Endymion 1 – Dan Simmons

Titre: Endymion 1
Saga: Les Voyages d’Endymion – Les Cantos d’Hypérion
Auteur: Dan Simmons
Éditeur: Pocket
Nombre de pages: 340
Résumé: Raul Endymion est né sur la planète Hypérion à l’ère de la Pax. Il n’a pas accepté le cruciforme, ce qui le voue à une mort définitive. Mais voici qu’il est exécuté (à l’âge de 27 ans) et se réveille vivant…
Pour le vieux poète Martin Silenus, auteur des Cantos inachevés, le jeune homme est marqué par le destin : à lui de retrouver la petite Enée, disparue à l’âge de douze ans dans l’un des Tombaux du Temps, de la protéger de la Pax, et finalement de renverser la puissance de l’Eglise.
Un programme d’autant plus difficile que la Pax se sait menacée : quand Enée sortira des Tombeaux du Temps, trente mille gardes suisses se tiennent prêts à l’intercepter. Pour l’aider à fuir, Endymion aura le Vaisseau du Consul, mais la Pax est prête à les poursuivre, et les voyages d’Enée et d’Endymion ne sont pas près de finir.

J’ai commencé ce livre il y a déjà quelques jours parce que j’avais envie de revenir à une valeur sûre: Dan Simmons. J’adore cet auteur. Je l’ai découvert avec le cycle d’Hypérion, une vraie merveille; je craignais de découvrir d’autres lectures du même auteur – la peur d’être déçue-, mais j’ai quand même tenté l’Échiquier du mal, une merveille également. Et malgré ces deux fabuleuses tentatives, j’ai mis un certain nombres d’années avant de commencer Les Voyages d’Endymion.
Maintenant, je me suis lancée avec ce premier tome. Si j’ai mis plusieurs jours pour le terminer, c’est uniquement parce que je n’ai pas pris beaucoup de temps pour lire cette semaine. Ma lecture de la première quadrilogie Hypérion était lointaine -plus de 10 ans- et je redoutais particulièrement de complétement louper les références à la première saga. Eh bien, pas du tout ! Dès le début, on est averti que ce n’est pas une suite aux aventures des 6 pèlerins d’Hypérion. C’est pas beau de mentir ! Il est vrai que ce n’est pas une suite directe, on ne parle pas souvent d’eux, mais on sait quand même ce qu’ils sont advenus après leur rencontre avec le gritche. Et tout est tellement bien écrit, que même après 10 ans, je me suis souvenue de bon nombre de détails importants, allant parfois jusqu’à me triturer l’esprit lors de pauses pour me remémorer certains événements, certaines relations entre les personnages pour découvrir, quelques pages plus loin, que l’auteur reprenait ces détails pour le moins important; et là, quelle joie de t’apercevoir que ta mémoire ne t’a pas fait défaut ! ^^

Pour le moment, j’estime que c’est un prologue: ça pose les bases des personnages, qui ils sont, comment ils se sont rencontrés, pourquoi, etc… Pas de quoi fouetter un chat. Le style de l’auteur est parfaitement reconnaissable. Ça se lit extrêmement bien. On retrouve une alternance entre des moments tranquilles -trop ! Le calme avant la tempête !- et des parties d’une telle puissance, d’un tel stress qu’on en a carrément le souffle coupé, une pression étouffante qui donne une envie terrible de ne pas s’arrêter.
Je trouve le mélange parfaitement équilibré, pourtant, l’émotion provoquée lors de conflits est tellement plaisante au final, que les instants paisibles sont presque ennuyeux. C’est un peu mon bémol. Mais je sais que, pour les Cantos d’Hypérion, j’avais eu la même sensation pour le premier, le second avait été mieux et les deux d’après n’en parlons pas; donc là, je mise sur le même tableau.
En tout cas, je n’attendrai pas avant de commencer le prochain tome de la saga, j’ai hâte de lire la suite et de voir quels chemins tortueux Dan Simmons va nous faire emprunter.

Ciel d’orage sur Donzenac – Sylvie Anne

Résumé: Donzevac en Corrèze, 1920. La disparition de Paul Chassagne, tombé au champ d’honneur, endeuille ses deux plus proches parents – Lucien, son père et Clothilde, sa jeune épouse. Pour échapper à la solitude, Clothilde s’investit dans l’usine familiale de fabrication de papier. Contre toute attente, elle ressuscite la vieille fabrique laissée à l’abandon. Mais ses ambitions vont s’opposer à celles de son beau-père, qui s’est toujours montré méfiant envers elle. Pour mener à bien sa mission, Clothilde va puiser au plus profond des ressources inexploitées et révèle des facettes secrètes de son personnage. Quelques hommes, certains de passage, d’autres plus ancrés dans sa vie tel Martin Savignac, un jeune contremaître au passé obscur, jalonnent son parcours professionnel et sentimental. Néanmoins, Clothilde, naïvement peut-être garde une image positive de son mari défunt. Mais qui est vraiment Paul ?

Voilà, ça, c’est le résumé ! Il a l’air intéressant. J’avais grandement envie de me sortir de la morosité dans laquelle mes lectures me plongent ces derniers temps. J’espérais un dépaysement total, surtout après ce que j’en ai lu de l’auteur et de ses livres précédents. J’en ai été pour mes frais. J’ai trouvé ce livre d’une platitude.
Très peu de descriptions, ce qui fait que les paysages et les maisons restent très flous, il n’y a pas ce côté dépaysant ; je ne connais pas du tout la Corrèze, après ce livre, je ne la connais pas davantage. L’histoire nous place dans une fabrique de papier, pas davantage de descriptions sur les lieux, les machines, la création du papier ou d’autres matériaux à base de papier ; on a l’impression qu’aucune recherche n’a été faite sur la fabrication du papier à l’époque ou même actuellement d’ailleurs, ou alors très très peu.
Les personnages… loin d’être attachants, le père un peu plus que la belle-fille mais sans plus. Leurs sentiments restent très vagues et lorsqu’on a droit à un retour en arrière sur leurs émotions, ça ne va pas jusqu’au bout, on se retrouve vite face à un mur de pudeur qui fait que le lecteur garde une certaine distance par rapport aux protagonistes. De plus, on n’arrive pas à situer les événements, on sait qu’on est en 1920 grâce au résumé, que l’héroïne est veuve depuis la guerre, alors ça fait 2 ans, 3 ou 4 ans, tu ne sais combien de temps que vers le milieu du livre. Quelle est son âge ? Depuis combien de temps étaient-ils mariés ? Comment était leur vie avant ? Son mari était soit-disant formidable… ok, en quoi ? On ne sait pas. Les rapports de la jeune fille avec son défunt père sont plus développés que ceux avec feu son mari. On ne ressent aucun sentiment par rapport aux personnages du livre, ni tristesse, ni pitié, ni compassion, rien…
Et puis, faut le dire, elle est conne ! Ce n’est peut-être pas le bon terme, mais c’est le premier qui me vient à l’esprit. Elle est naïve, aveugle -ne voyant que ce qu’elle veut bien voir et encore -, susceptible -elle prend tout mal-, paranoïaque -tout le monde la déteste- et surtout, elle est faible. Pour moi, ce n’est pas l’histoire d’une femme forte qui reprend les rennes d’une fabrique délaissée, c’est une femme molle, influençable et irresponsable qui se repose sur les hommes qui l’entoure plutôt que de prendre les choses en main.

Cet article a été difficile à faire. C’est un livre qui me laisse totalement froide. Ce n’est pas qu’il n’était pas bien mais je ne peux pas non plus dire qu’il était bien. Une indifférence totale.

50 Nuances de Grey – E.L. James

Résumé: Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. 
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. 
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Ça y est, je l’ai fini. J’ai mis plus de temps que prévu, mais c’est bon, je vais pouvoir passer à autre chose. Vous l’aurez compris, je suis relativement soulagée d’avoir fini. Je ne l’ai pas trouvé exceptionnel: non seulement le style de l’auteure est plus que basique, mais les répétitions sont nombreuses, à tel point que j’ai eu l’impression de tourner en rond et de ne pas avancer. Il est vrai que l’histoire n’avance de toute façon pas des masses: c’est le genre je me tourne les doigts dans le cul 10 fois avant de faire un pas en avant et aussi tôt fait, j’en fais trois en arrière. D’accord, je caricaturise un peu là, mais c’est un peu mon ressenti, quant à ma vilaine façon de parler, c’est pour ne pas trop m’éloigner de certaines des vulgarités du bouquin, enfin, tout le temps les même finalement: le verbe baiser revient en boucle… Fabuleux ! Soyons juste quand même: c’était nettement moins cru au final que La Vie Sexuelle des Super-Héros, et du coup la lecture en a été moins pénible, mais ça ne rehausse pas  pour autant mon avis sur ce livre.
Maintenant que c’est fini, je comprends encore moins la raison du succès de ce bouquin. Mais je ne comprenais pas davantage celui des Twilight. C’est la pub à l’américaine: martelage, martelage et martelage. Et je ne comprends pas qu’on suive ce genre de matraquage en France, merde, on est quand même le pays de Zola et Balzac, pour ne citer qu’eux. On en fait tout un pataquès pour  pas grand chose… Ouhhh, ça parle de pratiques SM… D’accord, mais dans le genre, je préfère Sade. Ça, au moins, c’est chaud-bouillant. Bon, disons-le, tout ce qui arrive à la pauvre Justine est horrible, mais dans CE genre littéraire, je crois que rien ne surpassera jamais cet auteur: super bien écrit, super bien détaillé, et d’un érotisme à tomber par terre ! ^^ Peut-être que si je ne n’avais pas connu les œuvres de Sade très jeune, j’aurai pu me contenter d’un 50 nuances de Grey, mais là, c’est juste pas possible. C’est d’une platitude… J’en aurai presque pleuré :p

Je dois rajouter quand même un détail important. Ce n’est pas majoritairement l’histoire qui m’a rebuté et ralenti dans ma lecture, parce qu’il est quand même très facile à lire. C’est la couverture: elle est juste horrible ! Caoutchouteuse, la moindre poussière s’y accroche. Elle a un côté très lisse, mais lisse-sale. Et moi qui adore ce contact avec les couvertures et les pages des bouquins, les emporter partout avec moi, les renifler. Là, c’était juste pas possible. Je l’ai abandonné dans un coin très souvent – habituellement, je trimballe partout mes lectures profitant de chaque moment de paix pour avancer ne serait-ce que de quelques pages, pas là! -, je ne pouvais pas non plus m’installer confortablement parce que je ne réussissais pas à prolonger le contact de cette atroce couverture.

Je ne suis pas décidée à lire la suite: la fin était prévisible; j’espérais trop un vrai retournement de situation, mais non, c’est juste dans le prolongement de la pensée première du personnage face à la situation. La seconde couverture est du même acabit que celle-là, ce qui ne me pousse pas particulièrement à vouloir le lire. J’attendrais peut-être que ça sorte en poche. Sans compter que le prix m’arrête également. Peut-être que si je le trouve d’occasion… et encore. Bref, la conclusion n’est pas particulièrement bonne.

Nouvelle page comics: Strange

Puisque je n’arrive pas à avancer dans mon livre, j’ai décidé d’avancer un peu sur mon site. Donc après un après-midi à me partager entre mes recherches pour vérifier la justesse de mes souvenirs, le feuilletage des différents comics nécessaires à la création de cette nouvelle page, la voici:

Strange

Bon, j’avoue que ne lisant pas ou très peu ce magazine, il était difficile d’en donner mes impressions, j’ai donc chercher des renseignements complémentaires, histoire de ne pas raconter n’importe quoi. Je suis restée très vague sur bon nombres de séries, mais je vois mal comment j’aurai pu être plus précise sans plagier d’autres sites, mais ça, c’est hors de question.
Il n’y a que sur la Division Alpha où je me suis étendue parce que j’ai lu un certain nombre d’aventures de l’équipe; c’était distrayant mais sans plus.

Bon, je vous abandonne, j’ai ma vie IRL qui me rattrape… Bonne nuit !

 

Le Crime de l’Orient-Express – Agatha Christie

Résumé: Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Stamboul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donnés rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Waouh ! Ça résume à peu près l’impression que m’a donné ce livre. Il est d’abord bon de préciser que je n’avais jamais lu auparavant d’Agatha Christie. Je voulais tester depuis longtemps, mais l’occasion ne s’en était jamais présenté. Ce n’est que la semaine dernière où, ayant besoin de me faire plaisir et d’acheter des lectures pour mes enfants, je me suis pris le temps de chercher un livre pour moi. Mon choix s’est porté sur celui-là parce que je le connaissais de nom et je tenais absolument à posséder un livre dans cette édition – j’ai le souvenir qu’enfant, lorsque ma mère prenait des romans policiers à la bibliothèque, c’était ces livres jaunes.

Bref, passons sur les faits qui m’ont amené à l’acheter et le lire pour donner à un avis plus personnel. Alors déjà, le style d’écriture: très fluide, très simple qui rend la lecture claire et absolument passionnante. Je pense que l’intrigue joue aussi, mais en l’occurrence, si le style n’avait pas été si limpide, je n’aurai probablement pas apprécié. Je n’ai pas eu énormément de temps à consacrer à la lecture ces derniers jours – quelques minutes par jour, probablement pas une heure pleine-, pourtant, j’ai avancé très vite. C’est appréciable de ne pas buter sur sa lecture et de ne pas s’assoupir dessus.
L’intrigue est vraiment intéressante, l’atmosphère relativement lourde, à la limite de l’oppression; je m’explique: on suit attentivement l’affaire, on note chaque détail, on ne peut pas attendre passivement que la réponse nous arrive tout cuit dans le bec, donc on cherche avec Hercule Poirot et ça ne vient pas. Bon, il est vrai que ça a un côté frustrant, mais quand on commence à se rendre compte que les descriptions sont sciemment épurées pour qu’on ne trouve pas le coupable avant le dernier chapitre, on se rend à l’évidence et on attend juste l’explication finale avec beaucoup d’impatience. J’avais un peu la même sensation lorsque je lisais les Détective Conan, j’adorais me creuser la tête pour découvrir LE coupable et moi qui régulièrement râle parce que j’ai découvert la conclusion de bien des livres avant même la fin, ce genre de bouquin a toutes les chances de me plaire -même si j’ai déjà testé des livres policiers plus moderne comme le Da Vinci Code, par exemple, que je n’ai pas particulièrement aimé, disons-le, c’était sans plus.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment bien apprécié. Si l’occasion se présente, je lirai d’autres œuvres d’Agatha Christie, et je tenterai d’autres auteurs du genre tout aussi connu comme Conan Doyle avec ses Sherlock Holmes. Soyons folle, je tenterai peut-être même des auteurs plus modernes, à voir… 😛


EDIT du mercredi, 27 septembre 2017 :
J’avoue que je ne me souvenais plus de l’avoir lu. Je l’ai donc emprunté à la bibliothèque en espérant découvrir ce grand classique du roman policier… Bon, dès le premier chapitre, j’ai eu une sensation de déjà-lu autant que d’inédit. C’était assez étrange.

Je ne parlerai donc pas de l’histoire, je l’ai fait plus haut.
Je m’attarderai davantage, mais rapidement néanmoins, sur le support audio.
J’ai beaucoup aimé la voix de Samuel Labarthe, les intonations qu’il prend et les changements de voix qu’il effectue en fonction du personnage qui parle.
C’est le second livre audio que je lis et je n’accroche toujours pas. Je ne parviens pas à me concentrer suffisamment pour apprécier la lecture par une tierce personne : il y a toujours un moment où mon esprit vagabonde – quand je lis, ça m’arrive également mais je remonte quelques phrases ou paragraphes et je rattrape ce que j’ai loupé, pour un livre audio, c’est beaucoup plus délicat.

Cette seconde tentative fut une fois de plus un échec, je pense qu’il n’y en aura pas de troisième.

Challenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Beuglante – un livre audio – 70 points