Cœur d’encre, tome 2 : Sang d’encre – Cornelia Funke

Titre : Sang d’encre
Saga : Cœur d’encre, tome 2
Auteur : Cornelia Funke
Éditeur : Gallimard jeunesse
Format : Ebook
Nombre de pages : 671
Quatrième de couverture : Meggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante: prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d’encre, ignorant qu’un grand danger l’attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C’est le début d’un voyage incroyable.., et terrifiant. Le deuxième tome d’une magnifique trilogie fantastique par l’un des plus célèbres auteurs contemporains pour la jeunesse.

Waouh ! Ça fait déjà deux ans que j’ai lu le premier tome ! Je me doutais que cela faisait un moment parce que j’ai eu un peu de mal à replacer les événements, mais je ne pensais pas autant. Comme souvent dans ces cas-là, le début fut un peu laborieux et j’ai eu des difficultés à me plonger dans l’histoire. Du coup, ça m’a pris beaucoup plus de temps pour le finir que le précédent.
Au fil des pages de ce second tome, j’ai réussi à replacer les personnages et certains faits. Ça a fini par rendre ma lecture plus sympathique à mesure que j’avançais, au point que dès la seconde moitié le récit devient passionnant.

Doigt de Poussière et Farid se rendent chez Orphée, un talentueux conteur, afin qu’il les renvoie tous deux dans le monde de Cœur d’encre. Il est tellement brillant qu’il y parvient en inventant un nouveau texte. Mais il s’arrange pour que le jeune garçon ne le suive pas.
Farid va donc demander de l’aide à Mo et Meggie. Si Langue Magique est incapable de répondre à la demande de Farid dans le livre, par contre Meggie, elle, réussit l’exploit non seulement d’envoyer le jeune apprenti de Doigt de Poussière dans cet univers qui n’est pas le sien, mais de l’y accompagner, misant sur le fait que l’auteur, Fenoglio, y vit et pourra la ramener chez Elinor.

Mon résumé est plus que succinct et ne couvre qu’une toute petite partie du livre. Le plus gros de l’histoire se passe dix ans après la fin du roman Coeur d’encre (attention, je parle du livre écrit par Fenoglio, pas le premier tome de cette saga), dans le monde d’où viennent Doigt de Poussière, Basta ou Mortola, partagé en trois : d’un côté Ombra et le royaume du Prince insatiable, de l’autre le Château de la nuit gouverné par le terrible Tête de Vipère. Les deux zones sont séparées par la forêt où se cachent les saltimbanques dirigés par le Prince Noir.

J’ai un peu moins aimé ce deuxième volet, principalement parce que la surprise n’est plus là, mais Cornelia Funke a quand même réussi à me captiver par la puissance de ses mots, ils sont d’une telle justesse lorsqu’elle parle des livres, de la créativité, du lien entre l’auteur et ses personnages. Je suis fan de sa plume.
J’ai adoré ce second tome. Je ne vais pas attendre longtemps avant de lire le dernier volume,parce que j’ai très envie de continuer l’aventure et de découvrir si les plans des héros vont se réaliser ou pas.

Princesse Libellule, tome 1 : Cherche prince désespérément – Alexandre Arlène & Stéphanie Bellat

Titre : Cherche prince désespérément
Saga : Princesse Libellule, tome 1
Scénario : Alexandre Arlène
Dessins : Stéphanie Bellat
Éditeur : La boîte à bulles
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : Enfermée dans une haute tour, la princesse Libellule rêve de son prince charmant, qui se fait attendre.

Quand j’ai emprunté cette petite bande-dessinée, je m’attendais à une histoire toute mignonne, gentillette avec un brin d’humour… Bref, un récit pour de jeunes enfants puisqu’il était dans cette case. Quel n’a donc pas été mon étonnement en découvrant que c’est davantage une lecture pour plus grands !

Princesse Libellule est enfermée dans sa tour et attend désespérément un prince charmant qui ne vient pas. Comme toutes les princesses, elle parle aux oiseaux (qui m’ont étrangement fait penser aux Angry Birds), d’ailleurs sa conscience, envoyée par sa marraine la fée, est un volatile à lunettes qui se compare à Jimini Criquet, mais qui au final tient plus du Schtroumpf à lunettes. Un ours nain du nom de Plumeau fait son ménage et elle suit les cours de sa tutrice qu’elle n’écoute absolument pas.

Dans cette bande-dessinée, les références et clichés relatifs aux contes de fées se multiplient, sauf que l’auteur prend un malin plaisir à les tourner en dérision. Rien ne nous est épargné, pour mieux nous faire rire : la tour inaccessible dont la porte de sortie est tellement visible qu’on se demande encore comment Libellule a pu ne jamais la voir, les baisers aux crapauds qui ne les transforment pas en princes mais a d’autres conséquences pour notre héroïne, le miroir simple-d’esprit, la pomme ce fruit diabolique, et j’en passe des meilleurs.

Les dessins sont sympathiques. Le character design des personnages se marie bien avec le scénario humoristique. Les couleurs sont lisses, mais harmonieuses.
J’ai lu cette bande-dessinée à deux fillettes de 5 et 7 ans qui y tenaient absolument. Elles ont apprécié cette lecture, je leur avais proposé d’arrêter au milieu, mais elles voulaient la suite donc on a continué.
Si pas mal de blagues très basiques les ont fait rire, il est certain que les plus subtiles, notamment les nombreux seconds degrés qui parsèment le récit, leur ont échappé, mais c’est loin d’être mon cas.
C’était plaisant et super drôle. J’ai passé un excellent moment.

Seuls, tome 07 : Les terres basses – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti


Titre : Les terres basses
Saga : Seuls, tome 07
Auteurs : Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 46
Quatrième de couverture : Suite à la véritable guerre de territoire à laquelle se sont livrés les deux clans rivaux, les enfants se sont enfoncés dans la zone rouge qui, elle-même, s’enfonce dans le sol. Trop tard pour faire demi-tour. Seule solution : trouver des parapentes dans un magasin de sports abandonné et sauter d’un immeuble assez haut pour s’envoler vers le sommet de la falaise. Ensuite, jeter des échelles de corde à ceux restés en bas. C’est en tout cas dans ce défi complètement fou que Dodji et Saul, les deux chefs de clan et ennemis intimes, vont se lancer.
Mais le temps presse car les phénomènes inquiétants se multiplient auprès des autres enfants réfugiés au musée : enfant-mystère qu’on ne peut voir que dans les miroirs, enfants du clan précédemment enlevés qui reviennent, hébétés et le regard vide, vers leurs amis, brume au ras du sol qui cache des créatures rampantes et terrifiantes. Les cinq enfants n’en ont pas encore fini avec la sinistre zone rouge…

Dès que je trouve cette saga à la bibliothèque, je les emprunte, c’est la raison pour laquelle mes chroniques et mes lectures sont si espacées. J’aimerais bien pouvoir es lire à la suite, mais je suis tributaire de leur disponibilité… Prenon notre mal en patience. En attendant, j’ai pleinement profité de cette suite.
J’ai été surprise par ce septième tome. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi flippant.

Les héros fuient Saul et son groupe… À moins qu’ils ne l’emmènent jusqu’à la limite de la ville afin qu’ils découvrent par eux-mêmes que la ville s’affaisse. Quelle qu’en soit la raison, il est temps de s’allier pour s’en sortir, et d’échanger les bonnes idées. Chacun y met du sien et c’est étonnant de voir ce qu’ils arrivent à accomplir tous ensemble.

Rien de très effrayant jusque là, sauf que beaucoup de gamins sont transformés en pseudo zombies, au teint jauni et aux yeux rouges, un peu comme Boris à la fin d’un des tomes précédents.
Et le plus inquiétant, c’est « l’esprit » qui les suit, peut-être n’est-ce qu’un gosse invisible que seul Terry peut voir, n’empêche qu’il est super flippant et m’a fait sursauter chaque fois qu’il apparaissait dans les reflets – c’est la première fois que ça m’arrive lors d’une lecture BD, c’est la preuve qu’il est vraiment bien fait.
L’histoire de la tour sombre et des familles commence également à prendre tout doucement forme, à voir ce que ça donne dans le prochain tome, mais je pense que ça devrait se décanter rapidement surtout qu’il ne reste que 4 volumes après cela.

C’est un coup de cœur pour ce septième tome.

Les mondes d’Ewilan, tome 1 : La forêt des captifs – Pierre Bottero

Titre : La forêt des captifs
Saga : Les mondes d’Ewilan, tome 1
Auteur : Pierre Bottero
Éditeur : Audiolib
Durée : 404 minutes
Quatrième de couverture : Dans le premier tome de cette nouvelle trilogie, Ewilan a gagné en maturité. Après avoir été retenue prisonnière de l’Institution, un bâtiment dans lequel des chercheurs dévoyés testent les facultés extrasensorielles de cobayes humains dans un but de domination totale, et torturée par la Sentinelle félonne Eléa Ril’ Morienval, qui en a pris la tête, Ewilan parvient à s’échapper grâce à l’aide de ses amis. Ayant récupéré avec difficulté ses forces physiques et mentales, elle part secourir les enfants demeurés prisonniers et aide à faire la lumière sur les affreux crimes commis par un étrange tueur en série, mi-homme, mi-insecte.

J’ai lu la première trilogie d’Ewilan il y a déjà quatre ans, je n’étais pas certaine que continuer cette saga après tant de temps était une bonne idée, surtout que je n’étais déjà pas fan des trois premiers.
Le début fut laborieux, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et à me souvenir de qui était qui. Alors c’est sûr qu’il y a des figures emblématiques : je n’ai eu aucun problème pour Ewilan ou Ehlana, mais pour d’autres… le trou noir. Même Salim ne me parlait plus vraiment.

Dans ce premier tome, Ewilan a été capturée et enfermée au sein de l’Institution, un établissement secret qui se situe dans notre monde. Salim essaie désespérément de la délivrer. Qui est derrière ses enlèvements ? Connaissent-ils les pouvoirs de l’héroïne ? Est-elle la seule captive ?

Je me suis ennuyée dans cet audiobook, je l’ai trouvé super long voire interminable. Je me suis interrogée pour savoir si le format n’était pas le motif de cet ennui, mais je ne pense pas ; si je l’avais lu, ça n’aurait rien changé. Le seule raison qui fait que j’y ai pris du plaisir, c’est parce que j’adore la voix de la lectrice : Kelly Marot. Elle est très belle et pleine d’intonations qui rendaient l’écoute agréable.
L’histoire se situe dans notre monde et c’est dommage parce que j’accroche moins dans ces cas-là ; je préfère nettement lorsque les récits de fantasy se passent dans un autre univers. Et même si j’ai pu m’attacher à quelques personnages, notamment Maximilien, ce n’est pas suffisant pour sauver cet audiolecture.

Je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus, je n’ai pas aimé ce premier tome et je ne pense pas lire ou écouter la suite.

Les fées du camping – Susie Morgenstern

Titre : Les fées du camping
Auteur : Susie Morgenstern
Éditeur : L’école des loisirs
Nombre de pages : 87
Quatrième de couverture : Après avoir expérimenté les vacances les plus variées, Club Magimerveille, séjour à New York, croisière en Méditerranée, les parents et les deux grands frères de Xavier ont enfin décidé de lui faire plaisir en choisissant l’été de ses rêves à lui : camping en Écosse ! Hélas, la veille du départ, Xavier attrape une varicelle carabinée.Pas question de sortir pendant huit jours. Sa famille indigne décide de partir sans lui et le confie à un étudiant au pair trouvé sur Internet. Seul chez lui, entouré de sa panoplie complète de parfait campeur, avec un MacBidon refroidi pour tout dîner au lieu des marshmallows au feu de bois dont il rêvait, Xavier déprime et n’arrive pas à dormir. Et s’il plantait sa tente au milieu du salon ? Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

Ça fait un très long moment que j’ai ce petit livre dans ma PàL et hier, l’envie m’a prise de le sortir enfin. Il avait des airs de vacances et me semblait idéal pour me préparer aux miennes qui commencent fin de la semaine.

Cela fait longtemps que Xavier a envie de partir camper en famille, mais jusqu’à présent, cela ne s’était pas fait. Pour une fois ses parents veulent lui faire plaisir et organisent des vacances campées en Écosse. Malheureusement, c’est sans compter le destin qui s’acharne à briser les rêves du jeune garçon : il a la varicelle et ne peut partir. Son père n’a pas pris d’assurance annulation, donc la famille part en laissant leur fils sous la surveillance d’un étudiant.
Étudiant qu’au passage ils ne connaissent pas, ne rencontrent pas puisque leur vol est prévu une heure avant l’arrivée du baby-sitter. J’avoue que ce détail m’a fait grincer des dents. Étant un livre pour enfant, on se doute bien que celui qui gardera Xavier n’est pas un psychopathe… Mais les parents sont totalement inconscients, soyons gentils et n’utilisons pas d’autres termes !

Finalement, le petiot passe les meilleurs vacances de sa vie et j’ai pris autant de plaisir que lui à la situation. Ça ne m’a pas fait rire pour autant, mais je me suis fait mal aux zygomatiques à force de sourire et ça m’a mis la pêche !
Je n’ai eu aucun mal à m’attacher à Xavier. J’avais peur qu’avec un aussi court roman, ce ne soit pas possible, mais le héros est suffisamment bien dépeint pour cela, ses rêves et ses déceptions sont parlants.
La plume de l’auteure est agréable et fluide, comme c’est souvent le cas dans bon nombre de ses romans. Ça s’est lu très vite. Les illustrations sont simples et sympathiques, parfaitement compatibles avec le récit bon enfant.
J’ai passé un excellent moment, je l’ai quasiment lu d’une traite et j’ai beaucoup aimé cette lecture.