Les Prélats de Faneas, tome 1 : Les Terres d’exil – Charlotte Abécassis Weigel

Titre : Les Terres d’exil
Saga : Les Prélats de Faneas, tome 1
Auteur : Charlotte Abécassis Weigel
Éditeur : Autoédité
Nombre de pages : 422
Quatrième de couverture : Astéria est une jeune femme énergique au caractère bien trempé qui vient d’emménager à Maleross avec sa cousine Cléora. Les deux jeunes femmes arrivent tout droit du mystérieux royaume de Faneas où la magie et les dieux n’ont rien d’imaginaire et où chaque jour recèle son lot de surprises. Elles ont fui leurs terres natales envahies par le royaume limitrophe d’Endor et sont venues se réfugier dans notre monde. Elles cherchent à présent les prélats de Faneas afin de regagner leur monde et de restaurer la paix, mais la tâche s’avère bien plus ardue qu’il n’y parait et les mystérieux prélats demeurent introuvables. Leurs actions finissent par attirer l’attention d’un jeune homme observateur portant le nom de Noctis. Avec l’aide de son ami Klay, il compte bien découvrir ce qu’elles cachent.

Ça fait très longtemps que je voulais commencer cette saga : j’en ai eu de bons échos et l’autrice fait un carton dans les salons.

Astéria, Cléora, Sora et Kellas leur tigre ailé ont fui Faneas, leur monde envahi par les Endorins. Elles ont un an pour chercher de l’aide : retrouver les deux prélats bannis dix ans auparavant. Après avoir parcouru la Terre, elles s’installent à Maleross, ville où la magie semble étrangement forte. Elles étudient à l’université la journée, ouvrent un troquet en soirée et se lient d’amitié avec deux étudiants : Noctis et Klay. Sora, quant à lui, va à l’école primaire, mais il doit se montrer discret ; ses tutrices le couvent et cachent son existence à leurs proches.

En ce qui concerne les personnages, Astéria m’énerve par moment, elle est impulsive et surtout colérique ce qui ne l’avantage pas. Je n’ai pas toujours compris pourquoi ses réactions parfois excessives prenaient de telles proportions.
J’ai bien mieux aimé Cléora. Elle se montre douce et réfléchie.
Sora est relativement effacé, il ne vit pas forcément bien sa vie cachée sur Terre, mais il fait contre mauvaise fortune bon cœur. Je l’apprécie beaucoup, autant que Kellas qui n’est pas assez présent à mon goût.
Noctis est sympathique et me plaît bien, ce qui n’est pas le cas de Klay.

Il y a peu de descriptions. Je préfère les histoires plus détaillées, mais ce n’est pas plus mal, ça laisse au lecteur tout le loisir de s’imaginer les lieux ou les vêtements comme il l’entend. Et ça n’a pas empêcher le récit d’être entêtant au point d’en être imprégné même lorsque je ne lisais plus.
Le seul bémol pour moi, ce sont les répétitions. J’ai trouvé qu’il y en avait beaucoup et ça m’a ralentie; mais comme le dit mon amie Laure pour me taquiner :  » mais toi, t’es une chasseuse de répétitions ! » Elle n’a pas tout à fait tort.

J’ai bien aimé ce premier tome et j’ai déjà le second qui m’attend dans ma PàL.

ABC 2022 – Lettre A

Coupe des 4 maisons :
Miroir du Risèd (1ère année) – un livre que vous désiriez lire depuis longtemps10 points

Chat de Yakuza, tome 2 – Riddle Kamimura

Titre : Chat de Yakuza, tome 2
Auteur : Riddle Kamimura
Éditeur : Doki Doki (Seinen)
Nombre de pages : 152
Quatrième de couverture : Découvrez la suite des aventures de Sabu, le petit chaton tout mignon, en pension chez un ex-yakuza ! Jin, ex-yakuza, et gérant du café Fluffy, un bar à chiens et à chats, a recueilli Sabu, un petit chaton tout mignon, et l’a intégré à l’équipe de son établissement.Le petit nouveau, comme on l’appelle, est désormais comme un poisson dans l’eau au milieu de ses camarades canins et félins, même s’il a toujours un peu de mal à s’habituer à l’allure de malfrat de son bienfaiteur.Surtout que Sabu reste on ne peut plus méfiant. Pour lui, tout est louche ! À commencer par l’entourage de Jin. A-t-il affaire à un yakuza sans pitié ou à un paisible gérant de café amoureux des animaux ?

Je n’étais pas très motivée pour commencer cette lecture. Comme j’ai lu il y a quelques jours Colocataires à leur manière, j’avais un peu ma dose de chat.
Pourtant, dès que je l’ai commencé, il m’a été impossible de m’arrêter, et ce, malgré l’heure tardive.
Il ne se passe pas grand-chose, mais la sensation de bien-être est tellement prégnante que je n’avais pas envie de quitter le café Fluffy.

Sabu commence à prendre ses marques parmi les pensionnaires de Jin et rencontre les premiers clients. Il essaie de faire son « travail » (manger, dormir et jouer), et il rivalise avec les autres pour être le plus mignon. Puis il copine avec le Boss, ce qui lui permet de pouvoir s’intégrer dans le groupe.

Y a qu’un truc qui m’a saoulée : la réaction de Sabu face au visage terrifiant de yakuza de Jin. Ça le met dans tous ses états. Alors autant je peux comprendre qu’il sursaute au moindre bruit et qu’il ne se sente pas en sécurité dans ces cas-là, autant le fait que ça ne se joue que sur ses grimaces me dérange. Au début c’est drôle, malheureusement ça revient encore et encore, c’est excessif et pénible à la longue. En fait, c’est surtout que ça faisait tâche au milieu de cette ambiance presque paisible.

À part ça, j’ai passé un bon moment et j’ai bien aimé cette lecture.
Les dessins sont sympathiques, j’apprécie le character design. Les décors sont minimalistes, mais ça passe bien.

Elegant Yokai Apartment Life, tome 2 – Waka Miyama & Hinowa Kôzuki

Titre : Elegant Yokai Apartment Life, tome 2
Scénario : Hinowa Kôzuki
Dessins : Waka Miyama
Éditeur : Noeve grafx
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Le camarade de Yûshi a ramené, à la maison des yôkai, des individus bien louches… La tranquillité et la sécurité des locataires serait-elle menacée ?
De son côté, Yûshi prépare son départ. Son dortoir rénové, il est temps pour lui de quitter la maison des yôkai. Mais seul face à sa nouvelle vie, il pourrait bien en venir à regretter ses colocataires…

Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’ambiance chaleureuse de la maison Kotobukisô et ça m’a fait du bien !
Par contre, j’avais oublié que c’était la dernière soirée de Yûshi avant qu’il ne retourne vivre dans le nouveau dortoir du lycée. Je ne me faisais pas de mouron : j’étais certaine qu’il reviendrait régulièrement voir ses amis. Je ne m’attendais pas à ce qu’une fois parti, il ne puisse plus revenir. C’était perturbant pour moi comme pour lui qu’il vive avec des humains. Ce fut un (long) passage obligé pour que notre héros se rende compte que Kotobukisô lui manquait. Je n’ai eu aucun mal à me mettre à sa place et à le comprendre.

On rencontre de nouveaux personnages qui côtoient Yûshi dans cette nouvelle vie, mais aucun ne m’a semblé assez intéressant pour que je retienne leurs noms ou que je me fasse un avis sur eux.
Par contre, dans le dernier chapitre, un nouveau protagoniste fait son apparition, le bouquiniste. Je ne suis pas sûre de l’apprécier : quelque chose me dérange chez lui, mais je ne sais pas quoi.
Le point positif, c’est que ça offre à Yûshi de nouvelles opportunités insoupçonnées. J’ai hâte de découvrir ce que l’auteur en fera.

Les dessins sont aussi chouettes que dans le premier. Du moins, je n’ai pas vu de différence. Je ne vais pas m’étendre davantage.
J’ai adoré ce second tome et j’ai hâte de découvrir le troisième.

Sixtine, tome 1 : L’or des Aztèques – Frédéric Maupomé & Aude Soleilhac

Titre : L’or des Aztèques
Saga : Sixtine, tome 1
Scénario : Frédéric Maupomé
Illustrations : Aude Soleilhac
Éditeur : la Gouttière
Nombre de pages : 78
Quatrième de couverture : Depuis la disparition de son père, Sixtine vit seule avec sa maman…et trois pirates fantomatiques qui veillent sur elle ! La collégienne est tiraillée entre l’envie de savoir d’où elle vient et la peur de blesser sa mère qui fait face à des soucis financiers. Le jour où la classe de Sixtine se rend au musée pour admirer le trésor des Aztèques, la jeune fille et ses acolytes montent un plan quelque peu risqué…

Une fois de plus, j’ai été surprise par ma lecture. Je n’avais pas lu le résumé, et en me basant sur la couverture, je m’étais imaginé un univers fantasy entre pirates des caraïbes et l’île au trésor. Ben pas du tout, ça se déroule à notre époque.

Sixtine vit seule avec sa mère depuis neuf ans, depuis le décès de son père, quoi !
Elle peut voir les fantômes et copine avec trois pirates qui veillent sur elle. Ils l’entraînent même au sabre. Elle vit une existence tranquille, mais elle est à un âge où elle s’interroge sur ses origines, notamment la famille paternelle qu’elle ne connaît pas. Sa mère a des difficultés financières, ce qui complique les choses, mais cela se corse surtout après la visite au musée où est conservé le trésor des Aztèques.
Tout est un peu prévisible, mais comme c’est cohérent avec l’histoire ou le caractère des personnages, ça ne m’a pas dérangée et je me suis volontiers laissé porter par le récit.

J’ai bien aimé les personnages :
Sixtine est sympathique, un peu con-con quand même… enfin, c’est surtout qu’elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
– j’ai apprécié les trois pirates, ils sont amusants.
les amis de Sixtine ont un peu plus de jugeote qu’elle, surtout Martin, et la canalisent.

Je n’étais pas certaine que les illustrations passent. Je ne suis pas fan du character design de Sixtine. Mais finalement, les dessins étaient chouettes : les couleurs sont harmonieuses et les décors joliment détaillés. Ça a contribué à ce que ça me plaise.
J’ai beaucoup aimé cette lecture et je compte bien emprunter la suite à la médiathèque dès qu’ils l’auront.

Colocataires à leur manière, tome 1 – Tsunami Minatsuki & As Futatsuya

Titre : Colocataires à leur manière, tome 1
Scénario : Tsunami Minatsuki
Dessins : As Futatsuya
Éditeur : Nobi nobi ! (Genki)
Nombre de pages : 162
Quatrième de couverture : Auteur de romans policiers misanthrope et introverti, Subaru Mikazuki se réfugie chez lui pour se concentrer. Un jour, un chat errant lui inspire un nouveau sujet d’histoire. Il nomme l’animal Haru et observe son comportement énigmatique tout en poursuivant la rédaction de son récit.

J’ai grandement hésité à mettre celui-ci sur ma liste d’anniversaire – encore une histoire de chat !?
Finalement, je suis bien contente de l’avoir fait et encore plus qu’on me l’ai offert parce que non seulement il est chouette, drôle, mais la manière dont le récit est présenté est originale.

Subaru est un écrivain de polar à succès. Il est misanthrope à l’excès et le fait sentir à son entourage qui se compose uniquement de son éditeur. D’ailleurs le premier a lâché l’affaire et il doit composer avec un nouveau, un peu trop envahissant à son goût, surtout quand ce dernier apprend que notre héros a un chat. Chat que Subaru a trouvé sur la tombe de ses parents et a recueilli afin de pouvoir l’étudier pour son prochain roman.

Toute l’originalité de ce manga tient au fait qu’un chapitre est présenté deux fois : l’une du point de vue de Subaru, l’autre du côté de Haru. Bien entendu, les deux personnages n’ont pas la même vision des événements ce qui rend les situations amusantes.
J’aime beaucoup la relation que les deux protagonistes entretiennent. Ils ne se connaissent pas, et ça démarre en douceur. Chacun traîne son passé comme un boulet, on découvre les drames qui ont jonché leur vie. On sent bien qu’ils vont s’entraider et que ce nouveau lien leur permettra de refermer en partie leurs plaies. Ça se fera lentement et au moins deux autres personnages rejoindront cet attachant duo.

J’aime bien les dessins. Haru n’est pas toujours réussi, mais ça ne m’a pas dérangée. J’ai moins constaté cette différence avec les humains.
J’ai adoré cette lecture et je suis contente d’avoir déjà le second tome. J’aurais eu trop les nerfs si j’avais dû attendre.