Secrets of magical stones, tome 1 – Marimuu

Titre : Secrets of magical stones, tome 1
Auteur : Marimuu
Éditeur : Vega-Dupuis
Nombre de pages : 178
Quatrième de couverture : À Mizuna, toute la technologie est basée sur l’énergie des pierres précieuses. Il existe même un prestigieux Ministère des pierres précieuses chargé de les gérer. Mais attention, les minéraux tant recherchés ne se dénichent pas facilement ! Pour espérer les débusquer, encore faut-il être suffisamment entrainé et équipé… La jeune Mana rêve depuis toujours de collecter les pierres, un rêve prêt de se réaliser quand elle est admise au fameux Ministère. Elle quitte alors son village natal pour rejoindre Lithos, magnifique cité dédiée aux minéraux.

Je ne sais pas pourquoi j’ai acheté ce premier tome, peut-être parce que la couverture me plaisait, peut-être parce que ne connaissant pas l’éditeur manga Vega-Dupuis j’avais envie de découvrir ce qu’ils proposaient. Un seul manga, ce n’est pas assez pour se faire une idée précise, mais c’est un bon début.

Mana a été choisie pour travailler en tant que chasseuse de pierres précieuses au ministère. Elle n’est vraiment pas douée et on apprend qu’elle a été acceptée en raison de son talent, « des yeux de pierre ». Un don qu’elle ne maîtrise pas du tout. En même temps, elle est en apprentissage, donc ça devrait venir.
En attendant, elle ralentit sa colocataire, Ray, ce qui énerve cette dernière.

Dans ce premier tome, les personnages sont assez stéréotypés :
Mana est pleine de bonnes intentions mais sa maladresse est handicapante voire agaçante à la longue et cela se passe mal – pour le moment, je n’ai pas réussi à m’y attacher.
Ray est studieuse, le comportement de sa colocataire l’exaspère (que je la comprends) et elle se montre désagréable.
Lily est bien plus jeune que les autres chasseurs, ce qui ne l’empêche pas d’être douée au point d’être le sous-cheffe du groupe 3. A voir la suite.

Les dessins sont super beaux : j’ai aimé les character design. Je me suis noyée dans les yeux de Mana dont les nuances m’ont hypnotisée.
Les décors sont superbes : ceux dans la nature lors de leur première chasse sont chouettes, mais incomparables avec les paysages urbains. J’ai adoré parcourir les rues de Lithos aux côtés de notre héroïne, c’était dépaysant.

L’histoire est assez classique et ça s’est laissé lire. Pour l’instant, ça manque un peu de surprises.
Je me pose quand même une ou deux questions, genre « qu’a promis Ray pour avoir le droit de s’inscrire en tant que chasseuse ? ». Je me demande comment l’aventure va tourner.

J’ai aimé ce premier tome et il faudra que je me prenne le second… surtout qu’il n’y a que trois tomes, donc autant aller au bout.

Blue Period, tome 01 – Yamaguchi Tsubasa

Titre : Blue Period, tome 01
Auteur : Yamaguchi Tsubasa
Éditeur : PIKA
Nombre de pages : 228
Quatrième de couverture : Yatora est un lycéen banal qui n’a pas vraiment d’ambition. Un jour, il aperçoit par hasard le tableau peint par une camarade de classe en cours d’arts plastiques : un événement qui va bouleverser sa vie et le projeter dans des sphères où il n’aurait jamais pensé entrer !

Ça fait un moment que les libraires du Camphrier me parlent de Blue Period. Lors de ma séance de dédicaces pour La Malédiction des Atuas, ils m’ont pitché le premier tome et malgré mon scepticisme (est-ce qu’il y a moyen de créer une saga et de passionner le lectorat avec un tel sujet ? – la réponse est oui oui oui !), je me suis laissé tenter.

Yatora est en première. Le soir, il traîne avec sa bande de potes qui a une sale réputation, pourtant ses résultats scolaires sont excellents. Il a pris en option art plastique et est loin d’imaginer ce qui l’attend. Lorsqu’il découvre une peinture à l’huile réalisée par une camarade, Mori, ça le marque profondément et le fascine, au point qu’il décide de se lancer sérieusement dans le dessin.

Ils ont rajouté quelques anecdotes qui ont titillé ma curiosité et ça m’a convaincu de le prendre pour moi mais surtout ma fille qui adore dessiner, qui passe énormément de temps à plancher sur son sketchbook et qui s’essaie continuellement à de nouvelles techniques.

Cette saga est un brin autobiographique : l’auteur s’est inspirée de son propre parcours et ça se sent. Yatora se pose beaucoup de questions avant de se lancer dans l’art, mais également tout au long de son cheminement. Ce sont des questionnements légitimes quand on est adolescent, à chaque étape de son orientation – je me suis retrouvée dans ses interrogations à l’époque du lycée, mais encore maintenant : lorsque tu te lances dans des projets artistiques, créatifs, tu es obligé de te remettre en question, de douter, de t’interroger sur ton futur, sur tes choix, etc.
Pour moi, c’est le premier gros point fort : cette lecture m’a parlé.

Ce côté réaliste est renforcé par le message sous-jacent qui parsèment le récit : le talent peut jouer un rôle dans la réussite, mais pour s’épanouir pleinement, il a besoin de travail. J’adore le moment où Mori se vexe presque quand Yatori lui annonce qu’il la trouve douée et qu’elle lui sort la phrase :

« … même en dessin, il existe des techniques et on doit tout apprendre… alors quand on me dit à la léger que j’ai du talent, c’est un peu comme si on me disait que je n’avais pas travaillé pour en arriver là… »

Ça m’a foutu une putain de claque !

Et puis, autre bonus : on découvre le parcours universitaire qui mène à une carrière artistique au Japon, donc c’est super intéressant.
Tout du long, Yatora suit les consignes et dessine ce qui est demandé. À la fin, il y a toujours un affichage des travaux de tous les élèves et chaque croquis a réellement été réalisé par des personnes réelles (on a d’ailleurs leurs noms en dessous de chaque vignette : d’après mes recherches, ce sont des élèves de Geidai ou des connaissances de la mangaka) et ça, c’est fort.
D’ailleurs, autant en profiter pour parler des illustrations de l’autrice : ils sont beaux et travaillés, pas toujours égaux, mais ça passe bien. J’ai pris plaisir à m’arrêter sur pas mal de planches, à détailler les ombrages, les mouvements des corps et des cheveux, les décors, etc.

Ce qui a également éveillé mon intérêt, c’est le côté didactique de l’œuvre : au fil des pages, on découvre de nouvelles techniques de dessin. Pour une néophyte telle que moi, c’était génial parce que j’ai appris plein de choses (attention, je n’ai jamais dit que je les avais retenues :’D), ce ne le sera peut-être pas pour quelqu’un versé dans les arts. Je verrai ce que ma fille en pense.

C’est un coup de cœur pour ce premier et je me suis acheté hier le second pour ne pas avoir à attendre trop longtemps.

Père Fouettard Corporation, tome 1 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 1
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Au Japon, c’est la crise. Pas facile d’avoir un boulot quand on n’a pas de diplôme. Miharu Hino, 22 ans et abonné aux CDD pourris, en sait quelque chose.
Et le Père Fouettard, vous connaissez ? Celui qui se balade à Noël avec un fouet et un grand sac pour y plonger les vauriens. Miharu s’apprête à faire sa connaissance.
Bien loin d’être un affreux moutard, notre héros se retrouve malgré lui au fond du sac du père Fouettard, en route pour le pôle Nord ! Il y découvre le véritable visage de Noël, plus proche d’une multinationale peu scrupuleuse que d’un atelier coquet. La petite entreprise du Père Fouettard ne connaît pas la crise.

En début de mois j’ai vu le numéro 5 de cette série et ça m’a interpellé… ça avait forcément un rapport avec Noël, donc l’idée m’est venue de m’y essayer. J’ai donc acheté le premier, en plus la couverture est trop belle.
Avec un titre pareil, je m’attendais à ce que ce soit une histoire de baston comme c’est très à la mode en ce moment, mais non, du tout.

Miharu a 22 ans. Il ne trouve pas de CDI et pour survivre, il travaille dans un konbini (supérette ouverte 24h sur 24). Son collègue est un gros connard qui abuse de sa gentillesse, il récupère les invendus alors que c’est interdit. Miharu le couvre et la seule fois où il fait une incartade, il est découvert par le père Fouettard qui le catalogue comme « enfant méchant » donc il kidnappe notre héros qui est contraint de travailler pour son organisation.

Quand j’ai commencé cette lecture, la première chose que je me suis dit c’est que les dessins n’étaient quand même pas terrible ! Le héros a une tête de con et son collègue encore pire. Quant aux autres personnages, le style graphique est assez classique. Ce qui contraste fortement avec Knecht (le père Fouettard qui est sur la couverture) : alors OK, il n’a pas de visage, malgré ça, il a la classe que ce soit ses postures ou ses vêtements ! Je suis fan du perso, non seulement il a la classe, mais en plus il est rusé cet enfoiré.
Par la suite, soit les dessins s’améliorent, soit je m’y suis fait, je n’ai pas assez de recul pour savoir.

Le gros point fort de ce manga, c’est l’univers… il est déjanté, il suffit de penser au père Bonnet et à ses bonnet-lutins. Je n’en dis pas plus, c’est un personnage aussi fou que glauque.
En ce qui concerne l’atmosphère, c’est typique de Noël avec ses décors, l’usine du père Fouettard au Pôle Nord, etc. J’ai trouvé que c’était parfait en cette période de fête : pas trop joyeux, loin d’être neuneu, un brin sombre sans être excessif. Un juste milieu. Une histoire comme je les aime.

C’est un coup de cœur pour cette lecture et il me faudra absolument la suite !

Kaguya-sama : Love is war, tome 01 – Aka Akasaka

Titre : Kaguya-sama : Love is war, tome 01
Auteur : Aka Akasaka
Éditeur : PIKA
Nombre de pages : 209
Quatrième de couverture : Au sein du Bureau des élèves de la prestigieuse académie Shûchiin, Kaguya Shinomiya, la vice-présidente, et Miyuki Shirogane, le président, sont l’élite de l’élite. Tout le temps qu’ils partagent ensemble laisse à penser qu’ils se plaisent et pourtant… six mois plus tard, rien ne s’est passé entre eux ! L’obstacle : leur fierté qui ne leur permet pas d’être le premier à déclarer sa flamme.
La bataille pour faire avouer l’autre commence maintenant !

Ça fait quelques temps que ce manga fait de l’œil à ma fille. Du coup, je lui ai proposé samedi de le lui prendre et je l’ai lu la première.
Je ne m’attendais pas à ça.
L’auteur part du principe que l’amour est une guerre, qu’il y a donc un vainqueur et un vaincu, un dominé et un dominant… comme disait mon poète de père : dans la vie, y a les baisés et les baiseurs… voilà, on est en plein dedans !

Shirogane, le président du bureau des élèves, et Shinomiya, sa vice-présidente, se plaisent bien, mais aucun ne veut faire le premier pas parce qu’ils partent du principe que ce serait un aveu de faiblesse, le risque d’être soumis à l’autre,… bref ils ont une vision plutôt malsaine de l’amour.
Du coup, ils mènent une guerre psychologique et passent tout leur temps à comploter… pendant dix pages, chacun se triture la nouille pour anticiper les réactions et les plans de l’autre, mais ça n’aboutit à rien.

J’ai trouvé ça très chiant. Je m’attendais à des stratagèmes plus subtiles. Bref, au niveau de l’histoire, ce n’est pas top.
Les personnages sont plutôt antipathiques, heureusement que la secrétaire, Fujiwara, est par moment présente : elle sauve ses collègues du BDE de leur bêtise. Ils ont beau être d’excellents élèves, ils sont nuls dans les relations humaines… ce qui aurait pu être drôle s’ils avaient été niais, mais là ce sont juste d’odieux comploteurs.

Pour les dessins, ça dépend des planches. C’est assez inégale : parfois certaines vignettes semblent bâclées (peut-être pour mieux coller à l’atmosphère un peu glauque qui imprègne le passage), d’autres fois, ils sont très beaux et j’ai pris plaisir à m’attarder sur le visage des personnages : leurs yeux, la forme de leur bouche, le mouvement de leur corps, etc.

Je n’ai rien d’autre à ajouter, je conclurai donc en disant que cette lecture m’a laissée indifférente.

Jujutsu Kaisen, tome 01 : Ryomen Sukuna – Gege Akutami

Titre : Ryomen Sukuna
Saga : Jujutsu Kaisen, tome 01
Auteur : Gege Akutami
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Chaque année au Japon, on recense plus de 10 000 morts inexpliquées et portés disparus. Dans la majorité des cas, ce sont les sentiments négatifs des êtres humains qui sont en cause. Souffrance, regrets, humiliation : leur accumulation dans un même endroit provoque des malédictions souvent fatales…
C’est ce que va découvrir à ses dépens Yuji Itadori, lycéen et membre du club de spiritisme. Il ne croit pas aux fantômes, mais sa force physique hors du commun est un précieux atout pour les missions du groupe… jusqu’à ce que l’une d’elles tourne mal. La relique qu’ils dénichent, le doigt sectionné d’une créature millénaire, attire les monstres ! Le jeune homme n’hésite pas une seconde : il avale la relique pour conjurer le mauvais sort !
Le voilà possédé par Ryomen Sukuna, le célèbre démon à deux visages. Contre toute attente, Yuji réussit à reprendre le contrôle de son corps. C’est du jamais vu ! Malgré tout, il est condamné à mort par l’organisation des exorcistes… Une sentence qui ne pourra être repoussée qu’à une seule condition : trouver et ingérer tous les doigts de Sukuna afin d’éliminer la menace une fois pour toutes. Et pour ça, l’adolescent va devoir s’initier à l’art occulte et mystérieux de l’exorcisme !

Je n’étais pas très motivée pour lire ce premier tome, comme c’est souvent le cas pour les séries qui font un carton. Pourquoi l’avoir lu au final ? Parce que ma fille l’a reçu en cadeau hier, donc si je le lis tout de suite, ça m’évite de devoir aller le chercher dans sa bibliothèque… y a donc une partie de fainéantise, mais pas que… une fois rangé, je l’aurais assurément oublié.

J’ai été agréablement surprise, l’histoire n’est pas génialissime voire un peu dégueu, mais elle est plaisante, intéressante et dense.
Yuji est un lycéen qui possède une force extraordinaire. Avant de décéder, son grand-père lui demande de mettre son pouvoir au service des autres.
En parallèle, Megumi, apprenti exorciste, se rend au lycée de notre héros afin de récupérer une relique de classe S. Malheureusement, elle a disparu ce qui attire de nombreux fléaux, ces terribles monstres que les exorcistes combattent.
Yuji se retrouve au milieu du conflit et ne trouve rien de mieux à faire que d’avaler la relique qui menace de prendre possession de son corps.

Les dessins sont étranges : parfois ils sont classes, d’autres fois les personnages font des grimaces terrifiantes qui déforment leurs traits. Le seul bémol, c’est l’apparence des protagonistes : ils se ressemblent tous, leur coupe de cheveux est presque la même. Comme c’est le premier manga de Gege Akutami, c’est possible qu’il n’ait pas encore son style définitif… donc à voir la suite.
Par contre, les fléaux sont magnifiques : horribles à souhait, effrayants, soignés et détaillés. Ils étaient impressionnants.

L’histoire m’a bien plu. Je redoute un peu la redondance de la trame principale : apparition d’un fléau, combat, victoire des exorcistes… du coup, j’attends beaucoup de l’atmosphère (les héros sont débiles, mais ils m’ont fait rire), des récits secondaires qui me feront m’attacher aux personnages, etc.
Comme souvent, ce premier tome finit sur un sacré cliffhanger et j’ai trop les nerfs parce qu’on n’a pas la suite.

En tout cas, j’ai adoré cette lecture et il faudra que je me procure la suite.