Arbres – Illustrations de Laurent Corvaisier

Arbres - illustrations de Laurent CorvaisierTitre: Arbres
Illustration: Laurent Corvaisier
Editeur: Hachette Livre/ Gautier-Languereau
Nombre de pages: 44
Quatrième de couverture:
Un recueil de poèmes: Saule gracieux, tilleul chuchoteur ou pin sanglant, chaque arbre a ses secrets que seize poètes célèbrent ici sur de multiples tonalités.

Voici le dernier livre contenu dans le panier « A l’ombre de mon arbre ».
Dans ce recueil, on retrouve un certain nombre de poètes plus ou moins célèbres, allant de Jacques Prévert à Jean de la Fontaine en passant par Émile Verhaeren ou Henri de Régnier.
Lorsque j’ai regardé cet album, je me suis demandée comment j’allais pouvoir le lire aux enfants sans qu’ils se lassent des poèmes contenus dans ce livre, d’autant que beaucoup sont loin d’être abordables. J’ai opté pour un jour = un poème. Mais, même là, ils n’ont pas accroché. Les textes ne leur parlaient nullement, les dessins n’accrochaient pas leur regard. Je peux difficilement leur en vouloir. Je n’ai pas aimé cet album, que ce soit les couleurs ou les textes choisis -enfin, certains étaient quand même sympas mais pas énormément, peut-être 2 ou 3-, je m’y suis ennuyée. J’ai essayé de les rendre vivants, je me suis préparée avant chaque lecture, m’entrainant à les lire selon différents tons mais ça n’a pas rendu.
Je ne m’étalerai pas davantage sur le sujet. Je n’ai pas aimé, j’ai été drôlement déçue, c’est le seul objet du panier qui ne m’a pas plu… Les enfants  non plus n’ont pas aimé, ils n’avaient d’ailleurs pas envie que je le leur lise.
Dommage !

Argentique – Salomé Berlemont-Gilles

Argentique - Salomé Berlemont-GillesTitre: Argentique
Auteur: Salomé Berlemont-Gilles
Éditeur: JC Lattès
Collection: Plein Feu
Nombre de pages: 72
Quatrième de couverture: PLEIN FEU sur un village de boue dans les montagnes mexicaines. Juan a quinze, peut-être seize ans. Chaque année, lors de la Semaine sainte, les touristes débarquent dans de grands bus climatisés. Les appareils photo crépitent. Forcent le silence des indigents.
Juan refuse d’être un chien. Il a quinze, peut-être seize ans. Il va partir.
Portrait d’une errance, Argentique nous plonge sans fard dans l’effroi du tourisme moderne.
Salomé Berlemont-Gilles a vingt ans. Argentique est son premier livre.

J’ai reçu ce livre qui fait également partie de la collection Plein Feu en même temps qu’Une vie de petits-fours. Je remercie à nouveau les éditions JC Lattès pour ce partenariat et cette découverte.

On m’avait averti que le sujet de ce livre était loin d’être gai, je n’ai donc pas été surprise de retrouver le héros vivant dans un village miséreux, essayant de survivre à une pauvreté excessive. Habituellement, j’apprécie énormément les histoires un peu sombres mais là, je n’ai pas trop accroché. Ça se lit certes très bien, le style de l’auteur est fluide et agréable à lire; la lecture en est rapide.
Le récit se passe dans un village pauvre du Mexique. La misère y est bien dépeinte et on se sent aussi indigent que les personnages principaux.
Mais en ce qui me concerne, je me suis sentie trop en dehors de l’histoire, j’ai trouvé que la « critique » envers les touristes n’est pas assez poussée, malgré une scène un peu révoltante (lorsqu’ils offrent des livres alors que Juan aurait préféré recevoir de la nourriture), ça reste trop superficiel à mon goût.
Je crois aussi que je ne me suis pas attachée au personnage de Juan, ni même à aucun autre personnage d’ailleurs. Peut-être était-ce trop court, pas assez développé sentimentalement parlant. Je ne saurai dire mais il me manquait quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur.

Je ne dirai pas que j’ai passé un bon moment, ce serait d’assez mauvais goût au vu de l’histoire.
Mais ça ne m’empêche pas d’avoir quand même bien aimé cette lecture. Seule la fin me laisse un goût de pas fini, c’est un peu dommage.
Si vous appréciez les récits qui se passent en Amérique latine, Argentique ne pourra que vous plaire.

Une vie de petits-fours – Sébastien Marnier

Une vie de petits-fours - Sébastien MarnierTitre: Une vie de petits-fours
Auteur: Sébastien Marnier
Éditeur: JC Lattès
Collection: Plein Feu
Nombre de pages: 70
Quatrième de couverture: PLEIN FEU sur un soir d’élection municipale, une petite ville française conservatrice qui n’a pas connu d’alternance depuis des décennies.
Théophane Tolbiac est l' »inconnu » de la campagne, l’homme sans parti puissant, sans étiquette, le candidat le plus jeune dans une ville vieillissante. Il est idéaliste et cynique, dévoré par l’ambition et le doute, certain de pouvoir l’emporter et mu par le désir sincère de tout changer.

Tout d’abord, je remercie les éditions JC Lattès mais aussi ma correspondante, Séverine, pour ce partenariat.
La collection Plein Feu est nouvelle. Elle se veut engagée sur le plan politique mais aussi littéraire.

C’est le premier de cette collection que je lis.
Le format est étrange d’un premier abord: 10,5 x 15cm, plus petit qu’un poche. Mais on s’y fait très vite: la taille de la typographie peut sembler un peu petite, pourtant, je l’ai trouvé parfaitement adaptée au format du livre. Mais alors le gros point positif: c’est super pratique pour l’emporter partout avec soi, ça rentre dans la poche arrière d’un pantalon, dans les pochettes des sacs à main, ou même dans de petites besaces.

Quand on m’a proposé de découvrir cette collection, j’ai hésité. Je redoutais un peu la connotation de littérature engagée. De plus, ce livre parlait de politique et je n’ai pas une folle passion pour le sujet. Mais je me suis dit qu’il serait bon d’essayer et de varier un peu les plaisirs, ce que je ne regrette absolument pas.
Au début, je me suis demandée où cela allait nous mener, mais le style fluide et enlevé de l’auteur fait que j’ai continué volontiers et rapidement la lecture.
Finalement, on entre très vite dans le sujet (à tout cassé une dizaine de page), et à partir de là, difficile de s’arrêter.
La politique proposée correspond tout à fait à ma vision d’un gouvernement idéal, ce qui m’a grandement donné envie de poursuivre.
L’approche des gens est très humaine.
La vie privée du personnage principal a autant si ce n’est plus d’importance dans l’histoire que la campagne municipale.
Ses relations avec sa grand-mère, Suzanne, apportent beaucoup au récit, ça rend le narrateur très sympathique.

Bref, j’ai vraiment adoré, j’ai passé un excellent moment, une lecture très agréable que je conseille fortement et qui m’a mis de très bonne humeur pour la journée.

L’arbre et le roi – Nicolas de Hirsching & Boiry

L'arbre et le roiTitre: L’arbre et le roi
Auteur: Nicolas de Hirsching
Illustration: Boiry
Editeur: Bayard Poche
Collection: J’aime Lire
Nombre de pages: 43
Quatrième de couverture:
Du haut de sa tour, le terrible roi Nathos veut vois ses ennemis arriver. Il ordonne donc que l’on abatte toues les arbres de la forêt. Et tous sont abattus… sauf un. Un arbre majestueux que ni la hache ni le feu ne peuvent ébranler. Le roi cherche alors à percer son secret, un secret qui va bouleverser sa vie.

J’ai découvert ce livre grâce au panier « A l’ombre de mon arbre » emprunté à la bibliothèque. Il était un peu long pour être lu en une fois, j’ai donc du le lire aux enfants en deux temps. Ils ont adoré, c’est d’ailleurs eux qui m’ont rappelé qu’on devait le finir.
L’histoire est sympathique et nous plonge dans un univers féérique fait de roi et de fée. Pour une fois, le héros de ce conte est un méchant et le reste un sacré bout de temps jusqu’à ce qu’un tragique événement qu’il provoque lui-même le change irrémédiablement.
Les dessins sont jolis. Lorsque je les ai vu pour la première fois, ça m’a donné une sensation de vieux conte des années 80 que ce soit au niveau du design des personnages ou des couleurs peintes – il suffit de voir la dernière image pour voir ce que je veux dire. Pourtant, ça donne un sacré charme au récit.

J’ai vraiment adoré ce conte, j’ai trouvé qu’il avait un côté magique.
L’identité de la belle inconnue est prévisible, la fin moins. Elle n’a rien d’étonnant, mais est très cohérente avec la totalité du récit.
Je relis des J’aime Lire depuis un moment maintenant, mais je n’avais plus réussi à y retrouver cet esprit fabuleux dans lequel me plongeait ceux de mon enfance, jusqu’à celui-ci. J’ai fait un sacré bond en arrière et les enfants qui habituellement ne sont pas particulièrement fan de cette collection ont beaucoup apprécié cette lecture.

L'arbre et le roi - page 31

Frankenstein – Mary W. Shelley

Frankenstein - Mary ShelleyTitre: Frankenstein
Auteur: Mary W. Shelley
Éditeur: Folio junior
Nombre de pages: 256
Quatrième de couverture: Pourquoi ce regard paniqué et ces yeux brillants dans le corps à moitié mort du docteur Frankenstein ? L’homme est un éminent savant à l’éducation irréprochable. Hélas, persuadé d’avoir découvert le secret de la vie, il a fabriqué un être au corps hideux, un monstre malheureux, seul au monde et révolté contre son créateur. Est-ce lui qui a tué le frère du docteur Frankenstein ?
L’idée est affreuse, car il n’y a qu’un moyen pour mettre fin à cette folie meurtrière…
Frankenstein est un des mythes les plus féconds de la littérature moderne. Un fabuleux roman, un chef-d’œuvre romantique.  

Frankenstein est en effet un des grands mythes de la littérature mais également du cinéma. On ne compte plus les versions différentes inspirées par cette créature monstrueuse. J’ai opté pour ce livre dans le cadre du thème du mois d’octobre: Horreur/Halloween. Inutile d’expliquer ce qui m’a poussée à faire ce choix, c’est une évidence.

Je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu ; cela commence comme un livre épistolaire : un personnage qui n’a pas particulièrement de rapport avec l’histoire écrit à sa sœur, son navire est bloqué par la glace et son équipage et lui secourt un homme du nom de Frankenstein qui raconte et explique son histoire et la raison de sa présence dans le nord. Le récit est relativement bien conçue: même si le discours du héros est forcément subjectif puisque ce sont « ses mémoires », les propos de son monstre sont rapportés de manière singulièrement objective.

Je m’attendais davantage à un livre noir, glauque. Certains passages le sont, mais très peu ; c’est davantage une lutte intérieure, morale et psychologique entre les personnages. La création du monstre est très succincte : on ne sait rien de la façon dont il a été créé. J’avoue que ce flou m’a un peu déçu et gâché le récit, moi qui aime tant les détails.
Frankenstein m’a prodigieusement énervée : il est égoïste, mou, faible ; un lâche qui n’assume absolument pas ses actes. Il se pose en victime alors qu’en fait, le monstre, c’est lui : il abandonne et fuit sa créature parce qu’il est prodigieusement laid, le laissant livré à lui-même et c’est cette pusillanimité qui transformera sa création en monstre et entrainera sa chute.
La créature de Frankenstein se dit naturellement bonne à son réveil mais on la sent en colère face à son créateur et à l’humanité qui le repousse, le hait et le blesse par ses réactions de peur mêlée de violence, réveillant en lui une sauvagerie rageuse.
Personnellement, je trouve le monstre beaucoup plus attachant que Frankenstein ; j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié les chapitres où les mois de solitude du monstres sont dépeintes avec forces émotions.

C’était une lecture rapide et sympathique, quelques petites répétitions dans les sentiments exprimés par le personnage principal mais rien de réellement embêtant. Dès le milieu du livre, l’histoire est très prenante ; c’était si différent de ce que je connaissais du mythe que j’ai eu pas mal de difficulté à arrêter ma lecture lorsque je devais.
Mais malgré cela, j’ai bien apprécié, mais sans plus.