Le grimoire écarlate, tome 1 – A-10

Titre : Le grimoire écarlate, tome 1
Auteur : A-10
Éditeur : Noeve grafx
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Adolescente ordinaire, Wakaba est désignée comme unique héritière sur le testament de son arrière-grand-mère, une peintre renommée. Du jour au lendemain, elle se retrouve à la tête d’une fortune conséquente, mais à une condition : garder toujours avec elle une étrange plume à dessin. Pourquoi conserver cet objet ? Quels secrets cachait donc la vieille femme ? En cherchant des réponses, Wakaba va réveiller une singulière jeune fille toute vêtue de rouge, raviver des pactes noués il y a bien longtemps … et découvrir ses propres capacités.

Je vais commencer par la couverture que je trouve super belle : déjà le personnage a la classe, ce qui n’est pas donné à tous, et puis les titres et les dessins sont en relief, ça le fait.
Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’histoire prenne cette tournure.
Je pensais que c’étaient des sorcières tout ce qu’il y a de plus banales, mais on en est loin.

L’héroïne, Wakaba, est une adolescente. Son arrière-grand-mère est morte et c’est elle qui hérite de tous ses biens à une condition : elle doit toujours conserver sur elle un objet bizarre (on ne sait pas trop si c’est un stylo ou une seringue). Elle ne doit pas non plus fouiller le manoir, ce qu’elle s’empresse de faire dès la première nuit.
Elle découvre un passage secret qui la mène jusqu’à une cachette abritant le personnage de la couverture, le chaperon rouge. Elle est une « bête magique du livre », aux ordres d’un mage livre, sauf que pour le coup, c’était feu l’arrière grand-mère. Est-ce que ça veut dire que Wakaba est devenue sa contractante ?

Bon, j’avoue que le début de ce manga est salement bordélique. Du coup, le lecteur se retrouve dans le même cas que Wakaba : à ne rien comprendre à ce qui lui arrive, à voir une partie des informations mais pas tout, donc c’était un.peu frustrant.
Heureusement, un personnage vient nous offrir u certain nombre d’explications et ce qui nous manque nous est donné au fil des pages.

Les dessins sont pas mal, inégaux par moment, mais ça ne m’a pas posé de soucis. C’est aussi un peu brouillon pendant les combats… du moins celui contre le Nautilus où on ne comprends pas trop ce qui se passe.
En ce qui concerne les personnages : j’ai bien aimé Wakaba, elle est toute mignonne, naïve et intelligente. Chaperon rouge est complètement timbrée. Quant à Maïa, je ne sais pas trop quoi penser d’elle.
On verra leur évolution par la suite et comment va tourner leur relation avec l’organisation, mais ça n’augure rien de bon.

J’ai bien aimé ce premier tome, mais je m’attendais à une histoire plus sombre. Dommage !

L’agence de détectives Layton, Katrielle et les enquêtes mystérieuses, tome 1 – Kahori Orito

Titre : L’agence de détectives Layton, Katrielle et les enquêtes mystérieuses, tome 1
Auteur : Kahori Orito
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Katrielle, la fille du célèbre Professeur Layton a ouvert l’agence de détectives Layton sur Chancer Lane à Londres. Amoureuse des mystères et des énigmes en tous genres, elle résout les affaires qu’on lui confie avec l’aide d’Oliver, son assistant et de Sherl, le chien qui parle. Accompagne Katrielle et ses amis dans leurs aventures et toi aussi, relève les défis proposés en bonus !

Ce manga est l’adaptation de l’animé du même nom, une saga que je n’ai pas vue, sinon je n’aurais jamais emprunté ce manga.
Je l’ai pris pour deux raisons :
j’adorais les jeux vidéos professeur Layton et j’espérais retrouver l’ambiance des enquêtes… j’avoue que ma curiosité m’a poussée à le tester : comment le principe des énigmes à résoudre pourrait s’incorporer à cette lecture. J’ai ma réponse, ça ne peut pas. Il y a bien des petits casse-têtes entre chaque chapitre, mais c’était assez naze dans l’ensemble.
– les dessins me faisaient un peu penser à détective Conan (mon homme m’a d’ailleurs fait la même réflexion) et je m’attendais à découvrir une série du même acabit… c’est beau de rêver !

On a droit à une série d’enquêtes, je ne vais pas les énumérer puisqu’elles ne sont pas reliées entre elles – le seul point commun est que l’agence Layton enquête dessus… voilà, fin du fil rouge. Je les ai trouvées intéressantes, même si elles sont pour le moins abracadabrantes. Je n’ai qu’un bémol : elles sont beaucoup trop simplistes. Au premier indice donné, je connaissais le coupable soit parce que c’était une évidence, soit parce que mon instinct me désignait le malfaiteur, un peu comme Katrielle qui se laisse guider par son intuition – aïe, me comparer à elle, ça fait mal.
Les dessins passent bien, mais ne sont pas transcendants, ils font très jeunesse.

Le gros problème, ce sont les personnages… enfin pas tous, les deux principaux uniquement – et c’est déjà beaucoup trop !
Le seul qui passe à peu près, c’est le chien qui parle, Sherl.
Katrielle est horrible : elle est exubérante à tel point que j’avais envie de la claquer toutes les deux pages, elle se montre égoïste, imbue d’elle-même et manque d’empathie… J’aurais sûrement accepté tous ses défauts si les enquêtes avaient été impossibles à résoudre et qu’elle avait été plus rapide que moi dans ses déductions, mais ce n’est pas le cas… donc ce n’est que de la poudre aux yeux.
Son assistant, Oliver, est une carpette. Il est amoureux d’elle, mais elle fait mine de ne rien voir tandis qu’elle exulte d’être le centre d’attention du jeune homme (et de toute l’assistance en général) qu’elle traite au passage comme de la merde et lui, en redemande.

Je pense que j’ai dit l’essentiel, je ne vais pas perdre de temps plus que nécessaire sur cette lecture que j’ai détestée.

Flying Witch, tome 09 – Chihiro Ishizuka

Titre : Flying Witch, tome 09
Auteur : Chihiro Ishizuka
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : À Aomori, les saisons passent et ne se ressemblent pas. Au menu de cet été, une fête de quartier réunissant les habitants des outre-mondes, un dessert glacé haut comme une montagne, le retour de Lapineau, et la vie secrète des adorables mandragores !

Je pense que ma chronique va être assez rapide. Comme les précédents tomes de ce manga, on a des histoires courtes qui se suffisent presque à elles-mêmes… bon OK, faut quand même connaître un peu les personnages – avec ma mémoire de poisson rouge, c’était parfois un peu compliqué de me souvenir qui était qui et ce qu’ils avaient auparavant fait dans l’histoire.

Le bon côté, c’est qu’on fait une percée un peu plus profonde dans le monde des sorcières :
– les rapports qu’elles entretiennent avec les humains et comment l’existence de l’outre-monde est cachée
– lors d’un festival d’été, Kazuno doit se rendre dans une zone de télescopage des plans pour une mission, c’est l’occasion de découvrir les créatures qui peuplent l’outre-monde… c’était chouette, mais un peu court.
– une journée à la plage donne l’occasion à nos héros de retrouver Lapineau et de passer dans son monde un court instant.
– on revient sur les conséquences du sort que Makoto a lancé pour les Mandragores… c’est assez flou dans mon esprit
– on termine avec une petite histoire avec les esprits (monsieur Okada et Hina), c’est également l’occasion de lier ce chapitre à celui du festival, donc je ne suis pas restée sans réponse sur l’une des questions qui me taraudait.

Comme souvent, les récits sont un peu (trop) courts, surtout la découverte de la zone des plans d’outre-monde.
Mais à part ça, les illustrations sont toujours aussi belles, les décors également et ils renforcent l’atmosphère paisible qui se dégage de cette lecture.
J’ai passé un bon moment et j’ai beaucoup aimé ce neuvième tome.

Terrarium, tome 1 – Yuna Hirasawa

Titre : Terrarium, tome 1
Auteur : Yuna Hirasawa
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Balade poétique dans un monde en ruine où la nature a repris ses droits
Chico la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ?
 » Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?  » C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire.
L’auteur et l’éditeur de ce beau manga n’étaient pas des plus connus au Japon. Mais la beauté de l’ouvrage a suffi pour que les libraires japonais le mettent en avant dans leurs boutiques et provoquent un vrai coup de cœur chez les libraires français, en voyage au Japon pour fêter les 50 ans de Glénat ! Le voici enfin en France, pour illuminer vos bibliothèques…

Deux choses m’ont attirée dans cette lecture :
– la couverture que je trouve très jolie avec les couleurs très chouettes, très douces, tout comme dans les premières pages qui sont colorisées
le résumé qui annonçait une lecture poétique.
Malheureusement, ce n’est pas ce que j’en attendais et la trame de l’histoire est très classique pour de la science-fiction.

Chico est technologue, un mélange entre médecin et ingénieur mécha. Avec Pino, son « frère » robot, elle parcourt l’arcologie à la recherche des derniers androïdes : pour sauver son monde et les humains, elle doit récupérer leurs noyaux.
Une mission rendue difficile du moment où elle les rencontre, parce qu’ils ont chacun un comportement qui les rend sympathiques que ce soit le robot infirmier qui continue à donner les soins à des cadavres ou le facteur qui s’acharne à livrer les dernières lettres que sa besace contient.

Le character design des personnages fait très ghibli avec cependant inégalités dans le dessin. Certains décors sont joliment peints, mais ça m’a laissée froide.
On a très peu de détails sur le passé de l’héroïne : quelques flashbacks avec sa mère, son entrevue avec ceux qui l’envoient en mission… quasiment rien sur l’arcologie si ce n’est que c’est fermé, pas de ciel ouvert, que tout y est automatisé et qu’elle est composée de colonies. Et ce ne sont que des informations données au fil des pages, on n’en voit rien. C’est dommage.

Je n’ai rien à dire d’autre.
Ça m’a laissée indifférente, je m’attendais à un récit et à un univers onirique. C’est loin d’être le cas. C’est une déception.

Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1 – Hyuuga Natsu, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1
Auteur : Hyuuga Natsu
Illustrations : Nekokurage
Scénario : Itsuki Nanao
Éditeur : Ki-oon (Seinen)
Nombre de pages : 168
Quatrième de couverture : À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

J’ai enfin lu le premier tome des carnets de l’apothicaire. Ça fait des mois que j’en entends parler comme le manga du siècle, meilleures ventes à la boutique où je vais acheter mes mangas. J’étais sceptique, mais après tout, ces derniers mois j’ai découvert des sagas vraiment géniales donc pourquoi celle-ci n’en ferait pas partie ?
D’autant que, point positif : c’est une adaptation d’un roman de Natsu Hyuuga, il y aura donc forcément un scénario… cette info au lieu de m’enchanter, m’a fait tiquer, j’ignore pourquoi.

L’histoire se passe en pays asiatique « médiéval » avec les seigneurs, concubines, etc. Ce n’est ni daté ni situé géographiquement parlant et je ne suis pas suffisamment experte pour tenter de situer l’époque ou même le lieu (même si j’aurais plutôt dit en Chine : l’ambiance et les décors me font penser au film Épouses et concubines).
Mao Mao a 17 ans. Elle a été kidnappée et travaille en tant que servante au palais impérial. Elle essaie de se faire discrète, mais quand un mystérieux mal frappe les nourrissons et leur mère, elle comprend ce qu’il se passe : les symptômes lui parlent… après tout, avant son enlèvement, elle était apothicaire. Elle trouve un moyen subtile de prévenir les deux concubines concernées, mais malgré toutes ses précautions, elle est démasquée et placée en tant que dame de compagnie chez Gyokuyo, la concubine de l’empereur dont la petite fille a survécu.

J’avoue que ce premier tome est une petite déception, non pas qu’il n’est pas bien, mais ça ne vaut pas tout le flan qu’il y a autour…
L’histoire est originale. Et les personnages bien dépeints :
L’héroïne Mao Mao est sympathique, méfiante (vu les circonstances et le lieu où elle est condamnée à travailler, ce n’est pas étonnant), un peu folle dès qu’il s’agit de chercher des remèdes. J’ai bien aimé les grimaces qu’elle fait, ça m’a fait sourire.
Gyokuyo, la concubine chez qui elle bosse a l’air toute gentille, mais des films et livres que j’ai pu découvrir sur le sujet, c’est rarement la cas : jalousie et mauvais coup parmi les concubines. En ce qui la concerne, n’est-ce qu’une façade ?
Les quatre autres dames de compagnie mettent la nouvelle venue à l’écart au début, est-ce un moyen de l’évincer, de la méfiance ou simplement de la compassion ? La réaction de la première dame quand elle en apprend plus sur le passé de Mao Mao me fait opter la troisième possibilité.
Celui qui me laisse perplexe, c’est Jinshin. Je ne vois pas ce qu’il fout là… OK, il est présent pour les besoins scénaristiques, mais là n’est pas ma question : alors que seul les eunuques ont le droit de circuler dans la cour intérieure, qu’est-ce qu’il fait là ? Quel est son rôle ? Son explication d' »appât pour infidèle » ne m’a pas convaincue…

Les dessins sont beaux, et de plus en plus à mesure qu’on avance dans l’histoire, comme si l’auteure prenait confiance en ses illustrations, mais aussi en ses personnages… du moins, c’est la sensation que j’ai eue dans le dernier chapitre que j’ai trouvé différent et mieux que les trois premiers.
J’ai bien aimé cette lecture, mais sans plus. Je pense que je lirai le second tome pour me faire une idée plus précise.