La petite mort, tome 2 – Davy Mourier

La petite mort 2Titre: La petite mort, tome 2
Auteur: Davy Mourier
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 96
Quatrième de couverture
: La Petite Mort a dû faire un terrible choix entre faucher Ludovic, son meilleur ami atteint d’une leucémie, ou son chat Sephi. A-t-il fait le bon choix ? L’entrée au collège, cet univers impitoyable, va-t-elle remettre en question l’amitié, l’amour et l’existence des licornes-sirènes ? De toute façon, rien ne va se passer comme prévu car la famille Mort a… un squelette dans son placard.

On reprend l’histoire à la suite directe du premier avec l’enterrement de Sephi, ça me brise toujours autant le cœur, si ce n’est même plus par la suite : le sacrifice en valait-il le coup ? Je n’étais pas très sûre d’apprécier Ludo, il me faisait rire, mais quelque chose me dérangeait en lui sans savoir quoi… Malheureusement, dans ce second tome, le nouveau copain de la Petite Mort est loin d’être sympathique avec son arrivée au collège, ses poils qui poussent et ses hormones qui le travaillent, sans compter son horrible père qui n’aide pas – parce que oui, dans ce volume, la Petite Mort entre en 6ème. Il est appréciable de découvrir que le personnage grandit et les soucis qui l’accaparent également ; enfin un héros qui n’est pas figé dans le temps !

On en apprend davantage sur la mort et son « protocole de vie » comme le dit si bien l’auteur (son développement, sa croissance, son évolution jusqu’à devenir la Mort).
Et puis, de nouveaux personnages font leur apparition : le nouveau chat du nom de Ghost qui m’insupporte assez, Tycho le poissophone mais aussi le Grand-père de la Petite Mort et c’est là que les choses se corsent pour tous les membres de la famille.
J’ai trouvé ce second tome bien moins drôle que le premier, il a un côté plus tragique : l’enterrement de Sephi ouvre le bal et ce petit chat que j’ai tant aimé est loin d’être la dernière perte qu’essuiera la Petite Mort.

La Petite Mort, tome 2 p7Comme pour le premier, on a droit à des éléments de réalité augmentée, seulement cette fois, l’auteur, Davy Mourier, entre davantage dans les détails de création nous expliquant et nous montrant la manière dont il dessine ses strips, d’un côté les décors, de l’autre les personnages ; c’était un gros plus. J’ai trouvé ces petits films bien plus intéressants que les précédents.

Comme pour le premier, j’ai adoré. La fin est tout aussi dure et là, il va vraiment falloir que je me procure le 3 parce que je ne l’ai pas :'(

Sténopé – Julien Roturier

Sténopé - Julien RoturierTitre: Sténopé
Auteur: Julien Roturier
Illustrations: Dorothée Delgrange
Éditeur: Editions Luciférines
Nombre de pages: 174
Quatrième de couverture: Un homme rêve chaque nuit de sa mort, un groupe d’enfants se lance dans une chasse au trésor dans une forêt où rôdent d’inquiétants esprits ancestraux, le patient d’un psychiatre déclare voler la peau des gens, d’étranges créatures viennent des étoiles pour juger l’espèce humaine, une montre à gousset cassée bat la mesure du temps de plus en plus fort et un adolescent se consume d’amour pour une guerrière virtuelle…
Les onze nouvelles de Sténopé rencontrent des personnages torturés par de curieuses malédictions, victimes de forces surnaturelles ou de leurs désirs les plus sauvages, souvent sanglants. Allant en France ou aux Etats-Unis, Julien Roturier fait voyager son lecteur, explore XXe et XXIe siècles pour varier les ambiances, en gardant une ligne résolument horrifique.
Un recueil fantastique très contemporain qui met en scène la folie, la cruauté et les passions meurtrières avec autant d’humour noir que de violence.

Je me pencherai dans un premier temps sur le titre : Sténopé. Ce n’est pas un terme courant, c’est un mot issu de la photographie : un petit trou dans la paroi de la chambre noire ou camera obscura, laissant passer l’image et la lumière ; a priori, ce serait également le nom de l’appareil photographique utilisant ce principe – vous savez, les vieux appareils du siècle dernier ou il fallait rester immobiles de longues minutes pour laisser le temps à l’image de s’imprimer ?
Le titre parle de lui-même, quand on sait ce qu’il signifie : on y trouve 11 nouvelles cauchemardesques, passées au crible, des images plus ou moins fortes, un espace-temps figé… ou presque.

Dans ce recueil, les histoires sont assez inégales que ce soit de par leur taille, l’ambiance mise en place, les terreurs qu’elles procurent.
Elles ont été écrites à différents moments entre 2009 pour la plus ancienne et 2013 pour la plus récente. Personnellement, je les classerai en deux parties : celles écrites avant 2010 et celles écrites pendant et après – il est assez aisé de les classer puisque la date est inscrite à la fin de chaque nouvelle.
Sténopé - Mon beau miroirPersonnellement, je n’ai pas trop aimé les récits de 2009, ça se lisait bien mais je les ai trouvés nettement moins intéressants et pas suffisamment sombres ; quant à l’ambiance, elle était quasi-inexistante.
Cependant, j’ignore ce qu’il s’est passé dans la vie de l’auteur entre 2009 et 2010, à part une année supplémentaire, mais il y a du changement et ça s’en ressent : mes histoires préférées, vous l’aurez compris, sont celles de 2010, elles sont bien plus glauques, plus abouties également, avec une atmosphère très sombre qui m’a fait frissonner. J’ai beaucoup aimé On chasse en bord de Seille (une chasse au trésor mortelle pour un petit groupe de jeunes garçons), Le Rêveur (un homme qui fait chaque soir le même cauchemar jusqu’à ce qu’il se produise), L’Amorphe (une consultation chez un psy avec un patient très particulier) et enfin, Panem et Circenses (quand un homme rencontre une belle femme, artiste de cirque, dans un bar, on s’attend un peu à de « Carnivàle« ).
N’avoir apprécié que 4 nouvelles sur les 11, ce n’est pas terrible comme score mais il faut quand même précisé que ça n’a pas été non plus difficile à  lire.

Pour les illustrations, le style de l’auteur m’a bien plu, ça m’a grandement fait pensé à Junji Ito, auteur du manga Spirale que j’adore. Des images un peu dérangeantes mais qui s’accordent bien avec le thème du recueil.

En conclusion, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé, j’espérais que ça fasse plus cauchemardesque comme nouvelles.

La Bête du Gévaudan : Récit cruel d’une mystérieuse affaire – Francette Vigneron & Laurent Miny

La bête du GévaudanTitre: La Bête du Gévaudan : Récit cruel d’une mystérieuse affaire
Auteur: Francette Vigneron
Illustrations: Laurent Miny
Éditeur:
OUEST-FRANCE
Nombre de pages: 61
Quatrième de couverture: Essayez donc de trouver le Gévaudan dans la liste des départements et régions de France. Peine perdue. Le Gévaudan n’existe plus. Il a disparu avec la Révolution française, lors de la création de nos départements actuels. Le Gévaudan était une province, sous l’Ancien Régime, qui occupait presque toute la Lozère actuelle, le sud de la Haute-Loire et un petit morceau du Cantal.
Lorsque la Bête qui mange le monde commence à faire parler d’elle, Louis XV, roi de France, a 54 ans. Pendant quatre ans, de 1764 à 1767, un animal non identifié terrorise la population du Gévaudan, faisant plus d’une centaine de victimes, surtout des enfants et des femmes. Qui était cette bête ? Certains veulent absolument y voir les ravages d’un loup, mais cette thèse est largement contestée.
Devenus affaire d’État au XVIIIe siècle, les méfaits de la Bête du Gévaudan hantent toujours les esprits et divisent des milliers de passionnés qui, partout dans le monde, cherchent à percer les secrets de son identité.

Cet album fait partie du panier Tremblez mortels emprunté à la médiathèque le mois dernier.
De tous les livres qu’il contenait, c’est celui qui m’attirait le moins, il ne me semblait pas romancé malgré la longueur des textes, et je redoutais un peu l’ennui. Mais il n’en a rien été, je l’ai trouvé passionnant.

La Bête du Gévaudan - Récit cruel d'une mystérieuse affaire p28Comme tout le monde, je connaissais l’histoire de la Bête du Gévaudan mais j’étais loin de m’imaginer un tel carnage ! L’auteur place tout d’abord un contexte historique mais également géographique ce qui n’est pas un mal. Tout du long, on découvre les faits et la chronologie ainsi qu’un certain nombre de citations écrites par des hommes réels, acteurs de cette immense battue contre la Bête – je n’ai pas pris le temps de vérifier s’ils les avaient vraiment rédigées ; en tout cas, ça rajoute un côté authentique qui m’a bien plu.
Il m’est arrivé une ou deux fois de lire à haute voix devant mon grand qui jouait, histoire de me recentrer sur l’histoire, et il a trouvé ça tellement intéressant qu’il s’est arrêté pour se pencher sur l’album et écouter, incrédule.
Les dessins sont assez classiques mais bien représentatifs des paysages et costumes de l’époque. Pas grand chose à rajouter à ce sujet.

Dans l’ensemble, ça a été une agréable surprise, j’ai adoré parcourir cet album et découvrir les faits qui ont terrorisé l’Auvergne en 1764 et 65.

Maisie Hitchins, tome 2 : L’affaire du collier d’émeraude – Holly Webb & Marion Lindsay

Maisie Hitchinsn tome 2 - Holly WebbTitre: L’affaire du collier d’émeraude
Saga: Maisie Hitchins, tome 2
Auteur: Holly Webb
Illustrations: Marion Lindsay
Éditeur: Castor Poche
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture: « -Je vais aller droit au but : j’ai besoin de Maisie.
C’était sa première véritable mission. Elle avait été embauchée en tant qu’habilleuse, mais Mlle Lane voulait également qu’elle mène l’enquête. Elle était presque devenue professionnelle ! »
Maisie Hitchins, l’apprentie détective, est sur une véritable affaire ! Sarah Massey, une célèbre actrice, s’est fait voler un collier d’émeraude offert par son riche fiancé… bijou qui semble maudit ! Et depuis, les malheurs s’accumulent sur la comédienne. Maisie se doit d’enquêter et de rester vigilante : au théâtre, les apparences sont souvent trompeuses…

On avait tellement aimé le premier tome, ma fille et moi, qu’on avait hâte de lire ce second. De mon côté, je suis restée un peu sur mes gardes : j’avais vraiment adoré l’affaire des pièces volées, du coup, je redoutais un peu la déception. Craintes infondées, ce second tome est encore mieux que le précédent.

Les personnages sont égaux à eux-mêmes, si ce n’est peut-être Grand-Mère que j’ai trouvée un peu moins stricte, j’aime relativement bien sa relation avec Sally, sa nouvelle employée. Cette dernière est un peu effacée, mais semble gentille.
Dans ce volume, on ne voit que peu M. Tobin, dommage, je l’aime bien.
Cependant, on découvre davantage Mlle Lane mais elle m’a laissée totalement indifférente, je la trouve fadasse pour une actrice, peut-être parce qu’on ne la voit pas particulièrement dans son univers de jeu et de costume. Par contre, on rencontre une de ses collègues, actrice, Mlle Massey, et on a le plaisir de pénétrer dans le milieu artistique du théâtre : je dois avouer que la mise en ambiance est tellement magnifiquement créée qu’on se laisse emporter avec plaisir dans les coulisses.

Maisie Hitchins, tome 2 - L’affaire du collier d’émeraude p19Maintenant, parlons un peu de Maisie. Elle est tout aussi attachante que dans le premier tome, seulement, elle a pris davantage d’assurance et se laisse guider par son instinct, même si son premier sentiment n’est pas immédiatement le bon, elle cherche des indices et ne baisse pas les bras au premier obstacle. Dans ce volume, on a droit à une réelle enquête, pas quelque chose d’énorme ni d’impossible à résoudre, une investigation relativement simple pour une fillette de l’âge résolue notamment par un coup de chance , parce qu’il en faut un peu aussi.

Pour ce second tome, c’est un gros coup de cœur, j’ai hâte de pouvoir lire le 3, mais pour ça, il faudra que je me le procure, ils ne l’ont pas à la médiathèque…

Entre deux feux, tome 1 : Les Chuchoteurs – Tiffany Schneuwly

Entre deux feux, tome 1 - Les chuchoteursTitre: Les Chuchoteurs
Saga: Entre deux feux, tome 1
Auteur: Tiffany Schneuwly
Éditeur: Anyway Editions
Nombre de pages: 151
Quatrième de couverture: Eurielle mène une vie plus que confortable et a tout ce qu’il faut pour être heureuse… en apparence.
Née dans une famille aisée, ses parents la laissent gérer son quotidien comme elle l’entend. Mais derrière cette façade se cache une fille solitaire et mal-aimée.
L’univers d’Eurielle va cependant être complètement bouleversé par une improbable rencontre avec deux étranges personnages qu’elle seule semble voir.
Qui sont-ils ? Et que cherchent-ils ?
En apprenant à mieux les connaître, Eurielle découvre qu’elle n’est pas la personne qu’elle croyait être… 

Pour le choix de cette petite lecture, j’ai été très superficielle : ce qui m’a attirée bien plus que le résumé, c’est la couverture. Je la trouvais très jolie et j’avais très envie de l’avoir dans ma bibliothèque. Ce fut contre toute attente un choix judicieux parce que j’ai passé un excellent moment avec Eurielle.
Petit plus : la police utilisée pour le titre des chapitres (cf ci-dessous) est vraiment chouette et ça le fait !

Le personnage principale en elle-même est plutôt sympathique, elle ne m’a pas énervée comme c’est souvent le cas des héros ; cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher plus que cela à elle – quant à sa réelle identité, c’est un peu prévisible, mais c’est cohérent et bien amené.
Par contre, j’ai adoré les personnages secondaires, le duo Nolann et Erwan est vraiment intéressant et amusant au début, dommage que le premier se montre davantage effacé par la suite.

Entre deux feux, tome 1 p11
Le gros point fort de ce roman, c’est, dans un premier temps, le principe des Chuchoteurs : ce qu’ils sont, la mission qu’ils remplissent – seul bémol : le suspens  quant à ce que sont « les deux étranges personnages qu’elle seule semble voir » est trop rapidement coupé, ça m’a un peu gâché le plaisir mais pas trop longtemps puisque j’ai alors eu le plaisir de découvrir l’univers « parallèle » et notamment le Royaume créé par l’auteur (je ne peux malheureusement pas être plus explicite, ce serait courir le risque de spoiler une grande partie de l’histoire).
J’ai beaucoup aimé le principe de la Salle des Souvenirs, seulement, le côté légende n’est pas assez présent à mon goût – en même temps, avec 150 pages, l’auteur ne pouvait pas s’étendre des masses sur le sujet. J’espère qu’on en apprendra davantage dans le second tome, mais pour ça, il va falloir attendre encore quelques mois…

J’ai relativement apprécié le style d’écriture de l’auteur, ça se lit bien.
Quant à l’histoire, elle est vraiment chouette, j’ai bien accroché.
En conclusion, j’ai adoré cette lecture.