L’enfant qui venait d’un livre

Je viens de finir ce Romanga de Didier Van Cauwelaert (Textes), Patrice Serres (Illustrations) et Soÿ (Peintures). Si j’ai choisi de citer les trois noms, c’est parce que j’estime que chacun a participé à sa façon à l’œuvre. Jusqu’à hier soir, je ne savais pas si j’aimais. Je trouvais que ce n’était pas déplaisant à lire, c’était facile d’accès et m’en faire une idée était plus ou moins difficile. Mais maintenant que j’ai fini le livre, je peux affirmer que j’ai vraiment adoré. C’était rapide à lire, frais, l’essentiel est dit pour l’histoire comme pour les personnages en peu de mots. Vraiment sympathique comme bouquin d’autant qu’habituellement, j’arrive à peu près à savoir/ sentir le fond de l’histoire, et le comment ça se finit, mais là, ça se dessine progressivement, et même si la fin n’est pas super étonnante, elle est quand même touchante et inespérée… De plus, et c’est vraiment à rajouter, l’ouvrage est vendu au profit du traitement  de la dystonie musculaire déformante, et c’en est d’autant plus cool! En tout cas, s’il y a une chose qui est sûre, c’est que ça me donne bien envie pour le coup de lire autre chose de Didier Van Cauwelaert. Donc un grand merci à ma meilleure amie qui me l’a offert il y a peu et qui m’a ainsi permis de connaître cet auteur ^^

Résumé: Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble. Qui est-il? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens?
Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu. Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire? A-t-il, comme il le prétends, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline?
Associé à l’artiste-peintre Soÿ et au dessinateur Patrice Serres, Didier Van Cauwelaert invente ici un nouveau genre littéraire, le romanga, pour nous entraîner dans une aventure bouleversante, inspirée d’un fait réel et débouchant sur une action caritative.

Lavinia

Ça y est, j’ai déjà fini Lavinia d’Ursula Le Guin. Bon, ça n’a rien d’étonnant, c’était tellement bien! ^^ bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé.  J’ai vu qu’on l’avait classé dans la catégorie Fantasy… J’avoue que je comprends difficilement ce choix. Certes, c’est une histoire imaginaire qui présente quelques faits irrationnels, mais c’est un livre qui puise sa source dans le bouquin l’Enéide de Virgile, une suite sans vraiment l’être à la guerre de Troie. Sans compter que l’auteur s’est inspiré de rites et de croyances anciennes latines avec ce qu’on en sait et suppose, bref, un contexte plus ou moins connu. En tout cas, ce n’est pas de la fantasy comme j’ai l’habitude d’en lire.

Ça ne m’a pas empêché de vraiment apprécier ce roman, j’ai aimé m’obliger à me rappeler les histoires que j’en ai  lu dans l’Enéide puisque par moment, cela retrace le périple des Troyens et d’Enée jusqu’au Latium, même si j’ai vraiment trouvé cela bizarre que ce livre s’encre dans un autre. L’histoire était lente, mais nullement longue. Les combats sont vus de loin par la narratrice… une femme, qui vit la guerre à ses portes mais de loin, qui lutte et évolue dans un monde dirigé par les hommes, et qui malgré tout remplissait son rôle de fille, de femme puis de mère dans la maison.

J’avais hâte de lire ce livre puisqu’il m’a été offert par une bonne amie. Hi hi! C’est son  ami, Genkis, qui a fait l’illustration, il m’a même signé le livre! Ça m’a trop fait plaisir d’autant qu’elle est trop belle! Donc comme dit, j’avais hâte de le lire, mais maintenant, je suis presque déçue de l’avoir déjà fini; même s’il aurait difficilement pu être plus long. Bref, il est vraiment parfait tel qu’il est ^^

Résumé: « Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre. »
Dans l’
Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n’écrira l’épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l’achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.
Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l’imaginaire.
C’est, en dit le critique, « certainement le meilleur ouvrage pour adultes de l’auteur depuis des décennies ».

Le miroir de Cassandre

Mouais…. Bon, je viens de finir ce livre de Bernard Werber. Je n’avais encore jamais lu de livre de cet auteur… Je ne suis pas sûre d’en lire un autre. Je suis relativement partagée quant à ce bouquin. J’ai beaucoup aimé le début. Certaines scènes m’ont vraiment marqué… D’autres m’ont vraiment saoulé. Le thème de l’avenir m’a parlé dans le sens où les questions que le livre pose sont celles que je me suis souvent posée, mais ça m’a laissé une sensations de superficialité, il manque un truc que j’arrive pas à déterminer, peut-être le fait que l’histoire se passe dans un endroit marginal, ce qui fait qu’on en sent moins les conséquences et les implications pour la majorité d’entre nous. Le thème de l’autisme aussi m’a bien plut, même si son hypothèse m’a semblé un peu gros, mais pourquoi pas. Après, honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de ce livre pour moi. Peut-être que pour d’autres, cela leur ouvre la porte au questionnement sur l’avenir et les générations futures… ça n’a pas été mon cas. Un point positif mais mitigé malgré tout, je n’ai pas vraiment eu l’impression de perdre mon temps, mais pas l’impression non plus d’avoir gagné quelque chose dans cette lecture. Point négatif: l’histoire tourne en rond, on sait comment elle commence, et on sait très bien comment elle finit dès le début, c’est dommage, un sujet difficile à traiter, une problématique posée dès le commencement et qui n’a aucune chance de se régler par la suite. L’Arbre des Possibilités… Une douce utopie qui n’avance à rien!

Résumé: Comme l’héroïne grecque dont elle porte le nom, la jeune Cassandre est capable de prévoir les catastrophes, et comme elle, personne ne l’écoute… Aux lisières d’un Paris futuriste hanté par des êtres revenus à l’état sauvage, Cassandre et ses étranges amis vont essayer de sauver un monde qui court à sa perte, menacé par la surpopulation, la pollution, les guerres, les épidémies et le terrorisme.  Un conte-fleuve sur l’origine et la fin des temps, la destinée de l’Homme, les pièges de la fatalité et de la liberté.

Pierre et le Loup

Hier matin, j’ai accompagné la classe de maternelle de ma fille au palais des congrès et de la musique pour y voir Pierre et le loup joué par l’orchestre philharmonique de Strasbourg. Le spectacle se déroulait en deux parties: la première avec la mise en place de l’histoire, le petit pantin de bois malade, et en arrière fond, un écran pour zoomer sur les événements importants ou sur ceux hors de la pièce, etc…, la seconde, l’histoire de Pierre et le Loup avec l’orchestre, le tout raconté avec des tout-petits pantins de bois animé grâce à des baguettes. Si j’ai trouvé la première partie un peu longue pour des maternelles, la seconde partie en revanche, avait un goût d’enfance bien agréable. Bref, j’ai bien aimé, même si je me rends compte avec l’âge que la musique classique accompagnant le spectacle était en fait trop gaie (flûte, hautbois, etc… notes trop claires pour moi :P), trop enfantine, et réveillait en moi un début de mal de crâne. Mais sinon, le bilan était plus que positif: beaucoup de monde dans la salle et la fin s’est soldé par une ovation comme j’en ai rarement entendu!

Escapade dijonnaise

Ah, les vacances, ce que c’est agréable! On s’est fait un middle week de deux jours et une nuit à Dijon,et ça a fait trop de bien, une soirée sans cris, sans stress, le bonheur! On a laissé les petits monstres à mamie, et c’était parti pour près de trois heures de route ^^. Certes, c’était un peu long, mais cela m’a permis de bien avancer dans le livre que je lis et de passer la partie ennuyeuse du bouquin, donc ça tombait bien. Le premier jour, on a visité la ville. Je ne m’attendais à rien de précis, je ne connaissais pas la ville et n’en avais pas vraiment entendu parlé, mais je dois bien avoué que j’ai pourtant été déçue. C’est une ville qui me fait beaucoup pensé à Nancy: des immeubles bas (2 peut-être 3 étages maximum pour la plupart des bâtiments du centre ville) Donc, bof, ça manquait clairement de prestance… Un fort contraste entre les habitations anciennes et plus récentes, entre les façades propres et sales… les maisons à colombages vieilles et abimées (quant à celles rénovées, ils auraient presque mieux fait de s’abstenir, les poutres apparentes repeintes couleur rouille, j’accroche décidément pas) qui côtoient des bâtiments plus mastocs et de couleur blanc, beige, sable… ça donne la désagréable sensation d’une ville laissée un peu à l’abandon, à la merci du temps, avec l’impression d’une volonté de la part de la mairie de ne pas entretenir sa cité… Après, peut-être n’en a-t-elle pas les moyens… C’est possible, en tout cas, je n’ai pas trop aimé la ville en elle-même.

L’hôtel par contre était vraiment sympa: le décors agréable, même s’il était près d’une départementale, c’était suffisamment bien isolé pour qu’on n’entende rien. De plus, le restaurant était très joli et très chaleureux: beaucoup de bois comme dans un chalet, une grande cheminée où brûlait un feu plus qu’agréable vue le temps (il faisait moche et pluvieux, c’était vraiment pas du luxe :P), un lustre immense rappelant limite le moyen-âge avec un système de cordage et de poulie itou, dommage que l’éclairage soit électrique, ça l’aurait trop fait avec des bougies ^^, la pièce était coupée en deux, par des poutres apparentes, autour desquelles étaient installées des écussons de verres. Quant au repas, il était vraiment bon, mais alors d’un copieux… beaucoup trop copieux en fait: deux entrées, le repas, le fromage et les desserts -_-‘. Ça nous a un peu tué… On a également eu droit à un kir, et deux verts de vin: blanc et rouge. Bon, mais pareil, ça m’a achevé… (non, non, pas petite nature… Enfin, un peu quand même…)

Aujourd’hui, on avait décidé de se faire une journée beaucoup plus culturel… Malheureusement, c’était compter sans ma chance légendaire (Boby, sors de ce corps!!!): l’abbaye de Cîteaux n’ouvre ses portes aux visiteurs que demain… Chance! Et le musée d’art sacré était fermé pour rénovation et n’ouvrait ses portes au public que… Je vous laisse deviner… Oui… c’est ça… demain! Bon, certes, niveau poisse, ça ne vaut pas l’annulation d’un voyage au Japon, mais dans le genre, c’est pas mal non plus vue qu’on s’organise un week end du genre tous les 10 ans… Donc nous nous sommes rabattus sur le musée de vie bourguignonne. Bon, j’avoue que c’était quand même relativement sympa… On sent bien qu’ils se sont inspiré du musée alsacien, mais bon, c’est normal, nous sommes exceptionnel… ou pas :P. Bref, ça m’a changé les idées, ça m’a ouvert de nouveaux horizons et m’a donné envie de faire certains musées chez nous, de faire des recherches plus poussées sur certains sujets, etc…

Bref, le bilan de cette petite escapade est plus que positif, et je suis vraiment contente d’avoir pu le faire ^^