L’Oeil du loup – Daniel Pennac

L'oeil du loup - Daniel PennacTitre:  L’Oeil du loup
Auteur: Daniel Pennac
Éditeur: POCKET Junior
Nombre de pages: 92
Quatrième de couverture: Chaque jour, au zoo, le vieux loup voit un petit garçon le fixer de ses deux yeux grands ouverts. Et ça, le loup ne le supporte pas : il est borgne et ne sait pas quel œil regarder. Mais l’enfant le comprend et ferme un œil. Le voyage peut commencer : dans l’œil du loup, l’enfant va découvrir le Grand Nord et, dans l’œil de l’enfant, le loup verra défiler la vie dans le désert africain.

Cela faisait longtemps que je voulais m’essayer à du Daniel Pennac, du coup, j’ai profité du challenge week-end à 1000 pages qui a pris fin hier soir pour le découvrir avec cette lecture.

Dans les premières pages, je ne savais pas trop quoi penser : le lecteur se situe du côté de loup et c’est plutôt déconcertant. Lorsque l’enfant découvre le passé de Loup Bleu à travers l’œil de l’animal, j’ai quand même mis quelques lignes à comprendre que c’était un souvenir, il faut dire que ce n’était pas très clair même après une seconde relecture du passage en question et ma fille, qui l’a commencé samedi, a ressenti la même chose, c’était brouillon et il a fallu que je lui explique pour qu’elle capte.
Mais une fois qu’on a saisi ce détail, c’est une lecture super agréable : ça se lit bien, les loups sont attachants – à part les 3 rouquins qui sont plus que secondaires : pas de noms et tout aussi présents que le décors, s’ils n’avaient pas été là, ça n’aurait pas fait grande différence. Puis vient l’histoire du gamin qui observe quotidiennement le loup, un voyage à travers les trois Afrique (jaune, brune et verte) et ce, jusqu’à l’Autre Monde. Un personnage tout aussi attachant qui a la capacité de parler aux animaux et de s’en faire des amis.

J’ai aimé chacun des deux voyages. C’est une lecture très belle, pleine de poésie. Les mots de l’auteur sonnent justes, il parle d’amitié, de loyauté, de la cupidité et de la cruauté des hommes mais également des bons sentiments qui peuvent l’animer.
Bref, j’ai vraiment adoré ce court roman, il aurait pu être plus long mais je l’ai trouvé parfait tel quel.

Babyfaces – Marie Desplechin

Babyfaces - Marie DesplechinTitre:  Babyfaces
Auteure: Marie Desplechin
Éditeur: L’école des Loisirs
Collection: Neuf
Nombre de pages: 138
Quatrième de couverture: À l’école, personne n’aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée. En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu’il ne faut pas pousser à bout une personne qui n’a rien à perdre.
Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c’est Nejma qu’on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale.
Mais Nejma n’est pas aussi seule qu’elle veut bien le croire. Au tour de son voisin et ami Rajanikanth, alias Raja, alias Freddy, de faire quelque chose pour Nejma, elle qui l’a toujours protégé.
Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit différemment. Il a même prononcé ces mots magiques : «Tu n’es pas grosse. Tu es puissante.»

On a emprunté ce livre à la bibliothèque suite aux recommandations d’une amie, Annie (que je remercie au passage pour ses bons conseils). Je recherchais des livres sur le rejet que vivent certains enfants en primaire et l’acceptation de leur propre différence – question qu’on imagine plutôt se poser avec les adolescents, mais non-, il y en aura d’ailleurs sûrement d’autres sur ce thème donc ne vous étonnez pas.

A travers le récit de Freddy (Rajanikanth de son véritable nom), on suit le parcours de Nejma, élève au CM2, enfant brute de décoffrage, un peu brusque dans sa façon d’être et qui ne se soucie pas ou peu de l’avis des autres. Enfin, c’est ce que tout le monde croit. La narrateur réussit à faire de cette gamine un personnage touchant, pas parce que tout l’accuse alors qu’elle est innocente -même si l’état gravissime dans lequel se trouve Jonathan ajoute à l’injustice de l’accusation-, mais parce qu’elle est travaillée à fond : elle est naturelle, transparente, on connaît tout d’elle, elle parle à chaque enfant solitaire ou abandonné qui est en nous – avec une maman seule qui travaille des heures durant pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille. Ses relations sont émouvantes que ce soit avec Freddy ou Isidore – j’ai apprécié ses échanges avec le vigile mais ma méfiance de maman m’a fait tiquer -> parler avec un inconnu, argh, bof bof.

Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour le lire, il était génial. La façon d’écrire de l’auteur était très naturelle, on avait vraiment l’impression d’entendre un gosse de 11 ans parler… avec une franchise désopilante mais rafraîchissante, entrecoupée par les dialogues plus adultes des parents du narrateur.
On a adoré cette lecture, on a beaucoup ri, on a eu peur pour les personnages, on a ressenti un pincement au cœur dû aux conséquences de l’adoption d’Angel. Bref, on a vibré avec chaque protagoniste et ce, jusqu’à la fin.

Les Chroniques de Wildwood, tome 1 – Colin Meloy

Les Chroniques de Wildwood 1Titre:  Les Chroniques de Wildwood, tome 1
Auteur: Colin Meloy
Illustrateur: Carson Ellis
Éditeur: Michel Lafon
Nombre de pages: 523
Quatrième de couverture: Il était une fois un pays interdit où les animaux avaient décidé d’imposer leur loi… Prue a toujours été une jeune fille obéissante. Et lorsque son père lui demande de ne jamais s’aventurer dans les Territoires Infranchissables, elle l’écoute sagement. Jusqu’au jour où son frère est kidnappé dans son berceau par des corbeaux qui l’emmènent au-delà de la frontière défendue. Avec son ami Curtis, elle décide de braver l’interdit et de partir à son secours. La mission se transforme rapidement en une lutte pour la libération de cette contrée enchantée qu’on appelle Wildwood.

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque pour pouvoir le lire avec mes enfants parce que j’en avais entendu beaucoup de bien.
Nous l’avons commencé le premier du mois de février. L’histoire commence doucement, on découvre Prue, adolescente de 12 ans qui se retrouve à garder son petit frère de 9 mois… Déjà là, bon, ok, des parents formidables ce qui est confirmé dans les chapitres suivants : ils ne remarquent même pas qu’elle rentre seule lorsqu’elle parvient à camoufler l’absence de son petit frère, enlevé par une bande de corneilles.
La suite est très lente, elle prend la décision d’aller le secourir dans le Territoire Infranchissable, aidé par un copain de classe qui n’est qu’une vague connaissance ; puis on découvre les animaux de Wildwood et la contrée divisée… J’espérais qu’à partir de là, ça bougerait un peu plus, mais non… c’était long… long… horriblement long…

Du coup, je m’assoupissais régulièrement au milieu d’une phrase et la puce avait du mal à garder son attention malgré les images. Sans compter que l’envie d’avancer n’était pas là.
On a abandonné à 23% soit 120ème page sur 523 – je ne me voyais pas en lire encore 400 à ce rythme : après la discussion entre Prue et la souris sur comment obtenir un rendez-vous avec l’attaché, je me suis tournée vers ma fille et lui ai demandé comment elle trouvait cette histoire : « bof » qu’elle m’a dit… Finalement d’un commun accord, on a arrêté cette lecture.

Lorsqu’elle a retrouvé son père dans le bureau pour lui dire bonne nuit, elle lui a annoncé qu’on avait abandonné Wildwood ce qui l’a étonné. Il en a demandé la raison, elle lui a sorti tout de go : « parce qu’il est chiant à mourir ! » Je pense que ça résume tout.
Bref, inutile de dire que je n’ai pas aimé cette lecture, j’ai surtout été déçue.

Rose et le masque vénitien – Holly Webb

Rose et le masque vénitioen - Holly WebbTitre: Rose et le masque vénitien
Auteur: Holly Webb
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 274
Quatrième de couverture: Rose et son maître Mr Fountain sont convoqués au château du Roi Albert : un masque vénitien d’une valeur inestimable vient d’être volé… Doté d’étranges pouvoirs, il peut être très dangereux s’il se retrouve entre de mauvaises mains. Dans les ruelles sombres de Venise, Rose s’apprête à déjouer la magie noire de mystérieux malfaiteurs.

La fois d’avant, quand je me suis rendue à la bibliothèque, je n’ai pas réussi à me procurer ce troisième tome. J’ai donc été plus que ravie de le découvrir sur une des étagères lors de ma dernière visite… Je me suis empressée de l’emprunter et dès que mon emploi du temps me l’a permis, je l’ai commencé.

Des trois, c’est probablement celui que j’ai le moins aimé. Le début était long, il reprenait beaucoup les événements du second ; l’atmosphère est différente – ça fait moins Angleterre Victorienne, il y a également moins de magie au début ; pourtant, c’est dommage, parce que l’histoire se passe à Noël donc ç’aurait dû être aussi féérique que le second mais non. J’ai également trouvé que par rapport aux précédents, les actions étaient racontées de manière plus brouillonnes, j’ai eu du mal à m’imaginer certaines scènes comme le combat sur le bateau à la fin, il y a eu d’autres passages du genre où j’ai dû relire plusieurs fois les paragraphes sans réussir à m’imaginer les fragments d’histoire, c’est assez désagréable – là, aucun autre exemple ne me revient mais il y en a eu un certain nombre.

Mr Fountain se rend à Venise pour retrouver Gossamer et lord Venn, les méchants du 2. Il est accompagné de Gus, Rose, Freddy et Bella. Bill se cache dans leur bagages et se joint à la compagnie sur le bateau : c’est un personnage que j’aime beaucoup, il sait se montrer discret mais le plus souvent, il est drôle, rentre dedans et ne mâche pas ses mots. Seulement, du moment où il accompagne son maître et ses apprentis, il est totalement effacé, il suit comme un petit chien et il faut bien le dire, il ne sert pas à grand chose, même à la fin ; ça m’a un peu déçue.

Par contre, j’ai adoré l’idée des masques vénitiens qui sont constamment portés par les habitants de Venise au point que pour certains, ils sont une seconde peau -pas qu’au sens figuré. Mais ça m’a donné la sensation que le thème n’est qu’effleuré, principalement parce qu’aucun de ces étranges personnages n’est réellement en contact avec nos héros, du coup, ça semble loin : trop pour sembler menaçant -même si le passage avec le masque de Rose s’en rapproche davantage et m’a stressée- mais suffisamment proche quand même pour qu’on s’interroge.
J’ai également apprécié l’apparition d’un nouveau personnage, Miss Fell, qui semble avoir un lien avec Rose sans qu’on sache lequel, scrogneugneu ! Il va me falloir le prochain pour avoir la conclusion de la saga…

Malgré cela, j’ai bien aimé ce troisième tome mais sans plus.

Lili Goth et la souris fantôme – Chris Riddell

Lili Goth et la souris fantômeTitre: Lili Goth et la souris fantôme
Auteur: Chris Riddell
Éditeur: Milan
Nombre de pages: 223
Quatrième de couverture: Au manoir des Frissons frissonnants, Lili Goth s’ennuie à mourir. Mais, lorsqu’elle rencontre Ismaël, une petite souris fantôme, tout change!
A elles les explorations, les aventures et les passages secrets du château! Jusqu’au jour où elles tombent sur Maltravers. Le sombre et sinistre Maltravers. Son air lourche sent le mystère à plein nez… Et les mystères, Lili, elle adore!

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque afin de pouvoir le lire avec ma fille.
Lorsque je l’ai vu, j’ai tout de suite accroché : la couverture est superbe, cartonnée, le côté avec les têtes de mort et les feuilles est argenté, c’est charmant… quant à la tranche, elle est de couleur violet métallisé, j’adore ! L’intérieur est également très sympathique : pratiquement chaque page contient une illustration et elles sont vraiment jolies et bien faites, même si les héroïnes se ressemblent toutes, heureusement que la coupe de cheveux change sinon on aurait du mal à s’en sortir. Bizarrement, on rencontre moins ce problème avec les personnages masculins.

Lili Goth et la souris fantôme p3J’ai également beaucoup apprécié les allusions à des personnages célèbres que contient ce premier tome : le chien Nounou Darling, la française Marianne Delacroix qui est coiffée d’un bonnet qui ressemble étrangement au bonnet phrygien, le méchant Maltravers, la romancière connue Mary Shelleyzautres, etc. Personnellement, je pense être passé à côté de certaines, par contre, ma puce n’en a pas compris la majorité – j’ai donc dû lui en expliquer quelques unes, c’est dommage.
J’ai beaucoup aimé les personnages à part Lord Goth qui m’a énervée mais je me suis énormément attachée au club du grenier.
Par contre, quelque chose manquait au niveau de l’histoire, je suis bien incapable de savoir quoi…. je ne l’ai pas trouvé passionnante, c’était trop calme, à la limite de l’ennuyeux. J’ai cru qu’avec l’arrivée de Lucy ça changerait mais c’est resté très plat.

Étrangement, je ne m’attendais à rien en commençant cette lecture, pourtant j’ai été déçue.
En ce qui concerne ma fille, elle a adoré, que ce soit l’histoire ou les personnages. Ne lire qu’un seul chapitre par jour, c’était frustrant pour elle, autant que pour des séries que j’ai aimées. Bref, ça lui a plu et c’est bien l’essentiel.
Du coup, je prendrai la suite pour elle.