La Guerre des clans, cycle 1, tome 2 : A feu et à sang – Erin Hunter

Titre: A feu et à sang
Saga: La Guerre des clans, cycle 1, tome 2
Auteur: Erin Hunter
Éditeur: POCHET Jeunesse – Best Seller
Nombre de pages: 359
Quatrième de couverture: Au sein du Clan du Tonnerre, Coeur de Feu est devenu un valeureux guerrier.
Une chance ! Il aura besoin de toutes ses forces pour déjouer les plans diaboliques de Griffe de Tigre qui cherche à lui nuire et à l’exclure de son clan. Sans parler des accidents et maladies qui s’abattent depuis quelque temps sur sa tribu. Lorsque le clan voisin, celui du Vent, est chassé de ses terres, sa méfiance grandit encore. Déchiré, Coeur de Feu s’interroge : comment aider les autres quand on doit se défendre soi-même ?

J’ai mis des mois à lire ce second tome, très exactement neufs mois. Non pas parce qu’il n’était pas bien, mais parce que je le lisais en lecture commune avec ma fille et qu’elle avait toujours une bonne excuse pour faire autre chose, ce qui a entraîné des pauses de plusieurs semaines voire mois parfois.
Mais là, j’en ai eu ras-la-patate d’attendre donc je l’ai terminé en quelque chose comme deux jours…
Je dois bien avouer que la première moitié du livre est un peu floue, c’est vaguement revenu en reprenant ma lecture mais c’est loin d’être dans les détails. Je vais essayer de m’en souvenir au mieux.

Rusty, notre héros chat domestique et son ami Nuage Gris ont reçu leur nom de guerrier, respectivement Coeur de Lion et Plume Grise – à la fin du premier si je ne m’abuse. Comme tout combattant du clan, ils sont chargés de l’entraînement de novices. Le félin roux apprend la chasse à Nuage Cendré, une jeune chatte enthousiaste, exubérante et désobéissante à souhait. Plume Grise, quant à lui, est censé s’occuper de Nuage Poussiéreux, mais comme il est tombé amoureux d’une chatte d’un clan adverse, il s’absente constamment et c’est Cœur de Lion qui se charge de son novice.
Il se passe bien sur plein d’événements en arrière-fond, des conflits entre clans notamment le clan du Vent chassé de ses terres, des alliances pour augmenter les territoires de chasse, etc.

La première moitié du roman ne m’a pas passionnée, c’est peut-être aussi la raison pour laquelle j’ai laissé passer tant de temps entre chaque reprise de lecture.
La suite était bien mieux. J’ai d’ailleurs eu du mal à interrompre ma lecture tant je fus dans le récit par les intrusions du clan de l’Ombre sur tous les autres territoires félins, par la crainte qu’Étoile Bleue ne perde à nouveau une vie ou par la possibilité d’une prévisible traîtrise de Griffe de Tigre. Bref, une fois l’histoire mise en place, tout est là pour que le suspens soit au rendez-vous pour qu’on ait envie d’avancer.
Seules les disputes entre Coeur de Lion et Plume Grise m’ ont un peu saoulée, sachant qu’en plus je n’apprécie pas plus que ça ce dernier, ça n’a rien arrangé.

J’ai bien aimé ce roman, mais sans plus : le fait d’avoir autant étendu la lecture n’a pas dû aidé.

Kenny et le Dragon – Tony DiTerlizzi

Titre: Kenny et le Dragon
Auteur: Tony DiTerlizzi
Éditeur: POCKET Jeunesse
Nombre de pages: 148
Quatrième de couverture: Tout le monde sait bien que les dragons crachent des flammes, enlèvent les princesses et sont très méchants. C’est aussi ce que croyait Kenny jusqu’à ce qu’il rencontre Grahame : un vrai dragon. Mais lui, il adore les couchers de soleil et la poésie ! Depuis les deux amis sont inséparables. Le problème : seul Kenny connaît la vérité à propos de Grahame. Et bientôt la chasse au dragon est lancée…

Quand je l’ai vu à la médiathèque, j’ai hésité à le prendre. J’en avais entendu beaucoup de bien, mais comme je suis souvent déçue dans ces cas-là, ce n’était pas un facteur décisionnel. Et puis la couverture avec le petit lapin me faisait redouter une lecture trop enfantine. Mais qui ne tente rien n’a rien, j’ai donc pris le risque de l’emprunter en me disant que même s’il était nul, il serait rapide à lire puisqu’il contenait à peine 150 pages et beaucoup d’images.
Maintenant que je l’ai fini, je peux dire que ce jour-là, j’ai été inspiré en le choisissant parce qu’il est passionnant. Ce qui étonnant au final parce qu’il ne s’y passe pas grand chose.

Un jour, papa Lapin rentre chez lui, paniqué : il a vu un affreux dragon sur ses terres. Son fils, Kenneth – Kenny pour les intimes – décide d’aller voir de plus près, armé comme il peut de casserole en guise de casque, de couvercle de poubelle pour le bouclier, etc.
Il est rapidement repéré par la créature connue pour être un monstre. La peur le paralyse, ce qui laisse tout le loisir à Grahame le dragon de lui parler. Notre héros découvre que la créature fabuleuse n’est pas du tout comme dans les livres qu’il a lus, elle est intelligente et non fourbe, elle est gentille et non agressive, et j’en passe. Ils sympathisent, et le jeune lapin présente même son nouvel ami à ses parents.
Mais Grahame est de taille trop imposante pour passer inaperçu et la peur s’empare du village.

Le scénario est assez simple et la fin est prévisible même si, jusqu’au bout, on ignore le déroulé du plan de Kenny : va-t-il simuler la mort de Grahame ? Va-t-il réussir à le faire accepter par les villageois ? Georges est-il aussi gentil que ce qu’il semble ou prépare-t-il un coup fourré ?
Il y a plusieurs gros points forts dans ce roman :
– les personnages : ils sont attachants, contrastant fortement les uns des autres et pourtant tellement complémentaires. Mon préféré étant bien entendu Grahame, un dragon qui en prime adore lire ! Que demander de plus ?.
– les illustrations de l’auteur disséminés dans le roman ajoutent du cachet au récit. J’ai adoré m’y perdre et détailler chaque dessin.
– l’ambiance instaurée est entêtante. Je me suis rapidement plongée dedans, l’histoire a un petit goût d’enfance.

Je ne m’attendais pas du tout à me laisser prendre si facilement dans ce roman. En le lisant, j’ai eu la même sensation que lorsque j’ai découvert le Bal des dragons, pas le même registre et plus court, pourtant tout aussi captivant. Bref, c’est une surprise et surtout un gros coup de cœur.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Hominum Revelio (Sortilège – 7ème année) – Un livre dans lequel il n’y a pas d’humains – 70 points

Doux rêveurs – Isabelle Simler

Titre: Doux rêveurs
Auteur: Isabelle Simler
Éditeur: Courtes et longues
Nombre de pages: 76
Quatrième de couverture: À quoi rêvent les animaux ? Est-ce que le chien rêve d’un succulent os à moelle ?
Et le chat, dans ses innombrables siestes, rêve-t-il à de nouvelles accrobaties ? Qu’en est-il du koala, de la girafe ou de la baleine ? À travers de délicieux petits textes, on accompagne les animaux de la planète dans leurs rêves simples et réconfortants.

Écrire une chronique sur cet album va être difficile et mon avis risque d’être court, parce que cela ne raconte pas une histoire. C’est une série d’illustration d’animaux avec, à chaque fois, un texte que j’ai trouvé très poétique et qui a systématiquement un rapport avec le sujet dessiné et la manière dont ils rêvent – ça n’est pas forcément ancré dans la réalité mais ce n’en est que plus beau. Quand « la fourmi rêve en pointillé« , le texte et l’image qui accompagnent cette simple phrase la compètent merveilleusement bien.
Je m’écouterai, je vous mettrai quantité d’images, elles sont nettement plus parlantes que tous les mots que je pourrais écrire. J’en mets quand même deux pour vous laisser juger de la qualité de cet album.

J’ignore la technique qu’à utiliser l’artiste, mais le rendu est magnifique, des teintes fluorescentes sur fond noir. Ça m’a un peu fait penser aux feuilles magiques de couleur noire qui lorsque l’on gratte laisse apparaître des nuances arc-en-ciel et surtout fluo.
Vous l’aurez compris, c’est un coup de cœur pour cet album.

Croc Blanc – Jack London

Titre: Croc Blanc
Auteur: Jack London
Éditeur: Feedbook
Nombre de pages: 191
Quatrième de couverture: Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.
Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l’autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l’engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?

J’avoue que lorsque j’ai commencé cette lecture, je m’attendais à découvrir la même histoire que dans le film , vous savez, celui de 1991 avec Ethan Hawke – film que j’adorais au passage. Et ben, on en est loin…

Déjà, on ne suit pas le louveteau du début, puisqu’on suit d’abord sa mère Kiche ainsi que son père. Ils survivent difficilement à l’hiver et à la famine. Croc Blanc naît, seul survivant de sa portée. Il explore sa grotte avant de s’aventurer au dehors, de découvrir un camp indien ce qui lui permettra de vivre parmi les hommes. Il apprend des règles différentes, celles qu’instaure Castor-Gris et sa famille, puis celles des blancs : le cruel Beauty-Smith et enfin celles de Weedon Scott.

Je suis partagée quant à cette lecture. Les descriptions de Jack London sont chouettes et réalistes dans une certaines mesures (celle de mes connaissances, hein ! Je suis loin d’être une experte du Wild). Mais il se répète pas mal quant aux réactions du louveteau et aux explications qu’il en donne… Donc je me suis ennuyée, j’ai eu l’impression de ne pas avancer dans ma lecture et pour réussir à le finir, j’ai dû commencer un autre roman à côté pour compenser.
Et j’ignore ce que je pourrais rajouter d’autres… Les personnages m’ont laissée indifférente, les belles descriptions m’ont laissée froide…

Bref, j’ai été un peu déçue par ce roman, peut-être avais-je trop d’attente par rapport à cette histoire. Je ne sais pas, mais je n’ai pas accroché.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Avada Kedavra (Art de la magie noire – 3ème année) – Un livre dont la fin est triste – 30 points

Challenge LEAF : 44/50

Zazie dans le métro – Raymond Queneau

Titre: Zazie dans le métro
Auteur: Raymond Queneau
Éditeur: Gallimard
Durée: 240 minutes
Quatrième de couverture: Zazie débarque à Paris pour la première fois chez Tonton Gabriel. Le Panthéon, Les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle n’en à que faire ! Mais kess-qui l’intéresse alors, Zazie ? Le métro ! Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une volée d’injures. Ne contrariez pas Zazie !

Ça fait super longtemps que je voulais lire ce roman mais je n’arrivais pas à me décider à l’emprunter. Quand je l’ai vu en audiobook, je n’ai pas hésité un seul instant à le prendre.
Dans les premières minutes, j’ai presque regretté de ne pas l’avoir en version papier. C’était sympathique à écouter, mais je suis beaucoup moins attentive ainsi et j’ai eu l’impression de manquer certains passages.
Malgré cela, j’ai adoré cet audiobook : il est interprété par 7 comédiens et ils jouent merveilleusement bien leur rôle.

Zazie a 12 ans. Sa mère la dépose chez son oncle pour le week-end. Elle rêve d’explorer Paris mais c’est assez mal barré : sa tante doit travailler et son oncle ayant bossé de nuit dort. Elle en profite donc pour fuguer. Elle rencontre un homme louche et parvient à lui extorquer des bloudjinnes avant qu’il ne la raccompagne.
Bon, c’est un résumé hyper basique. Il se passe plein de choses, beaucoup de rebondissements dont je ne peux pas parler parce qu’ils sont trop nombreux et que cela spoilerait bien trop l’histoire.

Je ne m’attendais pas du tout à ça.
Déjà le personnage de Zazie est étonnamment vulgaire dans le sens où elle dit énormément de gros mots. Et puis, elle est super mûre pour son âge, elle voit des choses qu’elle ne devrait pas à 12 ans… Des pervers de-ci, des pervers de-là. J’ai limite trouvé ça glauque et surréaliste par moments, mais en même temps, tellement réaliste à d’autres.
C’était un récit prenant, étrange et drôle. Les personnages principaux (Zazie, Gabriel, Marceline) sont attachants. Le perroquet, Laverdure, m’a éclatée avec ses « tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ! »
J’ai pris beaucoup de plaisir à cette écoute que j’ai adoré.