Aristide broie du noir – Jérémie Almanza & Séverine Gauthier

Titre : Aristide broie du noir
Scénario : Séverine Gauthier
Illustrations : Jérémie Almanza
Éditeur : Delcourt
Nombre de pages : 31
Quatrième de couvertureChaque soir, c’est pareil, le cortège infernal, le défilé de monstres et leurs chants sépulcraux. Aristide lutte, tout seul, contre un sommeil fatal. Il surveille les monstres, repousse leurs assauts.

Quand j’ai vu cet album à la médiathèque, il m’a immédiatement fait penser à Cœur de pierre (et pour cause, ce sont les mêmes auteurs). Je l’ai donc emprunté sans l’ombre d’une hésitation, espérant qu’il soit aussi poétique. Et mes attentes n’ont pas été déçues.

Aristide est un gamin différent des autres, il est plus intelligent ce qui provoque chez les gens qui l’entourent un certain malaise, du moins sa maîtresse et ses camarades de classe, parce que ses parents ne cherchent que son bonheur… Ils font de leur mieux, mais ne peuvent rien quand vient la nuit parce que, voyant des monstres, Aristide est incapable de s’endormir.

J’ai adoré cet album. Les textes sont très beaux, parfois cela rime, d’autres non.

Il peut déjà les voir dansant sur sa dépouille.
Et gravant sur sa tombe : » Aristide, mort de trouille »

Les phrases sonnent justes. Il n’y a qu’un bémol : le personnage d’Aristide est si particulier, génie névrosé et un peu fou, que je n’ai pas réussi à m’y attacher.

J’ai apprécié le jeu de mots du titre… J’ai cru faire le lien entre le titre et l’histoire dès le début, mais en fait, j’en étais assez loin et ce fut une très agréable surprise en ce qui me concerne.

Les illustrations sont très sombres, difficile de faire autrement vu le thème, mais je les trouve malgré tout magnifiques. Ça n’a pas dû être évident d’harmoniser des couleurs aussi foncées, mais c’est réussi et ça ajoute à l’ambiance un brin angoissante du livre.
Cette fois encore, ce fut une chouette lecture. Il faudra que je regarde s’ils ont fait d’autres albums parce que je suis fan de leur travail.

Little Witch Academia, tome 1 – Keisuke Sato

Titre : Little Witch Academia, tome 1
Auteur : Keisuke Sato
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 178
Quatrième de couverture : Depuis qu’elle a assisté à un spectacle de magie de la grande Shiny Chariot, Akko n’a qu’une idée en tête : devenir un jour une sorcière aussi puissante et éblouissante que son idole. Pleine d’espoir, elle suit donc ses traces en s’inscrivant à la prestigieuse école de magie Luna Nova. Mais contrairement aux autres élèves, Akko n’est pas issue d’une famille de sorciers et ne sait même pas monter sur un balai… Heureusement, rien n’arrête l’optimisme et la détermination de la jeune fille qui, grâce au soutien de ses nouvelles amies Lotte et Sucy, va surmonter les obstacles qui se dressent devant elle ! Comme disait Shiny Chariot : votre magie, c’est d’y croise !

Je ne mentirai pas sur ce qui m’a poussée à emprunter ce manga à la bibliothèque. En premier lieu, ça reste la couverture que je trouve trop belle : le character design du personnage me plaît (j’aurais dû regarder l’intérieur parce que c’était loin d’être pareil), les couleurs sont belles et harmonieuses, la dorure autour de l’image ajoute à sa beauté. Le résumé est sympa et m’a aussi accrochée. Bref, tout annonce un univers magique.
Et c’est le cas puisque Akko fait sa rentrée dans une école de magie. Elle n’est pas issue d’une famille de sorciers et en tant que telle, elle subit le mépris des autres. Seule la gentille Lotte se prend d’amitié pour elle, et la sadique Sucy finit par faire partie de cette petite bande… Il est probable que le fait qu’elles soient voisines de chambrée a aidé.

Non seulement je n’ai pas accroché aux dessins, ils sont beaucoup plus grossiers que ne l’a laissé supposer la couverture (quelques planches sont plaisantes à regarder, malheureusement ça se compte sur les doigts de la main), mais l’histoire est loin d’être accrocheuse.
Les transitions d’un chapitre à l’autre ou même des fois d’un passage à l’autre sont quasiment inexistantes et j’ai souvent eu l’impression qu’il manquait un morceau du récit. Je ne sais pas si c’est un problème de traduction, ou le scénario qui est construit de cette façon, en tout cas, j’ai eu la désagréable sensation qu’il manquait des informations pour que ce soit cohérent. Je me suis prise à relire des passages entier pour être sûre d’avoir compris ou des fois le chapitre qui précédait une révélation en me disant que j’avais dû louper un dialogue, un semblant de teasing qui aurait rendu la lecture plus intéressante.

Je crois que le pire en ce qui me concerne, c’est le personnage principal Akko. Elle est chiante, elle bavasse constamment – heureusement qu’à sa première rencontre avec Sucy, cette dernière règle le problème parce que j’avais juste envie de la frapper. Malheureusement, ça ne dure pas. Sa maladresse pourrait la rendre attachante, mais au final, couplée à une insupportable persévérance, c’en est juste agaçant.
Une grosse déception pour cette lecture que j’ai détestée. Je ne lirai pas la suite.

Le cachot de la sorcière – Joseph Delaney

Titre : Le cachot de la sorcière
Auteur : Joseph Delaney
Illustrateur : Philippe Masson
Éditeur : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 109
Quatrième de couvertureBilly Calder, jeune orphelin de 15 ans, est garde de nuit dans une prison hantée par des fantômes. Un soir, chargé de nourrir un mystérieux prisonnier terrorisant les gardiens, Billy dépose dans sa cellule deux seaux remplis de sang et d’os. Avant qu’il ne puisse ressortir, la porte se referme brusquement, le retenant pris au piège. Billy découvre alors avec terreur le visage du prisonnier.

Quand j’ai vu ce roman à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seule seconde à lemprunter parce que l’auteur est Joseph Delaney et je le trouve tellement fort dans l’épouvanteur pour mettre le lecteur dans une ambiance sombre avec des mots si simples qu’il n’y avait pas de raison pour que ce soit différent là.

On découvre Billy, orphelin de 15 ans et apprenti geôlier. Il est transféré dans l’équipe de nuit et découvre les lieux de manière totalement différente : fantômes et autres esprits malins hantent les lieux et la pièce la plus dangereuse est le cachot de la sorcière.

Le début se laisse lire, jusqu’à ce que Billy arrive à la prison et se retrouve face à son chef, Adam Colne. Ce dernier le briefe sur les lieux et les règles, mais même s’il n’hésite pas à mettre l’accent sur les bizarreries de l’endroit afin que le jeune apprenti se montre prudent, il cache des informations, surtout sur le cachot de la sorcière.
Dès le second chapitre, la lecture devient passionnante, je me suis rapidement retrouvé plongée dans l’ambiance angoissante et je n’ai pas réussi à fermer le livre tant que je ne l’avais pas terminé. Heureusement qu’il se lit rapidement. D’ailleurs, j’ai presque trouvé dommage que ce soit si court.
Bien entendu, les images rajoutent au récit et à l’atmosphère sombre du roman, elles ne sont pas forcément nécessaires, mais c’est toujours plaisant de découvrir les héros crayonnés, du moins quand les illustrations sont réussies, ce qui est le cas là.
Un coup de cœur pour cette lecture que j’ai dévorée.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Azkaban (7ème année) – Un livre dont l’histoire se passe en prison – 70 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Enchanteur – Prenez garde aux souliers pointus… (Sorcière)

L’Ogre et sa princesse aux petits oignons – Sabrina Inghilterra

Titre : L’Ogre et sa princesse aux petits oignons
Auteur : Sabrina Inghilterra
Éditeur : DIdier Jeunesse
Nombre de pages : 105
Quatrième de couverture : Félicitations, M. L’Ogre!
Vous avez été tiré au sort pour vous présenter au grand concours annuel de gastronomie ogresque.
L’épreuve se tiendra le 23 janvier prochain à la tour Nedos des Carpates.
Nous comptons sur votre présence.
Le grand gagnant se verra remettre la coquette somme de 20 000 galons d’or.
Un concours de cuisine, une coquette somme à gagner… et une princesse à cuisiner.
Un roman à déguster sans trembler!

Quand j’ai vu ce livre à la médiathèque, j’étais partagée : j’avais bien envie de m’y essayer parce que la couverture me plaisait bien, mais je redoutais le thème de la cuisine – les derniers que j’ai lus du genre ne m’ont pas plu.
Finalement, j’ai couru le risque et l’ai emprunté en me disant que dans le pire des cas, ce serait une lecture rapide vu qu’il n’a qu’une centaine de pages.

Ventrerond est un demi-ogre. Il vit seul à la rue de Bagnolet et se passionne pour la cuisine. Malheureusement, vient un moment où il manque d’argent, n’a plus d’ingrédients à préparer. Alors qu’il dépérit, il reçoit une confirmation de son inscription à un concours de cuisine ogresque. Donc il retourne chez lui, dans les Carpates.

La lecture était en effet très rapide. Malgré cela le personnage principal est bien dépeint. Je n’ai eu aucun mal à m’y attacher. C’était un peu plus dur pour les autres, même si j’ai bien apprécié les échanges verbaux entre la princesse Finefleur de Sel et la mère de Ventrerond : c’était assez drôle, mais ces passages sont peu nombreux.
J’ai été étonnée de constater qu’il n’y avait pas de pages illustrées. Seulement un petit dessin amusant en tête de chapitre et c’est tout. C’est rare pour un tel roman.

J’ai bien aimé ce petit roman jeunesse. C’était plaisant à lire et pas prise de tête.

Cœur d’encre, tome 2 : Sang d’encre – Cornelia Funke

Titre : Sang d’encre
Saga : Cœur d’encre, tome 2
Auteur : Cornelia Funke
Éditeur : Gallimard jeunesse
Format : Ebook
Nombre de pages : 671
Quatrième de couvertureMeggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante: prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d’encre, ignorant qu’un grand danger l’attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C’est le début d’un voyage incroyable.., et terrifiant. Le deuxième tome d’une magnifique trilogie fantastique par l’un des plus célèbres auteurs contemporains pour la jeunesse.

Waouh ! Ça fait déjà deux ans que j’ai lu le premier tome ! Je me doutais que cela faisait un moment parce que j’ai eu un peu de mal à replacer les événements, mais je ne pensais pas autant. Comme souvent dans ces cas-là, le début fut un peu laborieux et j’ai eu des difficultés à me plonger dans l’histoire. Du coup, ça m’a pris beaucoup plus de temps pour le finir que le précédent.
Au fil des pages de ce second tome, j’ai réussi à replacer les personnages et certains faits. Ça a fini par rendre ma lecture plus sympathique à mesure que j’avançais, au point que dès la seconde moitié le récit devient passionnant.

Doigt de Poussière et Farid se rendent chez Orphée, un talentueux conteur, afin qu’il les renvoie tous deux dans le monde de Cœur d’encre. Il est tellement brillant qu’il y parvient en inventant un nouveau texte. Mais il s’arrange pour que le jeune garçon ne le suive pas.
Farid va donc demander de l’aide à Mo et Meggie. Si Langue Magique est incapable de répondre à la demande de Farid dans le livre, par contre Meggie, elle, réussit l’exploit non seulement d’envoyer le jeune apprenti de Doigt de Poussière dans cet univers qui n’est pas le sien, mais de l’y accompagner, misant sur le fait que l’auteur, Fenoglio, y vit et pourra la ramener chez Elinor.

Mon résumé est plus que succinct et ne couvre qu’une toute petite partie du livre. Le plus gros de l’histoire se passe dix ans après la fin du roman Coeur d’encre (attention, je parle du livre écrit par Fenoglio, pas le premier tome de cette saga), dans le monde d’où viennent Doigt de Poussière, Basta ou Mortola, partagé en trois : d’un côté Ombra et le royaume du Prince insatiable, de l’autre le Château de la nuit gouverné par le terrible Tête de Vipère. Les deux zones sont séparées par la forêt où se cachent les saltimbanques dirigés par le Prince Noir.

J’ai un peu moins aimé ce deuxième volet, principalement parce que la surprise n’est plus là, mais Cornelia Funke a quand même réussi à me captiver par la puissance de ses mots, ils sont d’une telle justesse lorsqu’elle parle des livres, de la créativité, du lien entre l’auteur et ses personnages. Je suis fan de sa plume.
J’ai adoré ce second tome. Je ne vais pas attendre longtemps avant de lire le dernier volume,parce que j’ai très envie de continuer l’aventure et de découvrir si les plans des héros vont se réaliser ou pas.