Père Fouettard Corporation, tome 3 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 3
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa (Seinen)
Nombre de pages : 208
Quatrième de couverture : Miharu Hino, brave petit employé sans histoire d’une supérette vendant de tout, sauf du rêve, voit
sa vie basculer un beau Noël, lorsque le Père Fouettard en personne débarque pour lui proposer
un CDI un peu trop juteux pour être vrai.
Qu’importe ! Miharu, par la sécurité de l’emploi alléché, accepte un aller simple pour l’Atelier du père Noël et se trouve bien vite à courir après le Graal du poste de Renne et après la fameuse prime de 100 000€ qui va avec.
Mais au pôle Nord, les apparences sont trompeuses et les mystères, légion. Quel rôle vient jouer le père de Miharu ? Et ce bon vieux Kaiser, faux glandu ou vrai planqué ?

Je ne m’attendais pas du tout à une telle suite. Comme l’annonce la couverture, l’histoire porte principalement sur Kaiser que je n’appréciais pas particulièrement jusqu’à ce tome.
Dans les deux premiers, il est vraiment passé pour un idiot et un fainéant, on n’en avait que la vision subjective de Miharu. On découvre leur rencontre cinq ans auparavant, un événement qui a conduit à la situation actuelle de notre héros. Tout a été orchestré de longue date par Knecht et je pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises.

En tout cas, Kaiser m’est bien plus sympathique pour plusieurs raisons :
– il n’a pas un passé facile et ses rêves sont balayés par l’égoïsme d’une mère dépensière.
son réel caractère semble bien différent de ce qu’il montre depuis le début.
il est étonnamment honnête et loyal, ça n’aurait pas dû me surprendre puisqu’il joue un rôle depuis le début, mais je n’imaginais pas à quel point.
On découvre également le passé de Teppei et la manière dont il a intégré l’atelier du père Noël et tout ça m’a laissée sans voix !

Les illustrations sont toujours aussi chouettes et même dans les flashbacks des personnages, l’ambiance de Noël est prégnante et j’adore ça.
C’est un coup de cœur pour ce troisième tome.
J’avais prévu de ne lire le quatrième que l’an prochain, mais je ne suis pas certaine de tenir jusque là tellement j’aime cette série.

Jack et la grande aventure du Cochon de Noël – J. K. Rowling

Titre : Jack et la grande aventure du Cochon de Noël
Auteur : J. K. Rowling
Éditeur : Gallimard (Jeunesse)
Nombre de pages : 339
Quatrième de couverture : Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu’à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : le cochon est perdu !Mais la nuit de Noël n’est pas une nuit comme les autres : c’est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël – une peluche de remplacement un peu agaçante – embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues. Jusqu’où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

L’an dernier, ma môman me l’a offert pour le Réveillon. Donc je ne voulais pas le lire tout de suite, la période de Noël étant terminée, mais j’avais prévu de le lire cette année et c’est fait.

Les parents de Jack ont divorcé, il a dû changer de ville et d’école. Le seul point stable dans sa vie, c’est LC, son doudou : un cochon usé jusqu’à la queue… les mois passent, sa mère se remarie, mais ça se passe mal avec Holly, la fille de son beau-père. Elle va jusqu’à jeter LC par la fenêtre de la voiture sur l’autoroute, et le pauvre disparaît. Elle tente de se rattraper en lui en offrant une autre peluche identique à celle perdue, le fameux Cochon de Noël, mais Jack ne veut rien savoir. Pourtant, le remplaçant de LC va s’animer grâce à la magie de Noël et proposer au garçon de partir pour le pays des objets perdus afin de trouver LC et de le ramener dans le monde des Vivants. C’est partie pour une grande aventure !

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. La première partie place le contexte et s’étale sur plusieurs mois, tandis que le reste du récit se déroule sur une soirée, cette chronologie est un peu perturbante. Et puis, jusqu’à ce que Jack et le cochon de Noël arrivent sur la rocaille des Indéplorés, l’histoire m’a semblé trop enfantine, les décors étaient très succinct et les personnages secondaires peu dépeints. On découvre bien le background de certains ; j’ai trouvé ça chouette, ça m’a plu et ça a rendu l’univers plus intéressant, mais il manquait quelque chose, même si je suis incapable de savoir quoi.
Néanmoins, dès la cinquième partie, c’est devenu captivant sûrement parce que les personnages secondaires étaient plus intéressants et l’univers également. Bref, c’était dur d’arrêter ma lecture, ce qui a souvent été le cas puisqu’on était en période de fêtes.

Il y a pas mal d’illustrations et je trouve qu’elles se marient parfaitement avec le récit. Elles sont en noir et blanc et les textures sont travaillées. Je pense qu’elles auraient mérité d’être en couleur. J’ai quand même pris plaisir à m’y attarder.
J’ai bien aimé cette lecture, c’était idéal en cette période de Noël.

Un chant de Noël (conte)

Lulu et Nelson, tome 1 : Cap sur l’Afrique – Jean-Marie Omont, Charlotte Girard & Aurélie Neyret

Titre : Cap sur l’Afrique
Saga : Lulu et Nelson, tome 1
Scénario : Jean-Marie Omont & Charlotte Girard
Illustration : Aurélie Neyret
Éditeur : Soleil (Métamorphose)
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : En 1964 à Naples, Lucia vit avec son père Roberto et son lion Cyrus dans une troupe de cirque. Après un terrible incendie, elle fugue et embarque pour l’Afrique du Sud. Son père la rattrape de justesse et c’est ensemble qu’ils découvrent un pays inégalitaire. Roberto se fait arrêter en prenant la défense de Neslon, un jeune garçon noir. Ce dernier et Lucia sont désormais unis dans un même combat.

Quand j’ai fait les emballages cadeaux avec les scouts, j’ai souvent vu cette bande-dessinée passer, et pas forcément le premier. En tout cas, je trouvais les couvertures jolies et quand je l’ai vu à la médiathèque, je n’ai pas résisté à l’envie de découvrir cette saga.

Lohita doit quitter l’Inde avec sa maman pour Naples, ce qui ne lui plaît pas du tout. Peu avant son départ, elle reçoit un long courrier de sa grand-mère qui comprend son sentiment pour l’avoir partagé enfant et lui raconte son histoire : elle a grandi dans un cirque auprès des lions puisque ses parents étaient dompteurs. Malheureusement, le sort s’acharne contre eux. Ils quittent le cirque, mais Lulu n’est pas d’accord et s’embarque alors sur un bateau à destination de l’Afrique du Sud… là-bas, elle fera la connaissance de Nelson.

Ce n’est pas une lecture très gaie… Lulu et son père prennent cher. Les coups durs s’enchaînent et ça m’a rendue toute tristounette.
Et puis, la période n’est pas facile : 1964 en Afrique du Sud, c’est encore l’apartheid avec la séparation noirs-blancs – oserais-je dire la ségrégation ? Ce n’est pas un sujet évident à traiter pour un jeune public, j’ai cependant aimé la façon dont il est abordé : avec justesse.

J’ai adoré les personnages : Lulu est attachante. Elle a un fichu caractère, mais ça m’a semblé normal vu tout ce qu’elle a vécu. Nelson semble gentil. Lui non plus n’a pas eu une vie toute rose, mais il est chouette avec Lulu et ne l’abandonne pas.
Les dessins sont beaux, rien d’étonnant puisque l’illustratrice est celle des carnets de Cerise. On reconnaît bien le character design et les couleurs sont tout aussi douces et harmonieuses.
Par contre, ça s’arrête de manière abrupte et c’est frustrant parce que je n’ai pas la suite ! Grrrrrr.
C’est un coup de cœur pour ce premier tome et j’espère trouver rapidement la suite.

Lucika Lucika, tome 02 – Yoshitoshi Abe

Titre : Lucika Lucika, tome 02
Auteur : Yoshitoshi Abe
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 125
Quatrième de couverture : Lucika est folle, complètement folle, comme tous les enfants le sont un peu : infiniment curieuse, jamais à court d’idées saugrenues, prête à regarder le monde au travers d’un prisme déformant d’une fraîcheur extraordinaire, elle déclenche des catastrophes à répétition autour d’elle. Découvrez la guerre farouche qui l’oppose à l’armée d’invasion des + de son cahier de mathématiques, sa manière très personnelle d’interpréter la fin d’un rouleau de papier toilette, ou son émouvante commande au père Noël !Vous ne risquez pas d’oublier Lucika de sitôt : source inépuisable de fous rires assurés, l’univers décalé et absurde de cette gamine provoque une immédiate et irrépressible retombée en enfance.

Je pense que je ne vais pas avoir grand-chose à dire sur ce manga. Ce second tome est dans la droite lignée du premier.
Lucika continue à s’inventer des histoires abracadabrantes, sauf que cette fois, ses rêveries vont moins loin. Peut-être parce que son frère et sa sœur sont plus présents. On n’en sait pas plus sur eux, mais ils sont davantage là. Je n’ai toujours pas réussi à me faire une idée plus précise sur eux.

Il y a également deux nouveaux personnages :
le père de Lucika qui apparaît le temps d’un chapitre. Ils n’ont pas l’air très proche, même si pour cette fois, il est présent pour elle.
Sumiko, la voisine de notre héroïne. Elle n’aime pas les mioches et n’a pas de sympathie pour Lucika, pourtant la fillette parvient à établir le contact et l’adolescente se laisse doucement apprivoiser.

Comme pour le premier, certains passages m’ont fait sourire et parfois rire. J’ai passé un bon moment aux côtés de Lucika… qui en réalité ne s’appelle pas ainsi ! C’est presque logique : elle transforme tous les prénoms… alors pourquoi pas le sien ? Ça m’a néanmoins scotchée.
Je vais faire court : j’ai adoré ce second tome.

Le Conte des Parias, tome 8 – Makoto Hoshino

Titre : Le Conte des Parias, tome 8
Auteur : Makoto Hoshino
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Les combats s’enchaînent, les souvenirs se dévoilent…Au bout des rencontres et des séparations, quel futur attend Marbas et Wisteria ?Fin de la symphonie nocturne entre le diable et la jeune fille !

C’est le dernier tome de la saga, mais ça n’y ressemble pas.

Sytry a piégé Wisteria dans l’esprit possédé de Snow, mais ce dernier a dû prévoir le coup puisque la jeune femme trouve une solution pour se libérer et vaincre le dragon.
On a enfin la véritable conclusion avec Dantalion et Luther.
Et on termine sur le passé de Marbas et des douze autres diables. On fait vaguement la connaissance de leur maître, et on ne voit toujours que les cinq mêmes diables.

Ça ne ressemble pas à un tome final pour la simple et bonne raison que c’est une fin ouverte… rooooh, ce que je déteste ce genre de conclusion !
Le point positif est que Wisteria et Marbas sont à nouveau les protagonistes de ce huitième tome et ça fait du bien. Ça a rendu l’histoire plus sympathique que dans les précédents… en tout cas, ils m’ont manqué.

On reçoit pas mal d’informations, mais je les ai trouvées assez confuses pour la plupart… peut-être parce que ça concluait des intrigues trop lointaines à mon goût, ou simplement parce que la fin a été torchée pour finir sur des chapitres à l’ambiance semblable aux premiers ?

Ce huitième tome s’est laissé lire. C’est le mieux depuis un moment, mais il est loin d’être aussi bien que les premiers. C’est une série qui commençait bien, malheureusement, l’auteur s’est perdu et finalement, ce n’était pas terrible comme saga. Dommage.