Ningyo – Mr Tan & Mato

Titre : Ningyo
Scénario : Mr Tan
Dessins : Mato
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 208
Quatrième de couverture : La forêt d’Aokigahara au Japon, autrement appelée “la mer d’arbres” ou “la forêt des suicidés”… Un homme y perd la vie, comme guidé par de mystérieuses créatures. Quelque temps après, Kai, son petit frère, arrive sur place, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce au cœur de cette forêt, le lieu semble se transformer… Et si la rencontre d’un humain et d’une sirène pouvait influencer l’avenir du monde ?

J’ai acheté ce manga pour plusieurs raisons :
– il est écrit par Mr Tan, l’auteur de Mortelle Adèle et d’Ajax (son chat). J’étais donc curieuse de voir ce qu’un manga (autre que Radiant) scénarisé par un français pouvait donner.
l’histoire se passe dans la forêt d’Aokigahara. Quand j’ai écrit Au-delà du torii avec Laure, j’ai fait pas mal de recherches sur cet endroit et je désirais découvrir l’explication que Mr Tan propose au sujet des nombreux suicides qui ont lieu dans ces bois.

Daichi a une vie parfaite, mais il se rend à Aokigahara afin de s’y pendre. Son frère Kai ne comprend pas cet acte et décide de se rendre sur les lieux du suicide de son frangin pour trouver une explication à son geste.
Il est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Et j’avoue que moi non plus. Je connaissais le surnom de « forêt des suicidés » donné à Aokigahara, mais j’ignorais celui de « mer des arbres ». Ça rend le choix du scénario et surtout des créatures cohérent.
J’ai adoré les textes. Les souvenirs de Kai rendent le récit nostalgique et les explications de Ningyo sont poétiques. Je me suis laissé bercer par cette ambiance.

Au début, j’ai eu un peu de mal avec le character design des personnages, enfin surtout celui de Kai : j’ai trouvé que ça faisait vieux. Par contre, j‘ai adoré celui de Ningyo, je n’ai pu m’empêcher de détailler attentivement les mouvements de sa robe que j’ai trouvés fascinants.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, il faudra que j’essaie de me procurer le manga Jizô des deux mêmes auteurs.

L’Éden des Sorcières, tome 3 – Yumeji

Titre : L’Éden des Sorcières, tome 3
Auteur : Yumeji
Éditeur : Ki-oon (Seinen)
Nombre de pages : 180
Quatrième de couverture : Dans un monde abandonné par la nature, les sorcières sont le seul espoir de l’humanité !En suivant la voix des amurds, Pilly et Oak ont découvert un repaire de sorcières caché dans les montagnes. Hélas, les quelques femmes qui y vivent ne sont pas en mesure de les renseigner sur l’Éden. Alors qu’ils s’apprêtent à reprendre la route, la petite Hina veut les suivre pour retrouver son papa… mais quand elle apprend la terrible vérité, son pouvoir se déchaîne !
C’est là qu’Oak entend des bruits de pas au loin… Des soldats…

J’hésitais à lire ce troisième tome, ne me demandez pas pourquoi, mais l’envie n’était pas là… un sentiment incompréhensible.

À la fin du tome précédent, la petite Hina pète sa pile et met tout le monde en danger quand les amurds deviennent incontrôlables.
Dès le début, les végétaux interviennent pour protéger la jeune sorcière. Les sorcières qui vivent dans le refuge avec Hina sont loin d’être au bout de leur peine. Des soldats pénètrent dans leur abri. Pilly fait diversion pour que ses compagnes puissent fuir, malheureusement, elle est capturée.

Un nouveau personnage apparaît : Fruditilla. Pilly lui fait rapidement confiance. Elle est super gentille et me plaisait bien (elle a la classe et elle est tellement belle !), mais quelque chose me dérangeait chez elle sans que j’arrive à savoir quoi.
Les dessins sont toujours aussi beaux… ils sont peut-être même encore mieux que les précédents. J’ai pris un énorme plaisir à détailler les planches, les décors, les personnages.
Quant à la bête-oiseau, elle est magnifique. J’espère qu’on en saura plus dans les prochains tomes.

L’histoire est passionnante et ça s’est lu à une vitesse folle, d’une traite et je ne me serai arrêtée pour rien au monde.
C’est un coup de cœur pour ce troisième tome et j’ai tellement envie de lire la suite, ça va être une torture d’attendre que le quatrième tome sorte (en octobre seulement).

Elfen Lied, double, tome 5 – Lynn Okamoto

Titre : Elfen Lied, double, tome 5
Auteur : Lynn Okamoto
Éditeur : Delcourt-Tonkam (Seinen)
Nombre de pages : 436
Quatrième de couverture : Bandô a enfin retrouvé Lucy, qu’il affronte aussitôt. L’ancien policier décide de se sacrifier pour sauver Mayu. Kôta, quant à lui, part à la recherche de Nyu. Il s’adresse alors à Arakawa, même s’il n’obtient finalement rien d’elle. La chercheuse, ayant flairé le potentiel bon coup, le suit à la trace dans l’espoir de découvrir où il habite… Mais le pire reste à venir, car Kakuzawa, le directeur du laboratoire, a fait fabriquer quatre copies de Mariko à partir des moelles épinières de Dicronius. Ces copies parfaites, obéissant à tout ordre donné par Nôsô, leur créateur, sont envoyées capturer Lucy…

Lire ce cinquième tome m’a pris plusieurs jours. Non pas qu’il était inintéressant, mais étant bien malade, je n’ai pas pu lire comme je le souhaitais.

Il se passe beaucoup de choses :
– Bandô a retrouvé Lucy et ils s’affrontent sur la plage.
– Nyu découvre sa face sombre et les meurtres qu’elle a commis.
– Quand tout le monde est à nouveau réuni à la pension Kaede, un nouveau groupe envoyé par le directeur Kakuzawa avec 3 clones de Mariko.
– Lucy est capturée.
Je ne vois pas trop quoi ajouter.

Le point fort est qu’on apprend enfin l’histoire du directeur, des dicronius et leur relations.
Le point faible est que j’ai de nouveau eu l’impression que ça tournait en rond : Kurama n’est pas mort, des sosies de Mariko font leur apparition, malgré ce que fait Lucy les relations qu’elle entretient avec les autres n’évoluent pas vraiment et ils lui pardonnent tout…
Alors ça avance quand même : on a la conclusion du combat avec Bandô, la pension est détruite, Lucy est de retour au laboratoire, etc.

Ce n’était pas une lecture transcendante, mais j’ai bien aimé ce cinquième tome.

Elfen Lied, double, tome 4 – Lynn Okamoto

Titre : Elfen Lied, double, tome 4
Auteur : Lynn Okamoto
Éditeur : Delcourt-Tonkam (Seinen)
Nombre de pages : 416
Quatrième de couverture : Alors que Mariko a été envoyée capturer Nyu, Kurama retrouve Nana en plein combat contre elle. Mais leurs retrouvailles sont de courte durée… Car ils sont désormais la cible d’un missile de type Harpoon. Kakuzawa, quant à lui, décide de sacrifier sa fille Anna dans l’espoir qu’elle prédise l’avenir. Son souhait bientôt exaucé, il ne lui reste plus qu’à exterminer Nyu, ses hommes de main partent finir le travail à sa place…

Dans ce quatrième tome, c’est surtout Nana qu’on suit. Elle et Kurama se retrouvent face à la fille de ce dernier, Mariko et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est super dangereuse.
Point positif : on découvre enfin le passé de Kurama et notamment ce qui est arrivé à sa femme, la naissance de sa fille, etc. Ça répond donc à pas mal de questions que je me posais.
Le combat s’éternise sur plusieurs chapitres et se termine à la moitié du tome.

Puis on a droit à une ellipse d’un an. Si la vie de Nyu et de ses camarades stagne, le vilain méchant directeur du camp de prisonniers dicronius (je ne me souviens ni du nom du chef, ni du nom de sa base) a bien avancé dans son plan.
Un nouveau personnage fait son apparition. Je n’ai aucun souvenir du type, je suis incapable de savoir s’il est déjà apparu dans le manga. Un détail me perturbe : son nom n’est jamais dit, donc ça ne m’a nullement aidée. En tout cas, une chose est sûre : il est nul, c’est un gros pervers qui n’apporte rien à l’histoire à part des petites culottes et un sein de-ci de-là.

J’avoue que je suis déçue par ce quatrième tome.
O.K, l’affrontement entre Mariko et son père était dans un premier temps intéressant, mais je m’en suis vite lassée parce que la dicronius est une vraie girouette, elle change d’avis comme de chemise (plus vite en fait), ne s’en tient pas à ses décisions, elle est juste pathétique.
C’est un tome qui n’apporte rien à l’histoire. Et je me suis ennuyée, je n’avais qu’une hâte : que ça se termine pour passer à une lecture plus sympa.

Chat de Yakuza, tome 1 – Riddle Kamimura

Titre : Chat de Yakuza, tome 1
Auteur : Riddle Kamimura
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 152
Quatrième de couverture : Sabu, un chaton abandonné dans la rue, grelote de froid sous la pluie, quand un jeune homme qui passait par là s’arrête devant lui… Le pauvre minou se croit sauvé, avant de voir que son bienfaiteur… a une vraie dégaine de yakuza !
Et ce qu’il va découvrir par la suite ne va pas du tout, mais alors pas du tout le rassurer !
Que va-t-il advenir de cette petite boule de poil, désormais aux mains de la pègre ?

Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas du tout à ça en commençant ce manga. Déjà, le récit est du point de vue du chat, donc on a droit à toutes ses pensées, ce qui rend le tout décalé.

Un chaton âgé d’un mois et demi est retrouvé dans une ruelle en plein hiver, à l’intérieur d’un carton, par Jin. L’humain le ramène chez lui pour en prendre soin, mais comme il a une gueule de yakuza, le félin est mort de trouille à chacun de ses mouvements.
Et puis, Jin lui parle de rencontrer les autres et de travailler pour lui… mais que lui raconte-t-il ? Je suis un peu fatiguée et j’ai aussi la tête ailleurs, donc j’ai mis un peu de temps à comprendre ce qu’il allait arriver.
Mais avant ça, le pauvre Sabu doit être présenté au patron et aux collègues de Jin ainsi qu’au vétérinaire – il est au bord de l’apoplexie à chaque rencontre qu’il fait. On ne peut pas trop lui en vouloir, tous ceux qu’il rencontre ont une tronche de truand et dégage surtout des ondes terrifiantes.

L’atmosphère tendue est bien retranscrite et même si la réaction du chaton est excessive, son intuition semble exacte quant à la nature des différents protagonistes.
Les chapitres sont assez courts donc ça rend cette lecture rapide. Et j’ai apprécié ça. Ça fait un peu tranche de vie, mais qui se suivent et nous content une histoire : les premiers moments de Sabu aux côtés de Jin.

Les dessins sont sympathiques. Les visages des personnages sont expressifs, leurs attitudes sont souvent exagérées. Ils font des têtes ridicules, mais quand Sabu craque et prend plaisir à ce qui lui arrive, il est trop chou !
J’ai passé un excellent moment et j’ai beaucoup ri. J’ai adoré cette lecture et je me demande ce que nous réserve le second qui sort ce mois-ci.