Dragon : Les aventuriers de Dramis

dragon-les-aventuriers-du-royaume-de-dramisTitre: Dragon – Les aventuriers de Dramis
Réalisateur: John Lyde
Casting: Bailee Michelle Johnson, Mélanie Stone, Jake Stormoen, …
Date de sortie: 2 décembre 2015 (en DVD)
Genre: Fantasy
Synopsis: Ayden, une jeune orpheline, reçoit un jour un cristal magique des mains d’un elfe. Il l’avertir que le Royaume a perdu sa magie et qu’elle seule, peut la faire revivre. Ayden et ses amis se lancent alors dans un périlleux voyage et devront échapper aux dragons, lutins, ogres et autres créatures imaginaires pour faire renaitre la magie du Royaume. 

La raison pour laquelle j’ai proposé aux enfants de regarder ce film en est son nom américain : The Christmas Dragon – ça semblait convenir pour la saison.
Avec mes yeux d’adulte, j’ai relevé énormément de défauts et notamment les piètres effets spéciaux utilisés, surtout pour les dragons – créatures fabuleuses pas si présentes que cela dans l’histoire au final. Par contre en ce qui concerne les enfants, c’est le seul détail qui les a dérangés, mais je reviendrai un peu plus bas sur leur avis.

les-aventuriers-de-dramisJ’avoue que l’histoire n’est pas terrible, ça m’a un peu fait penser au premier Narnia, en mieux quand même.
L’univers fantasy est tout aussi navrant que dans bon nombre de long-métrage du genre ; les dialogues sont catapultés et manquent de transitions, les informations sont amenées de façon abrupte.
Cependant, ce n’est pas le pire : le plus atroce, ce sont les doublages, ça faisait longtemps que je n’en avais pas entendus de si catastrophiques – pour donner une petite idée, les enfants qui ont peut-être une dizaine d’années pour les plus jeunes du groupe, ils ont une voix d’adolescents déjà muée, c’est juste ignoble. C’est probablement cela qui a tout gâché plus que le reste.
Les filtres utilisés font vieux et pauvres, dignes d’un film des années 80. D’ailleurs, les pitreries des enfants sont éculées, un mélange entre Hook et Maman, j’ai raté l’avion.
Donc autant dire que les gosses ont bien rigolé, ils ont passé un excellent moment et ont beaucoup aimé. Je ne les ai pas entendus tout au long de l’heure quarante qu’a duré le film, ils avaient des étoiles plein les yeux.

dragon-aydenDonc pour un adulte, ce n’est pas top, mais les enfants ont adoré, même le plus grand de 13 ans – faut dire aussi qu’il est bon public.
Je vous laisse essayer et vous faire votre propre avis sur la question.

Contes des Royaumes, tome 1 : Poison – Sarah Pinborough

poison-sarah-pinboroughTitre: Poison
Saga: Contes des Royaumes, tome 1
Auteur: Sarah Pinborough
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 222
Format: Ebook
Quatrième de couverture: Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère…
… et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

Ça fait un moment que je souhaitais le lire, je me suis enfin lancée.
Le début allait dans la continuité du mois de novembre puisqu’on commence avec le monstre qu’est la méchante reine.
On la suit pendant un bon moment et j’en ai été agréablement surprise surtout dans les premiers chapitres, principalement parce qu’on ne la découvre pas mauvaise, dans un premier temps ; elle a déjà commencé à basculer vers le côté obscur, mais pas totalement : elle a encore des scrupules, toutefois, les événements – et notamment un personnage issu d’un autre conte – ne l’aident pas à rester dans le droit de chemin ni à obtenir sa rédemption.
A un moment donné, elle devient inévitablement la méchante reine, seulement, ça vient d’un coup, sans vraie raison contrairement aux bouleversements précédents qui sont parfaitement dépeints à travers ses sentiments ; j’ai trouvé qu’il manquait cet instant crucial où elle touche le fond. C’est dommage.

poison-sarah-pinborough-chapitre-9Je n’ai pas accroché avec le personnage de Blanche-Neige : autant je n’aime pas la jeune fille douce et innocente qu’on retrouve dans le conte de Disney, autant je n’apprécie pas davantage la princesse délurée qu’elle est dans Poison. Même combat en ce qui concerne le prince. Les nains m’ont laissée indifférente. Par contre, j’ai adoré le chasseur.
Il faut également préciser qu’à la fin de chaque chapitre, on retrouve de sympathiques illustrations qui annoncent un peu la couleur du prochain, ce qui ajoute du cachet au roman.

Arrivée aux trois quart de ma lecture, je n’étais pas certaine de l’aimer, ça se laissait lire et c’était rapide. Mais je dois bien admettre que la fin m’a laissée coite : je ne m’y attendais pas du tout, c’est rare qu’une conclusion me surprenne, et rien que pour ça, j’en garderai un bon souvenir.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
Points Bonus, la chasse aux Horcruxes : Médaillon de Serpentard – un livre où le nom/prénom de l’auteur (ou d’un des auteurs) commence par un S – 20 points

Le Bonhomme de Pain d’épice – Jim Aylesworth & Barbara McClintock

le-bonhomme-de-pain-depiceTitre: Le Bonhomme de Pain d’épice
Auteur: Jim Aylesworth
Illustratrice: Barbara McClintock
Éditeur: Éditions Circonflexe
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: « Courez, courez, courez,
Aussi vite que vous le pourrez,
Jamais vous ne me rattraperez !
Je suis le Bonhomme de pain épice !
J’ai échappé au bon vieux !
J’ai échappé à la bonne vieille !
J’ai échappé au boucher et à son grand couteau !
J’ai échappé à la vache noir et blanc !
J’ai échappé à la vieille truie pleine de boue !
Je vous échapperai aussi !
Foi de Bonhomme de pain d’épice ! »

le-bonhomme-de-pain-depice-et-le-boucherC’est une histoire que j’avais entendue au collège mais je ne m’en suis souvenue qu’en la (re)lisant cet après-midi, le principe est un peu le même qu’avec l’album Roule Galette : une pâtisserie, en l’occurrence le bonhomme de pain d’épice, échappe à ses créateurs qui veulent la dévorer au goûter. Mais le Gingerbread Man ne l’entend pas de la même oreille, il les nargue avant de fuir.
En chemin, il croise d’autres créatures qu’il brave de la même manière avec son couplet énervant – celui de la quatrième de couverture. Et ce, jusqu’à sa rencontre finale…
Bref, l’histoire n’a rien d’originale, pourtant, on le lit et relit toujours avec beaucoup de plaisir.

Les dessins sont plutôt traditionnels et assez réalistes dans le genre ; ça passe bien mais ce n’est pas non plus exceptionnel.
Deux gros points forts pourtant : d’un, ce sont les détails qui peuplent chaque illustration, et de deux, c’est le character design du bonhomme, que je trouve super sympa – il est à la fois plat et tout en rondeur, mais aussi plus coloré que les autres.

le-bonhomme-de-pain-depice-narquoisJ’ai aimé cette lecture, ou plutôt cette relecture, j’ai passé un bon moment – et puis, aujourd’hui étant St Nicolas, c’est le conte idéal.

Telle que tu es !, tome 1 – Kaname Hirama

telle-que-tu-es-tome-1Titre: Telle que tu es !, tome 1
Auteur: Kaname Hirama
Éditeur: Kana
Nombre de pages: 186
Quatrième de couverture: La vie de la lycéenne aux formes généreuses, Tsumugi Motohashi, change radicalement !
Un élève de seconde, Yukiya Tagami, surnommé le « gâchis de beau gosse » lui fait une déclaration d’amour !
Il s’avère que ce garçon ne peut aimer que les filles rondes… C’est un fan de rondes !

Ce manga n’a rien à voir avec le thème du mois de décembre (les contes) mais comme on me l’a prêté et que je tenais à le rendre dimanche prochain, il fallait bien que je me lance dans la lecture.

Allons-y d’entrée de jeu : je n’ai pas aimé.
La raison en est simple, je déteste le personnage masculin de Tagami et c’est dommage parce que j’adore Tsumugi. Je la trouve particulièrement lumineuse, certes elle est complexée par son corps – mais honnêtement qui ne l’est pas ? – elle a un sourire super doux même si c’est gâché par les reflets gras à la Astroboy -_-
telle-que-tu-es-tome-1-chapitre-2Donc Tagami m’énerve prodigieusement, ses réactions sont abusées et il est saoulant : ces « malaxe, malaxe, malaxe » m’ont gavée, ses réflexions à la con sur le fait qu’il est fan d’elle parce qu’elle est ronde m’ont fait grincer les dents – elle est peut-être autre chose que ronde, hein ! – et le pire de mon point de vue, c’est son « je t’ai trop nourrie »… d’accord, ça me donnait grandement l’impression qu’il parlait de son chien et pas de sa petite copine… Quand au fait qu’il soit entreprenant, laisse-moi rire, pas un seul baiser, mais alors, on peut la « malaxer » comme une boule anti-stress…
Je n’aime pas du tout la relation qu’ils ont, je trouve celle que Tsugumi entretient avec Mami, sa meilleure amie, est beaucoup plus saine et plus sympathique.

Inutile de dire que je ne lirai pas la suite.

Légendes et sortilèges – Doris Facciolo

legendes-et-sortilegesTitre: Légendes et sortilèges
Auteure: Doris Facciolo
Éditeur: Editions Elenya
Nombre de pages: 149
Quatrième de couverture: Toi qui liras ces pages, prends conscience du pouvoir que tu tiens dans tes mains.
Ce recueil est un grimoire. La magie qui le parcourt ressuscite les légendes enfouies au plus profond des mémoires. Trouble les règles de l’éternel combat du Bien contre le Mal. Donne naissance à des êtres qui n’existent pas encore.
Toi qui liras ces pages, prends conscience du pouvoir que tu tiens dans tes mains.
C’est le Temps que tu t’apprêtes à libérer.

C’est un recueil de nouvelles qui se divise en sept histoires. Elles se passent pour beaucoup dans la région de Haccourt en Belgique – en tout cas, c’est un nom qui revient souvent et, comme spécifié en postface, certaines s’inspirent de légendes du pays.
De plus, cela se passe à différentes époques : on alterne sur quatre récits entre passé et présent, les deux qui suivent se passent dans le futur avant de repartir, à nouveau, vers des temps plus anciens. C’est dépaysant à souhait.
En commençant cette lecture, je m’attendais à retrouver des histoires de sorcières et je n’ai pas été déçue.

On commence avec Bad Trip. Le titre en dit long sur les circonstances qui amènent le personnage principal à entraîner ses camarades dans les anciens souterrains de la ville… J’ai particulièrement apprécié la découverte de la crypte et des sous-sols obscurs qui abritent des dangers insoupçonnés, mais autant vous laisser découvrir ce que c’est exactement.
Le Chien Noir nous entraîne dans un monde médiéval où superstition est omniprésente. Qui ne connaît pas la légende du Chien Noir, de son maître et de la fascination surnaturelle qu’ils suscitent chez une jeune fille telle que Julienne ?
Thérapie nous renvoie à notre époque et l’on suit un psy obsédé par ses séances avec Anaïs, une jeune fille d’une vingtaine d’année qui a un don certain pour le dessin, des esquisses très spéciales qui signeront la perte du héros.
Le Roi Maudit nous plonge à nouveau dans un univers moyenâgeux fait de guerre et de manigances en tout genre. Lorsque l’Église met son grain de sel dans les croyances populaires et lance des chasses aux sorciers soutenues par le souverain, cela peut se retourner contre ce dernier.
L’albinos nous envoie dans le futur et sur la planète Mars habitée par l’homme et séparée en deux colonies, l’une approvisionnée, l’autre pas. L’albinos est un criminel que ses pairs ont livré aux autorités. On suit le prêtre Evans qui est chargé de l’exorciser.
Des fourmis dans les doigts est en quelque sorte une suite de la nouvelle précédente, quelques années plus tard après que la conclusion du récit antérieur nous ait laissés sur notre faim. Je ne peux malheureusement pas en parler sans spoiler, donc il vous faudra le lire si vous voulez en savoir plus.
Et pour clore ce recueil, on découvre la famille Bruyère dans Remède de grand-mère : le fils aîné s’attire les ennuis comme un aimant ; lorsque sa chute le met dans un état grave, les soupçons se portent sur la nouvelle voisine.

La version que j’ai eu avait un problème d’impression, il manquait six pages ce qui était plutôt frustrant. J’ai contacté Elenya Editions, en envoyant les photos des feuillets blancs ; ils ont été super et m’ont renvoyé un nouvel exemplaire et je les en remercie grandement. Grâce à cela, j’ai pu découvrir les parties manquantes et un sentiment de plénitude m’a parcourue.

C’est un coup de cœur pour ce recueil, j’ai adoré ces nouvelles, elles sont super intéressantes et complètes. J’espérais des récits captivants et emprunts de magie, ça a été le cas et bien au-delà de mes espérances.