Les âmes croisées – Pierre Bottero

Titre: Les âmes croisées
Auteur: Pierre Bottero
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 439
Quatrième de couverture: « Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »
Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas…
Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d’orienter une existence entière ?
– Je sollicite le droit et l’honneur de revêtir…
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?

Ça fait super longtemps que j’ai ce roman dans ma PàL, et malgré les bons échos que j’en ai eu, j’y ai été à reculons. J’ignore pourquoi… La couverture me plaisait bien, mais ce n’était pas le cas du titre ni même de la quatrième de couverture. Sans compter que j’avais peur d’être bloquée avec un roman à plus de 400 pages…
Des craintes ridicules…

J’ai particulièrement adoré l’univers : complexe mais dépeint de manière simple par le biais des personnages qui sont Aspirants… En résumé, ils sont étudiants faisant partie de la classe privilégiée d’AnkNor : les Perles. Quel meilleur moyen de décrire le monde que de suivre, à travers les cours ou ses relations aux autres, l’une de ces Aspirantes Nawel Hélianthas qui rêve de revêtir la robe de Mage ? A quelques jours de la cérémonie qui permettra aux élèves d’émettre leurs vœux, les enseignants sont plus intransigeants les interrogeant durement sur leurs connaissances.
Le jour où Nawel se rend dans la partie pauvre d’AnkNor, habitée par les Cendres. Une bousculade, une décision hâtive et irréfléchie vont changer à jamais sa vie.

Alors que dans les premiers chapitres, j’appréciais énormément l’héroïne : elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds tout en se montrant respectueuse (dans une certaine mesure), du moment que son chemin la mène dans la basse-ville, j’ai détesté le visage méprisant qu’elle dévoile. Par la suite, elle prend cher ce qui est une bonne chose puisque cela la façonne jusqu’à lui permettre de répondre à cette question qui la hante : « Qui veux-tu être, Nawel ? ».
J’aime énormément la caste qu’elle finit par choisir et je trouve les personnages qui l’entourent aussi attachants que charismatiques. J’ai presque regretté que le roman soit si court, ça aurait mérité un développement plus long.
Je crois que ce que j’ai préféré, ce sont les scènes de combat. Elles sont rapides, mais  brillamment rythmées. Il n’y a pas un seul passage de trop, pas un seul qui m’a déplu et c’est super agréable d’arriver à cette conclusion.

La fin est surprenante, et si je ne m’y attendais pas, j’espérais au moins que cela ne se termine pas ainsi… une fin ouverte et malheureusement pas de suite. Dommage.
Je ne vois pas ce que je pourrais dire d’autre sur cette lecture, si ce n’est que c’est un gros coup de cœur.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Cédric Diggory (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un livre à la couverture majoritairement jaune – 50 points

La magie de Paris, tome 1 : Le cœur et le sabre – Olivier Gay

Titre: Le cœur et le sabre
Saga: La magie de Paris, tome 1
Auteur: Olivier Gay
Éditeur: Castelmore
Format: E-Book
Nombre de pages: 319
Quatrième de couvertureChloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

J’ai à peine commencé que je sens que cette chronique va être difficile à écrire. Ne sachant par où débuter, allons-y gaiement avec le titre de la saga. La magie de Paris, avec un tel nom pas de doute possible, cette lecture rentre parfaitement dans l’item éphémère du Tournoi des 3 sorciers Fleur Delacour, un livre dont l’histoire se déroule en France, en l’occurrence dans la capitale française pour celui-ci.

Chloé est en première. Elle fait de l’escrime et est particulièrement douée pour se sport au point de passer en compétition régionale. Alors qu’elle s’entraîne, elle surprend Thomas, le petit nouveau de la classe, en plein combat à l’épée. Il apparaît rapidement à la jeune fille que son camarade est en mauvaise posture, donc elle intervient, le défend et lui offre le temps nécessaire pour incanter un sort. Malheureusement, elle est gravement blessée et pour la sauver, l’adolescent la lie à lui.

Le début ne m’a pas convaincue, peut-être parce que Chloé me laisse froide, ce qui est étonnant car avec un récit à la première personne, je devrais sans problème m’attacher au personnage, or ce n’est pas le cas. Je l’ai trouvée peu convaincante, pas assez réelle ou peut-être pas assez intéressante. Je ne saurais pas dire, mais quelque chose n’est pas passé entre elle et moi.
Pourtant, j’ai trouvé la trame principale intéressante, même si j’aurais préféré que les Goules ou les combats me fassent trembler de peur, d’angoisse ou simplement d’excitation… Un peu comme la dernière bataille.

Le style narratif est simple. La façon de parler des personnages est compréhensible malgré leur âge, pas trop d’expression WTF donc ça passe. À travers le roman, on a un certain nombre de références cinématographiques, mangaesques… J’ai regretté cependant qu’elles soient si bateau – je comprends ce choix, pour que le lectorat s’y retrouve, mais deux ou trois références un peu plus pointues aurait été un gros plus pour moi : Chloé évoque plusieurs fois le mot « manga » et le seul nom qu’on se tape, c’est Luffy… C’est faible comme référence.
Heureusement, le personnage de Thomas a sauvé ma lecture. Je l’ai trouvé sympa et drôle. Je me suis souvent prise à rire de ses échanges avec Chloé.
Et autre point positif : l’épilogue. Il est top, la révélation finale m’a laissée bouche bée, c’est vraiment bien joué.

En résumé, un début auquel j’ai eu du mal à accrocher. Une histoire qui progressivement prend de l’ampleur et s’intensifie au fil des pages. Des personnages secondaires susceptibles d’être plus intéressants que le personnage principal. Une révélation finale étonnante qui le donne envie de découvrir la suite. Un recit rapide et plaisant à lire.
Je pense que je peux dire que j’ai bien aimé cette lecture.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Fleur Delacour (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un livre dont l’histoire se passe en France – 70 points

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome 01 : Tout commence mal… – Lemony Snicket

Titre: Tout commence mal…
Saga: Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome 01
Auteur: Lemony Snicket
Éditeur: Nathan Poche
Nombre de pages: 175
Quatrième de couverture: La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal… Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l’incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d’une immense fortune. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s’emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate…

Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ce que la lecture de ce roman soit si rapide – je l’espérais, mais je n’étais pas certaine de réussir à le terminer en deux jours. Et si j’avais eu plus de temps, il m’aurait même fallu moins de temps que cela.

Les orphelins Baudelaire sont au nombre de trois : Violette a 14 ans, Klaus 12 ans, quant à Prunille on ne sait pas trop mais je dirais qu’elle doit avoir aux alentours de deux ans, elle marche néanmoins les mots qu’elle prononce sont assez incompréhensibles.
Quand l’histoire débute, les trois enfants jouent sur la plage quand Mr Poe vient les trouver pour leur annoncer que leurs parents sont morts dans l’incendie de leur maison. J’ai trouvé ce passage un peu bizarre, très abrupte et surtout… surtout… Ça fait combien de jours qu’ils jouent sur cette plage pour que leur maison ait eu le temps de brûler en totalité et qu’on ait eu le temps de déblayer les gravats pour retrouver le corps des parents ?
Mais revenons à nos moutons. Ils vont vivre quelques jours chez Mr Poe qui est chargé de s’occuper de l’héritage familial – Violette en sera bénéficiaire à sa majorité, jusque-là, c’est bloqué. Le souhait des parents Baudelaire étant de perturber aussi peu que possible la vie des enfants, en restant dans la même ville et en allant habiter chez un membre de la famille, tous trois se retrouvent chez un obscur et lointain membre de leur famille, le comte Olaf qui vit dans une masure. Le triste sire qui est devenu leur tuteur n’a qu’un but : récupérer coûte que coûte l’héritage des Baudelaire et pour cela, il a un plan.

Ses desseins sont aussi ignobles que choquants… et largement prévisibles, mais tout l’intérêt est de savoir s’il va réussir à tout mettre en œuvre, si les orphelins parviendront à le contrer et surtout, dans quelle mesure l’histoire finit mal puisque dès le début, l’auteur nous prévient que cela se termine mal pour les orphelins Baudelaire.
Le style narratif de l’auteur est plaisant, j’ai cependant trouvé étrange ses interventions personnelles : qu’il en profite pour nous partager ses pensées sur tel ou tel sujet m’a semblé normal, mais il lui est arrivé quelques fois de partager des souvenirs personnels (qu’ils soient vrais ou pas importe peu), j’ai trouvé cela bizarre et déroutant.
J’ai vraiment bien aimé ce roman, il était un peu court, j’aurais bien aimé poursuivre la suite de leurs désastreuses aventures. J’ai hâte de lire les prochains.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Harry Potter (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un des personnages de l’histoire est orphelin – 80 points

Léontine – Christine Davenier

Titre: Léontine
Auteur: Christine Davenier
Éditeur: Kaleidoscope
Nombre de pages: 40
Quatrième de couverture: Léontine n’est pas comme les autres cochons. Léontine est jaune ! Et aujourd’hui, elle en a assez d’être différente. Ce qu’elle veut – ce qu’elle veut vraiment – c’est être de la couleur des cochons.
Mais dis donc, Léontine, et si tu étais unique pour une toute autre raison ?

Comme on peut le voir sur la couverture, Léontine est un petit cochon. Mais contrairement à ses frères et sœurs, elle est jaune… Et passe tout son temps sur deux pattes à danser… gambiller, très exactement. Jusqu’au jour où elle se dit que sa couleur n’est pas normale et que les autres doivent se moquer d’elle. Elle fait donc tout et n’importe quoi pour devenir rose. Malgré ses efforts, chacun des membres de sa famille la reconnaît jusqu’à ce qu’elle trouve le déguisement parfait. Malheureusement, elle ne tient pas la longueur…
Chassez le naturel et il revient au galop.

J’ai bien aimé la trame principale de l’histoire. mais un peu moins le cheminement. Je l’ai trouvé assez mal amené… En fait, je pense que ce sont les idées saugrenues de Léontine qui m’ont laissée indifférente.
Pour les dessins, j’ai adoré le character design des personnages et surtout celui de Léontine, elle est mignonne, tout en rondeur. Par contre, j’ai détesté la colorisation. J’ai eu l’impression qu’elle était bâclée par moment surtout lorsque la couleur dépasse et bave, qu’elle était faite avec des surligneurs ce qui était un peu trop agressif à mon goût.

Les enfants aiment beaucoup cette lecture. Elle les fait rire et ils participent activement à l’histoire en pointant Léontine lorsqu’elle se déguise.
En ce qui me concerne, j’ai apprécié le fait que ce soit rapide à lire et que les petits y prennent du plaisir. C’était une bonne lecture, sans plus.

Phoebe et les élixirs : Voyage au pays des fées – Valérie Mas & Audrey Lozano

Titre: Voyage au pays des fées
Saga: Phoebe et les élixirs
Auteure: Valérie Mas
Illustrations: Audrey Lozano
Éditeur: Elixyria
Nombre de pages: 33
Quatrième de couvertureChaque jour, Phoebe, gentille sorcière, utilise ses pouvoirs magiques pour aider les habitants du Monde enchanté à résoudre leurs petits problèmes.
Mais pour la première fois, c’est un grand malheur qui est arrivé au pays des fées. Phoebe doit aller secourir Ondine à qui l’on a volé les ailes…
Heureusement, elles ne seront pas seules pour affronter la méchante sorcière Siffilie.

J’ai pris cet album lors du salon Paris livre 2019, profitant du fait que l’illustratrice était présente pour le faire dédicacer. J’avais découvert la petite fille à l’ombrelle d’Audrey Lozano et ma fille avait adoré, faut dire aussi que c’était il y a deux ans… Là, je lui ai quand même acheté en me disant que douze ans, c’était peut-être un peu limite. Et en effet, elle l’a lu, y a pris du plaisir, mais m’a quand même dit que c’était un peu trop enfantin pour elle. :/

Phoebe est une sorcière, et a priori, une gentille. Elle explore les pays qui l’entourent grâce à son miroir magique qui la guide vers ceux qui ont besoin d’aide. Ce n’est pas dit exactement ainsi, mais c’est comme ça que je l’ai compris. Elle s’envole au pays des fées où l’une d’elle, Ondine, pleure à chaudes larmes : ses ailes ont disparu au milieu de la nuit. Phoebe est persuadée que ça ne peut être qu’un coup de la vilaine sorcière Siffilie. Elles décident d’aller les récupérer et les amies d’Ondine se joignent à eux.

Comme l’album est assez court, le récit va à l’essentiel sans se préoccuper des détails. On a quand même une présentation de la méchante Siffilie sur trois pages, probablement qu’elle reviendra dans les prochains albums si prochain il y a. Par contre, j’ai trouvé dommage que le pays des fées soit décrit si vite et si succinctement, on n’en connaît rien, on ignore le rôle qu’y jouent les fées – il y a tellement de versions différentes de ces créatures dans le monde, à laquelle se référer ? J’aurais aimé quelques lignes supplémentaires juste pour nous mettre dans l’ambiance. Ç’aurait pu être vaguement développé à l’apparition des amies d’Ondine, mais non, là aussi c’ est très sommaire, on prend connaissance de leur nom et c’est tout. Du coup, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, c’est regrettable.

Si j’ai moyennement accroché à l’histoire, j’ai bien aimé les dessins. Ils sont sympathiques et la couverture ne leur rend pas honneur. J’apprécie surtout le character design des personnages, les couleurs utilisées sont parfois un peu vives mais elles s’harmonisent bien.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture. C’était rapide et plaisant. Le gros plus et dont je n’ai pas parlé, c’est la police de caractère utilisée pour le texte : elle est adaptée aux enfants DYS.