Adèle et les noces de la reine Margot – Silène Edgar

Titre: Adèle et les noces de la reine Margot
Auteur: Silène Edgar
Éditeur: Castelmore
Nombre de pages: 285
Quatrième de couvertureEntre 2015 et 1572, Adèle doit choisir ! Adèle en a marre de ses parents, qui ne comprennent jamais rien. Au collège, elle préfère passer du temps avec ses copines qu’étudier. Aussi, quand elle apprend qu’elle doit lire un livre en entier pendant les vacances, c’est une véritable punition… Mais dans ses rêves, la nuit, l’impossible se produit ! Adèle est à la Cour, au XVIe siècle, au milieu des personnages de La Reine Margot ! Elle rencontre même un beau jeune homme… Ce qu’Adèle vit en 1572 vaut-il la peine de sacrifier ses amis et sa famille de 2015 ?

Je m’étais pris ce roman jeunesse aux Imaginales 2017 et j’avais complètement oublié que je l’avais en version papier, du coup, je l’ai acheté en e-book à la dernière OP Bragelonne.
et puisqu’il rentrait parfaitement dans le cadre de l’item éphémère de ce début d’année, j’en ai donc profité pour le sortir de ma PàL.

Il ne m’a pas fallu très longtemps pour le lire, je l’ai littéralement dévoré en deux petites journées. On découvre Adèle, une ado de quatorze ans, dernière de sa fratrie ; ses frères aînés, en mauvais terme avec leurs parents, sont partis depuis longtemps. Depuis la mort de sa grand-mère qui s’occupait d’elle, ses relations avec ses parents sont tendues, principalement parce qu’ils ne s’occupent nullement d’elle. Quand les vacances approchent, son professeur de français donne à lire la Reine Margot en devoir. Adèle a un peu de mal à s’y mettre mais dès qu’elle se lance, l’histoire la passionne et la nuit, elle devient une jeune fille de bonne famille, découvrant le Louvre lors des noces de la Reine Margot avec les événements historiques qui s’y déroulent et notamment la nuit de la Saint Barthélémy ; elle s’éprend d’un jeune Huguenot alors qu’elle est catholique…

Personnellement, j’ai un peu de mal à imaginer qu’une héroïne de quatorze ans, ne lisant jamais, puisse se passionner par ce roman d’Alexandre Dumas – j’ai lu la Reine Margot, j’étais déjà adulte et je m’y suis ennuyée et ce, malgré mon parcours classique. Pourtant, cette lecture m’a presque donné envie de le relire, mais n’étant pas maso à ce point, je vais éviter de me replonger dedans.
En tout cas, j’ai adoré lire Adèle et les noces de la Reine Margot. C’était une lecture fluide, rapide et aussi passionnante que surprenante parce qu’au final, je pensais que cela tournerait principalement autour des épousailles de Margot et Henri de Navarre mais ce n’est qu’un contexte à l’histoire.
J’ai beaucoup aimé les personnages, enfin, pas trop les adultes qui sont pénibles et égoïstes. Les jeunes héros sont attachants et intéressants de par leur complexité et leur réalisme.

Bref, j’ai passé un excellent moment, le récit est entêtant et c’était frustrant de devoir m’arrêter.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Item éphémère : Tiare de la tante Murielle – un livre dont l’histoire se passe sous une monarchie –  110 points

Artemis Fowl, tome 1- Eoin Colfer

Titre: Artemis Fowl, tome 1
Auteur: Eoin Colfer
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 364
Quatrième de couvertureUn nouveau héros est né. Il a douze ans, est le dernier rejeton d’une dynastie de voleurs irlandais. Il vit dans un château, auprès de sa mère dont l’esprit a flanché lors de la disparition de son mari. La fortune des Fowl est au plus mal. Mais Artemis est un petit génie escorté d’un serviteur tout dévoué et doté d’une force peu commune. Voilà des atouts de poids pour faire aboutir un projet fou, qui ne pouvait germer que dans la tête d’un enfant : s’emparer de l’or des fées…

Pour ce début d’année, j’avais envie d’une lecture agréable, rapide et fluide. Dès les premières pages, j’ai accroché au style de l’auteur.
Je redoutais cependant une chose : le héros. Ce que je craignais, ce n’était pas qu’il soit un anti-héros – ce type de personnage ne m’a jamais fait peur, du moment qu’il est fidèle à ses convictions – mais qu’il soit bien trop intelligent pour son jeune âge. Il a douze ans et c’est un génie. On le constate dès le début : il a un plan pour rendre à sa famille sa richesse d’antan. Il se met en quête de trouver une fée, de lui emprunter son grimoire et de découvrir toutes les règles du monde souterrain. Grâce aux informations récoltées, il parvient à enlever un membre des FARfadets.

Je dois dire que j’ai été bluffée au début : la mise en œuvre de son projet est simple mais brillant. Seulement, rapidement, on perd de vue Artemis. On suit les agents des FAR, Holly et Root puis d’autres.
A partir de ce moment-là, j’ai trouvé que le roman perdait de son intérêt. Artemis est toujours aussi intelligent au point qu’il sait tout contrecarrer donc inutile de le suivre plus avant : les événements se déroulent et sa clairvoyance lui permet d’avoir toujours un à deux coups d’avance, néanmoins le lecteur est complètement exclu de sa réflexion contrairement au début, ce qui m’a fortement déplu.

Et puis, j’ai trouvé que le protagoniste principal était fadasse à côté des personnages secondaires tel que Butler ou Mulch. J’ai presque eu la sensation que l’auteur lui-même avait abandonné son héros pour des personnages plus intéressants et qui au final, sont devenus plus attachants et plus captivants.

J’ai été déçue par cette lecture. Je m’attendais à passer un bon moment, c’est raté.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Drago Malefoy – un livre où le héros principal est un anti-héros –  60 points

Candy Candy, tome 1 – Yumiko Igarashi & Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 1
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessins: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 190
Quatrième de couvertureLes aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au début du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprès des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

Quand ce manga est sorti, il n’a pas fait grand bruit. On ne le trouvait pas dans les librairies, je le sais puisque j’en faisais le tour toutes les semaines. La première fois que je les ai vus, c’était en kiosque. J’en avais trouvé trois et encore, pas les premiers volumes puis impossible de mettre la main sur le reste de la saga. Ça m’a pris presque cinq ans pour les rassembler et j’ai trouvé le complément à Nancy, dans une petite librairie perdue au fin fond d’une cour.
J’avoue sans honte que j’étais fan de la série télé et que j’ai dû voir la série complète soit 115 épisodes.

Comme dans le dessin-animé, on découvre Candy Neige, un bébé abandonné devant l’orphelinat, la maison de Pony. Elle grandit auprès de sa meilleure amie, Annie, jusqu’à ce que cette dernière soit adoptée par une riche famille. Au début, les fillettes correspondent puis de moins en moins, jusqu’à la dernière lettre annonçant à l’héroïne que sa meilleure amie, redoutant que son passé ne ressurgisse, a pris la décision d’arrêter de lui écrire.
Candy est alors engagée comme demoiselle de compagnie d’Elisa dans la famille Legrand. Mais la petite peste ne voit pas les choses ainsi et elle et son son frère en font voir de toutes les couleurs à notre orpheline qui ne tient que grâce à l’amitié d’Anthony, d’Alistair et d’Archibald.
Ce premier tome nous retrace donc ces passages-ci allant de la naissance de Candy jusqu’à ce qu’elle soit accusée de vol et que madame Legrand décide de l’envoyer au Mexique. Affaire à suivre.

Honnêtement, la qualité de cette édition est déplorable : par moment, certaines planches sont quasiment effacées, à d’autres moment, l’encre bave tellement que les dialogues sont difficilement lisibles.
Et ne parlons même pas de la ponctuation qui est le plus souvent inexistante, rendant certaines discussions aussi incompréhensibles qu’étranges. Comme celle-ci, par exemple :. : « c’est
ça va
t’en Candy« 

Quant à l’histoire, elle est assez proche de celle du dessin animé avec cependant pas mal de détails qui divergent : le raton laveur Capucin n’est pas là, c’est bien Annie que ses nouveaux parents veulent adopter et non Candy qui refuse cette chance.
Y en a encore d’autres mais je ne vais pas tous les énumérer, d’autant que ça ne change pas foncièrement la trame de l’histoire.
Le récit est condensé ce qui est assez étrange quand on connaît la version dessin-animé mais ce n’est pas non plus particulièrement dérangeant.

Je trouve dommage que cette version papier soit de si mauvaise qualité d’autant que certaines planches sont vraiment chouettes, très shôjo dans l’âme, en un mot : très Candy. Elles auraient mérité une meilleure impression.
Quant à l’histoire, j’ai beau la connaître, je l’aime toujours autant… Nostalgie quand tu nous tiens !

Les sorcières de Kinvar, tome 1 : La sorcière aux poupées – Marie-Laure Junier

Titre: La sorcière aux poupées
Saga: Les sorcières de Kinvar, tome 1
Auteur: Marie-Laure Junier
Éditeur: Anyway Editions
Nombre de pages: 188
Quatrième de couverture: A neuf ans, Emily croit encore fermement aux contes de fées et s’imagine souvent dans des rôles de princesse aux pouvoirs incroyables. Alors, quand la réalité rattrape la fiction et que la fillette s’avère capable de parler avec quatre poupées de bois aux caractères si différents, elle découvre un monde bien plus surprenant que celui dont elle rêvait. Mais si les héros existent, il en est de même pour son flot de mauvaises sorcières, vampires ou loup-garous en tout genre. Et en grandissant, l’adolescente ne tarde pas à s’apercevoir qu’ils ne lui veulent pas que du bien, particulièrement quand elle cherche à explorer son passé.

J’avais déjà lu ce roman quand je faisais partie du comité de lecture d’Anyway mais ce fut un plaisir de le relire en version papier. Je n’ai donc plus eu la surprise de ce qui allait se passer puisque je le savais dans les grandes lignes, les détails me sont revenus au fur et à mesure de ma lecture tant ils furent marquants. Les souvenirs et sensations de ma première lecture me sont revenus au fil des pages, ce qui va grandement me faciliter la tâche quant à ma chronique.

La plume de l’auteure est particulièrement agréable : dès les premières pages, j’ai accroché.
C’est un premier tome introductif mais pas que : bien sûr, on suit Emily, une enfant de neuf ans qui vit avec ses parents jusqu’au jour où ils périssent dans un accident de voiture dont la fillette est la seule rescapée ; miracle qu’elle doit à l’une des quatre marionnettes que son père lui a acheté aux puces. A savoir qu’Emily parle à ces marionnettes, un secret qu’elle gardera un temps. L’héroïne se retrouve donc chez une grand-mère qu’elle ne connaît pas et n’a jamais rencontrée. Elle est la matriarche de la congrégation des sorcières de Kinvar et vit avec sa fille, Lydia, et sa petite-fille, Charlotte qui devient rapidement amie avec Emily.
Le contexte aurait été idéal pour introduire progressivement les informations grâce à Emily mais il n’en est rien. L’auteure a opté pour commencer ses chapitres en distillant un rapide topo sur ce que le lecteur a besoin de savoir principalement sur les sorcières, ce qui est bien joué, ainsi, une partie des réponses d’ordre pratiques nous est révélée et on peut se concentrer totalement sur la vie de notre jeune orpheline qui grandit, change et se forge son caractère. Cela nous permet de nous attacher à elle aussi bien qu’à Charlotte que j’ai également beaucoup aimé.

Le récit d’Emily nous est conté de manière fluide ce qui ne devait pas être évident parce que l’histoire est loin d’être simple ; pourtant, on se laisse porter par les mots mais également par l’intrigue qui est vraiment bien ficelée et extrêmement prenante.
Comme je le disais plus haut, ce n’est pas qu’un tome introductif, l’auteure pose donc les bases de son histoire mais fait également avancer le scénario, une narration qui a son lot de surprise et de suspens.
L’ayant commencé en période de fêtes, il m’a été difficile de le lire rapidement et c’était frustrant de devoir organiser mon emploi du temps pour me libérer dix minutes de-ci de-là alors que j’aurais aimé passer plusieurs heures de suite dessus, comme ce fut le cas hier soir.

Ça a été un coup de cœur pour ce premier tome des Sorcières de Kinvar et j’ai hâte de (re)lire le second que je vais commander cet après-midi ^_^

Challenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Retourneur de temps – un livre édité l’année dernière (9 décembre 2016) –  20 points

Les animaux fantastiques : Vie & habitat – J.K. Rowling

Titre: Les animaux fantastiques : Vie & habitat
Auteur: J.K. Rowling
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 144
Quatrième de couvertureIl est rare qu’une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques.
Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d’apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl…

Ça fait un moment que je désirais lire ce spin-off de Harry Potter mais jusqu’à présent, je n’avais pas osé. Je redoutais grandement cette lecture ignorant la manière dont il serait rédigé.
C’est un bestiaire, il semblait donc évident que les animaux fantastiques serait listés les uns après les autres de manière plus ou moins scientifique.

Je craignais donc de m’ennuyer ferme mais il n’en a nullement été le cas, principalement parce qu’il est malgré tout romancé.
On entame d’office avec une préface de Norbert Dragonneau qui en profite notamment pour présenter Les animaux fantastiques et mettre à jour certains des détails que Rita Skeeter a, une fois de plus, mystifiés dans l’un de ses livres.
Ensuite l’introduction se charge de répondre à bon nombre de questions qu’on pouvait se poser jusqu’à maintenant : qu’est-ce que des animaux fantastiques ? Comment sont-ils cachés au yeux des moldus ? De quelle manière les animaux fantastiques sont-ils réglementés ?
J’ai trouvé cela super intéressant, surtout qu’une bonne partie est placé dans un contexte historique mais aussi un peu légendaire, ce qui n’est pas si différent dans le monde des sorciers, au final.
Par la suite, nous avons bien entendu droit à de nombreuses créatures fantastiques, leur description, leurs habitudes, parfois des récits historiques mais romancés. Ce qui m’a cependant étonnée, c’est que les dernières créatures sont moins détaillées que les premières, pas toutes mais quand même sur une bonne partie des pages de fin.

Dans cette version, les illustrations sont vraiment très chouettes, j’ai beaucoup accroché et je me suis arrêtée à plusieurs reprises afin d’en contempler chaque détail.

J’ai adoré, c’était une lecture très sympathique, rapide et agréable. Et quand on est fan des Harry Potter et qu’on connaît bien la saga, c’est amusant de faire des corrélations entre personnages connus et ce qui en est révélé dans les bouquins.

Challenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Oubliettes – lire ou relire un des 3 spin-offs de Harry Potter –  10 points