pas attirer l’attention puisqu’elle a un secret à préserver et se sent obligée, par la même occasion, de protéger Thorn. Plein de raisons de rester passive et de ne prendre que quelques décisions qui s’avéreront décisives pour la suite de l’histoire.
Seulement, je n’ai pas réussi à m’en contenter parce que je n’ai pas autant vibré que dans les précédents : à aucun moment, je n’ai eu réellement peur pour sa vie, pas même lors de ses rencontres avec le Sans-Peur-Et-Presque-Sans-Reproche. Je ne me suis pas sentie oppressée, juste en colère qu’elle se laisse malmener.
Ça y est, j’ai enfin réussi à mettre des mots sur mon ressenti. Décidément, écrire cette chronique fut difficile et j’ai dû m’y reprendre à trois fois.

J’ai certes moins aimé ce troisième tome que les précédents, mais j’ai malgré tout adoré retrouver Ophélie et découvrir cette nouvelle arche. Maintenant, plus qu’à attendre le quatrième… ça va être long.

L’envers des contes, tome 1 : Journal de la sœur pas si laide de Cendrillon – Gihef & Rachel Zimra

Titre: Journal de la sœur pas si laide de Cendrillon
Saga: L’envers des contes, tome 1
Auteur: Gihef
Illustratrice: Rachel Zimra
Éditeur: Kennes
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureVous connaissez tous l’histoire de Charles Perrault : Cendrillon rencontre le Prince Charmant, il lui enfile une pantoufle de verre, ils s’embrassent, se marient, vivent heureux et ont une tripotée d’enfants. Ce dont le père Perrault ne vous a jamais parlé, c’est des dommages collatéraux causés par cette belle histoire et de tous les efforts que les personnages soi-disant secondaires tels que Javotte, la sœur pas si laide de Cendrillon, ont dû accomplir pour vous offrir cette fin heureuse. Justice lui est rendue dans ce premier tome de « L’envers des contes » où l’on apprend que sans elle, Cendrillon ne serait sans doute jamais arrivée jusqu’à l’autel.

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Kennes pour la confiance qu’ils ont placée en moi.
Cela faisait un moment que je voulais découvrir les romans issus de la saga L’envers des contes mais jusqu’à présent, l’occasion ne s’était pas présentée. Lorsque j’ai vu que la dernière Masse Critique Babelio proposait la version bande-dessinée, je n’ai pas hésité une seule seconde à tenter ma chance et j’ai obtenu ce partenariat dont je suis plus que ravie.

On est propulsé aux côtés de Javotte, l’une des terribles demi-sœurs de Cendrillon qui n’hésitaient pas à harceler et martyriser la pauvre héroïne du conte de Perrault. Seulement, elle est loin de l’image qu’on s’en faisait. Dès le début, elle prend conscience que la maison est devenue un foutoir sans nom depuis le départ de leur demi-sœur. Elle décide donc d’agir et commence par ranger sa chambre puis le reste. On se rend rapidement compte qu’elle est gentille mais effacée à côté de sa méchante mère et sa toute aussi mauvaise sœur, Anastasie. D’ailleurs, on apprend très vite qu’elle a gardé les contacts avec Cendrillon.
On découvre également au fur et à mesure l’univers qui l’entoure et notamment d’autres personnages de comptines ou de contes (la bergère, Raiponce, Boucle d’Or, etc.)

Les illustrations sont vraiment sympas : les characters design sont chouettes, les silhouettes des demoiselles sont assez différentes les unes des autres qu’elles soient maigrichonnes ou plus en chair. En ce qui concerne Javotte, elle n’est pas épaisse mais elle a malgré tout des formes, un peu de fesses et des jambes rondelettes ce qui est très appréciable et pas si courant au final, ça donne une vision plus réaliste du corps humain et ça ne l’empêche pas d’être jolie.
La grosse particularité des dessins, ce sont les nez – on a l’impression qu’ils ont été rajoutés à la façon Pinocchio ; au début, c’est assez étrange mais on s’y fait vite et c’est marrant au final.
Les couleurs sont assez vives dans l’ensemble sans être agressives, j’ai beaucoup aimé. Il était plaisant de s’y attarder. De plus, l’illustratrice a le sens du détail, chaque décor est travaillé et j’adore ça.

Quant à l’histoire, j’ai bien accroché – c’était un peu prévisible mais ce n’était nullement dérangeant. Les personnages sont la grande force du récit, ils sont sympathiques et m’ont fait sourire et parfois même rire.
C’est à deux doigts du coup de cœur, malgré des événements un peu trop linéaires à mon goût.
J’ai adoré cette lecture, quand je l’ai eu fini, j’avais la pêche et un sourire jusqu’aux oreilles.

Seuls, tome 2 : Le maître des couteaux – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: Le maître des couteaux
Saga: Seuls, tome 2
Auteurs: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureQue se passe-t-il à Fortville ? Pourquoi tous les habitants ont-ils mystérieusement disparu ? Pourquoi Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji ont-ils été épargnés et se retrouvent-ils seuls, livrés à eux-mêmes dans cette grande ville vide ? Mais sont-ils vraiment SEULS ? Des peluches désarticulées ou sauvagement attachées avec des barbelés sont découvertes. De mystérieux cliquetis se font entendre. Une silhouette brillant d’étranges éclats apparaît furtivement à une fenêtre.

J’ai mieux aimé ce second tome, je l’ai trouvé bien plus intéressant.
Il semblerait que plusieurs jours se soient écoulés entre les deux numéros, les héros se sont installés à l’hôtel, ce qui est bien mieux et plus confortable que dans les bureaux du père d’Yvan.
On ignore toujours ce qui est arrivé, par contre, on découvre qu’ils ne sont en effet pas seuls et ils croisent la route du maître des couteaux qui finit par s’en prendre à eux – comme le laisse supposer la couverture, ça craint pour nos cinq amis.
Maintenant, la question qui se pose est la suivante : auront-ils d’autres adversaires du genre ?

Ce n’est bien entendu pas parce que cela bouge que j’ai aimé ce volume. Je l’ai certes trouvé plus rapide dans le déroulé de l’histoire comme dans l’action que le précédent mais c’est principalement la chute qui m’a plu. Je ne m’y attendais pas du tout et je pense que, si les autres tomes sont tout aussi cohérents dans les réactions des personnages secondaires notamment, je vais beaucoup aimé cette saga.

Pour les personnages, je ne savais pas trop quoi penser jusqu’à présent du héros, Dodji mais après cette lecture, je peux dire que je l’apprécie bien – hormis le côté un peu leader exclusif, il est touchant, il s’est beaucoup attaché à ses nouveaux amis et n’hésite pas à risquer sa vie lorsqu’il les sait en danger.
Les dessins et les couleurs restent du même acabit que dans le premier. Cela m’a quand même semblé un peu moins vif, à moins que ce ne soit parce que je me suis faite aux teintes vivaces.

J’ai vraiment adoré cette lecture, j’espère que la prochaine sera aussi bien.