Les Voyageurs des Miroirs, tome 1 – Kriss F. Gardaz

Les voyageurs des miroirsTitre:  Les Voyageurs des Miroirs, tome 1
Auteur:
Kriss F. Gardaz
Éditeur: Editions du Préau
Nombre de pages:
349
Quatrième de couverture:
En vacances chez sa grand-mère dans un manoir que l’on dit un peu hanté, Rose Jersey, douze ans et demi, va découvrir une pièce secrète remplie de miroirs de sorcières, miroirs desquels il ne faut surtout pas s’approcher.
Curieuse, attirée par des pleurs semblant provenir d’un splendide miroir bleu, Rose est happée à l’intérieur et disparaît dans un autre monde. Son frère Andy, et Droopy le chat, vont volontairement la rejoindre pensant pouvoir la ramener.
Erreur! Un miroir de sorcières ne s’emprunte que dans un sens…
Dans quels mondes inconnus devront-ils vivre en attendant de trouver une porte de départ?
Les voyageurs des miroirs pourront-ils un jour rentrer chez eux?

Cela fait un bon moment que j’entends grand bien de cette série, c’est la raison qui m’a poussée à me l’acheter. Ce premier tome est resté quelques mois dans ma Pile à Lire, j’avoue que je redoute toujours le côté jeunesse en fantasy mais heureusement, mes craintes n’étaient pas fondées.

Ça se lit très bien et très vite – même si c’est tombée dans une période chargée donc il était difficile de me concentrer et pourtant, malgré cela, j’ai adoré cette lecture.
Les personnages sont sympathiques, ils sont jeunes : Andy a 10 ans, Rose est un peu plus âgée. Leurs réactions sont naturelles, loin d’être immatures sans pour autant être trop réfléchies ou irréalistes, il était donc plaisant de cheminer à leur côté.
J’ai trouvé que tous les personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux sont travaillés, l’auteure parvient à les décrire en peu de mots et ça sonne juste.
Ajoutons que les descriptions sont courtes mais très belles, je n’ai eu aucune difficulté à m’imaginer dans les lieux décrits.

L’univers est complet mais également varié : Andy, Rose et leur chat Droopy traversent plusieurs miroirs de sorcières donc plusieurs mondes. Si leur aventure à travers la terre des Trolls est un peu linéaire et tout s’y passe trop bien, la suite chez les fées et les géants est loin de l’être, l’auteure a réussi à de nombreuses reprises à me surprendre tout en restant cohérente dans son récit.

Ah, j’ai failli oublié de parler des créatures qu’on rencontre : elles sont intéressantes et surtout, ne sont pas ce qu’on pense : les Trolls ne sont pas forcément méchants, les licornes pas forcément gentilles, quant aux fées… je vous le laisse découvrir. Du coup, on se demande régulièrement le long du récit si les héros choisissent le bon camp : ça ajoute du suspens et du stress, c’est plaisant.
Au fil des pages, on se pose pas mal de questions et on a réponse à tout, à la fin ou parfois plus tôt. C’est très agréable : en refermant ce roman, on a cette sensation de plénitude que tout est dit. Pour autant, l’auteure parvient quand même à nous donner grandement envie de lire la suite et d’en savoir plus sur les chats d’argent – ça tombe bien, c’est le titre du 2.

J’ai adoré cette lecture, j’aurais préféré avoir du temps pour le savourer à sa juste valeur mais j’ai passé un excellent moment surtout après leur arrivée dans le monde des géants : j’ai dévoré ce passage.
J’ai vraiment hâte de lire la suite mais pour cela, il va falloir que je me le procure.

La licorne qui dépassait les bornes – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Enola et les animaux extraordinaires 2Titre:  La licorne qui dépassait les bornes
Saga: Enola et les animaux extraordinaires, tome 2
Auteur:
Joris Chamblain
Illustrateur: Lucile Thibaudier
Éditeur:
Editions de la Gouttière
Nombre de pages:
32
Quatrième de couverture:
Caché au coeur d’un Muséum d’Histoire Naturelle se trouve le cabinet d’Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes !
Lorsque Sylvia, Piotr et Sven sont confrontés à une licorne agressive qui franchi les limites de leur territoire, ils ne perdent pas une minute pour en informer le village. Mais quand Sylvia apprend que son père, le chef du village, souhaite attaquer les licornes à cause de la rupture de leur pacte, elle ne perd pas une seconde pour demander de l’aide à Enola.
Une nouvelle mission pour la jeune vétérinaire et son chat Maneki !

J’avais bien aimé le premier tome de cette petite BD, je n’ai donc pas hésité à emprunter ce second tome à la médiathèque de ma ville.
Je redoutais un peu que le thème de la licorne ne soit traitée de manière neuneu, finalement, non : les licornes sont loin d’être des créatures très sympathiques d’un premier abord, on ne peut pas leur en vouloir, étant donné qu’elles ont perdu une bonne partie de leur territoire au profit des hommes toujours plus avides de bois magique. Au final, leur réaction est parfaitement compréhensible.

On découvre toujours aussi peu le cabinet de travail d’Enola : elle s’échine à débroussailler la tête d’un géant… bref, pas beaucoup plus et c’est dommage, j’aimerais bien qu’une aventure se passe chez elle histoire d’en savoir un peu plus sur le personnage. Ma préférence va toujours à Maneki, décidément, j’adore son character design, sa gueule est tellement expressive.
J’ai nettement préféré ce second tome au premier, je l’ai trouvé plus sympathique et surtout un peu moins prévisible… même si on se doute que les licornes n’attaquent pas parce que la fille du chef a malencontreusement pénétré leur territoire. La raison est tout autre.

Enola et les animaux extraordinaires 2 p14Une lecture rapide, agréable, des dessins encore plus beaux de par les décors, principalement.
J’ai beaucoup aimé cette BD et ma puce également.

Humphrey Dumbar, le croquemitaine – Emmanuel Civiello

Humphrey Dumbar le croquemitaineTitre: Humphrey Dumbar, le croquemitaine
Auteur: Emmanuel Civiello
Éditeur: Delcourt Jeunesse
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture
: Humphrey Dumbar est croquemitaine. Il tourmente les enfants en se glissant sous leur lit, prêt à les mordiller, à les glacer, à les effrayer ! Il se nourrit avec délectation de leurs cris et pleurs. Mais une nuit, Jimmy, un petit garçon courageux, ose se cacher dans le chaudron d’Humphrey. Au petit matin, il se retrouve propulser dans le monde magique des contes, pour un voyage qui changera le cours de sa vie…

Cette BD fait parti du panier Tremblez mortels ! emprunté à la médiathèque.
En le commençant, je n’avais aucune idée du thème qu’il abordait,si ce n’est que le personnage principal est un croquemitaine comme le suggère le titre. C’est une chance de ne pas avoir lu le résumé, il en dit quand même long sur le déroulement de l’histoire qui, avec 32 pages est quand même courte.

Si au début, Humphrey Dumbar peut paraître mauvais, après tout, il fait peur à tous les enfants sans distinction, on finit par le comprendre, il fait ça pour se nourrir mais pas que… C’est son rôle – une possible réflexion sur les choix et les obligations.
En pénétrant dans son monde, on découvre quelques paysages, son point faible mais surtout sa maison et deux « créatures » qui l’habitent – j’ai beaucoup aimé le character design de la tête de citrouille.
On rencontre également d’autres personnages légendaires comme le Père Noël, la Petite Souris et quelques autres mais autant vous laisser la surprise si vous le lisez. C’est un détail auquel je ne m’attendais pas, et qui m’a vraiment plu.

Humphrey Dumbar, le croquemitaine p13Les dessins sont vraiment beaux, avec un petit côté réaliste que j’aime beaucoup, mais je le déconseille aux plus jeunes : le croquemitaine a quand même une tête qui fait peur et deux ou trois images au début également…

J’ai adoré cette petite BD, elle est jolie, un peu prévisible et intéressante.

A silent voice, tome 3 – Yoshitoki Oima

A Silent Voice tome 3Titre: A silent voice, tome 3
Auteur: Yoshitoki Oima
Éditeur: Ki-oon
Collection: Shonen
Nombre de pages:
189
Quatrième de couverture
: Cinq ans après leur dernière rencontre, Shoya parvient à retrouver Shoko. À sa grande surprise, la jeune fille accepte de lui parler et ne semble pas lui en vouloir ! Les deux adolescents commencent à se rapprocher peu à peu, tandis que dans le même temps Shoya se lie d’amitié avec un garçon de sa classe, Tomohiro.
Déterminé à changer pour rendre à Shoko le bonheur qu’il lui a volé, le lycéen décide d’affronter son passé en reprenant contact avec d’anciennes camarades de classe…

Dans le dernier tome, Shoko et Shoya ont renoué, le jeune garçon a même affronté le courroux de la mère de l’héroïne.
Dans celui-ci, d’autres anciens refont également leur apparition : Miyoko qui faisait partie de la classe de primaire, qui aidait Shoko et qui du jour au lendemain n’est plus venue à l’école… J’avoue que je n’ai aucun souvenir d’elle dans le premier…
Et puis également Naoka… la sale peste… elle n’a malheureusement pas changé. Le bon côté, c’est qu’elle force Shoya à sortir de sa réserve, le mauvais côté, c’est qu’il semblerait qu’elle réveille en lui ses vieux démons, avec elle, il redevient ce gamin agité. Même si leur confrontation a un je-ne-sais-quoi d’amusant.

A silent voice 3 p80Si je n’ai pas accroché avec Naoka, je n’ai pas davantage réussi à m’attacher à Miyoko, elle a certes un côté plus optimiste et rend la situation moins grave, ça change de la morosité de Shoya qui est loin d’être très gai comme petit gars… Il broie du noir, encore plus que dans les premiers, il n’ose pratiquement pas parler à Shoko, c’est un peu lourd à la longue.

J’ai bien aimé cette lecture mais sans plus… C’est heureux qu’il y ait de nouveaux personnages, ça évite que l’histoire tourne en rond, malheureusement, je ne les ai pas trop aimé donc ça m’a un peu gâché le plaisir.

Les contes du cimetière : Gobelins, fantômes et esprits – Martin Waddell & Tony Ross

Les contes du cimetièreTitre: Les contes du cimetière – Gobelins, fantômes et esprits 
Auteur: Martin Waddell
Illustrations: Tony Ross
Éditeur: Gautier-Languereau
Nombre de pages: 127
Quatrième de couverture:
Quatorze contes hantés pour esprits frappés, et cœurs bien accrochés…
Venez frissonner !

C’est ma cinquième lecture issue du panier emprunté à la médiathèque du nom de Tremblez Mortels !
On retrouve 14 contes que le narrateur, originaire d’Irlande du Nord, a entendu enfant. Je les ai trouvés assez variés, je vous laisse juger :

Jouan Le Froid est un vieux squelette qui hante un cimetière où personne n’ose mettre les pieds excepté Petit Pat, un brave gars qui travaille en échange du couvert. Il est envoyé par Mériadec le Mauvais qui espère que Jouan le tue, histoire de ne pas avoir à remplir sa part du contrat c’est-à-dire lui donner de la soupe chaud pour le travail effectué à la ferme.
Une histoire sympathique pour commencer en douceur cette entrée en matière. Elle ne fait pas peur mais l’ambiance est bien là.

La jeune épousée est l’histoire d’un homme qui épouse Gaïda, une jolie fille du pays. Il surprend à la tombée du soir le projet des gobelins d’enlever sa femme. Il rentre précipitamment et séquestre sa famille dans la maison le temps d’une nuit.
Une histoire un peu plus sombre que la première, un peu angoissante également ou même le lecteur se demande si la femme d’Ardell tiendra et aura confiance jusqu’au bout en son époux.

Il n’y a plus de beurre : le Petit Peuple aide un fermier en échange de rémunération en nature. L’homme décède, sa propriété est rachetée mais le nouvel exploitant, avare, ne croit pas au Petit Peuple et pense que ses ouvriers le volent. Il supprime donc tous les cadeaux…
Ce récit ne fait nullement peur mais la morale est présente et facilement compréhensible pour de jeunes lecteurs.

Danse avec Fanch : Aénor Mahon adore danser, après nombre de recherches, elle choisit Fanch comme partenaire définitif jusqu’au jour où celui-ci se noie.
Une courte histoire qui m’a laissée indifférente.

Tom Coquin : La famille Quinn travaille dur toute la journée, lorsqu’ils rentrent, un esprit invisible les a aidés aux tâches ménagères jusqu’au jour où une mauvaise récolte les oblige à abandonner la ferme qu’ils louent pour revenir dans la maison familiale de Marie Quinn, devant laisser derrière eux Tom auquel ils se sont attachés.
Une famille fort attachante, les Quinn, l’esprit Tom Coquin également d’ailleurs, c’était tout aussi dur pour ma puce et moi de quitter la ferme en le laissant derrière que pour les héros de ce conte.

Les contes du cimetières p15Maligne petite Dora est élevée par sa tante qui la surnomme ainsi alors qu’elle est loin d’être maligne. Elle rêve d’épouser un prince, ce qui est sur le point d’arriver mais le prince y met une condition, qu’elle parvienne à filer 5 fuseaux de laine par jour pendant un mois comme l’a affirmé sa tante. Puisque sa nièce en est incapable, les deux femmes font un pacte avec un gobelin poilu : il fera le travail à sa place mais pour que Dora garde sa liberté, elle doit trouver le nom du gobelin, autrement, elle devra l’épouser.
Le personnage de Dora m’a saoulée, elle est bête comme pas possible et si sa tante n’était pas là, l’histoire se serait mal fini pour elle… D’où la dangerosité de faire croire aux enfants qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas… la franchise, y a rien de mieux ! Et en plus, le texte est long, genre 14 pages.

Le fantôme du bois des Ghoules : une histoire très courte et une chute très drôle. Petit Mathurin se balade dans le bois des ghoules, il en rencontre une mais affirme qu’il n’a pas peur… grave erreur.
Sûrement ma préférée !

Le champ qui scintillait : Vieux Grippe-Sou, son nom en dit long, se rend sur la colline La Cabosse, lieu où le peuple des korrigans festoie, entouré de trésor, dans le but de les voler.
Une histoire prévisible qui m’a un peu ennuyée.

La Dame de Llyn Y Fan Fach : Ardell se rend au lac tous les jours, il y rencontre une Dame du lac qui lui plait et c’est réciproque. Il traverse l’épreuve du père de la demoiselle et peut l’épouser à condition qu’il ne doute pas d’elle 3 fois ou elle retournera dans les flots.
Comme celle d’avant, prévisible et un peu longue… Quant aux doutes que le mari émet sur sa femme, ils n’étaient pas tous très convaincants…

L’Ogremitaine : deux tailleurs rivaux, l’un coud vite mais mal, l’autre lentement mais très bien. Le premier essaie de se débarrasser du second en pariant qu’il ne parviendrait pas à prendre les mesures de son dernier client, le tailleur lent relève le défi, or, il est envoyé s’occuper du monstrueux Ogremitaine.
Une histoire qui se lit bien, sans plus. Ma puce n’a pas trop comprise la chute qui est un peu une fin ouverte.

Le fantôme de Porlock erre depuis des années dans le village cherchant quelque chose. Seule Mirabelle prend le temps de l’aider.
Un personnage sympathique.

Bonnet de Joncs : un homme a 3 filles, les 2 premières lui affirment constamment qu’elles l’aiment mais sont paresseuses, la troisième ne lui dit jamais mais prend soin de son vieux père. Au moment de faire son testament, il leur demande à quel point elles l’aiment, les deux premières répondent comme d’habitude, la dernière par métaphore, mais il ne comprend pas et la jette dehors. Elle cache ses origines et son visage sous un bonnet de joncs et décide de trouver l’amour pour ce qu’elle est et non ce qu’elle parait être. Elle trouve du travail non loin de la maison de son père et y découvre ce qu’elle cherchait, le véritable amour… Avec l’aide de son fiancé, elle décide de faire comprendre à son père la métaphore employée quelques temps auparavant.
L’histoire et le personnage de Bonnet de Joncs sont sympathiques. La morale m’a beaucoup plu.

Déménagement clandestin : un vieux couple vit dans une ferme mais sont harcelés par un méchant farfadet poilu.
La chute était très drôle, j’ai bien ri ; la puce n’a pas compris.

Les veilleurs : Deux familles perdent un être cher. Ils font la course à l’enterrement car il est dit que le dernier enseveli se retrouvera à veiller éternellement le cimetière et aucun ne souhaite ça à leur disparu.
Avec le titre, la fin est prévisible. Une histoire qui termine bien ce recueil qui a commencé dans un cimetière et se finit dans le même endroit.

Un recueil sympathique, des illustrations qui s’accordent bien avec, parfois bizarres, parfois amusantes, pas vraiment terrifiantes.
J’ai bien aimé cette lecture.