Black Butler 6 – Yana Toboso

Black Butler 6Titre: Black Butler 6
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection: Black Kana
Nombre de pages: 180
Quatrième de couverture: Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparu ! Sebastian et Ciel, qui a reçu l’ordre de résoudre l’affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d’un énigmatique cirque ambulant…
Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent…
Si tel est le désir de mon maître, je l’accompagnerai jusqu’où il lui plaira…

Pour ce tome, je suis bien incapable de préciser si j’ai aimé ou non. C’est vraiment le genre de sensation que je trouve désagréable et qui me gâche le plaisir.

J’ai trouvé la première partie beaucoup moins sombre que la seconde ; peut-être est-ce dû à l’état de l’esprit de la mangaka Yana Toboso qui nous précise en introduction que la série ayant été adaptée en animé, elle se sent pleine de fraîcheur ou est-ce dû à mon état d’esprit, je suis plongée dans deux thrillers et ne serai pas d’humeur à subir les pitreries des personnages ?
Mais je ne pense pas que cela vienne de moi étant donné que j’ai lu le Back Butler 6 en l’espace d’une heure sans interruption et j’ai senti une grosse différence entre les premières pages et les dernières.

Le début m’a donc ennuyée, ça n’avançait pas et comme à chaque fois c’était super exagéré : et là, je parle bien sûr de Sebastian et du tigre mais aussi de l’audition de Ciel pour entrer au cirque Noah’s Ark. J’ai nettement apprécié la suite lorsque les deux personnages principaux sont acceptés comme apprentis : déjà, ils sont séparés et le chef de la famille Phantomhive doit se débrouiller tout seul sans son grand sauveur – bon sang qu’il est raide et gauche, une catastrophe -, ensuite, on retrouve Suit, Shinigami de son état, qui ne s’entend pas du tout avec Sebastian et les deux doivent bien entendu faire équipe. J’ai trouvé ça très drôle et ça m’a vraiment plu. Même s’il y a un moment de vide lorsqu’ils sont au sein du cirque, l’enquête reprend rapidement. Ouf !

Black Butler 6 chapitre 26

Donc un début un peu difficile et longuet, un milieu plus intéressant et une fin passionnante comme souvent. Je n’aurai pas le choix, il faudra que je lise le prochain pour savoir la suite… et ça tombe bien, il attend sagement dans ma bibliothèque ^_^

Ant-Man

ant-man affiche filmTitre: Ant-Man
Réalisateur: Peyton Reed
Casting: Paul Rudd, Evangeline Lilly, Corey Stoll, Michael Douglas, Bobby Cannavale,…
Date de sortie: 14 juillet 2015
Genre:
Comics
Synopsis: Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

Je dois bien avouer que lorsque j’ai appris qu’il sortait en film, j’étais sceptique : je connaissais le personnage dans l’univers Ultimate, et je ne l’aimais pas du tout, je trouvais le principe de l’homme se transformant à la taille d’une fourmi totalement ridicule et en partie inutil ; je me dis que les scénaristes Ultimate ont dû penser pareil puisqu’ils l’ont fait alcoolique, battant sa femme -La Guêpe-, n’ayant aucune confiance en lui et se détestant parce qu’il se trouve nul… C’est donc cette vision peu glorieuse que j’avais d’Ant-Man.
Dans le film, ce super-pouvoir est donné par un fluide qu’il s’injecte grâce à son costume, j’ai apprécié ce système : bizarrement, quand c’est fabriqué donc issus d’une volonté humaine plutôt qu’inné voire subi par la nature, je trouve ça moins risible.
La seconde crainte que j’avais était face au docteur Hank Pym : dans les courts morceaux de bande-annonce que j’ai tenté d’éviter, le personnage principal escaladait des murs, avec classe certes, mais pour un scientifique, avec un peu trop d’agilité… J’ignorais que c’était Scott et non Hank Pym.

Antman - ScottJ’ai vraiment passé un excellent moment. J’ai trouvé qu’il sortait du lot de tous ces films de super-héros qu’on voit actuellement ; je m’explique, le personnage de Scott est ancré dans la réalité actuelle

Attention, [SPOILERS ON]
Il a fait des conneries et a terminé en taule – il a joué à Robin des Bois, il a perdu, pas de bol ! – , il a une femme qu’il a perdu suite à son erreur et une petite fille qui le voit toujours comme un héros. Ce n’est pas un Tony Stark qui gravite dans la haute avec son fric, ni un Thor qui vit dans le monde d’Asgard, encore moins un Captain America qui se débat entre notre époque et la sienne ; Scott est confronté aux problèmes de monsieur-tout-le-monde, il cherche du boulot mais n’en trouve pas en raison de son casier judiciaire, son meilleur ami est un bras-cassé tout ce qu’il y a de plus normal. A son contact, il côtoie hackers et voleurs, pas le monde idéal pour un ex-taulard. Confronté aux difficultés de la pension alimentaire qu’il ne peut payer ce qui l’empêche de voir sa fille Cassie, il replonge.
[SPOILER OFF]

Ant-Man + fourmi

Bref, il n’a pas le passif ni le présent d’ailleurs d’un Avenger et c’est une des raisons qui fait que j’ai bien aimé.
Il faut également ajouté que ce film est très drôle avec une touche de tragique dans les relations père-fille sans être trop lourd.
J’ai beaucoup aimé les potes qui entourent Scott : Luis est particulièrement hallucinant, les scènes lorsqu’il raconte d’où il tire ses informations sont prodigieuses – entre les moments où il se perd dans les détails et ceux où il se recentre pour nous faire découvrir les personnages qui parlent avec sa voix, des moments cultes, surtout que sa vois est celle de Luis dans le film d’animation Ryo, ça ajoute au fun ^_^
J’ai aussi particulièrement apprécié le style du hacker Kurt : sa coupe, ses fringues, ses tatouages, il avait tout du parfait rockab’. Excellent !

Seul bémol pour moi : la présence de Bobby Cannavale. C’est un acteur que j’appréciais particulièrement – ce n’est pas une critique sur son jeu d’acteur, attention, il joue toujours aussi bien – mais bon sang, il a pris un de ces coups de vieux T_T Ça m’a fait un choc : il était si beau dans New York 911, j’ai été tristounette de le découvrir nettement moins classe
Bobby Cannavale NY911 - Antman

Je me suis sentie bien dans ce film, sentie dans mon univers. J’ai vraiment adoré et j’ai hâte de le revoir.

Anthologie Maisons Hantées – Collectif

Anthologie Maisons hantéesTitre: Anthologie Maisons Hantées
Auteur: Collectif
Éditeur: Éditions Luciférines
Nombre de pages: 374
Quatrième de couverture
: Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord.
En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…
Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

J’ai découvert cette anthologie lors d’une des dernières Masse Critique Babelio, j’avais postulé pour ce livre mais n’avais pas été retenu. Il m’intéressait parce que j’avais grandement envie de découvrir ce thème de l’horreur à travers le format roman : j’en ai lu un certain nombre en manga que j’avais adoré donc j’espérais que cela soit le cas aussi pour cette anthologie. Ce qui m’a vraiment décidée à l’acheter, c’est l’avis d’AnGee du blog Le Livroscope dont voici le lien si vous désirez passer voir son avis.
Donc lorsque j’ai appris que les éditions Luciférines tenaient un stand à la Japan Addict de Strasbourg, j’ai cherché quelqu’un qui pouvait me l’acheter ne pouvant m’y rendre en raison de mon boulot notamment associatif. J’ai embêté un ami (Yob) inutilement parce que mon frangin y a été et me l’a pris.

Ce recueil se compose de 17 nouvelles plus ou moins longues, écrites par 17 auteurs différents ; du coup, chaque nouvelle est appréhendée de manière propre à chaque écrivain, ainsi, chaque lecteur peut y trouver son compte : on découvre des maisons hantées (Cambrousse Punk), des motels (Motel K), des appartements (Annabelle), des manoirs (les murs de Blackat), des lieux touristiques (Amphytryon), des musées (Kolka), etc…
Le thème du fantôme ou de la présence n’apparait pas toujours mais souvent quand même, qu’ils soient humains ou non. J’ai le souvenir de certaines histoires glauques (145 rue Lafayette), d’autres gores (Métafiction) ou malsaines (dans le placard – au moins la fin).
Anthologie maisons hantées - cambrousse punkLes styles d’écriture sont également variés : certaines nouvelles sont romancées d’un point de vue extérieur (Jeux d’enfants) ou de celui du narrateur (La Vénus aux épines), sous forme d’enquête policière (Classifié) ou de documentaire (Préservons l’éternelle fontaine).
J’ai aimé toutes les nouvelles sauf une seule : Iravel, je n’ai accroché ni aux personnages ni aux lieux ni à l’histoire.
De plus, beaucoup des récits présentés sont agrémentés d’illustrations en noir et blanc, je n’ai pas toujours vu le rapport avec la nouvelle alors que d’autres collent parfaitement au texte, mais ça plonge doucement dans l’ambiance. Quant à la couverture, elle est splendide, ce contraste de noir et de vert attire le regard, ça a été le coup de foudre pour moi.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour dévorer cette anthologie, j’ai vraiment adoré, une très belle découverte, surtout si on aime le genre ^_^

Voyage, voyages – Laurent Graff

voyage, voyages - Laurent GraffTitre: Voyage, voyages
Auteur: Laurent Graff
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 119
Quatrième de couverture
:  » Mon existence n’aura été jusque-là qu’une longue période de gestation. Mon départ rompra la chrysalide et sonnera l’avènement d’un Patrick inédit. Je lancerai des sourires charmeurs aux filles, qui me le rendront bien.  »
Le projet de Patrick Perrin : quitter enfin Caen pour parcourir le vaste monde. Il commence par s’acheter une belle valise. Au fil des années, il la remplit et se protège contre les maladies… mais la destination de son voyage lui fait encore défaut. Ce projet est celui de sa vie, remplie par son travail de croupier, sa maîtresse exotique et son voisin alcoolique. Avec beaucoup d’humour, Laurent Graff nous laisse ici un message d’espoir : il est possible de réaliser son rêve le plus cher même après une vie frileuse…

Ce récit se compose en 5 parties.
La première se déroule sur une année. C’est cette première année dont il est fait allusion dans le résumé, celle où il s’achète une valise coquée, un livre pour le voyage parce que les gens qui voyagent ont toujours avec eux une lecture, un joli costume en lin. On suit donc Patrick entre son travail, sa liaison avec une thaïlandaise mariée, son voisin alcoolique, son médecin qui le vaccine pour tout et n’importe quoi et son appartement deux pièces qu’il conserve tellement immaculé qu’on douterait presque qu’il y vive. Il rêve de partir pour l’étranger mais il ignore totalement sa destination et je n’ai pas eu l’impression qu’il la cherchait réellement : il prend des catalogues de voyage mais ne les ouvrent pas, il ne se renseigne nullement ni sur un pays quelconque ni même sur un continent. C’est la partie où l’on apprend à connaître le protagoniste et je m’y suis rudement ennuyée : les raisons qu’il donne sont justes, parfaitement compréhensibles mais il piétine, ça n’avance pas, l’histoire tourne en rond, son but sonne faux, je n’ai même pas eu la sensation qu’il rêvait réellement de partir, c’est une idée comme une autre : ça ou aller manger une crêpe, c’est kif-kif.

La seconde partie est déjà un peu plus intéressante :  6 ans ont passé, Patrick s’est fixé le but d’économiser suffisamment pour pouvoir vivre de ses rentes à l’étranger et il mène ce projet de front.
Dans la troisième partie, quelques années sont encore passées, des changements radicaux s’opèrent autour de lui qui ne sont pas de son fait : changement de patron, vente de son appartement.
La quatrième partie est sûrement la plus sympathique : Patrick a réussi à concilier son rêve sans pour autant quitter Caen. Par contre, j’ai trouvé que la note d’espoir était tout aussi frileuse que la vie du héros…
Enfin, la dernière partie nous apprend que tout ce que nous avons lu était le journal du personnage principal et on découvre ce qu’il est advenu de son ancienne maîtresse, entre autre.

Le début m’a réellement posé problème, j’ai trouvé le personnage principal antipathique et ennuyeux ; c’est une impression que j’ai conservée tout au long de ma lecture alors que dès la seconde, on le découvre totalement différent, les années passées et plus mûr, mais je suis restée sur mon sentiment de départ et n’ai réussi à m’attacher au héros qu’à la fin… c’était un peu tard.
Une lecture un peu décevante au final.

Yamada Kun & the 7 witches, tome 1 – Miki Yoshikawa

Yamda-kun & the 7 witches, tome 1jpgTitre: Yamada Kun & the 7 witches, tome 1
Auteure: Miki Yoshikawa
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 200
Quatrième de couverture
: Ryu Yamada, cancre au sale caractère, embrasse par accident la surdouée Urara Shiraishi, ce qui provoque un échange de corps ! Ils en profitent alors pour explorer ce nouveau physique et se donner des coups de main. Mais un tel pouvoir ne saurait rester longtemps secret et les embrouilles ne tardent pas à faire leur apparition au fil de découvertes toujours plus fantastiques

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Babelio pour leur dernière Masse Critique à laquelle j’ai participé et pour laquelle j’ai obtenu ce titre ; je remercie également Delcourt Manga pour ce partenariat.

La couverture est censée représenter Urara mais après avoir lu ce premier tome, je trouve que cela ne colle pas trop avec le personnage, elle est beaucoup plus mignonne dans le manga ; là, elle a un petit côté racoleur qui ne me plaît pas des masses, la faute en étant à l’édition originale puisque Delcourt a fait le choix de conserver la couverture originale (si ce n’est qu’en français, le fond est bleu plutôt que rose – ouf !) ce qui est loin d’être un reproche, bien au contraire.

J’ai beaucoup aimé les dessins, on voit clairement que la mangaka Miki Yoshikawa a tenté de différencier les personnages par leur mimique et je trouve que c’est réussi : on ne confondra à aucun moment Shiraishi et Itô par exemple : la forme des yeux est différente, les expressions du visage également. Et même lorsque le héros Yamada échange de corps avec l’élève surdouée qu’est Urara, non seulement les postures de la demoiselle se modifient mais également les mimiques de son visage. Alors ce n’est certes pas encore parfait, mais on sent l’effort, ça promet pour les prochains.

Les personnages ne sont pas follement originaux :
Yamada-Kun & the 7 witches, tome 1 p15-Yamada me fait penser à GTO toujours à faire des grimaces, à exagérer ses mouvements et surtout les coups qu’il balance, un voyou qui fait peur à tous et n’est pas aimé loin de là alors qu’il a un grand cœur et tente au mieux d’aider Urara après l’échange.
-Urara, le personnage féminin par excellence, super douée en cours, n’ayant pas d’amis, étant « torturée » par ses camarades filles jusqu’à ce que Yamada prenne sa place et change la donne.
-Miyamura fait parti du conseil de l’école, il passe pour le grand vilain de l’histoire au début et très très très vite, il devient l’acolyte du duo précédent. Il fout un peu le bazar mais on sent que ce n’est pas méchant.
Bref, des personnages hauts en couleurs et super attachants.

Par contre, une chose m’intrigue : le titre. Les 7 sorcières… certes… mais où sont les sorcières dans le tas ?
Pas la pointe d’un chapeau pointu ni même de morceau de paille d’un balai magique… Le grimoire ? Pas davantage… Les pouvoirs magiques ? Hormis la particularité de Yamada à changer de corps lorsqu’il embrasse Shiraishi… pas la moindre étincelle en vue…
Donc je m’interroge.

J’ai passé un excellent moment, j’ai beaucoup ri, pas eu le temps de m’ennuyer ; les pages ont défilé à une vitesse fulgurante et la fin est venue bien trop vite à mon goût.
Il va falloir que je me procure le second parce que c’est un coup de cœur pour ce manga.