La Malédiction de la momie – R. L. Stine

Chair de poule 01 - La Malédiction de la MomieTitre: La Malédiction de la momie
Saga: Chair de poule, tome 1
Auteur: R. L. Stine
Éditeur: Bayard poche
Nombre de pages: 139
Quatrième de couverture: Gabriel s’est perdu dans une pyramide. Sa cousine Sari, qui était dans la galerie devant lui, a mystérieusement disparu. Mais Gabriel a l’impression de ne pas être seul. Qui est là avec lui dans les ténèbres ? Peut-on troubler le repos millénaire de la prêtresse Khala sans courir de danger ?

Ce roman d’horreur fait partie du panier Tremblez mortels ! emprunté à la médiathèque.
J’avoue à ma grande honte que c’est le premier Chair de poule que je lis – je regardais souvent la série lorsque j’étais jeune et je l’aimais beaucoup. Cependant, je dois dire que pour une première, ça ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

C’est une lecture jeunesse, écrite dans les années 90, certes les peurs étaient différentes, pourtant, pour se sentir ne serait-ce qu’un peu angoissé avec ce livre, il faut vraiment être sacrément impressionnable. Ma fille de 9 ans n’a pas ressenti grand chose au fil des pages, elle a vaguement cru que ça se finirait mal pour Gabriel, Sari et Oncle Ben, mais finalement non et ça l’a presque déçue – de mon côté, je m’y attendais, par contre, ce qui m’a surprise, c’est que ça finit dans les toutes dernières pages ce qui est plutôt bien parce que ça ajoute malgré tout au suspens.

Je n’ai pas grand chose à en dire, l’intrigue est basique si ce n’est la conclusion.
Les personnages sont plutôt stéréotypés : Gabriel est le gamin sage par excellence, Sari la pestouille qui finalement est sympathique, Oncle Ben m’a bien plu de par ses discours raisonnés…

En conclusion, j’ai trouvé ce petit roman très moyen, même si je ne me suis pas ennuyée ce qui est un bon point. Quand j’ai demandé à ma fille ce qu’elle en avait pensé, elle m’a répondu : « pas terrible ! » Ça en dit long…

Mort de trouille, tome 1 : Le vampire des marais – Mauricet & Virginie Vanholme

Le vampire des maraisTitre: Le vampire des marais
Saga: Mort de trouille, tome 1
Scénariste: Virginie Vanholme
Illustrateur: Mauricet
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 46
Résumé: Consultant en cachette les dossiers médicaux de son père, médecin légiste, Robin découvre la photo d’un homme dont le corps est percé de centaines de trous. Persuadés que cette mort est l’œuvre d’un vampire, Robin et Max se lancent sur les traces du présumé meurtrier.

Cette BD fait parti du panier Tremblez mortels ! emprunté à la médiathèque. Je dois bien avouer que s’il n’avait pas été dans le lot, je ne l’aurais jamais lu principalement déjà parce que la couverture ne me bottait pas du tout, le résumé pas davantage…

Le scénario est très basique, la chute malheureusement prévisible – si ce n’est les causes de la mort du cadavre percé de trous.
Je n’ai pas des masses accroché aux personnages. Si Robin passe à peu près, Max m’a saoulée, il exagère vraiment. En espérant que cette petite aventure lui ait servi de leçon, mais pas sûr. Dans tous les cas, je les ai trouvés un peu trop stéréotypés.

Mort de trouille 1 p20Pour les dessins, c’est spécial, il n’y a qu’un seul illustrateur, pourtant, on retrouve à plusieurs moments trois styles différents :
-le premier est comme la couverture, assez classique, qui suit les personnages principaux
-le second est plutôt de type fantasy utilisé pour les vampires (cf ci-contre), j’ai beaucoup aimé leur character design
-le troisième, employé pour les programmes télé du genre super héros carré à la Batman des années 90
Ça casse la monotonie des illustrations, j’ai apprécié ça.

Cette BD s’est lue rapidement, ce n’était pas transcendant mais ça s’est laissé lire et je ne m’y suis pas ennuyée.

Son Excellence Eugène Rougon – Emile Zola

Son excellence Eugène RougonTitre: Son Excellence Eugène Rougon
Saga: Rougon-Macquart, tome 6
Auteur: Émile Zola
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 424
Quatrième de couverture: Voici un roman centré autour d’un personnage, et ce personnage lui-même ne vit que par et pour la politique. Voici un roman où la politique ne fait pas une apparition occasionnelle, comme dans « L’Éducation sentimentale » ou même Lucien Leuwen, mais qui, d’emblée, se propose de montrer les coulisses gouvernementales, les aspects officiels de la vie politique, et aussi bien ses dessous, nous fait assister à une séance de l’Assemblée et à un conseil des ministres. Un roman qui présente l’ambition politique comme une idée fixe, comme une passion mobilisant toutes les forces d’un homme. Ce n’est pas si mince originalité, du moins à la fin du XIX e siècle. Rassurons-nous, en effet, tout cela se passe sous le Second Empire : aucune allusion à notre siècle finissant n’est à craindre. Et pourtant..

Il m’a fallu 2 mois -à deux jours près- pour terminer ce sixième tome de la saga Rougon-Macquart… De tous ceux que j’ai lus jusqu’à présent, c’est le pire. Je m’y suis atrocement ennuyée… Je n’irai pas par quatre chemin : j’ai détesté ! Encore plus que la faute de l’abbé Mouret.
Le thème principal en est la politique et tous les passages à vocation sociale tournent autour de politique.

Mais ce n’est pas ce qui m’a posé le plus de souci :
Mon problème, ce sont les personnages.
Rougon est un idiot, un tout mou qui a beaucoup d’ambitions et de rêves mais qui est incapable de les réaliser seul, il n’est qu’un beau parleur.
Clorinde est une gourgandine qui s’amuse du pouvoir qu’elle exerce sur les hommes – par contre, j’ai apprécié la leçon qu’elle donne à Eugène dans les derniers chapitres.
Quant à leur bande d’ « amis », des hypocrites qui le soutiennent tant qu’ils peuvent obtenir une part du gâteau mais lorsque Rougon ne parvient pas à accéder à toutes leurs demandes – et se fait même mal voir en les appuyant-, ils se retournent contre lui.

Le cheminement est intéressant : la montée puis la chute de Rougon, la manière dont les alliances se font et se défont, les entourloupes que les personnages se font mais c’est long, c’est chiant. Tout se fait dans les discussions.
J’ai nettement préféré les descriptions, je me suis noyée dans les mots de Zola, c’était très appréciable mais il y en a bien trop peu.

Bref, j’ai détesté ce tome, j’y allais déjà à reculons avant même de commencer ma lecture, maintenant, je sais pourquoi.
Le prochain Rougon-Macquart que je lirai ne sera pas L’Assommoir parce que je l’ai déjà lu, je passerai donc directement au 8.

Arbre généalogique des Rougon-Macquart de 1878J’en suis à 07/20

Contes ensorcelés : Volume 1 – Antoine Bauza

Contes ensorcelés - volume 1Titre: Contes ensorcelés – Volume 1
Auteur: Antoine Bauza
Éditeur: Septième cercle
Nombre de pages: 47
Quatrième de couverture:
Interprétez une p’tite sorcière ou un p’tit mage et apprenez à maîtriser ses pouvoirs !
Accompagné de votre familier, vivez des aventures fantastiques, pleines de phénomènes insolites, de créatures merveilleuses et de personnages rocambolesques !
Vous trouverez dans ce livre-jeu tout le nécessaire pour votre première partie : la formule pour la création des personnages, les ingrédients des règles ainsi qu’un conte prêt à jouer !

J’ai acheté ce petit fascicule le mois dernier parce que je tenais à faire découvrir les jeux de rôle à mes enfants. J’aurai pu leur préparer une aventure toute simple, pas prise de tête et totalement bourrine d’Earthdawn, mais j’avais peur que pour leur âge, surtout celui de la puce, ce ne soit un peu duraille… et surtout trop complexe au niveau des règles de jeu.

J’ai donc lu en une journée les règles de Contes ensorcelés et on a commencé la première partie mercredi après-midi mais j’y reviendrai plus loin.
Quand on a déjà masterisé des jeux de rôle, celui-ci en est presque difficile de par sa simplicité… j’ai bien dit presque. Pour de jeunes joueurs et un premier mastering, c’est le livre de règle idéal. La feuille de personnage est simple mais complète, il y a même une case ovale pour que les enfants puissent dessiner leur personnage. Et on n’a besoin que de deux dés de 6 pour les lancés d’action.

Contes ensorcelés p23Le livre se compose de plusieurs parties :
– une introduction expliquant comment utiliser ce fascicule (comme à peu près tous les livres de règles)
– la présentation de l’univers : le Pièce-monde avec ses deux cartes (une de Pile et une de Face)
– comment créer son personnage, accompagné de deux modèles pour illustrer le tout
– les règles du jeu avec des tables de difficultés et un certain nombre d’exemples d’actions possibles
– des conseils pour le conteur (ou Maître du Jeu)
– une aventure en 5 chapitres : Chocolat ensorcelé
Au fil des pages, on découvre également les illustrations amusantes de Arnü West et Albertine Ralenti, ça rajoute une touche enfantine mais sympathique et amusante.
J’ai trouvé que le livre était vraiment bien fait, seul bémol : l’univers. Il semble très intéressant mais la description un peu trop succincte… ça peut être bien de préparer quelques détails pour mettre les loulous dans l’ambiance comme des noms drôles pour les personnages secondaires, ou pour les magasins et confiseries installées à Ellys…

On a donc joué notre première partie mercredi, avec trois enfants. La création du personnage nous a pris 1 bonne heure mais comme il y avait un petit de 6 ans, c’était normal.
Et le premier chapitre nous a pris tout autant de temps principalement parce que, comme conseillé dans le livre, je leur ai fait mimer certaines actions, ils ont beaucoup ri et comme souvent, ça a débordé. Mais ce n’était pas méchant, donc je les ai laissés rire et s’amuser, les recadrant subtilement comme tout bon maitre du jeu et puis, même moi, je me suis amusée à prendre des voix différentes et à mimer les PNJ, ça les a éclatés.
Bref, ça leur a vraiment plu et on jouera la prochaine partie dimanche matin.

Le combat de l’Epouvanteur – Joseph Delaney

Le combat de l'épouvanteurTitre: Le combat de l’Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 4
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 406
Résumé:
Les sorcières de Pendle deviennent de plus en plus malfaisantes. Le plus inquiétant, c’est que les trois clans – les Deane, les Malkin et les Mouldheel – préparent une alliance. Ensemble, ils seraient capables d’invoquer le Diable en personne ! Tom et son maître vont se rendre là-bas pour éviter le pire. Mais avant, Tom Ward doit passer chez lui pour récupérer les malles que sa mère lui a laissées en héritage. Or, une fois sur place, il découvre que la ferme a été ravagée, la grange brûlée.

Le combat de l’épouvanteur est le quatrième tome de la série, un volet légèrement différent des autres principalement en raison des événements qu’affrontent Tom tout du long. Je m’explique : il combat toujours des sorcières, celles de Pendle cette fois, seulement, on a rapidement l’impression d’être arrivé à la bataille finale -alors que c’est loin d’être le cas- tellement l’ambiance est oppressante, les dangers constants, les rebondissements nombreux et puis on a aucun répit, même dans les moments de repos, genre à Read Hall, l’obscur rôde prêt à faire la peau aux protagonistes de l’histoire.

Dans ce quatrième volet, on en apprend bien plus sur l’organisation des clans de sorcières, le rassemblement de plusieurs clans portant le nom de conventus ; n’oublions pas que Pendle, c’est également là que vit la famille d’Alice, les Deane comme les Malkin, on comprend bien mieux pourquoi elle ne voulait absolument pas y retourner, on y rencontre également la tante -Agnès- qui s’est occupée d’elle avant qu’elle ne finisse avec Lizzie l’Osseuse ;  et surtout, on découvre davantage le passé de la mère de Tom, mais là-dessus, je ne peux en dire plus sans dévoiler une partie de l’intrigue.
On voit également bien peu l’Epouvanteur, il est toujours par monts et par vaux à Pendle, mais ce qu’il y fait, ça reste assez flou… il va convaincre les habitants de rejoindre sa cause contre les trois clans qu ont la main mise sur la région mais il ne revient jamais dans les temps et quand Tom a besoin de lui, il n’est jamais là où il est censé être – plus que dans les autres volets ; du coup, j’ai eu la sensation qu’il était quasi-absent de l’aventure et je me suis demandée plus d’une fois ce qu’il pouvait bien foutre… et l’excuse des visites aux habitants de Downham ne m’a nullement convaincue.

Epouvanteur - carte de PendleJ’ai bien aimé ce quatrième tome, mais nettement moins que les autres. Pourtant, il bouge bien plus, on n’a pas le temps de s’ennuyer, il est plus sombre, mais étrangement, tout se goupillait trop bien puisque la mère de Tom avait prévu un peu tout ça. Du coup, ça ôte une partie du stress et du suspens et le récit perd, on se dit que pour le héros ça va forcément bien se terminer – même si le final ne se passe pas si bien que cela…