Flying Witch, tome 09 – Chihiro Ishizuka

Titre : Flying Witch, tome 09
Auteur : Chihiro Ishizuka
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : À Aomori, les saisons passent et ne se ressemblent pas. Au menu de cet été, une fête de quartier réunissant les habitants des outre-mondes, un dessert glacé haut comme une montagne, le retour de Lapineau, et la vie secrète des adorables mandragores !

Je pense que ma chronique va être assez rapide. Comme les précédents tomes de ce manga, on a des histoires courtes qui se suffisent presque à elles-mêmes… bon OK, faut quand même connaître un peu les personnages – avec ma mémoire de poisson rouge, c’était parfois un peu compliqué de me souvenir qui était qui et ce qu’ils avaient auparavant fait dans l’histoire.

Le bon côté, c’est qu’on fait une percée un peu plus profonde dans le monde des sorcières :
– les rapports qu’elles entretiennent avec les humains et comment l’existence de l’outre-monde est cachée
– lors d’un festival d’été, Kazuno doit se rendre dans une zone de télescopage des plans pour une mission, c’est l’occasion de découvrir les créatures qui peuplent l’outre-monde… c’était chouette, mais un peu court.
– une journée à la plage donne l’occasion à nos héros de retrouver Lapineau et de passer dans son monde un court instant.
– on revient sur les conséquences du sort que Makoto a lancé pour les Mandragores… c’est assez flou dans mon esprit
– on termine avec une petite histoire avec les esprits (monsieur Okada et Hina), c’est également l’occasion de lier ce chapitre à celui du festival, donc je ne suis pas restée sans réponse sur l’une des questions qui me taraudait.

Comme souvent, les récits sont un peu (trop) courts, surtout la découverte de la zone des plans d’outre-monde.
Mais à part ça, les illustrations sont toujours aussi belles, les décors également et ils renforcent l’atmosphère paisible qui se dégage de cette lecture.
J’ai passé un bon moment et j’ai beaucoup aimé ce neuvième tome.

Terrarium, tome 1 – Yuna Hirasawa

Titre : Terrarium, tome 1
Auteur : Yuna Hirasawa
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Balade poétique dans un monde en ruine où la nature a repris ses droits
Chico la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ?
 » Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?  » C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire.
L’auteur et l’éditeur de ce beau manga n’étaient pas des plus connus au Japon. Mais la beauté de l’ouvrage a suffi pour que les libraires japonais le mettent en avant dans leurs boutiques et provoquent un vrai coup de cœur chez les libraires français, en voyage au Japon pour fêter les 50 ans de Glénat ! Le voici enfin en France, pour illuminer vos bibliothèques…

Deux choses m’ont attirée dans cette lecture :
– la couverture que je trouve très jolie avec les couleurs très chouettes, très douces, tout comme dans les premières pages qui sont colorisées
le résumé qui annonçait une lecture poétique.
Malheureusement, ce n’est pas ce que j’en attendais et la trame de l’histoire est très classique pour de la science-fiction.

Chico est technologue, un mélange entre médecin et ingénieur mécha. Avec Pino, son « frère » robot, elle parcourt l’arcologie à la recherche des derniers androïdes : pour sauver son monde et les humains, elle doit récupérer leurs noyaux.
Une mission rendue difficile du moment où elle les rencontre, parce qu’ils ont chacun un comportement qui les rend sympathiques que ce soit le robot infirmier qui continue à donner les soins à des cadavres ou le facteur qui s’acharne à livrer les dernières lettres que sa besace contient.

Le character design des personnages fait très ghibli avec cependant inégalités dans le dessin. Certains décors sont joliment peints, mais ça m’a laissée froide.
On a très peu de détails sur le passé de l’héroïne : quelques flashbacks avec sa mère, son entrevue avec ceux qui l’envoient en mission… quasiment rien sur l’arcologie si ce n’est que c’est fermé, pas de ciel ouvert, que tout y est automatisé et qu’elle est composée de colonies. Et ce ne sont que des informations données au fil des pages, on n’en voit rien. C’est dommage.

Je n’ai rien à dire d’autre.
Ça m’a laissée indifférente, je m’attendais à un récit et à un univers onirique. C’est loin d’être le cas. C’est une déception.

Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1 – Hyuuga Natsu, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1
Auteur : Hyuuga Natsu
Illustrations : Nekokurage
Scénario : Itsuki Nanao
Éditeur : Ki-oon (Seinen)
Nombre de pages : 168
Quatrième de couverture : À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

J’ai enfin lu le premier tome des carnets de l’apothicaire. Ça fait des mois que j’en entends parler comme le manga du siècle, meilleures ventes à la boutique où je vais acheter mes mangas. J’étais sceptique, mais après tout, ces derniers mois j’ai découvert des sagas vraiment géniales donc pourquoi celle-ci n’en ferait pas partie ?
D’autant que, point positif : c’est une adaptation d’un roman de Natsu Hyuuga, il y aura donc forcément un scénario… cette info au lieu de m’enchanter, m’a fait tiquer, j’ignore pourquoi.

L’histoire se passe en pays asiatique « médiéval » avec les seigneurs, concubines, etc. Ce n’est ni daté ni situé géographiquement parlant et je ne suis pas suffisamment experte pour tenter de situer l’époque ou même le lieu (même si j’aurais plutôt dit en Chine : l’ambiance et les décors me font penser au film Épouses et concubines).
Mao Mao a 17 ans. Elle a été kidnappée et travaille en tant que servante au palais impérial. Elle essaie de se faire discrète, mais quand un mystérieux mal frappe les nourrissons et leur mère, elle comprend ce qu’il se passe : les symptômes lui parlent… après tout, avant son enlèvement, elle était apothicaire. Elle trouve un moyen subtile de prévenir les deux concubines concernées, mais malgré toutes ses précautions, elle est démasquée et placée en tant que dame de compagnie chez Gyokuyo, la concubine de l’empereur dont la petite fille a survécu.

J’avoue que ce premier tome est une petite déception, non pas qu’il n’est pas bien, mais ça ne vaut pas tout le flan qu’il y a autour…
L’histoire est originale. Et les personnages bien dépeints :
L’héroïne Mao Mao est sympathique, méfiante (vu les circonstances et le lieu où elle est condamnée à travailler, ce n’est pas étonnant), un peu folle dès qu’il s’agit de chercher des remèdes. J’ai bien aimé les grimaces qu’elle fait, ça m’a fait sourire.
Gyokuyo, la concubine chez qui elle bosse a l’air toute gentille, mais des films et livres que j’ai pu découvrir sur le sujet, c’est rarement la cas : jalousie et mauvais coup parmi les concubines. En ce qui la concerne, n’est-ce qu’une façade ?
Les quatre autres dames de compagnie mettent la nouvelle venue à l’écart au début, est-ce un moyen de l’évincer, de la méfiance ou simplement de la compassion ? La réaction de la première dame quand elle en apprend plus sur le passé de Mao Mao me fait opter la troisième possibilité.
Celui qui me laisse perplexe, c’est Jinshin. Je ne vois pas ce qu’il fout là… OK, il est présent pour les besoins scénaristiques, mais là n’est pas ma question : alors que seul les eunuques ont le droit de circuler dans la cour intérieure, qu’est-ce qu’il fait là ? Quel est son rôle ? Son explication d' »appât pour infidèle » ne m’a pas convaincue…

Les dessins sont beaux, et de plus en plus à mesure qu’on avance dans l’histoire, comme si l’auteure prenait confiance en ses illustrations, mais aussi en ses personnages… du moins, c’est la sensation que j’ai eue dans le dernier chapitre que j’ai trouvé différent et mieux que les trois premiers.
J’ai bien aimé cette lecture, mais sans plus. Je pense que je lirai le second tome pour me faire une idée plus précise.

L’enfant du dragon fantôme, tome 1 – Ichi Yukishiro

Titre : L’enfant du dragon fantôme, tome 1
Auteur : Ichi Yukishiro
Éditeur : Komikku
Nombre de pages : 208
Quatrième de couverture : Un duo magique et improbable paré pour une aventure hors du commun !
Dans monde imaginaire, il existe une forêt que tout le monde prend pour une décharge. Au milieu de celle-ci vit un vieux dragon dont les jours sont comptés. Un jour, il trouve par hasard une petite fille qui a été abandonnée au milieu des déchets.
Contre toute attente, il va la prendre sous son aile pour la protéger. Peu après, le vieux dragon meurt, mais il se réincarne tel un phénix en un jeune dragon squelettique. Avec la jeune fille baptisée Eve, ils vont aller au-devant d’une grande aventure magique dans un monde qui leur est inconnue !

N’ayant jamais entendu parler de ce manga, je ne vais pas me mentir, je l’ai acheté pour deux raisons : d’un, étant passionnée de dragon je me devais de le prendre (au moins pour la collection) et de deux, la couverture ainsi que les illustrations me plaisaient beaucoup.
Les dessins à l’intérieur sont tout aussi beaux que l’annonçait la jaquette. L’auteur a un talent certain surtout en ce qui concerne les dragons : ils sont magnifiques que ce soit la finesse de la gueule, la teinte des yeux, les ombrages dues aux écailles ou les corps immobiles comme en mouvement.

Pour l’histoire, ça passe bien même si le début fait très jeunesse, n’empêche que j’ai rapidement été prise par le récit au point de lire un chapitre supplémentaire malgré le fait que je ne me sentais pas très bien hier. Mais je grille les étapes, je ne vous ai même pas résumé ce premier tome :
Un vieux dragon vit dans la forêt de l’abandon qui porte ce nom parce que les gens y jettent ce qu’ils ne veulent plus. C’est ainsi qu’est balancée la petite Eve qui a 5 ans. Le dragon qu’elle nomme Dodo prend soin d’elle pendant cinq petites années avant de décéder. Mais c’est sans compter les pouvoirs latents de sa jeune protégée qui ramène l’âme du défunt dragon – normal, c’est une sorcière, du moins c’est ce qu’on nous laisse entendre. Il apparaît donc sous forme de squelette, de taille raisonnable et visible par quelques uns seulement.
Eve va donc devoir apprendre à survivre et Dodo va lui prodiguer ses conseils, le premier étant que les hommes ont besoin de trois choses vitales : l’argent, les relations et la santé. Ni une ni deux, elle rejoint un village d’humain et rencontre Yule qui tient une auberge abandonnée. Si le jeune homme ne cache nullement sa cupidité, il a bien des secrets et ses desseins sont ailleurs.

J’aime beaucoup les personnages : Eve est toute mignonne, naïve et gentille ce qui la rend attachante. Dodo se montre paternel avec elle et avisé dans les conseils qu’il lui donne. Yule a beau être mystérieux et proche de ses sous, il fait un bon partenaire et se montre équitable dans sa façon de traiter les affaires, ce que j’ai apprécié.
J’ai adoré cette lecture, j’ai hâte de découvrir la suite, mais à priori ce n’est pas pour maintenant puisque le deux n’est même pas encore sorti au Japon… zuteuh !

Le Jardin des Illusions – Senbon Umishima

Titre : Le Jardin des Illusions
Auteur : Senbon Umishima
Éditeur : Delcourt-Tonkam
Nombre de pages : 208
Quatrième de couverture : Ce recueil réunit neuf histoires complètes : une sirène qui apprend que le courage c’est aussi d’accepter l’échec ; une danseuse qui découvre que la persévérance finit toujours par payer ; une femme qui accepte d’être damnée pour avoir laissé mourir l’être cher ; une touriste qui accepte de suivre un chat qui va lui faire découvrir Dubrovnik de son point de vue, etc…

C’est un recueil de neuf nouvelles. Toutes du même auteur Senbon Umishima ; c’est bon de le préciser parce que j’ai cru qu’il y avait plusieurs mangakas tellement le style de dessins peut être différent d’une histoire à l’autre.
Il y a cependant une constante du début à la fin : les illustrations sont splendides. Le character design des personnages est beau, mais surtout ce sont les textures qui m’ont plu. Je me suis perdue dans les détails que ce soit les vêtements, les décors, le mouvement des cheveux et des corps,…

Chaque nouvelle a éveillé des émotions :
Les cheveux font la femme : m’a fait sourire. La première partie qui ouvre le bal un peu moins, mais dans la seconde qui clôture le recueil, j’ai trouvé Ako et Tanaka touchants.
Yururi, la mer et parfois le dauphin : j’ai aimé l’originalité de la trame. Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’héroïne soit une sirène (c’est pas un vrai spoil, on le sait dès la quatrième page). Et puis, ça avait un petit goût de vacances d’été, c’était plaisant.
L’épanouissement d’une lamium : nous transporte dans un univers oriental où la danse tient la place principale. Dépaysant avec une héroïne sympathique.
Mille feuilles au quotidien : une nouvelle muette. On n’a même pas besoin de texte, les dessins parlent d’eux-mêmes. Et puis ça nous donne une excellente raison pour s’attarder et s’extasier sur chaque illustration.
Le manoir de la sorcière : un récit angoissant et horrifique qui m’a stressée et m’a laissé sur ma faim.
Sophia : le personnage principal est un robot chien tout mignon que j’avais envie de prendre dans mes bras, de l’aimer et de consoler. Une nouvelle qui m’a arraché une petite larme.
Date with a cat in Dubrovnik : ce n’est pas parce qu’il y a un chat que j’ai adoré cette histoire, c’est surtout parce que les décors sont magnifiques. Un récit dépaysant, un goût de vacances d’été (oui encore, mais pas dans la même veine que celui avec la sirène – et je ne m’en lasse pas).
Un jour de pluie : c’est sûrement la nouvelle qui m’a le moins plu. C’était un peu prévisible et l’héroïne m’a un peu saoulée à jouer les mijaurées.
Les oreilles de fées : une histoire de sorcière qui vient en aide à un humain, des fées qui se rajoute à la partie… trop beau <3

Bref, ce fut une lecture extraordinaire que j’ai pu lire d’une traite. Y en a pour tous les goûts et on ne sait jamais à quoi s’attendre dans le récit suivant.
C’est un coup de cœur pour ce manga.