Un impossible conte de fées – Yujoo Han

Titre: Un impossible conte de fées
Auteure: Yujoo Han
Éditeur: Decrescenzo
Nombre de pages: 260
Quatrième de couverture: Mia et La môme se côtoient sans se connaître. Elles sont camarades de classe. Mia possède tout ce qu’un enfant peut désirer dans la vie, sauf l’essentiel. Quant à La môme, elle n’a pas cette chance. Autant dire que les deux écolières n’ont en apparence aucun point commun. Pourtant, ce soir-là, un jeu innocent et cruel débute. C’est ce que La môme attendait…
Ce roman est un tour de force. En mettant en scène une gamine et son ombre, Han Yujoo rappelle, à nous adultes, combien l’enfance nous poursuit, sous une forme ou une autre, toute notre vie.

Cet impossible conte de fées, une fois ouvert, ne peut plus être lâché. Il convoque tous nos sens : la vue, l’ouïe, la parole, le toucher sont remis en cause dans leur efficacité à approcher la vraie vie. Et si la narratrice et l’auteure ne font qu’une, c’est pour mieux nous rappeler que notre vie est une éternelle enfance.

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio  ainsi que les éditions Decrescenzo qui m’ont permis de découvrir cette lecture si particulière.

Mon choix s’était porté  sur ce roman notamment, en raison du résumé qui m’a interpellée et donnée grandement envie de voir ce que l’auteure nous réservait : comment pouvait-elle allier le fait que notre vie est une éternelle enfance avec le fameux jeu innocent et cruel qui débute ?
Je dois bien avouer que je n’ai pas la réponse. Tout au long de ma lecture, je me suis souvent demandée si la quatrième de couverture correspondait réellement à ce que je lisais et je l’ai relue à plusieurs reprises sans réussir à me faire une idée.
Je suis plutôt hétéroclite au niveau de mes lectures, même si j’ai une nette préférence pour ceux issus de l’imaginaire. J’ai souvent découvert des romans étranges mais aucun n’a été aussi déplaisant que celui-ci. Je pense que je suis malheureusement passée complètement à côté.

Comme dit dans le résumé, on suit deux personnages principaux, Mia et la môme – même si cette dernière prend rapidement de l’ampleur au point qu’on retient principalement sa présence à elle. Elle a un côté dérangeant pour une fillette : elle est discrète, effacée, limite invisible. Elle a l’air d’envier les autres mais rien n’est moins sûr. Elle fait des trucs bizarres, inutiles et ce, sans réelle raison. Je l’ai trouvée obsessionnellement parano et elle fait des trucs insensés pour justifier ses hantises. Ça, c’est pour la première partie.
Dans la seconde, on suit au début l’auteure qui a écrit la section précédente, d’abord à travers des rêves aussi étranges qu’intéressant, puis elle finit par avoir des hallucinations et parler à ses créations en justifiant notamment ses choix.

Alors raconté comme ça, ça me donnerait presque envie de le lire… presque.
Je pense que le style d’écriture de l’auteure est à l’origine des soucis que j’ai rencontrés.
Déjà, elle use et abuse des effets d’insistance en multipliant les répétitions. Ça passe de temps en temps, mais là, c’est constamment ; ça alourdit le récit et ça rend la lecture ennuyeuse et laborieuse.
De plus, on a droit à un certain nombre de passages très flous, principalement lors d’actions. Je me souviens d’une scène où une camarade de classe, Kim In-jung, suit la môme qui possède le double des clés de sa classe – détail hyper important dans le récit -, les deux finissent par rouler dans l’herbe sur la pelouse (on ne sait pas trop comment), avec un couteau (objet qui a également son importance) et ça finit avec du sang… J’ai relu le passage trois fois et pas moyen de savoir ce qu’il s’est passé – je subodore que la môme ait saigné du nez, uniquement parce que ses nombreux saignements sont évoqués dans la seconde partie. Bref, tout au long du roman, on trouve un paquet de passages du genre… c’est exaspérant et ça m’énerve, ça rend une fois de plus la lecture laborieuse…
Par contre, il faut laisser à l’auteure le fait que lorsqu’elle décrit des scènes de bout en bout, elles deviennent impressionnantes : que ce soit les moments avec les poussins, le chaton sur le toit-terrasse ou l’événement final, c’était dérangeant, oppressant, génial au final… Je m’attendais à ce que la totalité du livre soit ainsi mais non.

Du coup, c’est malheureusement une déception pour cette lecture, certes poétique par moment, mais nébuleuse la majorité du temps.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Cho Chang – un livre où le héros est asiatique – 60 points

Akira, tome 06 : Chaos – Katsushiro Otomo

Titre: Chaos
Saga: Akira, tome 06
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 184
Quatrième de couvertureAkira, la grande saga de Katsuhiro Otomo, prend de plus en plus d’ampleur. Ne se contentant pas d’être un excellent manga de science-fiction (souvent élu le meilleur), la série Akira pose de nombreuses questions philosophiques sur les fondements et sur le devenir de l’humanité. Attention, chef-d’œuvre !

En ce qui me concerne, le tome précédent était un épisode de transition et en effet, dès ce sixième manga, on a droit à un changement radical dont le titre Chaos nous donne une excellente idée de ce qu’il annonce… et encore on est loin de ce qu’on aurait pu imaginer.

Lors du cinquième, tous les protagonistes étaient réunis pour une rencontre oppressante. On continue la scène avec un événement dramatique qui vient tout bouleverser… c’est un passage qui m’a fait littéralement hurler de colère autant que d’indignation et dont je ne me souvenais plus… ce qui est quand même étonnant au vu du personnage concerné et que j’adore.
Ce moment fort en émotion réveille le pouvoir d’Akira et Néo-Tokyo subit à nouveau une explosion d’une ampleur encore plus impressionnante et les conséquences sont terribles pour tout le monde. Je n’en dirai pas plus, histoire de laisser un peu de suspense mais à partir de là, la seconde partie du manga commence et l’univers bascule en post-apocalyptique.
Le seul bémol est qu’en l’espace de trois jours, ce qui est bien trop court à mon sens, Néo-Tokyo devient le champ de bataille de luttes intestines, de groupes étrangement organisés en un laps de temps si court et d’autre moins…

Je ne m’étendrai pas sur les personnages avant ce drame, je n’en ai rien pensé de plus et tout se passe dans l’action. Par contre, après la perte de contrôle d’Akira, ils sont tous séparés :
Kay s’occupe des monstres, Chiyoko est savamment armée et erre en ville à la recherche de ses acolytes, Akira et Tetsuo se sont alliés – si on peut dire ça – pour prendre la tête de la ville, lady Miyako maintient son temple, Ryu s’est perdu dans l’alcool, le colonel n’est plus rien. Pas de nouvelles de Kaneda et nous avons droit à un nouveau personnage qui vient de l’extérieur et nous permet de découvrir les changements apportés à la ville.

Ce sixième tome est vraiment génial, j’ai adoré le lire et l’ai trouvé bien trop court. Il est passionnant et nous prend aux tripes tout du long.
C’est un gros coup de cœur.

Akira, tome 05 : Désespoir – Katsushiro Otomo

Titre: Désespoir
Saga: Akira, tome 05
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 174
Quatrième de couvertureAkira est réveillé ! Paniquées, les autorités décrètent l’état d’urgence et la ville plonge dans le chaos. Pourtant ce petit garçon muet n’a rien d’inquiétant… Quelle force cache-t-il en lui ?

C’est le premier Akira que j’ai lu – c’est surprenant mais ma première lecture de cette saga s’est faite dans le désordre – et étonnamment, je ne me souvenais quasiment plus de rien… comme quoi, c’est loin d’être le tome le plus marquant.

En effet, Akira est réveillé pourtant, il reste amorphe et se laisse guider par les uns et les autres sans se poser la moindre question, comme s’il n’était qu’un sac à patate… ou plutôt une balle de rugby ou chacun des partis en présence se battent pour récupérer le gamin.
Pour le coup tout le monde est là : le colonel, Nézu, Ryu, Kaneda, Kay, Chiyoko et les trois petiotes-de-main de lady Miyako. Seul Tetsuo brille par son absence, ce qui est loin d’être étonnant vu l’assaut qu’il subit à la fin du quatrième tome. Cependant, une petite phrase prononcée par un soldat peut nous mettre sur la voie de son sort, à condition de faire attention à ce détail.

C’est à partir de ce volume que j’ai commencé à mieux supporter Kaneda et Kay, voire à les apprécier, pour une raison toute simple : ils s’investissent enfin, vont de l’avant et ne tentent pas constamment de fuir. Ils prennent même des initiatives comme de libérer Akira des mains de Nézu – on n’y croyait plus, c’est un miracle !
Mon personnage préféré est probablement Chiyoko. Elle a certes la carrure d’un camionneur mais elle assure grave ! Elle est bourrine, elle sait manier armes comme véhicules spéciaux et surtout ne mâche pas ses mots.

J’attendais avec beaucoup d’impatience d’arriver à ce cinquième tome dont j’avais gardé un souvenir bon même si flou. Finalement, il n’est quand même pas terrible et je me suis un peu ennuyée, pourtant, il est important puisqu’il marque une transition importante dans l’histoire : loi martiale déclarée (depuis le quatre déjà, mais là, on le vit réellement en même temps que les habitants de Néo-Tokyo), coup d’état, course-poursuite à travers la capitale, etc.
Et quand on voit ce qui est utilisé pour traquer Akira, il y a de quoi en rester coite… En tout cas, ça a le mérite d’être impressionnant.
Le calme avant la tempête…
Un cinquième tome équivalent au précédent. C’était plaisant et ça s’est laissé lire rapidement.

Akira, tome 04 : Le réveil – Katsushiro Otomo

Titre: Le réveil
Saga: Akira, tome 04
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 192

Quatrième de couverture: Akira est réveillé ! Paniquées, les autorités décrètent l’état d’urgence et la ville plonge dans le chaos. Pourtant ce petit garçon muet n’a rien d’inquiétant… Quelle force cache-t-il en lui ?

Je vous retrouve déjà pour ce quatrième tome. Comme je l’avais annoncé sur ma page facebook, je vais enchaîner la série histoire de valider un des items de la coupe des 4 maisons.

Dans ce volume, il y a un peu moins d’action pour une raison logique : il est entièrement tourné vers le réveil d’Akira, du moins en ce qui concerne la première moitiéC’est donc un peu plus lent. De plus, beaucoup d’explications ayant été données dans le précédent, il n’y a plus grand chose à ajouter là, si ce n’est confirmer que les pouvoirs de Tetsuo ont bien un lien direct avec Akira. Et puis, même si on nous avait prévenu que le numéro 28 était dangereux, on était loin d’imaginer qu’un tel système ait pu être mis en place pour l’emprisonner… ce qui paraît encore plus ridicule quand on découvre son apparence et on ne peut s’empêcher de se dire que les réactions du colonel sont exagérées… le moins qu’on puisse dire c’est qu’il va loin pour minimiser les risques d’utilisation des pouvoirs du n°28.
La seconde partie est davantage orientée vers la fuite du complexe par les différents protagonistes et on a droit à une ou deux allusions quant à l’histoire de Tokyo et notamment son rapport avec la bombe atomique – pas besoin d’être devin pour comprendre que l’explication officielle n’est assurément pas la bonne.
On a donc droit aux conséquences proches de son réveil c’est-à dire dans les minutes qui suivent voire les quelques premières heures, conséquences pour les hommes au sein de la prison d’Akira mais aussi pour la population de Tokyo – abris, émeutes, etc.
En ce qui concerne les personnages, jusqu’à présent, j’ai parlé de certains mais très peu du héros, Kaneda, pour une raison évidente : j’ai toujours autant de mal avec lui. Je ne l’aimais pas particulièrement au début et jusqu’à présent, je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui me déplaisait. Jusqu’au moment où il dit : « faut chercher une planque » et j’ai trouvé que ça résumait tout à fait le personnage et ses actions. D’accord, il ne se cache pas tout le temps comme le rat moyen mais quand même souvent, sans compter qu’il termine régulièrement dans les égouts (en fait de rat… -_-), contrairement à d’autres personnages plus frondeurs et que je préfére nettement, style Yamagata. Bon, on est d’accord que le pauvre, ça ne lui a pas réussi puisqu’il est mort contrairement à Kaneda mais quand même… sans compter qu’il me saoule à toujours suivre Kay comme un petit chien. Elle-non plus, je n’en suis pas fan.

Un quatrième tome que j’ai un peu moins aimé que le précédent mais qui s’est malgré tout laissé lire très facilement et très rapidement.

Le Cirque des rêves – Erin Morgenstern

Titre: Le Cirque des rêves
Auteur: Erin Morgenstern
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 496
Quatrième de couvertureLe cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les révèrbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. »
Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardi…n de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer…
BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !
Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

Bon, je sens déjà que cette chronique va être difficile à écrire, pour une raison toute simple : ce n’était pas une lecture particulièrement déplaisante, pourtant, je n’ai pas des masses accroché. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et l’atmosphère emplie de magie qui imprègne ce récit ne m’a pas emportée.

C’est d’autant plus dommage que ça commençait fort. Dans un premier temps, on suit Prospero l’illusionniste qui prend en charge sa fille, Célia, et lui découvre des pouvoirs exceptionnels. Il décide alors d’organiser un pari avec son adversaire de toujours, Alexander. Ce dernier doit donc trouver un élève qui pourrait rivaliser avec la fillette. Dans les premiers chapitres, on chemine aux côtés des deux futurs adversaires, ainsi, on pénètre dans leur vie quotidienne auprès de leurs mentors et dans l’enseignement très différent qu’ils mènent. Puis,le jeu se met en place et le cirque des rêves voit le jour. A partir de là, aux alentours des 10%, les choses changent et notamment au niveau chronologique.
Déjà, beaucoup de personnages entrent en scène et même si l’auteur les décrit suffisamment bien pour qu’on ne s’y perde pas, le fait que leurs noms aient été notifiés avant (je pense à Herr Thiessen principalement), cela m’a un peu embrouillée. Donc de 1873 à 1884, l’histoire suit son cours de façon linéaire. Puis, on vivote entre plusieurs dates, on fait des allers-retours entre chacune et c’est assez désagréable.
Je comprends aisément la raison pour laquelle l’auteur l’a fait, sûrement dans le but d’attiser la curiosité du lecteur ; mais en ce qui me concerne, c’était loupé : ça a juste cassé un rythme déjà lent et je n’avais pas particulièrement envie d’avancer. Ce qui m’a poussée à ne pas abandonner, ce sont les personnages. Je les ai beaucoup aimés, ils sont particulièrement attachants chacun à sa manière que ce soit Célia qui, malgré un apprentissage difficile, est restée douce et aimable, Marco qui, sous ses airs froids, souffre de sa solitude, les sœurs Burgess sympathiques, perspicaces et intuitives, Thiessen obsédé par le cirque à un degré limite abusé, etc.
Seuls Alexander et Propero m’ont laissée froide.

Dans l’ensemble, cela s’est laissé lire sans plus. Ce n’était ni passionnant ni entêtant, ce n’était pas non plus déplaisant.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Miroir du Riséd – un livre que tu désires lire depuis longtemps – 5 points