L’erreur de l’Epouvanteur – Joseph Delaney

L'erreur de l'épouvanteurTitre: L’erreur de l’Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 5
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 393
Résumé:
Plus que jamais, l’obscur menace le Comté. John Gregory envoie Tom dans le nord, pour qu’il poursuive sa formation auprès d’un autre épouvanteur, Bill Arkwright. Ce dernier habite un moulin hanté, non loin de dangereux marécages, et il se montre un maître implacable. Tom a du mal à supporter ses méthodes ! Or, le Malin charge sa propre fille, une puissante sorcière d’eau, d’anéantir Tom. C’est alors que Bill Arkwright commet une erreur, et le garçon se retrouve seul pour affronter sa redoutable adversaire.

J’avais hâte de retrouver Tom Ward et son maître, John Gregory, et même si on voit nettement moins l’épouvanteur dans un premier temps, je n’ai pas été déçue par cette lecture, bien au contraire.

Comme annoncé dans le résumé, afin de parfaire son entraînement, Tom est envoyé chez Bill Arkwright, ancien apprenti de Gregory, devenu lui-même épouvanteur et qui sévit au nord de Caster.
Le bon côté, c’est qu’on découvre cette contrée recouverte de marais, de marécages et de lacs… bref, en grande partie d’eau.
Quant aux créatures de l’obscur qui peuplent la région, elles sont également différentes de celles rencontrées jusqu’à présent. Les héros se retrouvent à affronter des Skelts et des Sorcières d’eau : leur façon de faire est bien différente des procédés employés par les gobelins ou les sorcières ordinaires, mais sont tout aussi dangereux… N’empêche, ce sont de belles saloperies !

Les manières d’Arkwright sont également bien différentes de celles de Grégory. Déjà, il se montre plus cruel que son ancien maître épouvanteur envers ses adversaires – personnellement, je ne désapprouve pas le fait qu’il préfère se débarrasser de ses ennemies plutôt que de les emprisonner, cela règle les problèmes et évite qu’elles ne reviennent. Par contre, j’aime nettement moins la manière dont il traite ses apprentis, et ne parlons pas de son penchant pour la bouteille, même si c’est compréhensible vu son passé et son rapport avec sa demeure.
Néanmoins, j’ai beaucoup aimé le fait qu’il soit accompagné dans ses chasses par Croc et surtout Griffes à qui je me suis grandement attachée.

Ce tome est la suite quasi-directe du 4ème : on retrouve le Malin mais également d’autres ennemis de Tom.
L’auteur a réussi à me surprendre sur certaines révélations, mais pas toutes (la dernière, par exemple, m’a fait sourire, elle était presque prévisible).

J’ai adoré cette lecture, l’histoire est aussi intense qu’habituellement.
Le temps m’a manqué pour avancer dans ma lecture comme je l’aurais souhaité, pourtant, il était difficile de m’interrompre même pour dormir…

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Felix Felicis – un livre que tu es sûre d’aimer – 5 points

Magic 7, tome 2 : Contre tous – Kid Toussaint, Giuseppe Quattrochi & Rosa La Barbera

Magic 7 tome 2Titre: Contre tous
Saga: Magic 7, tome 2
Scénariste: Kid Toussaint
Illustrateur: Giuseppe Quattrochi & Rosa La Barbera
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couverture: Léo, Farah et Hamelin n’en mènent pas large : tous les adultes semblent s’être donné le mot pour leur pourrir la vie et les contrôler au maximum. Même Julie, l’adorable directrice de l’école Mercury, instaure de nouvelles règles de discipline où tout laxisme est banni. Hamelin, dont la fourrière a tenté de récupérer les animaux, et Lupe, dont la police a confisqué les robots, vont s’enfuir et entrer en résistance avec d’autres adolescents. Nos héros vont découvrir que le changement de comportement des adultes est dû au 6e mage, le télépathe. Bientôt, ils seront sept et pourront agir !

J’attendais avec beaucoup d’impatience ce second tome de Magic 7. Heureusement, je n’ai eu à attendre longtemps : cinq petits mois.

Lorsqu’on en commence la lecture, nos héros sont convoqués dans le bureau de la directrice et on ne comprend pas trop pourquoi elle est si rude sans réelle raison alors qu’elle semblait sympathique dans le volume précédent. En continuant, on se rend compte que les parents s’inquiètent davantage pour leurs enfants, vont jusqu’à les chercher à la sortie de l’école, leur interdit de sortir, instaurent des couvre-feux, etc.
J’avais fini par me dire que c’était probablement dû à la confrontation avec les robots dans le premier tome, mais ça ne me satisfaisait pas comme explication.
Heureusement, l’éclaircissement final est bien plus intéressant.

Magic 7 tome 2 p4On continue de découvrir les personnages, notamment le passé de Farah ainsi que la manière dont elle perçoit ses pouvoirs et comment ils fonctionnent réellement.
Pour la première fois, les cinq héros sont réunis, ils luttent contre un ennemi commun… ou plutôt contre plusieurs. J’ai beaucoup aimé les relations qu’ils entretiennent, même si leur petite réunion au cinéma est bien trop courte.
Je m’attendais à ce que Leo soit à nouveau au centre de l’histoire avec ses multiples fantômes, mais non, ses acolytes décédés sont peu présents et le jeune garçon  se partage la vedette avec les autres ce qui est très bien, ça leur permet de se dévoiler davantage.

Je n’ai pas grand chose à rajouter : le scénario est tout aussi sympathique que le premier, on n’a plus le côté surprise de l’histoire de base, mais c’est encore mieux car nombre de détails sont développés ; le character design des personnages est également plaisant et se marrie parfaitement avec les couleurs.
J’ai adoré cette lecture, ce second tome est aussi passionnant que le premier.
Pffff, ça va me paraître long d’ici la sortie du troisième.

Harley Quinn (Renaissance), tome 1 : Complètement marteau – Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Collectif

Harley Quinn tome 1 - Complètement MarteauTitre: Complètement marteau
Saga: Harley Quinn (Renaissance), tome 1
Auteurs: Amanda Conner & Jimmy Palmiotti
Illustrations: Chad Hardin & Collectif
Éditeur: Urban Comics
Nombre de pages: 232
Quatrième de couverture: L’ancienne psychiatre Harleen Quinzel n’est pas le genre de femme à se satisfaire d’une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l’occasion rêvée d’en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l’équipe locale de roller derby, l’approche de la Saint-Valentin et la découverte d’un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire.
(Contient : Harley Quinn #1-8 + #0 + Secret Origins #4)

On m’a offert ce premier tome à mon dernier anniversaire. Je l’ai commencé parce que j’avais envie d’une lecture fun et pas prise de tête.
Harley Quinn - marteauMalheureusement, je n’ai pas accroché. J’aime beaucoup le personnage initial d’Harley Quinn, elle est pleine de bonne humeur et complètement déjantée. En l’occurrence, je ne peux pas dire qu’elle ne l’est pas dans ce comics : elle a gardé sa nature optimiste, a fait de la cause animale la sienne – elle ne supporte pas qu’on maltraite des bêtes, ça lui fait péter une pile.

Poison IvyCe n’est pas que je n’ai pas aimé le personnage, mais en lisant, j’ai eu une sensation de déjà-lu. Son comportement est assez semblable à celui de Lobo The Damned : tout aussi violent, une force assez surhumaine, impossible à tuer, sans pitié pour qui s’en prend à elle, etc.
Parlons davantage d’Harley Quinn, j’aime beaucoup son design, son marteau – façon Kaori dans City Hunter – m’a fait délirer. J’ai adoré découvrir son passé, comment elle est devenue la psychopathe qu’elle est.
J’ai tout autant apprécié les personnages secondaires qui tournent autour d’elle : Tony est assez sympa dans le genre loubard. Quant à Poison Ivy, c’est probablement ma préférée, les numéros qui m’ont vraiment plu sont ceux où elle apparaît.

C’est une lecture qui s’est laissée lire, mais sans plus. A moins qu’on ne m’offre la suite, je ne pense pas lire les prochains.

Le Petit Chaperon Noir – Corinne Binois & Déborah Mocellin

Le petit chaperon noirTitre: Le Petit Chaperon Noir
Auteure: Corinne Binois
Illustrations: Déborah Mocellin
Éditeur: Lire c’est partir
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: L’histoire d’une petite fille très vilaine, qui terrorise sa famille et le loup, mais sa grand-mère et l’animal prendront leur revanche en ignorant sa méchanceté.
Une nouvelle parodie contemporaine du petit Chaperon rouge.

La petite fille que je garde a amené des livres pour un temps calme en remplacement de la sieste. Celui-ci en faisait partie.
La couverture m’a bien plu, même si le character design du personnage éponyme me faisait un peu penser à du Simpson – à se demander si cela convenait pour une enfant de maternelle. Finalement, ça va, malgré le fait que le petit chaperon noir est plutôt déplaisante comme fillette.
Cela passe également si on exclut le fait qu’un certain nombre de termes décrivant sa façon d’être m’ont un peu dérangée, mots utilisés par le narrateur ce qui les rend d’autant plus irrévocable. Je m’explique : des mots comme « méchante » ou « épouvantable » – le second passe encore puisqu’elle fait peur au loup, on peut donc admettre qu’elle est aussi épouvantable qu’effrayante -, parce qu’ils ont un côté irréversible genre « je suis ainsi donc je ne peux rien y changer », surtout lorsqu’on désigne la personne en elle-même plutôt que son caractère ; par contre, ça ne m’a pas gêné lorsque la grand-mère et le loup se plaignait des méchancetés, ça sonnait plus comme une constatation subjective dont tous deux souffraient et l’expression « affreuse gamine » m’a fait sourire.
Mais ne minimisons quand même pas, avouons qu’elle n’est malgré tout pas très gentille ce petit chaperon noir, traitant le loup de « vieille crotte de nez« , lui lançant des fléchettes dans les fesses et j’en passe. Le pauvre !

le petit chaperon noir - la grand mère et le loupJ’ai bien accroché au character design des personnages que ce soit du loup, de la Grand-Mère ou même du chaperon rouge, les couleurs sont vives pour certaines et se marrient bien avec les teintes plus sombres ; dans tous les cas, elles sont chaleureuses.

J’ai bien aimé cette lecture, c’était amusant, rafraîchissant et même parfois surprenant. J’ai passé un bon moment. C’est un conte revisité sympathique, une version un peu différente de l’expression « on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre » puisque ce n’est pas en répondant à la violence par la violence qu’on parvient à changer quelqu’un.

Divergent, tome 1- Veronica Roth

DivergentTitre: Divergent, tome 1
Auteure: Veronica Roth
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 440
Format: Ebook
Quatrième de couverture: Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d’une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Érudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu’elle a caché à tout le monde parce qu’elle a été averti qu’il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l’aider à sauver ceux qu’elle aime. . . ou pourrait la détruire.

J’ai terminé cette lecture le 17 août. J’aurais dû écrire ma chronique dans la semaine et la publier ce week-end… sauf que j’ai complètement oublié de la faire donc je me rattrape aujourd’hui 🙂

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette lecture, principalement en raison du principe des cinq factions. Ce n’est absolument pas réaliste du tout : que des hommes parviennent à maîtriser toutes leurs pulsions pour devenir l’esclave d’une seule vertu ! Alors vous me direz, c’est de la Science-Fiction, certes, mais ça n’excuse pas tout : en ce qui me concerne, ce qui m’a posé problème dans les premières pages, c’est que pour le coup, on ne parle pas de capacité ou de connaissance des hommes à développer une science improbable, on parle de la nature humaine… et l’homme n’est pas qu’Altruiste, pas que Sincère, etc. Nous sommes des mécanismes tellement plus complexes.
Finalement, grâce à de petites scènes de la vie quotidienne de Béatrice, on se rend compte qu’en effet, d’autres sentiments les animent, cependant, ils parviennent à les étouffer (entre autre lors d’un dîner où les sentiments des parents de l’héroïne sont bien présents, plus alambiqués mais cachés).

Par contre, du moment où l’héroïne choisit sa faction, le récit m’a passionnée au point d’avoir du mal à éteindre ma liseuse le soir et à abandonner Tris (anciennement Béatrice) dans la misère où la plonge son choix et son pseudo-secret (au titre, on se doute bien qu’elle est divergente puisque même sa façon de se conduire ne ressemble en rien à une faction particulière).
Certains points sont prévisibles comme sa relation avec Quatre, et d’autres détails, mais peu importe parce que, ce qui compte au final, c’est le cheminement du personnage, son évolution – ainsi que la chute annoncée de la ville. Je ne suis pas fan des personnages que ce soit Tris, Christina ou Al mais je ne les ai pas non plus détestés.

La fin est un peu abrupte : je m’attendais à une ouverture pour le second tome, par contre, je pensais qu’on aurait une vraie conclusion avec un début de conséquences par rapport aux différentes factions. Finalement non, si on veut en savoir plus, il faudra lire le second tome ce que je comptais de toute façon faire parce que j’ai adoré cette lecture qui était aussi rapide que passionnante.

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 12/50