Elric 1: Le trône de rubis – Julien Blondel, Didier Poli, Robin Recht, Jean Bastide

Elric le trône de rubisTitre: Elric 1 – Le trône de Rubis
Saga: Cycle Premier – Melniboné
Adaptation et scénario: Julien Blondel
Dessin et couleur: Didier Poli, Robin Recht, Jean Bastide
Éditeur: Glénat
Nombre de pages:
64
Quatrième de couverture:
Loup blanc.
Champion d’Arioch.
Jouet des Dieux.
Assassin de ton peuple.
Des siècles après ta mort,

Ta légende et ton nom resteront gravés dans les mémoires…
Les plus belles reines du monde se damneront pour mourir de ta main.
Comme ta mère avant elles…
Les plus grands souverains tomberont à tes pieds en maudissant ton nom,
Comme ton père avant eux…
Elric,
Dernier Empereur de Melniboné…
Appelle-moi,
Maudis-moi,
Attends-moi, mon aimé,
Car bientôt nous serons réunis…

Elric 1 le trône de rubis 2

Je sais bien que cette bande-dessinée ne doit sortir que le 22 mai, mais j’ai eu l’opportunité de participer à un partenariat et comme j’avais lu les livres, j’avais vraiment très envie de découvrir l’adaptation BD française. Je remercie donc Masse Critique Babelio ainsi que Glénat pour cette chance offerte.

Tout au long de ma lecture, j’ai été incapable de savoir si j’aimais ou non. Je trouve les dessins vraiment beaux mais sombres et même les couleurs les plus claires conservent une sensation un peu sinistre. Ce n’est pas désagréable, bien au contraire et ça renforce cette impression de cité décadente. J’ai beaucoup apprécié que tout du long, cette atmosphère un peu glauque soit maintenue. Le fait que plusieurs dessinateurs travaillent dessus se voit peu. Seules quelques planches diffèrent de la majorité des dessins mais ça m’a quand même un peu interloqué, sans que je puisse dire immédiatement en quoi; je n’ai compris qu’à la fin, lors de l’explication du travail commun des dessinateurs. Si j’y ai fait attention, c’est uniquement parce que lorsque je lis une BD,Elric 1 le trône de rubis 3 je m’attache beaucoup aux détails, je prends énormément de temps à la lire et surtout à la contempler. J’essaie toujours d’y trouver LA touche de l’artiste. Pour celle-ci, j’ai eu du mal à mettre le doigt sur cette touche mais quand j’ai réussi, j’ai été perturbée par les quelques changements de style. Cette lecture m’a pris l’après-midi: lisant la page, revenant sur chaque image afin de m’imprégner au maximum de l’œuvre.
Ne chipotons pas, en définitive, j’ai beaucoup aimé les dessins.

Pour l’histoire, ça reprend une bonne partie du premier livre de Michael Moorcock: Elric des Dragons. En lisant le début, je me suis demandée si ce n’était pas les préquelles du personnage avec sa montée sur le trône de rubis… Ben finalement, non. En avançant dans l’histoire, j’ai été frappée par certains passages où j’avais vraiment l’impression d’être replongée dans le livre; j’ai retrouvé avec plaisir un certain nombre de dialogues que j’aimais beaucoup et qui en disait long sur le personnage, son entourage et son univers.

Le seul point négatif pour moi, c’est que ma vision de Melniboné est très loin de celle du Trône de Rubis. Dans les livres, la décadence de La Cité Qui Rêve n’est pas très explicite, elle est sous-entendue sans pour autant entrer dans les détails. Donc je m’étais un peu imaginée l’univers de la sorte, mais le côté sanglant chez moi était beaucoup moins présent, voire à la limite absent. Et cette grosse différence m’a un peu dérangé.

Elric 1 Le trône de Rubis 4

Bref, dans l’ensemble, j’ai bien aimé. Je pense que lorsqu’on connait et qu’on a aimé la saga livresque d’Elric, on peut passer un bon moment nostalgie en se plongeant dans cette BD; et lorsqu’on ne connait pas l’univers, c’est une très bonne occasion de le découvrir. 🙂
Personnellement, je n’ai lu que les deux premiers tomes d’Elric et je n’ai pas accroché au second volume, j’hésitais à continuer la saga, mais en me replongeant dedans sous cette forme, ça m’a vraiment donné envie de reprendre.

Petit éloge de la rupture – Brina Svit

Petit éloge de la rupture - Brina SvitTitre: Petit éloge de la rupture
Auteur: Brina Svit
Éditeur: Folio
Nombre de pages:
111
Quatrième de couverture:
« Je vais essayer de tenter quelque chose, moi qui ai eu pendant longtemps peur de la rupture : ce n’est certainement pas par hasard que mes anciens amants sont tous restés mes meilleurs amis et que j’ai mis plus de vingt ans à quitter ma langue maternelle et commencé à écrire en français. Si j’écris sur la rupture, si j’ai perdu mon texte initial, si je dois recommencer, autant y aller franchement et faire une vraie rupture : un texte qui tranche, qui invente, qui fait exploser une forme rigide, qui s’ouvre aux autres. »

Je pense que pour ce livre, mon avis sera court. Beaucoup plus court que ce que m’a paru cette pénible lecture. Vous l’aurez compris, j’ai détesté. Je déteste rarement des livres, le plus souvent, je n’aime pas, tout simplement. Pas là.
Déjà, je suis assez déçue, le livre n’est pas du tout ce que la quatrième de couverture annonçait: on ne sens pas particulièrement cette peur de la rupture que la narratrice annonce, ce n’est pas non plus un texte qui tranche, qui invente, […] qui s’ouvre aux autres.
Les premières pages commencent relativement bien, une histoire banale de liaison. Et d’un coup, sans prévenir, on passe à tout autre chose. L’auteur alterne entre cette histoire, ce qui l’a motivé à écrire cette nouvelle, les relations avec son éditeur et d’autres personnes (d’ailleurs, j’ai trouvé détestable le fait de les nommer une seule fois pour passer par la suite à leurs initiales). Bref, elle passe du coq à l’âne sans transition, c’est plus que déstabilisant et surtout énervant au possible.
Le titre annonce quand même un éloge. Je n’ai trouvé aucun éloge de la rupture. L’auteure aborde de temps en temps ce thème de la rupture, mais ça reste occasionnel, elle parle davantage de ses soucis avec la langue française, des difficultés de l’écriture de son livre, etc…
Je m’attendais à une réflexion sur la rupture, la douleur que cela procure, le soulagement une fois qu’elle est consommée, les avantages que cela peut entrainer, etc… Rien de tout cela.
Alors je ne dirai pas que l’auteure n’a pas essayé: par moment, elle jette un caillou dans la mare en espérant que cela ricoche et fasse des petits… Le soucis est qu’elle ne va pas suffisamment loin dans sa réflexion pour nous lancer à sa suite. Résultat, le caillou jeté tombe dans l’eau avec un gros PLOUF et se noie dans un grand flou…

Bref, j’ai l’impression d’avoir perdu 2 jours de lecture. Une grosse déception…

Le Cercle de Critiques Littéraires des Lecteurs Economes

Lecture du mois de mai avec Le Cercle de Critiques Littéraire des Lecteurs Économes, voici d’autres avis qui y ont participé:

 

Il était une fois 1 – Au douzième coup de Minuit – Eloisa James

Il était une fois 1 - Au douzième coup de minuitTitre: Au Douzième Coup de Minuit
Saga: Il était une fois 1
Auteur: Eloisa James
Éditeur:
J’ai Lu pour Elle
Nombre de pages:
344
Quatrième de couverture:
Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L’odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout , la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C’est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu’arrogant. Un prince pour qui son coeur vacille, mais que le destin s’acharne à lui dérober. Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ?
Et si les contes de fées existaient ?

J’ai gagné ce livre grâce à un concours remporté chez Les lectures de Marinette que je remercie grandement pour ce cadeau, au passage :).
J’avais le choix du livre, j’ai opté pour celui-ci. Ça fait quelques temps que je vois le second tome tourner sur le net: j’avais envie de voir ce que cela pouvait donner. Mais comme je redoutais une interaction entre le premier et le second, j’ai préféré commencé par le commencement.

Je ne suis pas une grande fan de Cendrillon. Le thème du Prince Charmant ne m’intéresse que peu et je n’y crois nullement.. Je ne dis pas que je n’ai pas espéré plus jeune qu’il existe, mais j’ai toujours été lucide quant à l’existence d’un tel être. Impossible et là, soulagement parce que si j’avais le malheur de le croiser, je crois qu’il m’ennuierait profondément à moins que je n’ai une furieuse envie de le baffer 🙂

Ce n’est pas le sujet, parlons du livre en lui-même. En ce qui concerne l’histoire, ça n’avait rien d’exceptionnel: le conte de Cendrillon revu et corrigé, j’ai trouvé que finalement, on en était quand même loin. On a la vilaine marâtre mais c’est tout; la demi-sœur un peu sotte, jolie ce qui n’est pas dans le conte, de ce que je e rappelle et qui est toute gentille… mouais, elle n’est pas sensée être comme sa mère?
Le Prince n’est rien d’autre qu’un Prince, pour le charmant, tu repasseras… rien qu’un coureur de jupon. La marraine, c’est sûrement le personnage le plus proche du conte. Quant à Cendrillon qui se prénomme Kate, elle est loin d’être douce, cultivée, gracieuse,  elle prend comme excuse le fait qu’elle ait perdu sa mère à 16 ans et qu’elle n’ait pu développer les qualités nécessaires à une dame avant, comme si c’était le genre de choses que tu ne pouvais pas développer avant tes 16 ans… ou jamais pour certaines demoiselle (sifflote :oops:)
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Il me manquait un repère chronologique, je déteste ne pas pouvoir situer dans le temps un livre; un monde inventé ne me gène pas tant qu’il y a un quelconque repère temporelle. Finalement, j’ai pu situer un semblant de siècle grâce à un remarque sur Napoléon… Bon, à ce moment, ça a été un peu mieux… Jusqu’au moment où:
SPOILER (pour le lire, cliquez et faites glisser la souris sur le paragraphe)
La fameuse scène où Kate perd sa virginité, Gabriel prend quelque chose dans la table de chevet… et là… non, c’est pas possible, c’est pas ça, juste pas possible! Ça ne colle pas à l’époque… Tout compte fait, on ne sait pas ce qu’il a pris, jusqu’à la fameuse scène du labyrinthe où il sort un préservatif! Argggghhhhh!!! Noooonnnnn! Poils qui se hérissent et tout. Ça a tout gâché 🙁

C’est sûr que ce n’est pas de la grande littérature, mais ça se laisse lire. C’est simple, rapide. Bref, j’ai passé un bon moment et c’est l’essentiel.
Alors je lirai forcément le second tome, juste parce que j’adore le conte de fée auquel il fait allusion: La Belle et la Bête. Le  résumé me donne trop envie de le découvrir. J’espère juste qu’il sera mieux que celui-là et que la Bête ne sera pas un mec trop bien foutu, trop beau, itou… Bon, on verra bien ce que ça donne, j’en tremble d’avance 😯

Tobie Lolness – Timothée de Fombelle

Tobie LolnessTitre: Tobie Lolness 1: La vie suspendue
Auteur: Timothée de Fombelle
Éditeur:
Gallimard Jeunesse
Nombre de pages:
311
Quatrième de couverture:
Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, épuisé, les pieds en sang, Tobie fuit, traqué par les siens…
Tobie Lolness ne mesure pas plus d’un millimètre et demi. Il appartient au peuple qui habite le grand chêne depuis la nuit des temps.
Parce que son père a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire, sa famille a été exilée, emprisonnée, condamnée à mort.
Seul Tobie a pu s’échapper.
Mais pour combien de temps ?
Au coeur d’un inoubliable monde miniature, un grand roman d’aventure, d’amitié et d’amour.
Ce premier tome sera suivi par Les Yeux d’Elisha.

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque parce qu’étant un livre jeunesse et n’étant pas trop habitué à en lire, je n’étais pas très sûre d’aimer. Mais finalement, j’ai adoré. C’est très frais, très léger. Il se lit très très bien donc très vite. Une histoire absolument passionnante qu’il est difficile de quitter.

tobie lolness 1La trame du livre est relativement spéciale: ça commence par une traque -oui, je sais, c’est le troisième livre consécutif avec ce thème, mais ça ne me gêne nullement, j’aime bien 🙂 . Au début, on ne sait pas pourquoi son peuple le traque et le résumé du livre ne nous en dit pas beaucoup plus. Au fur et à mesure de l’avancée de Tobie à travers l’arbre, on en apprend plus sur lui, son passé, sa famille, ses amis, sa vie. La raison de cette chasse n’est expliquée que tard, mais ça ne manque absolument pas parce qu’on apprend à s’attacher à ce personnage et ça compte tout autant que le reste.

J’ai parfois ri, souvent souri et quelques fois, les larmes sont montées toutes seules. Il y a beaucoup de jeux de langage: l’auteur choisit des expressions métaphoriques, il les explique et les détourne un peu comme le ferait un enfant -mes enfants auraient pu sortir ce genre d’explication et me faire éclater de rire- et c’est juste fabuleux (L’expression « il n’y a pas de lézard » signifiait surtout: « s’il-n’y-a-pas-de-lézard-c’est-qu’il-n’y-a-pas-de-moustique-donc-la-vie-est-belle »).
Ce qu’il y a de super avec ce livre, c’est qu’il explique en des mots très simple et en des phrases très courtes des concepts d’adultes que les petits ont du mal à comprendre. Et nous, en tant que grands, derrière ces mots, on y voit des explications plus profondes qui ne parlent pas à nos petits d’hommes. (Ce jour-là, Tobie comprit, en regardant Maïa, que quand on pleure quelqu’un, on pleure aussi ce qu’il ne nous a pas donné. N’importe qui ayant perdu quelqu’un de cher comprend aisément cette simple phrase et tout ce qu’elle implique.)
Beaucoup de pensées m’ont touché dans ce livre parce qu’elle sonnaient simplement très justes sans pour autant m’affecter; ça conservait quand même une fraîcheur tout enfantine, et ce, malgré certaines scènes graves. J’ai aimé vibrer en même temps que Tobie et n’ai pas eu de difficultés à m’identifier à ce petit bonhomme d’un millimètre.

tobie lolness 2

Il est bon de préciser que quelque chose me gênait dans la façon d’écrire de l’auteur, comme dans l’univers de l’arbre; tout en trouvant l’aventure absolument passionnante. J’ai eu du mal à mettre le doigt dessus, mais j’y suis parvenue. Ce qui est bizarre avec ce livre, c’est que j’ai eu l’impression de lire un dessin-animé (quand une larme perle au coin de l’œil de la mère de Tobie « Je ne dois pas pleurer. Je ne dois pas pleurer » et que larme mit juste le nez dehors et disparut. , c’est à ce moment qu’en imaginant la scène, je me suis dis que ce n’était pas possible,, j’étais dans un dessin animé.) C’est une sensation à la fois très forte et très étrange sans être pour autant dérangeante et une fois que j’ai réussi à comprendre ça, la lecture s’est faite encore plus facilement.

J’ai énormément aimé, je compte bien l’offrir ou le faire offrir à mon fils et surtout, ne pas attendre trop longtemps avant de lire le second tome (d’ailleurs, là, je ne l’ai pas, c’est énervant! Grrrrr!)
Je suis très contente d’avoir découvert cette œuvre. Je l’ai lu dans le cadre de mon Baby Challenge Fantasy Livraddict 2013.

Je passe à 2/20.

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Le Sang des 7 Rois – Livre Premier- Régis Goddyn

Le Sang des 7 rois - Livre Premier - Régis GoddynTitre: Le Sang des 7 Rois
Auteur: Régis Goddyn
Éditeur:
LAtalante
Collection:
La dentelle du cygne
Nombre de pages:
400
Quatrième de couverture:
25 juillet 806
Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.
Entrez dans l’univers des 7 royaumes où sévit l’inquisition, et découvrez le secret de l’origine du sang bleu. Un événement en fantasy française. Un premier roman, un coup de maître.

J’ai pu découvrir ce roman grâce à un concours gagné, je remercie donc ActuSF ainsi que les éditions L’Atalante pour cette chance, parce que c’est une énorme chance d’avoir pu lire ce livre.
La quatrième de couverture m’a bien plu, j’avais  bien envie de vérifier par moi-même en quoi c’était un coup de maître et je suis plus que contente de pouvoir dire que pour un premier roman, un prologue surtout, je le trouve vraiment excellent. De plus, la couverture claque: elle attire beaucoup le regard et ce, malgré sa simplicité. On pourrait se dire que l’inconvénient est qu’au vue de sa couleur très claire, elle doit être salissante, et bien non, pas du tout: même après l’avoir trimballé un peu partout, elle est aussi belle et neuve qu’au premier jour.

En ce qui concerne l’histoire, j’ai  énormément aimé. On sent que l’auteur maitrise parfaitement son sujet. Tout au long de l’histoire, on devine sans problème que les hommes au sang bleu cachent quelque chose et plus on avance, plus on en découvre sur eux: arrivé à la moitié du roman, on sait ce qu’on pense être l’essentiel. Je reste persuadée que j’apprendrai encore bien des choses sur les descendants des 7 rois, mais j’avoue que ça m’est un peu égal, j’ai trouvé que le contexte était intéressant, les intrigues politiques bien menées, les événements ni prévisibles ni particulièrement imprévisibles mais ce n’est pas ce qui m’a tellement plu dans ce livre.
Le style de l’auteur est facile à lire sans pour autant être trop simple… Le gros point positif: j’ai beaucoup apprécié l’alternance entre récit et lettre/ journal intime, même si l’écriture de ces supports ne différaient pas suffisamment pour qu’on différencie vraiment les « auteurs », mais ne chipotons pas: pour moi, ça ne m’a pas perturbé plus que ça et ce changement a clairement participé à l’accroche.

J’ai adoré le personnage principal, et ça, c’est rare: il est loin d’être « politiquement correct » mais il reste loyal neutre à ses convictions et à sa ligne de conduite. Pendant longtemps, je ne savais pas trop quoi penser de lui, il ne me dérangeait pas particulièrement, mais je ne m’y suis pas attachée plus que ça. Pourtant, c’était frustrant d’être interrompu dans son histoire; et ça n’a pas loupé, finalement, je l’adore !
J’ai également bien apprécié les personnages secondaires, même si malheureusement Rosa arrivent un peu tard et qu’on n’a pas le temps d’entretenir le même rapport qu’avec Orville. Du coup, ça manque. Quant aux autres protagonistes, de ce que j’en ai lu, je les aime bien, mais à voir qui restera et qui disparaitra.

Bien sûr, ce n’est qu’un premier tome. J’avoue que c’est un peu énervant de ne pas avoir la suite. Mais ce qui est vraiment très agréable et très appréciable, c’est que la fin n’est pas frustrante. Alors oui, je meurs d’envie de lire la suite malgré tout, mais je ne me sens ni flouée ni oppressée par un sentiment étouffant comme la frustration; du coup, j’ai fini la lecture sur un temps apaisé, sur une sensation positive et l’attente n’en est que plus facile.
Bref, je le conseille fortement, pour moi, c’est une bonne surprise et un coup de cœur.