Black Butler 7 – Yana Toboso

Black Butler 7Titre: Black Butler 7
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection: Black Kana
Nombre de pages: 170
Quatrième de couverture: Ciel et son majordome sont entrés dans la troupe du cirque Noah’s Ark en dissimulant leur identité. Afin d’en apprendre plus sur leur bienfaiteur qui reste dans l’ombre. Sébastien s’approche furtivement d’une jeune femme de la troupe afin de la séduire… Les extrémités de ses doigts, pareilles à des plumes noires, dansent sur la peau de la dompteuse de fauve désarmée. Exécuter loyalement les ordres de son maître uniquement…

 Si le dernier volume ne m’avait pas convaincue, celui-ci m’a plus qu’enthousiasmée. On y retrouve l’atmosphère sombre qui m’a tellement plu et même les relations entre Sebastian et Ciel changent… à moins qu’on ne les voit telles qu’elles sont réellement.

Déjà dès le début, ce n’est pas le majordome qui sauve l’héritier de la famille Phantomhive – je ne dirait pas qui histoire de ne pas spoiler plus que nécessaire – et lorsque ce dernier lui demande des explications, il s’entend dire que le diable a promis de le garder en vie nullement de lui épargner certains désagréments lors de leurs missions tels que blessure ou douleur. On entrevoit donc leur relation différemment.
Lorsque Ciel tombe malade par la suite, grâce à Aghni, Sebastian découvre une facette du rôle de majordome qu’il n’envisageait pas : prendre soin de son maître. J’espère que par la suite, ça ne deviendra pas lourd mais là, dans ce volume, ça passe vraiment bien.

On découvre aussi la manière dont Sebastian se nourrit. Je ne me souviens pas si on en parle précédemment, il me semble que cela a vaguement été évoqué, ; en tout cas, dans ce tome 7, c’est vraiment marquant parce qu’on le voit faire, il « amadoue sa proie par des paroles mielleuses pour l’attirer ensuite dans les ténèbres ». C’est réellement un passage très sombre mais la mise en scène est absolument magnifique.

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Je ne savais pas trop que penser des personnages du cirque Noah’s Ark, finalement, je les aime bien, contrairement à leur père qui est un personnage glauque, torturé, dérangé et dérageant. Il fait presque peur. Mais grâce à lui, on en apprend davantage sur le passé de Ciel, les quelques flashs qu’on a eu depuis le début sont explicités et le moment où il a invoqué Sebastian est un peu plus détaillé.
Maintenant, j’attends avec impatience de lire le prochain tome de Black Butler parce qu’en conclusion, le comte de Phantomhive affirme que ses domestiques ne sont pas comme les autres… ce qui expliquerait pourquoi ils sont si mauvais dans leur rôle. Donc j’ai hâte de voir dans quel domaine ils excellent.

Pour ce 7ème volume, c’est un coup de cœur du début à la fin. Trop bien ! 😀

La nostalgie heureuse – Amélie Nothomb

La nostalgie heureuse - Amelie NothombTitre: La nostalgie heureuse
Auteur: Amélie Nothomb
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 156
Quatrième de couverture:
« Tout ce que l’on aime devient une fiction »

Jusqu’à présent, j’avais toujours refusé de lire du Amélie Nothomb.
Pourquoi ?
Pour une raison très simple, lorsque j’étais en fac de japonais, une de mes enseignantes l’avait citée en expliquant vaguement que les japonais détestaient ses romans. A partir de là, j’ai voulu me faire ma propre opinion : je connaissais l’auteure de nom, son visage également, je n’avais jamais rien lu d’elle, elle n’était pas étudiée en cours – et ce ne sont pas mes deux ans en lettres modernes qui ont pu me faire découvrir des auteurs contemporains, les récits les plus récents remontés à 1950… c’est hyper moderne !

Bref, j’étais bien décidée à l’époque à découvrir la raison pour laquelle les japonais ne l’aimaient pas : était-ce réellement parce qu’elle utilisait des noms nippons comme elle l’entendait, peut-être que le fait que ce soit une européenne qui parle du Japon avec une façon de pensée occidentale ne plaisait pas – moi, c’est ce que je redoutais, je préfère nettement lorsque les japonais racontent leur propre pays et leurs coutumes -en bien ou en mal peu importe.
Mais rien de tout cela ne m’a empêchée à l’époque de découvrir ses œuvres : ce qui m’a bloquée, ce sont les couvertures de ses livres. L’auteure y était omniprésente, ça m’a donné une impression de narcissisme et j’ai refusé de lire quoique ce soit venant d’elle.

Mais je pars du principe qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je viens donc de lire La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb.
Comment dire… je pense que je n’ai pas fait le bon choix. Déjà c’est une autobiographie… une de plus, elle en a quand même écrit un certain nombre de ce que j’en ai vu et découvert dans ce roman – à se demander combien de vie elle a vécu. Elle parle pas mal d’elle, de son passé et de ses œuvres – normal pour une autobiographie.
J’ai d’ailleurs découvert que le dernier de ses livres à avoir été publié au Japon était Stupeur et Tremblements avant un trou de 10 ans ; ah, finalement y avait peut-être du vrai dans ce que disait ma prof !

Je ne vais pas m’étendre dessus, je n’ai pas aimé : cette lecture a renforcé cette sensation de narcissisme que les couvertures me donnaient et l’auteure a beau dire qu’elle doute d’elle, qu’elle n’est pas exceptionnelle, certaines de ses pensées couchées sur papier contredisent cette fausse modestie, genre quand elle explique qu’elle a reçu une lettre de ses lecteurs annonçant qu’ils avaient donné le nom d’un de ses personnages à leur enfant parce qu’ils trouvent son univers génial… Okay, j’ai compris…
A côté de cela, je ne peux pas non plus dire que j’ai détesté : j’ai apprécié son style d’écriture mais sans plus. L’impression dominante reste assez négative mais je pense que j’essaierai un autre de ses romans histoire d’être définitivement fixée.

Challenge ABC2015Je passe à 19/26

La Promesse des Ténèbres – Maxime Chattam

La promesse des ténèbres - Maxime ChattamTitre: La Promesse des Ténèbres
Saga: La Trilogie du mal, préquelle
Auteur: Maxime Chattam
Éditeur: Albin Michel
Format: E-Book
Nombre de pages: 431
Quatrième de couverture:
New York Mégapole de tous les possibles.
De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer.
Celui de la Promesse des Ténèbres.

Ce tome est une préquelle à la Trilogie du Mal que j’ai découvert l’année dernière. J’avais adoré cette saga et ma binôme, Nymou (Rossignol Livresque) et moi-même étions bien décidées à lire La Promesse des Ténèbres, d’autant que nous savions qu’il portait sur Brady O’Donnel.

J’ai peut-être moins aimé ce volume-ci que les autres pour plusieurs raisons :
-le thème de la pornographie, même si elle est underground -et là, totalement déviante-, est un peu racoleur à mon goût ; ça n’ôtait certes pas le côté psychopathe du thriller mais déjà le fait que les criminels agissent en bande, ça ne minimise certes pas l’acte, mais j’ai trouvé ça moins fort car après tout, tout le monde sait qu’en groupe, on se laisse plus facilement aller à la folie.
-le fait de connaître la suite, quelques détails importants et notamment le futur d’Annabel, le suspense perd drôlement puisqu’on sait ce qui ne lui arrive pas. Du coup, on angoisse principalement pour Brady mais de mon côté, j’ai surtout passé mon temps à me demander ce qu’il avait fait et comment cela finirait pour lui.
-j’ai découvert avant la fin qui était le vilain de l’histoire, celui de la Tribu – même si j’en ai eu l’intuition qu’à 80% du livre sans réel indice pour étayer ma thèse, une fois que j’avais mis le doigt dessus, j’étais persuadée que ça ne pouvait être personne d’autre ; quant à ses raisons d’agir ainsi, elles m’ont été soufflées dès le premier chapitre, il devenait donc évident que c’était lui.

J’ai aimé parcourir les catacombes de New York même si je m’attendais, à chaque intersection, à découvrir non pas un membre du peuple-taupe mais un Morlock – oui, d’accord, ce n’est pas franchement le même univers et celui de Chattam est bien plus sombre que ne l’est celui de Stan Lee mais chacun ses références, hein !
Les personnages rencontrés sont tous plus glauques les uns que les autres et ce qui me fait peur, c’est que j’en ai trouvé certains assez réalistes quant à la nature humaine.
J’ai plus d’une fois trouvé Brady stupide de tout garder pour lui au lieu de chercher de l’aide auprès de sa femme, il a creusé sa propre tombe, sacrément profonde de surcroît.
J’ai bien plus apprécié Thayer dans cette préquelle, il me paraissait insipide et rébarbatif dans In Tenebris, là,il est intéressant et cultivé.
Quant à Annabel, elle n’avait pas encore développé son intuition de flic, c’est pas possible. Elle est passé à côté de tout.

Voilà, je pense avoir fait le tour. Un tome que j’ai apprécié -même si j’aurais préféré le lire avant la Trilogie du Mal pour ne pas me gâcher certains effets- et d’autant plus que je l’ai lu en Lecture Commune avec une blogueuse super, que j’ai grandement appréciée retrouver tant elle m’avait manqué.

Les voix du crépuscule – Lisa Unger

Les voix du crépuscule - Lisa UngerTitre: Les voix du crépuscule
Auteur: Lisa Unger
Éditeur: Éditions du Toucan
Nombre de pages: 456
Quatrième de couverture
: Les Hollows. Une petite ville au nord de l’état de New-York, où les maisons sont grandes et silencieuses, construites en bordure des bois qui ont jadis fait la réputation de la région. Jones Cooper y était policier. Jusqu’à ce qu’une tragique affaire le force à quitter ce métier qu’il aimait tant et le plonge, à l’orée de ses cinquante ans, dans une lente dépression. Bethany Graves, elle, a quitté Manhattan après un douloureux divorce pour tenter de s’y reconstruire une vie avec sa fille Willow. Quant à Michael Holt, il est de retour dans la ville de son enfance, celle qui qui a vu sa mère le quitter un soir, lui et toute sa famille, pour ne plus jamais réapparaître. Mais un jour, le temps s’accélère. Willow a vu un homme creuser dans les bois et au même moment, une inconnue demande de l’aide à Jones, de toute urgence. La ville bruit soudain d’étranges rumeurs tandis que les vies de ces hommes et de ces femmes commencent à révéler de bien sombres mensonges… Les Voix du crépuscule est un roman haletant et subtil, l’un de ces livres auxquels on repense souvent, longtemps après l’avoir lu.

J’ai mis 12 jours à terminer ce roman pour la simple et bonne raison que j’étais sur deux thrillers dont une LC et je donnais la priorité à l’autre lecture, je n’ai réellement pu bien avancer que ce week-end et il ne m’a pas fallu longtemps pour boucler les derniers 50% (4 jours, c’est dire, et ça aurait largement pu être plus tôt.)
J’ai réellement bien aimé cette lecture même si personnellement, je ne la classerai pas dans la section thriller mais plutôt policier principalement parce que je n’ai pas ressenti les mêmes frayeurs ou angoisses que lorsque je lis un thriller, mais ça ne m’a pas empêchée d’être prise dans l’histoire.

On suit un certain nombre de personnages :
-Jones Cooper, flic à la retraite avant l’âge qui aide les voisins en surveillant les maisons lors de leurs absences, allant nourrir le chat, ramassant le courrier, etc. Et sa femme Maggie qui est psy.
-Bethany Graves qui a emménagé aux Hollows avec sa fille Willow pour éloigner la demoiselle de New York et ses dangers parce que cette dernière cumulait mensonges et bêtises
-Eloise Montgomery et Ray Muldune respectivement médium et détective privé, travaillant de concert
-Paula Carr ainsi que son beau-fils Cole
-Michael Holt dont le père vient de mourir, la mère a disparu mystérieusement quelques années plus tôt et il tient à la retrouver
A tout se beau monde vient se greffer des personnages plus ou moins secondaires : Jolie, Kevin Carr, Chuck Ferrigno, Henry Ivy et quelques autres.
J’ai apprécié que chaque héros soit détaillé les uns après les autres ou en duo dans un chapitre différent, ça m’a permit de mieux les appréhender et de savoir qui était qui. Le seul souci que j’ai eu est avec Eloise, chaque fois qu’elle intervenait, je me disais : « tiens, une nouvelle ! » Ben non. J’ai dû me faire le coup trois fois de suite avant que cela ne cesse ; ça m’a réellement passé lorsqu’on a découvert son passé.

Le second gros point positif pour moi est qu’à la fin du bouquin, on connaissait tout des personnages. On les a découvert progressivement, souvent par le biais de réminiscence de dialogues anciens (en italique dans le texte) accompagné des réflexions que l’un des interlocuteurs se faisait, mettant en lien événements passés et présents. J’ai trouvé que ça rajoutait beaucoup, leur donnait une certaine consistance.
Bref, des personnages travaillés même si on n’a pas été à l’abri de quelques stéréotypes.

Un seul bémol pour cette œuvre : Kevin Carr. Il est censé être inquiétant, despotique, dangereux. Le souci est, qu’à part dans le premier chapitre, il apparait comme largement secondaire, on le voit uniquement à travers ce que Paula en pense ou découvre sur lui ou à travers les on-dits de son ex-femme, de son fils ; pas une fois il n’est réellement confronté à sa femme avant le moment fatidique, du coup, on ne le sent pas réellement comme une menace et j’ai eu du mal à comprendre pourquoi elle le redoutait tant : donc le personnage perd rudement, je ne l’ai pas pris au sérieux même en sachant qu’il possédait une arme à feu et c’est bien dommage.

Bref, un roman que j’ai beaucoup aimé, il faudra que j’en essaie d’autre de cette auteure.

Challenge ABC2015Je passe à 18/26

Black Butler 6 – Yana Toboso

Black Butler 6Titre: Black Butler 6
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection: Black Kana
Nombre de pages: 180
Quatrième de couverture: Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparu ! Sebastian et Ciel, qui a reçu l’ordre de résoudre l’affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d’un énigmatique cirque ambulant…
Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent…
Si tel est le désir de mon maître, je l’accompagnerai jusqu’où il lui plaira…

Pour ce tome, je suis bien incapable de préciser si j’ai aimé ou non. C’est vraiment le genre de sensation que je trouve désagréable et qui me gâche le plaisir.

J’ai trouvé la première partie beaucoup moins sombre que la seconde ; peut-être est-ce dû à l’état de l’esprit de la mangaka Yana Toboso qui nous précise en introduction que la série ayant été adaptée en animé, elle se sent pleine de fraîcheur ou est-ce dû à mon état d’esprit, je suis plongée dans deux thrillers et ne serai pas d’humeur à subir les pitreries des personnages ?
Mais je ne pense pas que cela vienne de moi étant donné que j’ai lu le Back Butler 6 en l’espace d’une heure sans interruption et j’ai senti une grosse différence entre les premières pages et les dernières.

Le début m’a donc ennuyée, ça n’avançait pas et comme à chaque fois c’était super exagéré : et là, je parle bien sûr de Sebastian et du tigre mais aussi de l’audition de Ciel pour entrer au cirque Noah’s Ark. J’ai nettement apprécié la suite lorsque les deux personnages principaux sont acceptés comme apprentis : déjà, ils sont séparés et le chef de la famille Phantomhive doit se débrouiller tout seul sans son grand sauveur – bon sang qu’il est raide et gauche, une catastrophe -, ensuite, on retrouve Suit, Shinigami de son état, qui ne s’entend pas du tout avec Sebastian et les deux doivent bien entendu faire équipe. J’ai trouvé ça très drôle et ça m’a vraiment plu. Même s’il y a un moment de vide lorsqu’ils sont au sein du cirque, l’enquête reprend rapidement. Ouf !

Black Butler 6 chapitre 26

Donc un début un peu difficile et longuet, un milieu plus intéressant et une fin passionnante comme souvent. Je n’aurai pas le choix, il faudra que je lise le prochain pour savoir la suite… et ça tombe bien, il attend sagement dans ma bibliothèque ^_^