Cauchemars, tome 1 : Jack O’Lantern – Sophie Fischer

Titre : Jack O’Lantern
Saga : Cauchemars, tome 1
Auteur : Sophie Fischer
Éditeur : Voy'[el]
Nombre de pages : 264
Format : E-Book
Quatrième de couverture : À seize ans, Niamh O’Bannon est persuadée d’être folle. Quand sa psychiatre l’envoie rencontrer un certain Mr Mardling pour un travail, la jeune fille croit n’avoir aucune chance de décrocher le poste… mais elle découvre, non sans stupeur, qu’elle a toutes les qualités requises pour celui-ci. Car non, elle n’a pas d’hallucinations. Les fantômes qu’elle voit sont bien réels !
Embarquée dans une enquête pour apaiser un esprit frappeur, la voilà forcée de collaborer avec le pire d’entre eux : Jack O’Lantern lui-même !

Même si je n’avais pas participé au Pumpkin Autumn Challenge, j’aurais lu ce livre pour Halloween, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai pris.

Niamh est une jeune fille de 16 ans qui vit seule et cherche un job pour survivre. Elle voit les fantômes depuis la mort de son père, six ans auparavant. Tout le monde la croit folle et son psy la bourre de médocs. Du jour au lendemain, son thérapeute est remplacé et la nouvelle cherche à se faire une idée plus précise de la pathologie qui frappe la jeune fille. La doctoresse n’est pas convaincue par la déficience mentale de Niahm, la croit médium et l’envoie chez Mr Mardling qui pourrait être intéressé par son pouvoir. C’est en effet le cas et il l’engage en temps qu’assistante. Une fois cela fait, ils mènent leur première enquête.

Je ne sais pas trop quoi penser des personnages.
J’ai bien aimé Niamh au début et à la fin, mais toute la partie où elle se sent attirée par Mr Mardling, puis par Ian, puis par Jack m’a un peu saoulée. Elle a un peu baissé dans mon estime… et sa relation biaisée avec Jack n’a pas amélioré mon sentiment.
Mr Mardling m’a laissée dubitative : il souffle le chaud et le froid donc par moment, j’ai apprécié sa présence, d’autre j’avais envie de lui en claquer une.
Pour Jack, je suis partagée. Il a un petit côté bipolaire et son comportement est souvent à vomir, mais je crois que je préfère encore son côté pervers à celui prince charmant.
Mon préféré reste Ian. Le pauvre est tout ce qu’il y a de plus normal, ni medium, ni fantôme et il subit les attaques du vilain Jack. Je ne le plains pas, c’est en partie de sa faute, il a qu’à ignorer son bourreau. N’empêche que je l’aime bien.

L’histoire est sympa, je regrette juste que la conclusion de l’enquête ait été si prévisible. Dès qu’on apprend l’existence de Helen, pour moi, l’intrigue était pliée. De plus, ça sonnait incohérent à mon sens et de par mon expérience : les parents auraient dû se rendre compte du subterfuge. Et je m’arrête là parce que je crois que j’en ai déjà trop dit.

J’ai apprécié la plume de l’auteur. Elle est fluide et agréable. J’ai bien envie de découvrir ce que nous réserve les prochains.
Malgré une fin prévisible, j’ai aimé cette lecture.

Automne Douceur de vivre :
Il fait un temps épouvantail ! (Halloween, Samhain, Automne)

Les sorcières de Kinvar, tome 2 : Emily et l’homme au masque d’argent – Marie-Laure Junier

Titre : Emily et l’homme au masque d’argent
Saga : Les sorcières de Kinvar, tome 2
Auteur : Marie-Laure Junier
Éditeur : Editions Anyway
Nombre de pages : 183
Quatrième de couverture : Quelques mois après les péripéties d’Emily à Kinvar, Charlotte doit passer une autre épreuve au sein de la congrégation : le Beltain. Mais à quoi correspond ce sabat particulier pour les Sorcières ? En cherchant à connaître cette réponse, la jeune marionnettiste et ses poupées vont perturber plus d’un sombre plan. Et aux ennemis d’hier s’ajoutera le mystérieux homme au masque d’argent… La jeune fille aux yeux hétéro chromes pourra-t-elle leur échapper ?

J’ai lu le premier tome il y a presque trois ans et habituellement, lorsque je mets autant de temps entre deux lecture, j’ai besoin de relire la chronique du volume précédent, mais pour celui-ci, ce fut inutile : l’univers des sorcières de Kinvar est tellement entêtant que je me souvenais de beaucoup de détails.

Ce second tome contient à peu près le même nombre de page que le précédent, pourtant, j’ai eu l’impression qu’il se passait moins de choses : Emily passe son Samain puis on a une ellipse de plusieurs mois… un trou où Emily n’a pas changé, Lydia est censée l’entraîner mais elle renâcle et freine son apprentissage tant qu’elle ne parvient pas à invoquer un familier. Contrairement à sa cousine Charlotte qui a passé toutes ses cérémonies dans le but de devenir matriarche de sa congrégation de sorcières, toutes sauf le dernier. Et c’est pendant le Beltain de la rouquine que les choses vont se corser et Emily va devoir intervenir pour sauver sa cousine ce qui entraîne leur fuite éperdue de Kinvar.

Beaucoup de révélations sur cette suite :
Jordan, la petite créature qui observe Emily depuis le jardin et qui lui offre tous les ans à la même date un pot de fleur. On découvre qui il est ainsi que le lien qui les unit (j’avais tablé sur un grand-père ou un amoureux de la mère de la jeune fille… à tort).
Beltain et les conséquences que cela a sur les sorcières (il me semble que dans le tome précédent des indices avaient été donnés et que j’en avais tiré les bonnes conclusions… en tout cas, j’en connaissais les tenants et les aboutissants).
Hope. On se doutait qu’il y avait un truc louche avec lui, mais là, on en a à nouveau confirmation.
– Les loup-garous et leur empereur.
– Les plans de tante Virginia (pas difficile à comprendre ni à anticiper : conserver le pouvoir sur les sorcières de Kinvar à n’importe quel prix).

Et surtout, le point le plus important : les pouvoirs d’Emily. On sait que sa blondeur et son œil bleu indiquent une puissance exceptionnelle en tant que Créateur, tandis que pour les sorcières, cela indique plutôt un pouvoir extrêmement faible… une déduction contredite dès les premières pages à la fin de sa cérémonie de Samain.
Par la suite, Emily doit se débrouiller avec ses possibilités de sorcières puisqu’elle est séparée de ses marionnettes (je suppose que la raison principale de cette séparation est de nous faire découvrir le côté sorcière de l’héroïne). Rapidement, on se rend compte qu’elle est aussi faible que l’avait annoncé tante Virginia et le coven de Kinvar… c’est en tout cas ce que je me suis dit à chacune de ses tentatives pour utiliser sa magie… sauf qu’une petite voix me chuchotait que c’était faux, que c’est ce que l’auteur voulait nous faire croire. À la fin, on se rend à l’évidence : elle a du potentiel. Il est soudain évident que si elle avait eu une véritable éducation magique avec un enseignant qui la guide correctement, lui fait pratiquer son art et pas seulement de pauvres instructions notées dans un cahier, elle aurait rapidement pu progresser… maintenant, reste à savoir jusqu’à quel point ? J’ai hâte de découvrir ça.

Les personnages ont déjà acquis tout mon attachement dans le tome précédent, il en va de même dans celui-ci… même si ce second tome laisse plus de place à l’intrigue qu’aux personnages : autant dans le précédent j’ai apprécié Moonlight à sa juste valeur, autant là, Roman ou Danshalir m’ont laissée de glace.
J’ai adoré ce second tome et j’attends avec beaucoup d’impatience le troisième qui doit sortir au mois de novembre.

Automne frissonnant :
Les chimères de la Sylve Rouge (Gothique, Vampire, Créatures de la nuit)

Vert-de-lierre – Louise Le Bars

Titre : Vert-de-lierre
Auteur : Louise Le Bars
Éditeur : Noir d’Absinthe
Nombre de pages : 195
Quatrième de couverture« Olivier Moreau, un auteur de romans policiers en manque d’inspiration, décide de retourner dans le village de sa grand-mère tout juste décédée afin d’y régler certains détails. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, sorte d’antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. Olivier découvrira que cette figure païenne ancestrale est bien plus qu’un simple conte bon à effrayer les enfants … »

J’ai découvert la maison d’édition Noir d’Absinthe lors des Imaginales de 2019 – je les avais loupés à Livre Paris-, et Vert-de-Lierre était mon achat imprévu lors de ce salon. Je l’avais déjà vu tourner sur le net, et même si le résumé me plaisait, c’est surtout la couverture qui me fascinait et m’a attirée.
La manière dont la trame de l’histoire s’articule est étrange, certes une histoire rondement menée, mais le fait que le roman contient trois récits en un m’a laissé une sensation bizarre.

Le narrateur, Olivier Moreau, est un écrivain. Sa grand-mère étant décédé, il retourne dans sa maison. C’est l’occasion pour lui de mener les recherches sur la légende du Vert-de-Lierre. C’est donc son histoire qui est le fil rouge de ce roman.
Il trouve le seul recueil qui raconte ce mythe, on découvre donc un second récit.
Quant au troisième, c’est le livre qu’a écrit Rose, une jeune femme que rencontre Olivier et qui exerce une étrange fascination sur le héros.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, principalement parce que de ce qu’on m’en avait dit, c’était un roman féministe alors que dans les premières pages, le protagoniste masculin ne semblait pas l’être.
Par contre, du moment où j’ai entamé l’histoire écrite par Rose, j’ai été incapable de m’arrêter : c’était passionnant. Ce qui m’a surtout frappé, c’est que la plume de l’auteure se modifie, devient plus fluide et addictive.
Elle nous dépeint la condition de la femme d’une autre époque (mariage forcé, accusation de sorcellerie, traitement contre l’hystérie, etc.), sans pour autant nous donner de date, une situation injuste qui est restée pendant longtemps et si beaucoup de choses ont changé pour la femme moderne, le ressenti décrit dans le roman de Rose semble intemporel et est encore d’actualité dans notre société bien trop patriarcale.
Ça se marie parfaitement avec l’ambiance instaurée : une atmosphère victorienne dans la campagne française qui a peut-être renforcé ma sensation d’étrangeté au début de ma lecture.

Je mentirais si je disais que je n’avais pas anticipé la fin, ça ne m’a pourtant pas gâché le plaisir parce que l’important dans cette histoire, c’est le cheminement des personnages et du Vert-de-Lierre.
J’ai adoré cette lecture et je suis ravie de m’être laissé tenter.

Le monde secret de Sombreterre, tome 1 : Le clan perdu – Cassandra O’Donnell

Titre : Le clan perdu
Saga : Le monde secret de Sombreterre, tome 1
Auteur : Cassandra O’Donnell
Éditeur : Flammarion jeunesse
Format : E-book
Nombre de pages : 202
Quatrième de couverture : Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire ces derniers jours, et malgré ça, je l’ai torché en deux pauvres jours, c’est dire si c’est une lecture rapide.

Alina quitte Sombreterre pour la Terre à la recherche de quelqu’un de spécial. Pour mener à bien sa mission, elle intègre le collège du jeune Victor. Assez vite, on suppose, avec raison, que c’est lui qu’elle cherche. Comme elle, il a des pouvoirs, il est capable de voir les fantômes et est pourchassé par les zombreurs. Elle lui apprendra à développer d’autres capacités.

Le résumé est un peu succinct, mais je ne peux pas en révéler davantage pour deux raisons : la première est que ce serait révéler des éléments importants du livre qu’il est plus appréciable de découvrir par soi-même, et la seconde est qu’au final, il ne se passe pas grand-chose : un événement va prendre plusieurs chapitres… Au moins, on est sûr qu’il est traité à fond.
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, jusqu’à la moitié environ et après, ça allait comme sur des roulettes.

En ce qui concerne les personnages : je ne suis pas fan d’Alina et Victor qui m’ont laissée indifférente, à voire les prochains, ça peut changer et évoluer une fois à Sombreterre. J’ai une nette préférence pour Lucas, même si c’était pas gagné vu la façon dont se déroule sa rencontre avec Alina… Heureusement par la suite, leur relation s’améliore et je la trouve même touchante. Au passage, j’ai aussi apprécié Lucie et sa timide relation avec Victor.
Là où je suis un peu déçue, c’est pour Chawak, la créature qui accompagne Alina, j’aurais aimé qu’il soit plus présent… Peut-être dans les prochains.

J’ai bien aimé les illustrations, y en a à peu près une par chapitre et je les trouve sympa. La tête des personnages correspond tout à fait au descriptif et à la vision que j’avais d’eux au fil des pages.
En conclusion, ce fut une lecture rapide et plaisante que j’ai aimée. Un tome introductif pour une aventure en monde étranger, je me demande ce que nous réserve Cassandra O’Donnell dans les prochains tomes.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Feuxfous Fuseboum (Item éphémère du 13 au 27 juin) : Livre à la couverture colorée50 points

Nuits de Bretagne – Collectif

Titre : Nuits de Bretagne
Auteur : Collectif
Éditeur : Luciférines
Nombre de pages : 158
Quatrième de couverture : Quand il est question de légendes et de folklore, la Bretagne est la région idéale. Berceau du cycle arthurien, terre de la forêt de Brocéliande soumise au caprice des marées, l’ancienne Armorique est riche de son Histoire et de ses secrets. Oserez-vous les découvrir en vous aventurant, la nuit, sur ses chemins les plus reculés ?
Six auteurs bretons ont exploré le monde invisible pour vous, celui de la bonnes fée Margot, mais aussi des inquiétantes lavandières de nuit, du Yannig-an-Aod et des fêtes korriganes. Les vieilles légendes sont loin d’être passées de mode, il paraît même que l’Ankou s’est remis au goût du jour…

C’est le troisième recueil de la collection « Nuits de » aux éditions Luciférines après Nuits de Lorraine et Nuits d’Alsace. J’avais adoré les autres, mais celui-ci est mon préféré. Ses récits semblent hors du temps, avec une atmosphère à la fois féerique et angoissante… Ce qui se marie à merveille.
Contrairement aux premiers, il ne contient pas quatre, mais six nouvelles que je vais grosso modo vous présenter.

Naia la sorcière de Camille Salomon
Des enfants disparaissent dans un village, les habitants sont persuadés que la coupable est Naïa la sorcière, tous sauf une femme.
Un texte très poétique que j’ai adoré. Il y a bien quelques répétitions qui, au début, m’ont fait tiquer, mais j’ai rapidement compris que c’était inévitable parce que pour beaucoup, les remplacer aurait cassé le rythme et brisé l’envoûtement du récit.

– Yannig-an-Aod de Morwenna le Bevillon
L’inspecteur Le Gellec est appelé sur les lieux d’un crime : un jeune homme est retrouvé la nique brisée. Les premières observations le laissent dubitatif : cette mort est étrange, même pour un crime.
J’ai bien aimé cette nouvelle. La lecture était fluide, une atmosphère inquiétante qui va crescendo sur la fin. C’est presque dommage que l’histoire de Yannig-an-Aod ait été raconté au milieu de l’histoire parce que du coup, on s’attend à la chute et le suspens est moins important.

– la lavandière de la nuit de Rose Morvan
Quand Ivona la boiteuse vient au lavoir à la nuit tombée, les autres lavandières en ont peur et la fuient. Seule la jeune Maela lui parle, elle rentre rapidement chez elle mais en oublie son panier de linge. Elle retourne le chercher le lendemain, il est impeccable, sec et plié… Trop pour que ce ne soit pas l’œuvre d’Ivona la fille du Malin.
Une histoire hors du temps que j’ai adorée, c’était dépaysant, plein de superstitions, mais ne contiennent-elles pas une part de véracité ?

– La ferme de Marie de Louise Sbretana
Le narrateur nous raconte ses vacances dans la ferme de sa grand-mère, à la campagne, ce qui ne l’enchante guère. Un jour, il libère un lapin pour le porter, mais l’animal s’enfuit. En le suivant, le héros découvre l’existence du Petit Peuple, ainsi que le secret qui entoure les alentours de la ferme et notamment la fée Margot.
Une nouvelle dépaysante. Le fait que le narrateur nous conte un souvenir d’enfance y est pour beaucoup. J’ai adoré cette histoire. La chute m’a fait sourire.

– Bon Dieu de lait tourné de Séverin Foucourt
Fridolin Rabier, Normand et membre de la Compagnie de la Teurgoule, fait une incursion punitive chez les Bretons qui exploitent la spécialité culinaire de sa région dont sa guilde porte le nom. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu.
J’ai lu la première page plusieurs fois parce que je ne parvenais pas à situer l’histoire. Finalement, j’ai avancé et c’était la chose à faire pour profiter pleinement de ce récit. La fin était surprenante et m’a amusée. J’ai bien aimé cette nouvelle.

-À faucher la lumière de Quentin Foureau
De Saigneul est conteur et parcourt la Bretagne à la recherche d’histoires et de tradition. Le jour de la St Armand, il arrive à une maison en ruine et y est accueilli par une enfant… Une enfant très étrange qui l’invite à rester pour la nuit.
C’est une histoire qui demande une grande concentration pour ne pas se perdre. Non pas qu’elle est compliquée, mais le conteur est littéralement habité par des légendes bretonnes donc la nouvelle également. Du coup, à chaque fois qu’un conte était évoqué (et il y en avait pas mal) mon esprit vagabondait vers cette évocation et j’oubliais le fil du récit. C’est très perturbant, mais aussi super agréable d’être ainsi transporté.

C’est un coup de cœur pour ce recueil et j’espère que les Luciférines sortiront un quatrième tome.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Protego (3ème année) : Un livre avec une arme sur la couverture30 points