Tour à tour sur un fil – Mordicai Gerstein

Titre: Tour à tour sur un fil
Auteur: Mordicai Gerstein
Éditeur: Le Genévrier
Nombre de pages: 40
Quatrième de couvertureEn 1974, alors que s’achevait la construction du World Trade Center, un jeune funambule français, Philippe Petit, tendit un câble entre ses deux tours et passa presque une heure à marcher, danser et sauter à plus de 400 mètres du sol.
Cette marche en équilibre sur un fil a marqué l’histoire de New York et de son World Trade Center. L’album de Mordicai Gerstein restitue la poésie et la magie de cet exploit. Servie par un texte tour à tour sobre puis lyrique, et par de superbes illustrations à l’encre et à l’huile culminant sous la forme de deux dépliants panoramiques des plus spectaculaires, la version originale de Tour à Tour sur un Fil a obtenu la prestigieuse Caldecott Medal 2004.

C’est l’un des albums que contenait le panier Au fil de l’été emprunté à la médiathèque. Donc comme à chaque fois, je ne lis pas les résumés. Du coup, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il traite des tours jumelles de New York :
Lors de la construction des deux fameux buildings du Wold Trade Center, Philippe Petit, funambule français de son état, décide de tendre un câble entre les deux bâtiments et de marcher en équilibre sur ce fil. Inutile de préciser qu’aider de ses acolytes, il réussit cet exploit.
Autant vous dire de suite que je me suis posée la question de savoir si le bonhomme avait bien existé, d’autant que le nom me disait quelque chose. Il a en effet existé et les exploits relatés dans cet album sont bien réels aussi bien la traversée de Notre Dame de Paris que celle des tours jumelles.
Ça avait un côté instructif plaisant.

Personnellement, j’ai bien aimé du début à la fin.
Les dessins sont sympathiques, la perspective des immeubles n’est pas trop mal faite étant donné la difficulté que cela peut représenter pour dessiner une ville telle que New York.
Pour les enfants, ils ont eu un peu plus de mal à accrocher au début surtout, jusqu’à ce que Petit et ses amis pénètrent dans les tours – la raison principale en fut les détails techniques donnés (la hauteur à laquelle elles culminent, le poids des câbles transportés, etc.). Il n’y en a pas des masses, et seulement sur deux pages, mais ce sont les moments où la petite a perdu le fil, si j’ose dire. Par contre, une fois ces détails passés, elle a adoré et a suivi avec attention le récit.
Certaines planches se déclinent sur trois pages – cf l’image ci-dessus – ce qui était aussi surprenant que plaisant.

J’ai bien aimé cette lecture, elle était vraiment chouette.

Le fil d’Alexandre Calder – Sieb Posthuma

Titre: Le fil d’Alexandre Calder
Auteur: Sieb Posthuma
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 26
Quatrième de couvertureAlexandre joue avec son fil. Comme un enfant qui gribouille, il lui donne toutes les formes qui lui passent par la tête : fauteuil, fleur, parapluie, vélo… Animaux qui existent et monstres qui n’existent pas… Mais ce qu’il aimerait encore mieux, ce serait inventer une forme qui danse toute seule et chante avec le vent…

Je me suis enfin lancée dans la lecture du panier Au fil de l’été, emprunté à la médiathèque le mois dernier. Je pensais avoir du temps à lui consacrer pendant mes vacances, malheureusement, ce ne fut pas possible. Je me suis donc rattrapée cette semaine… enfin un peu, quoi !

Cette lecture était relativement plaisante.
D’un premier abord, les dessins, plutôt simples et pas très beaux, peuvent rebuter, surtout qu’ils contiennent peu de couleurs et qu’elles sont particulièrement vives. Des détails qui m’ont un peu freiné. Pourtant, il y a un côté fascinant pour les plus jeunes : enfant, c’est le genre d’illustrations que j’aurais pu regarder des heures durant, à suivre le fil du bout des doigts pour voir si l’auteur les avait dessinés sans lever le stylo – et vu le nombre de création à partir de ce fameux fil, il y aurait eu de quoi y passer des jours et des jours.

L’histoire en elle-même est assez simple : Alexandre n’a besoin de rien ni de personne, il parvient à fabriquer toute sorte d’objets avec son long fil de fer. Jusqu’au jour où il se rend compte que ça ne lui suffit plus.
Je ne m’attendais pas du tout à ce revirement dans le récit, le héros semblait heureux avec ses créations… une telle prise de conscience laissait plein de possibilités à l’auteur et j’avoue qu’il a probablement choisi la moins intéressante à mon sens. Dommage…

Comme dit au début, c’était plaisant, ça s’est laissé lire.

Mary Poppins – Pamela Lyndon Travers

Titre: Mary Poppins
Auteur: Pamela Lyndon Travers
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 252
Quatrième de couvertureMary Poppins, la nouvelle gouvernante des quatre enfants Banks, est vraiment très spéciale ! Elle monte l’escalier sur la rampe, ouvre un sac vide et en tire un lit pliant, verse de la même bouteille du sirop de citron, de la glace à la fraise, du lait et du punch au rhum. La fantaisie, le merveilleux et l’extravagance viennent bouleverser la vie quotidienne de toute la famille.

Cela fait un moment que je tenais à lire ce roman, mais je ne me le suis procurée qu’il y a deux mois. J’aimais beaucoup le film, néanmoins jusqu’à ces deux dernières années, j’ignorais l’existence du livre.
J’ai mis un certain temps à le lire, pas loin de trois semaines, ce n’était nullement parce qu’il n’était pas bien, seulement, les impondérables dus à mes vacances m’ont grandement ralentie, voire empêchée certains jours de l’ouvrir.

Contrairement au support cinématographique dont l’histoire a été condensée afin de ne pas partir dans tous les sens, le bouquin est composé de douze petits récits : le fil conducteur en est toujours que Mary Poppins, portée par le vent d’est, arrive au 17 allée des Cerisiers et devient la nurse de la famille Banks : elle s’occupe donc des enfants et vit avec eux plein de petites aventures peuplées d’événements merveilleux et particulièrement inexplicables que ce soit la visite chez l’oncle de l’héroïne qui se termine en séance d’envol ou l’anniversaire au zoo, etc.
On découvre également davantage le voisinage de la maison, l’Amiral, Mademoiselle Lark, mais également les connaissances de Mary Poppins, Bébert le marchand d’allumette (qui n’est pas cheminot, snif !), le geai, etc.

La Mary Poppins du livre est assez semblable à celle du film. Elle est calme mais se montre autoritaire quand nécessaire, j’ai beaucoup aimé cette façon d’être chez le personnage : elle a du répondant, elle sait ce qu’elle veut et ne se laisse pas démonter même face à son employée avec qui elle se montre même un peu insolente sur la fin.
Les enfants, Jane et Michael, ne sont pas aussi terribles que ce que le laissait penser le début, à part dans le chapitre La boussole magique ou le garçon est d’une humeur massacrante.
Dès les premières pages et tout au long de l’histoire, j’ai été transportée par la magie qui imprègne le récit et m’a donnée la sensation d’être revenue en enfance au point d’avoir presque regretté de ne pas le partager avec ma puce – il faudra qu’elle le découvre par elle-même.

J’ai adoré cette lecture, j’ai passé un excellent moment et je ne peux que le conseiller aux petits comme aux grands.

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 25/50

Magic 7, tome 4 : Vérités – Kid Toussaint

Titre: Vérités
Saga: Magic 7, tome 4
Auteur: Kid Toussaint
Illustrateurs: Kenny, Upchurch, Raapack, Ers, Bodart, Evenhuis, Clarke, Beroy
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 56
Quatrième de couverture: Léo passe ses vacances chez son père. Dans la bibliothèque, il découvre des ouvrages qui lui révèlent l’origine secrète des mages !
Des connaissances bien utiles pour les sept amis qui se préparent à affronter… la Bête !

Magic 7 est une BD jeunesse que je suis depuis les premières publications dans le Spirou Magazine et dont je vous parle depuis et ce, pour deux raisons évidentes :
-la première étant qu’elle a été créée et scénarisée par un ami, Kid Toussaint.
-la seconde étant pour la qualité de cette série que j’apprécie énormément – il en va de même pour mon homme qui est pourtant bien plus difficile que moi.
Je redoutais énormément ce quatrième tome, pour une raison toute simple et qui saute aux yeux dès qu’on le feuillette : les dessinateurs changent tout au long du récit. J’étais habituée aux illustrateurs attitrés et je craignais un changement déroutant.

Au final, mes craintes n’étaient en aucun cas justifiées, bien au contraire.
On découvre en même temps que Léo l’origine des sept et pour chaque passage, un dessinateur différent ; ça rend super bien et surtout, ça ne coupe nullement le récit, c’est cohérent avec le principe de passer d’un personnage à un autre.
En lisant le résumé, on pourrait penser que ce quatrième tome répond à bon nombre de questions qu’on se posait jusqu’à présent, bon, c’est quand même un peu le cas, mais les réponses amènent énormément d’autres interrogations et notamment une importante : le passé va-t-il se reproduire une fois de plus ?
On en apprend également un peu plus sur le père de Léo mais également sur ceux d’Alice et de Milo, des révélations étonnantes et plutôt inattendues pour certaines. Ce qui ne devrait plus me surprendre dans les BD de Kid… mais si, toujours.

Au niveau de l’ambiance, on dénote également une subtile différence par rapport aux précédents : le ton est un peu plus adulte, principalement parce qu’on plonge dans un temps aussi ancien que troublé, une atmosphère renforcé par des illustrations plus mâtures pour bon nombre de planches.
Il y a toujours un côté drôle et insouciant notamment quand on se retrouve du côté des acolytes de Léo : Farah, Hamelin, Lupe et compagnie, mais comme on ne les voit pas des masses, cela passe au second plan.
L’auteur a malgré tout conservé une anecdote amusante histoire de couper un peu le dramatique de la situation : j’ai beaucoup ri quand l’Alchimiste demande de l’aide au devin.

J’avais adoré les deux précédents, mais pas autant que celui-ci : comme pour le premier, c’est un coup de cœur. Et cela ne m’étonne pas que cette série remporte bon nombre de prix (prix du scénario des écoles d’Auch, prix de la jeunesse au Festival BD de Rouans et au festival BD d’Anzin-Saint-Aubin, prix de la série au festival Bulle d’Océan de Rochefort).
Maintenant, j’ai hâte de voir ce que le cinquième tome nous réserve.

Féérie, tome 1 : La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains – Catherynne M. Valente

Titre: La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains
Saga: Féérie, tome 1
Auteur: Catherynne M. Valente
Éditeur: Balivernes
Nombre de pages: 256
Quatrième de couvertureSeptembre est une jeune fille qui aspire à l’aventure. Quand elle est invitée en Féérie par le Vent Vert et le Léopard des Petites Brises, bien sûr, elle accepte. Qui ne le ferait pas à douze ans ? Mais Féérie est dans la tourmente, sous le règne écrasant d’une Marquise maléfique.
Cheminant en compagnie d’un vouivre amoureux des livres et d’un étrange garçon bleu, presque humain nommé Samedi, elle perdra : son ombre, sa chaussure, son cœur et bien sûr son chemin. Mais dans l’aventure, elle trouvera le courage, l’amitié, une cuillère un peu spéciale et bien plus encore. Elle seule détient la clef qui rétablira l’ordre et le bonheur en Féérie…
Il n’y avait pas eu de monde si envoûtant, de personnages si originaux depuis Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz. L’héroïne grandit au cours de cette aventure. Septembre est intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie.

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque. Je l’ai vu tourner il y a déjà quelques temps et les différents avis m’ont donné envie de m’y essayer. Avant de me lancer, je l’ai feuilleté : je trouvais les illustrations à la Benjamin Lacombe assez sympathiques et les titres comme la Vouivriothèque ou la maison sans prévenir m’ont bien plu. J’avais donc grandement hâte de commencer ma lecture. Malheureusement, je n’ai pas accroché.

J’ai trouvé que l’histoire manquait d’un fil conducteur. Imaginez :
On suit Septembre, que le Vent Vert embarque avec lui vers un pays imaginaire et ce, sans aucune raison ! Une fois à la frontière, lui ne peut guère passer suite à un problème de visa, quant à la fillette, elle traverse quand même. Pourquoi ? Aucune idée mais elle y va. Elle n’a aucun but, ne sait pas où aller mais ce n’est pas très grave, elle poursuit sa route vers nulle part.
Elle rencontre alors trois sorciers et comme elle n’a rien à faire, elle décide de risquer sa vie pour récupérer la cuillère de l’une d’elle qui est aux mains de la super vilaine du pays, la Marquise. Elle rencontre d’autres personnages comme le Vouivre (oui, le, vous avez bien entendu) et poursuit sa route.
Elle a enfin une mission mais elle n’y croit pas et personnellement, je n’y ai cru à aucun moment, elle n’a pas fait de cette quête la sienne.
Et c’est ce qui pose problème, ça sonne faux.

Dans la manière dont c’est écrit, j’ai souvent eu la sensation d’être dans un pseudo Alice aux pays des merveilles, en nettement moins bien : une histoire burlesque et absurde, une impression amplifiée par le manque flagrant de motivation qui ferait avancer l’héroïne.
Le seul personnage que j’ai apprécié est le Vouivriothèque jusqu’à ce qu’il entame le voyage avec Septembre. Après cela, il perd un peu de son intérêt… du moins, il n’en avait pas suffisamment pour me pousser à continuer mon calvaire.

Du coup, j’ai abandonné ce bouquin à 30% soit 76 pages de souffrance et d’ennui mortel. Bref, j’ai détesté cette lecture.