Dessine-moi un loup – Jacques Fortier

Dessine-moi un loup - Jacques FortierTitre: Dessine-moi un loup
Auteur: Jacques Fortier
Éditeur: Le Verger
Nombre de pages: 216
Quatrième de couverture:
En ce mois de mai 1921, le jeune Jules Meyer a réalisé son rêve  : il a fondé sa petite agence de détective à Strasbourg.Quand on lui propose d’enquêter sur des cambriolages étranges dans la vallée de Munster, sur le flanc alsacien des Vosges, il ignore encore qu’il va y croiser la route d’une bête sanguinaire…
Le loup, disparu d’Alsace en 1908, y serait-il revenu  ? Dans cette affaire qui va le mener de l’agitation strasbourgeoise aux paisibles lacs vosgiens, et lui faire arpenter une vallée meurtrie par la Première guerre mondiale, Jules va devoir user de toute sa sagacité pour démêler le vrai du faux.
Il sera aidé par un nouvel ami, un tout jeune militaire en garnison à Strasbourg où il apprend à piloter un avion. Un jeune homme original et séduisant.
Un certain Antoine de Saint-Exupéry.

Je voulais remercier la Team Babelio ainsi que les éditions Le Verger pour cette superbe découverte, j’ai passé un excellent moment… J’ai juste adoré, mais je reviendrai dessus un peu plus tard.
Lorsque j’ai vu ce livre parmi tous les autres proposés lors de la Masse Critique de septembre 2013, le résumé m’a immédiatement interpelé. J’étais particulièrement curieuse de découvrir ma ville des années 20 à travers ce livre. Je n’ai pas du tout été freinée par le style policier, genre littéraire que je lis peu.

Comme dit, j’ai adoré, ça fait du bien parce que ça faisait un bon moment que je n’avais pas autant aimé un livre.
Déjà, la couverture. Elle est simple, épurée. Je ne suis pas une fan de la couleur orange, mais là, je trouve que ça rend drôlement bien avec les teintes de l’avion.
J’ai été très étonnée de la qualité du papier: il est très clair, particulièrement épais et le grain en est très agréable au toucher.
Ça rend indéniablement la lecture attrayante.

Le style de l’auteur est très fluide, la lecture en est aérée et plaisante.
Ce n’est pas le premier roman dont Jules est le héros et on retrouve quelques allusions à la première histoire, Quinze jours en rouge, mais c’est suffisamment bien expliqué sans qu’on ait une impression de manque ou de flou quant aux épisodes précédents.
Ce fut un plaisir de suivre le héros à travers les rues de Strasbourg, je m’arrêtais régulièrement pour imaginer le trajet que faisait Jules pour accéder d’un endroit à un autre, pour moi, c’était un plus. Pour les gens qui ne connaissent pas la ville, ça ne bloque nullement la lecture et l’ajout des noms de rue enrichit cette lecture, ça donne un côté plus authentique.

L’atmosphère est très bien rendue, je me serai cru dans un patelin alsacien (avec le petit plus des noms ou des phrases entières issus du dialecte local) où tout le monde se connait, sait quel chemin emprunter pour se rendre à tel ou tel endroit, mais je pense que ça vaut pour chaque village. Le côté après-guerre ne sera peut-être pas suffisamment présent pour certains, et le fait que des gens de camps opposés puissent vivre côte à côte peut paraître incompréhensible… Pas pour moi, comme le dit un des personnages: « C’est comme ça ! C’est l’Alsace ! »

Le seul petit bémol qu’on pourrait émettre serait au niveau de l’enquête: elle est un peu rapide et on n’a que peu d’indices qui nous permettrait d’élucider l’affaire, du coup, on peut se sentir plus spectateur qu’acteur. Personnellement, j’ai trouvé que c’était suffisant, j’ai découvert rapidement le vrai coupable (mais c’était principalement instinctif) et progressivement au fil des pages, la raison s’est faite jour toute seule.
Mais ça ne m’a nullement dérangé, pour moi, l’intérêt en était davantage l’ambiance, les relations entre les personnages, un voyage dépaysant à travers le temps en compagnie d’Antoine de St-Exupéry et le mythe du loup mangeur d’homme, on aurait presque pu se croire dans le Gévaudan !

En conclusion, oui, j’ai adoré -je sais je me répète. Et ce n’est pas parce que ça se passe dans ma ville, même si c’est un petit plus et parfois un petit moins: quand j’étais vraiment plongée dans l’histoire, les noms connus m’interpellaient et m’en faisaient un peu sortir.
C’est une lecture plus qu’agréable, et il s’en est fallut de peu pour que ce soit un coup de cœur.

Un amour de bentô 1 – Nao Kodaka & Shiori

Un amour de bento 1Titre: Un amour de bentô 1
Illustrations: Nao Kodaka
Idées et recettes: Shiori
Éditeur: Pika Edition
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture
Je voudrais aider mon copain à être performant pour son match.
Je voudrais préparer un petit déjeuner à mon senpai qui revient de son footing du matin.
Je voudrais faire plaisir à mon ami d’enfance avec son plat préféré.
Je voudrais enfin oser lui faire part de mes sentiments, en toute sincérité.
Parce qu’on peut le remplir de beaucoup d’amour, le bentô est l’allié des filles amoureuses.

Je viens de terminer ce manga avec lequel je me suis régalée ! Oui, ce soir, j’ai envie de faire un peu d’humour.
Je m’attendais à une série un peu facile et couru d’avance: une fille qui pour gagner le cœur de celui qu’elle aime lui fait de bon petit plat. Bon, finalement, ce n’était pas ça… enfin pas tout à fait. Un amour de bentô 1bLa fille en question, Saé, est super maladroite et  incapable de cuisiner quoique ce soit, pas même de faire du riz… Et du coup, surprise, c’est le gars, Yûki, qui sait cuisiner et lui apprend.
Ce n’est pas une grand innovation, mais j’ai trouvé ça sympa. Et ça donne un bon coup de fraîcheur à ce manga qui m’a emballé immédiatement. Le bémol principal est la redondance sur le thème: au bout de la quatrième histoire, c’était déjà un peu moins fun et à la limite de l’ennuyeux. Heureusement, il n’y a que 3 tomes -qui se trouvent dans ma médiathèque, je vais donc pouvoir finir la série ^_^
Les dessins sont vraiment choux. J’aime vraiment beaucoup et je ne me lasse pas de les regarder. Le papier est également très blanc, je trouve que ça rend bien sur le personnage principal qui est quand même blonde. Ce que je préfère, ce sont les yeux, je les trouve très expressifs.
Un amour de bentô 1a

En conclusion, j’ai passé un bon moment: j’ai bien rigolé, je suis rentrée vite et facilement dans l’histoire.

Je passe à 13/20.
LA manga badge

Barry Trotter, l’intégrale – Michael Gerber

Barry Trotter, l'intégrale - Michael Gerber -  10 ans BragelonneTitre: Barry Trotter, l’intégrale
Auteur: Michael Gerber
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages:
590
Quatrième de couverture: Alors comme ça, vous pensiez que c’était fini ?
HAR HAR HAR (rire dément)
Mais non, il revient, Barry Trotter, le plus célèbre élève de l’école de sorcellerie de Coudbar !
Tout commence alors que Barry a vingt-deux ans et un gros poil dans la main, ça continue quand il en a trente-neuf mais encore moins de neurones, et puis, hop ! grâce à une admirable ruse du récit, on revient en arrière quand, âgé de neuf ans, il était juste épouvantable.
RIEZ des tentatives inexplicablement ineptes de Lord Valdemarne pour tuer Barry !
TIREZ la barbe du vénérable Pludbus Céldèlbore !
TREMBLEZ devant les manies de Lon Muesly aux toilettes !
Pardon ? Vous voulez déjà échanger ce bouquin mais vous avez perdu, le ticket de caisse ? Comme c’est bête…

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune des mois d’août et septembre de Le Cercle de Critiques Littéraire des Lecteurs Économes. Du coup, mon chéri me l’a offert début août pour mon anniversaire, et je n’ai trouvé le temps de le lire que vers le 20 du mois dernier, ça aurait dû suffire pour le terminer dans les temps… mais non ! J’ai donc quelques jours de retard suite à un emploi du temps extrêmement chargé et de plus en plus jusque fin septembre… Zut !
Ce livre fait parti de la série: 10 ans Bragelonne, 10 romans, 10€
C’est bien entendu une version intégrale qui comporte les 3 volumes de Barry Trotter:

Barry Trotter et la parodie éhontée.
Barry Trotter et la parodie éhontée
L’histoire débute à Coudbar. Barry a redoublé cinq fois sa dernière année et ne compte absolument pas quitté son école de magie. Or, sa renommée tant dans le milieu Glandu que chez les Magiciens ont mis en péril la survie de l’école et le film, en cours de tournage portant sur la vie dissolue de Barry Trotter, la forcera à fermer. Pludbus Céldélbore ne laisse pas le choix au héros: le film ne doit jamais sortir ou Barry sera expulsé de Coudbar et devra trouver un travail. Ça donne déjà le ton !
J’ai relativement bien aimé ce premier tome. Le début est très drôle, j’ai souvent beaucoup rigolé, parfois seulement souri. Par moment, j’ai également trouvé ça très lourd mais au bout d’un moment on s’y fait, et ça fait parti du décor et c’en est presque plaisant. Par contre, je me serais bien passée de certains détails scatophiles, pour moi, ça reste le réel point noir, plus que l’humour gras qu’on subit tout du long.
J’ai eu un peu de mal à avancer, m’endormant régulièrement au bout de quelques pages, mettant énormément de temps à lire cette première partie qui pourtant m’a bien plut. J’avoue qu’au début, c’était principalement parce que je ne voyais pas trop ou tout cela allait nous mener, ni dans quelle direction on allait, mais par la suite, la cause principale en était un emploi du temps chargé qui ne me permettait pas plus de 30 minutes de lecture quotidienne, donc pas trop le temps d’avancer comme je l’aurai aimé.
Mais ça reste un bon moment, amusant, une lecture qui passe agréablement le temps.

Barry Trotter et la suite éhontée
BarryTrotter et la suite inutileCette fois-ci, on retrouve Barry Trotter à 38 ans, marié, ayant deux enfants. Son fils aîné, Nigel, n’a pas de pouvoirs magiques, pourtant, parce que ses parents y tiennent absolument, il doit entrer à Coudbar qui est devenu un grand n’importe quoi ! En parallèle, une réunion d’anciens élèves est organisé dans cette fameuse école et autant vous dire que Barry Potter est de la partie.
J’ai nettement préféré ce volume-ci. Dès le début, on sait ou l’on va; on ne vivote pas comme dans le précédent. C’est beaucoup plus parodique à mon goût que le premier tome étant donné que ça se passe au sein de Coudbar. Ça reste lourd, mais c’est mieux passé. 🙂
C’est un peu moins drôle parce que moins gros, mais bien plus plaisant à lire.

Barry Trotter et le cheval mort
Barry Trotter et le cheval mort
Je n’ai pas aimé ce volume. C’est celui-ci qui aurait dû s’appeler la suite inutile; voyez donc -rassurez-vous, je ne spoile pas:
dans le volume précédent, Barry a subi un sort qui aurait dû le mener à sa mort. Cela a été évité de justesse, malheureusement, le mal est fait, et le sort ne peut être inversé. Barry essaie de guérir, mais pour cela, il retourne par hypnose lors de sa cinquième année.
Donc tout le livre, c’est un énorme flashback. Le truc inutile par excellence !

J’ai trouvé ça long, chiant. Je suis contente d’avoir écrit mon avis sur les tomes précédents avant, parce que cette partie m’a juste gâché le plaisir. Pourtant, j’ai quand même rigolé dans les dernières pages mais j’en ai vite eu marre, mais j’avais grandement hâte que ça finisse, je pense que la raison en est qu’on voit nettement moins les autres personnages: Ermine, Lon ou Nigel que je préfère davantage.

En conclusion, j’ai aimé les 2 tiers du livre, le troisième était de trop.  Du coup, je finis sur une note négative, et c’est saoulant.

Le Cercle de Critiques Littéraires des Lecteurs EconomesLecture du mois d’août-septembre avec Le Cercle de Critiques Littéraire des Lecteurs Économes, voici d’autres avis qui y ont participé:

Mon arbre ami – Maïa Brami & Ingrid Monchy

Mon arbre ami - Maïa Brami & Ingrid Monchy
Titre
:
Mon arbre ami
Texte: Maïa Brami
Illustrations:
Ingrid Monchy
Éditeur:
Casterman, les albums Duculot
Nombre de pages:
24
Quatrième de couverture:
Hier, Victor a vu une dame qui parlait à un arbre.
Que lui chuchotait-elle ?
Et si, lui aussi, il avait quelque part,
un arbre ami à qui se confier ?

Cet album pour enfant fait parti du panier « A l’ombre de mon arbre » emprunté à la bibliothèque mardi après-midi. Je l’ai lu hier aux enfants. Ils ont beaucoup aimé, eux, d’habitude si remuants, là, ils ont été particulièrement calmes.
Les dessins des personnages sont relativement simples, les décors sont très jolis, les couleurs chaleureuses. Les petits ont trouvé les illustrations si belles que j’ai pris le temps de m’arrêter sur la plupart des planches: on a cherché différents détails sur chaque image et s’il y a une phrase qui est revenue en boucle, c’était sûrement « Waouh! C’est trop beau ! »

L’histoire est vraiment très sympathique: le petit garçon s’interroge sur l’existence d’un arbre ami pour chacun et ce qui se passerait s’il trouvait le sien. Ce fut un voyage bien agréable dans l’imaginaire d’un jeune enfant, une balade chimérique sans pour autant être totalement saugrenu; je n’ai eu aucun mal à m’imaginer à la place de cet enfant, cherchant cet ami massif et protecteur sous lequel il ferait bon s’abriter.
Une belle histoire d’amitié rêvée, en somme.

Je pense que les enfants se sont trouvés en phase avec cette histoire parce que les thèmes abordés leur parlaient: que ce soit l’amitié ou les arbres. A une époque où il est si difficile de cultiver le premier entre deux scènes de « t’es plus ma copine! » et où l’on voit de moins en moins d’arbres, surtout en ville, ces sujets conservent un brin d’utopisme pour eux, il sentent bien que cet idéal est accessible sans vraiment l’être:
quel enfant n’a pas rêvé, à notre époque encore, d’une cabane dans les arbres ou ils pourraient se réfugier, et grimper sur un arbre ami ? Tous… Combien en ont une?
Quel enfant n’a pas rêvé de planter une graine qui deviendrait un arbuste fort et vigoureux à force de soins sur un petit lopin de terre caillouteux dans sa cour où aucune végétation ne pourrait jamais pousser? Beaucoup. Combien se sont retrouvés déçus?
Un arbre ami, c’est un bout de rêve pour l’enfant qui est en chaque adulte, un voyage charmant qui réveille un peu de nostalgie en nous, un idéal réconfortant pour tout môme, un être vivant immobile et immuable qui serait présent pour lui… Pas besoin de plus. Mon arbre ami p5

Elinor Jones 3: Le bal d’été – Algésiras & Aurore

Elinor Jones 3 - le bal d'étéTitre: Elinor Jones 3: le bal d’été
Scénario: Algésiras
Dessin et couleur: Aurore
Éditeur: Soleil
Collection:
Blackberry
Nombre de pages: 48
Quatrième de couverture:
Le tout est d’arriver à temps pour l’ouverture du champagne !
Les amis, quel bonheur de vous retrouver !
Je n’aurais manqué ce bal pour rien au monde !

Ce volume-là est probablement mon préféré. Mais il faut bien l’avouer, il n’aurait eu aucun sens sans les deux premiers. C’est en effet le dernier de la série et il clôt à merveille cette trilogie: on a droit à toutes les réponses aux questions qu’on se posait. Personnellement, j’avais déjà ma petite idée sur pas mal de possibles révélations sans être pour autant certaine que mes intuitions étaient justes. Ce fut le cas pour quand même une majorité mais pas tous, on revoit même les protagonistes et les volumes précédents différemment et les réactions de l’héroïne paraissent moins démesurées au final; la fin est loin d’être une grosse surprise, elle est même prévisible, mais ça ne m’a pas gâché le plaisir de lire cette bande-dessinée. Je me suis particulièrement attachée aux personnages dans ce tome et j’en ai « redécouvert » certains.

Comme dans les précédents, l’atmosphère est très bien rendue, certaines images sont fraîches, on se croirait en été, avec la chaleur étouffante en moins -c’est l’avantage de le lire en automne ! J’ai vibré avec les personnages suivant et partageant leur peine ou leur joie, je suis rentrée dans l’histoire bien plus rapidement.
Les dessins sont tout aussi beaux que dans les deux premiers tomes, rien à redire, les émotions se lisent parfaitement dans les physionomies. On aurait presque pas besoin des dialogues. Les couleurs sont chaleureuses et  participe à l’atmosphère en nous plongeant dans une ambiance estivale.

Elinor Jones 3.1

Bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment bien aimé ce dernier volume de la série Elinor Jones. J’ai tout autant apprécié l’histoire que le fait que ça ne tire pas en longueur et du coup, c’est juste un timing parfait !