L’infirmerie après les cours, tome 6 – Setona Mizushiro

L’infirmerie après les cours, tome 6Titre: L’infirmerie après les cours, tome 6
Auteur: Setona Mizushiro
Éditeur: Asuka
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture
: Mashiro ne vit plus que pour protéger Kuréha. Mais est-ce réellement ce qu’elle attend de sa part ?
Leur relation fusionnelle commence peu à peu à s’effriter.
Entre rêve et réalité, où se trouve la véritable solution ? Et qu’arrive-t-il donc lorsqu’un participant abandonne les cours ?
Un à un, ils se dirigent vers les réponses à leurs interrogations respectives.

 Lorsque j’ai commencé le premier chapitre, je n’étais pas très enthousiaste : ça reprenait la suite directe du précédent, c’est-à-dire après la nuit que Kuréha et Mashiro ont passé ensemble, mais ça m’a rapidement saoulé. Je n’aime pas du tout le couple qu’ils forment donc ce rapprochement m’a énervée, le côté surprotecteur que le héros a envers les filles m’énerve prodigieusement. Il est quand même lourd sur ce point.

Mais passé ce premier chapitre, j’ai nettement préféré grâce à un retournement de situation : la nouvelle adversaire de Mashiro se sert de cette faiblesse pour le tromper et le vaincre. En même temps, sur ce coup-là, il a été plus qu’idiot, c’était un peu évident qu’elle jouerait sur son apparence. Par contre, j’ai trouvé que les mots qu’elle emploie sont très durs… justes mais ça fait mal.
L'infirmerie après les cours 6 p60Cet événement a un impact direct et néfaste sur sa relation avec Kuréha, du moins du côté de la jeune fille : j’ai craint que ça ne tourne en rond avec cette nouvelle rupture, mais non, au contraire ; Mashiro se remet réellement en question. Quant à So et Kuréha, ils semblent bien s’entendre et j’aime cette amitié naissante, je la trouve touchante.
Et puis, à la fin, c’est le héros qui est torturé par la jalousie, ça change et fait du bien ^_^

C’est un coup de cœur pour ce sixième tome. Si je m’écoutais, je lirai de suite le suivant, j’ai trop envie de savoir ce qui se passe et qui seront les nouveaux joueurs – puisque deux partent dans ce volume.

Kingdom Game, tome 1 – Haruyuki Sorase

Kingdom Game, tome 1Titre: Kingdom Game, tome 1
Auteur: Haruyuki Sorase
Éditeur: Tonkam
Nombre de pages: 224
Quatrième de couverture
: Une mystérieuse jeune fille force sept lycéens à participer à un jeu. Au sein de celui-ci ils forment un royaume où Souverain, Nobles et Roturiers sont désignés chaque jour au hasard. Ici, le Roi possède une autorité absolue. Rancœurs et désirs inavoués surgissent aussitôt. Mais avant de s’autodétruire, ils découvrent qu’il existe d’autres royaumes et qu’il ne doit en rester qu’un !

Je tiens à remercier une fois de plus Babelio pour leu Masse Critique et la confiance qu’ils ont placée en moi, ainsi que les éditions Tonkam qui m’ont permis la découverte de ce manga.

Lorsque je l’ai commencé, je m’attendais et, je dois bien l’avouer, redoutais également, de retrouver une énième version de Battle Royal ; heureusement, ce ne fut pas le cas – je ne dis pas que ce ne le sera pas par la suite, mais pour le moment, on n’en est encore loin.
Déjà ce n’est pas une question de survie individuelle mais de groupe et ça, ils ne le comprennent pas avant la fin du premier tome. Sept individus que rien ne relie réellement se retrouvent membres d’un même royaume suite à une sortie scolaire – ils ne sont pas forcément amis les uns les autres pourtant, lors de cette excursion, ils se retrouvent dans le même groupe sans qu’on sache réellement comment ni pourquoi – oui, ça m’a un peu chipotée.
Chaque personnage a un rôle à tenir, rôle qui change tous les soirs à minuit :
-le roi ou la reine peut commander à l’aristocrate comme au plébéien
-les aristocrates peuvent commander au plébéien
-si trois plébéiens s’unissent, ils peuvent provoquer une révolution.
-Le but : étendre au maximum son royaume pour gagner et obtenir « la main du roi ».

Kingdom Game p35

Donc vous imaginez un peu ce que cela peut donner lorsque le pouvoir tombe dans des mains mal intentionnées ? Ce qu’un roi ou une reine peut obliger ses sous-fifres à faire pour lui être agréable ? D’autant plus avec un groupe aussi hétéroclite, on a de tout : le méchant persécuteur moqueur, le pauvre souffre-douleur, la midinette ultra-démonstrative et folle d’amour pour le garçon parfait qui en aime une autre, etc…
De plus, Kingdom Game a un léger côté Ecchi et on le sent dès les premières pages ; je me suis demandée jusqu’où l’auteur irait dans le malsain de la situation… Pour l’instant, il s’arrête limite mais pour les prochains, allez savoir…
De plus, on a droit à peu près à toutes les situations au sein du groupe, histoire de se mettre dans l’ambiance, et même à la Révolution qui, au final, replace les priorités, c’est-à-dire agrandir le Royaume.

kingdom game intro

J’ai bien aimé ce manga, il n’était pas prise de tête, facile et rapide à lire, un peu stressant mais juste ce qu’il faut pour passer un bon moment.

A silent voice, tome 2 – Yoshitoki Oima

A silent voice 2Titre: A silent voice, tome 2
Auteur: Yoshitoki Oima
Éditeur: Ki-oon
Collection: Shonen
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture
: Pour Shoya, devenu le nouveau souffre-douleur de sa classe, rien ne change après le départ de Shoko. Pire, le jeune garçon se rend compte qu’elle faisait preuve de gentillesse à son égard et se sent d’autant plus coupable ! Mis à l’écart pendant toute sa scolarité, il ne parvient plus à se lier aux autres. Il se coupe du monde et finit par perdre toute envie de vivre.
Mais l’adolescent n’a jamais oublié la jeune sourde. Il prend donc la résolution de la retrouver pour lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours…

 Je redoutais un peu ce second tome me disant qu’on risquait rapidement de tourner en rond sur le thème de la différence, de la difficulté de communiquer pour les mal-entendants, de l’exclusion, du harcèlement scolaire. Et bien non, l’auteur a réussi à se renouveler, sans que ça ne soit non plus super original, mais ça a le mérite de rester dans la lignée du premier et de poser des questions existentielles qui parlent autant aux adolescents qu’aux adultes : à savoir l’amitié. Qu’est-ce que c’est ? Comment la définir ? Doit-on ou peut-on la définir ?

A silent voice 2 p8Ce sont des interrogations d’autant plus importantes pour Shoya qui, depuis cinq ans, depuis le départ de Shoko, depuis la trahison de ses copains, s’enferme dans sa solitude et ne voit les autres élèves que comme des corps à tête barrée. Et tout change lorsqu’il retrouve Shoko au début et à la fin du premier tome, rencontre qui se poursuit dans ce second volume puis lorsqu’il croise le solitaire Tomohiro qu’il évite mais en qui il se reconnait un peu trop.

A silent voice 2 p120Et malgré ses retrouvailles, tout ne se passe pas comme sur des roulettes : si la jeune fille lui pardonne, il n’en va pas de même pour son entourage ; la mère Nishimiya est dure avec sa fille, parfois trop – dans le but de l’endurcir, un comportement douloureux pour tout le monde qui n’amène rien et fait souffrir son ainée – cependant, elle l’est tout autant avec ceux qui leur font du mal. La petite sœur m’énerve un peu mais elle m’a aussi beaucoup fait rire chaque fois qu’elle parle ou plutôt, chaque fois qu’elle traduit à Tomohiro le langage des signes qu’échangent sa sœur et Shoya.

Pour toutes les raisons citées et parce que ce second tome me parle particulièrement – les relations douloureuses entre mère et fille, la nécessité de l’amitié pour s’épanouir, etc. – et même encore plus que le précédent, j’ai vraiment adoré ce manga et j’ai hâte de découvrir ce que le troisième nous réserve.

La fleur millénaire tome 1 – Kaneyoshi Izumi

La fleur millénaireTitre:  La fleur millénaire, tome 1
Auteur: Kaneyoshi Izumi
Éditeur: Kazé
Collection: Shôjo
Nombre de pages: 186
Quatrième de couverture: Fille de la reine officielle du pays de Â, Aki n’a de princesse que le titre. Seule pour s’occuper de sa mère malade et délaissée par le roi, elle doit supporter fièrement les mesquineries de la seconde reine. Un jour, elle croise le chemin de Hakusei, un jeune esclave aux yeux bleus qui décide de lier son destin au sien. Destin qui la mène à rencontrer Seitetsu, un commerçant qui la prend sous son aile et la forme aux “six arts” indispensables à une princesse.
Mais ces nouvelles compétences se révèlent dangereuses lorsqu’elle ridiculise son demi-frère, le jeune prince, à l’occasion d’une partie de chasse, attirant sur elle et les siens la rancœur du couple royal. Une rancœur mortelle…

 Je suis super contente d’avoir lu ce premier tome de la fleur millénaire. Ça faisait un sacré moment que je désirais le lire donc quand mon frère me l’a offert, j’ai sauté de joie. J’avoue que ce manga m’a rudement secouée : je l’ai trouvé magnifique, très poétique, très rafraîchissant mais également très douloureux.

Dans les premières pages, les dessins m’ont semblé étranges, ça faisait des têtes bizarres aux personnages puis finalement, ça fait tout le charme des character design. Un certain nombre de scènes font quand même très Shôjo, j’ai passé du temps à m’extasier devant, ça n’en rend ce manga que plus beau.
Les héros sont attachants : Aki passe du rire aux larmes, les situations qu’elle rencontre sont intolérables, elle parvient à garder le sourire pour sa mère, l’espoir de rendre sa position sociale à cette dernière, le désir de rendre fier son père, etc. Son esclave étranger aux cheveux couleur de blés et aux yeux aussi bleus que le ciel, Hakusei, n’est pas en reste. Sa vie n’est pas toujours facile, principalement dû à son apparence de barbare, mais il soutient sa maîtresse et heureusement qu’il est là pour l’épauler, ça n’aurait rendu les événements que plus tragiques sans cela.

La fleur millénaire p12C’est un sacré coup de cœur, certaines scènes m’ont fait coulé quelques larmes et m’ont brisé le cœur surtout celle où son père, le roi de Â, la convoque après la chasse ou lorsque sa mère meurt – ce n’est pas un vrai spoiler, ça, on s’en doute depuis le début, et c’est un miracle qu’elle ait tenu si longtemps. Un très beau, une tout aussi belle découverte.

Black Butler 8 – Yana Toboso

Black Butler 8Titre: Black Butler 8
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection:
Black Kana
Nombre de pages: 176
Quatrième de couverture: Des membres de la troupe du cirque Noah’s Ark s’introduisent au manoir de Phantomhive en l’absence de Ciel et Sebastian… Pendant ce temps, sur ordre de son maître, le majordome Sebastian met un point final à cette histoire dramatique…
Pareilles aux lotus pourpres des Enfers, les flammes brûlent les traces des d’un Pierrot triste d’avoir tout perdu.
Invoquez mon nom… mon maître…

 Ce 8ème volume est dans la veine du précédent : sombre.
Arrivée aux dernières pages du 7, je n’avais qu’une envie : découvrir la suite et surtout ce que les domestiques de la famille Phantomhive cachaient. Je n’ai vraiment pas été déçue, ça explique la raison pour laquelle ils sont tellement mauvais dans leur rôle de cuisinier, jardinier et femme de chambre. J’avoue qu’ils manquent toujours autant de subtilité autant que de discrétion et leurs actes prennent des proportions plus qu’exagérées mais c’est dans la continuité de la série.
Black Butler 8 p22A mes yeux, ce volume marque un tournant plus clair dans la série – l’avenir me dira si j’ai vu juste : jusqu’à présent, on a le plus souvent vu le côté diabolique de Sébastian, tout en devinant une part d’ombre chez son maître ; dans ce tome, Ciel prend une décision monstrueuse qui aura, on le devine aisément, des conséquences dans les prochains volumes.
Les dessins sont toujours aussi beaux mais cette fois, certaines illustrations font choc, amplifiées par le contraste de certaines scènes plus calmes (le réveil de mademoiselle Elizabeth, les souvenirs de Joker, etc.) : elles m’ont totalement bouleversée.

Par contre, je dois bien avouer que le dernier chapitre m’a un peu saoulée, ça part de nouveau dans un grand n’importe quoi avec la couturière attitrée de Ciel, exubérante au possible, qui entre en jeu… Elle est tout aussi timbrée que les domestiques de la maison Phantomhive.
C’est probablement ce dernier détail qui baisse ce 8ème volume dans mon estime. Du coup, je reste sur une note mitigée et c’est dommage, ça m’a un peu gâchée le plaisir.
J’ai bien aimé mais ça aurait pu être mieux.