Le cycle d’Elric 2 – La forteresse de la Perle – Michael Moorcock

Résumé: Elric s’est egaré dans le Désert des Soupirs ; il a franchi les sables où s’abîment les voyageurs ; le voici à Quarzhasaat, la ville engloutie par la marée des dunes, où nulle caravane n’a jamais abouti. Trop tard peut-être : Elric délire, Elric agonise. Où est l’élixir qui lui rendra ses forces ? Et s’il boit l’élixir, où trouver l’antidote ? Finalement il accepte un pacte : en trois semaines, il va quérir la Perle au Cœur du Monde. Et le voilà parti pour l’Oasis Fleur d’Argent C’est là que Varadia, la Sainte Fille des nomades Bauradim, dort d’un sommeil surnaturel. C’est là qu’on peut se frayer un chemin vers les Royaumes du Rêve, où se dresse, dit-on, la Forteresse de la Perle. Mais comment s’orienter, sans les Voleurs de Songes, dans ces terres fictives ? Et comment affronter les Aventuriers Magiciens, sachant que Stormbringer, la Buveuse d’Âmes, ne pourra rien contre ces chimères issues de l’imagination ? Un voyage inouï attend le prince albinos : il explore les domaines de la « fantasy », où nul ne s’était risqué avant lui.

Je ne sais par où commencer tellement j’ai été déçue. J’avais bien aimé le premier, décidé de lire la suite mais là, je ne suis plus sûre de rien.
Je vais commencer par l’histoire en elle-même. Je me suis ennuyée, atrocement ennuyée… Et ça, depuis le début; au point de m’endormir au bout de quelques pages. C’est vraiment frustrant. Commençons par un rapide rappel: à la fin du premier tome, on quitte un Elric décidé, sûr de lui, relativement fort malgré son addiction aux drogues qui par moment l’affaiblissent. Au fil du volume, on l’a vu évoluer, changer malgré lui et devenir plus proche du vrai guerrier Melnibonéen qu’il devrait être. Au début du second, on le trouve faible et misérable. Toute détermination l’a fuit, et tout au long du livre, il n’est que l’ombre de lui-même se laissant mener par le bout du nez, n’étant jamais maître des événements ni de ses choix.
La lecture est loin d’être fluide, les propos de certains personnages sont incompréhensibles -comme s’il nous manquait des informations qu’au final on n’aura pas pour la plupart- ce qui n’aurait pas dû être un problème étant donné que ça se déroulait dans le monde des songes, mais du coup, pour cet endroit-là, ce n’était pas assez incongru, trop raisonné.
Ça a été 230 pages d’un mortel ennui… Oui, j’ai bien dit 230… Mais, vous me direz qu’il fait 251 pages. Oui, en effet. Donc les 21 dernières pages ont été du pur « Elric ». Il redevient sur la fin lui-même, libéré de toute contrainte. Et surtout, un point positif, sûrement le seul d’ailleurs, dans les deux derniers chapitres qui closent le volume, on comprend toute l’œuvre. Je m’explique: le thème principal et les enjeux de l’histoire sont le contraste entre le Chaos et la Loi-l’ordre; ce dernier étant figé. Mais tout cela ne nous est révélé qu’en conclusion. Et lorsqu’on comprend ça, on voit le livre de façon réellement différente. Je déplore juste qu’aucune réflexion ne nous ait mis sur la voie avant les derniers chapitres, parce que du coup, non seulement l’œuvre perd énormément, mais l’impression générale reste quand même assez négative.

Le deuxième point négatif qui a été ma bête noire tout au long de ce bouquin: les fautes de typographie. Une vraie galère, chaque fois que je commençais à décoller dans la lecture, pouf, une erreur qui me freinait… et c’est énervant. Je ne suis pas particulièrement difficile, un « s » oublié ne me pose pas de soucis outre-mesure, mais les absences de déterminants… pfff, ils auraient carrémment dû tous les zapper, après tout, ça sert à rien un déterminant; ne parlons même pas des doublons de mots genre: « alors que que la Kasbah », aucun soucis, tu peux même les mettre en triple… ah, merde, ils l’ont déjà fait ça, j’aurai dû dire en quadruple.
Bon, ok, tout ça, c’est méga chiant, ça m’a beaucoup freiné, mais c’était loin d’être le pire. Ce qui m’a le plus énervé, c’était lorsque des mots étaient remplacés par d’autres, l’exemple le plus frappant, c’était « partout » qui remplaçait « pourtant »… Hein? Je ne vois pas le rapport entre les deux. Résultat: phrase relue au moins 4 fois mais non, partout, ça ne marchait pas, alors que pourtant, oui… Bon, ça c’est fait ! Et si encore, ça avait été le seul mot du genre, mais non !
Bon, ne soyons pas chiant, me direz-vous, quelques erreurs, ça peut arriver… mais là… c’était minimum une erreur toutes 5 pages quand ce n’était pas à toutes les pages… super frustrant…
Autant dire que ça n’a pas été une partie de plaisir. Une vraie galère, je suis contente d’en avoir fini avec ce tome.

Par contre, je dois être complètement maso, mais je sais déjà que je lirai le troisième volet du cycle.
Pourquoi ? Parce que je pense que ce tome était une erreur, il a été écrit de nombreuses années après le premier, et je trouve que cela se sent drôlement autant que malheureusement. Donc j’espère trouver dans le 3 ce que je n’ai pu trouver dans le 2. Affaire à suivre…

Le chien de Max et Lili est mort

Résumé: Quel choc ! Pluche s’est fait écraser par une voiture. Comment annoncer la terrible nouvelle à Max et Lili ? Comment vont-ils réagir à cette mort brutale, à l absence du fidèle compagnon de leur enfance ? Ce livre de Max et Lili parle de la mort d’un animal de compagnie. Il permet de reconnaître le chagrin des enfants, comprendre que la mort fait partie de la vie, même si l’inconnu fait peur, montrer le besoin d’agir et de parler devant le sentiment d’impuissance. Etre actif, ça fait souffrir un peu moins organiser un enterrement, partager sa tristesse avec les autres, rendre hommage au disparu, voilà qui peut aider à garder l’animal dans son cœur et se réconcilier avec la vie !

On a découvert cette petite série de livre l’an dernier chez Farfafouilles. Pendant que nous farfouillions au milieu des bandes dessinées, mon fils en a profité pour feuilleter certains des volumes posés sur un promontoire. Il a voulu en tester un, tranquillement à la maison et son choix s’est porté sur le tome 71 – j’imagine que le fait que notre chat ait eu à cette époque des soucis de dos et qu’il prenne de l’âge a justifié son choix.
Cette petite histoire fait quand même 46 pages et se divise en deux parties: environ une quarantaine sous forme de bande dessinée et le reste sous forme de questions qui pourrait aider l’enfant à s’exprimer sur le sujet évoqué par le livre.
Ça fait un moment que j’avais envie de lire un de ces livres, mais comme souvent, je n’ai pas pris le temps. Là, je me suis dit que vue la conjoncture de ces deux dernières semaines, c’était l’occasion de découvrir ce que cela pouvait nous apporter: j’ai opté pour ce volume parce que, non seulement, c’était le premier qu’on a acheté, mais aussi parce que le sujet me touche particulièrement.
Pour l’instant, la mort de notre animal n’est plus d’actualité, mais cela me donne une petite base pour plus tard.

Ce volume a abordé toutes les pensées qui peuvent traverser l’esprit des enfants dans ce genre de situation: le chagrin, où va-t-on après la mort, comment gérer au mieux et faire son deuil dans les meilleures conditions mais aussi l’impossibilité de remplacer l’animal parce qu’il est unique, etc…
Et la seconde partie donne des orientations pour mener une conversation avec l’enfant s’il a connu la mort de son animal, mais aussi en quoi cela le touche et lui parle s’il n’a jamais connu ce tragique événement. Et même si les enfants ne tiennent pas particulièrement à en parler, je trouve que ça leur permet d’orienter leur pensée, de gérer au mieux leur chagrin et les sentiments contraires qui peuvent les habiter dans ces cas-là.

Une excellente série que je compte bien compléter au fil de l’eau ! ^^

Balades irlandaises – Histoires d’ailleurs – Cathy Kelly – Catherine Barry – Marisa Mackle – Tina Reilly

Résumé: C’est bien connu, les filles d’Irlande ont une sainte horreur qu’on leur marche sur les pieds ! Elles n’hésitent pas à parcourir la moitié du monde pour faire tomber amoureuses, à faire retapisser leur maison en rose sans en parler à leur mari, ou à le planter là pour partir en week-end entre copines !
Laissez-vous entraîner par ces quatre nouvelles fraîches et enlevées dans une sympathique escapade chez nos voisines les Irlandaises.

Comme annoncé dans le résumé, c’est un recueil de quatre nouvelles chacune écrite par des auteures différentes. Lorsque j’ai commencé ce livre, je n’étais pas certaine d’apprécier, mais au final, super agréable: très frais, rapide, drôle par moment, etc…
Je pense que le mieux est de prendre nouvelle par nouvelle avec un petit résumé et mon avis sur le texte.
Allons-y, c’est parti:

Thelma et Louise… et les Apollons – Cathy Kelly: Suzanne a rompu avec son petit ami qui l’a trompé. Ne supportant pas sa vie rangée et ennuyeuse, elle décide de partir en vacances avec sa meilleure amie et de parcourir en 21 jours une partie des États-Unis. Seulement, elles n’avaient pas prévu devoir partager leur périple avec deux beaux gosses, Tony et Liam. Si très vite Becky et Tony entretiennent une liaison et ne sortent plus de leurs chambres d’hôtel, Suzanne se retrouve à visiter avec Liam qui ne semble pas l’apprécier plus que cela…

C’est sûrement la nouvelle que j’ai le moins aimé, peut-être parce que je l’ai lu en deux fois au lieu d’une, du coup, j’étais moins dedans que les autres. L’histoire est loin d’être exceptionnelle, la fin est plus que prévisible. Pourtant, il y a quelques passages que j’ai vraiment bien aimé, notamment les moments de visite des villes et de complicité entre l’héroïne et Liam. Il y a encore une chose qui m’a un peu dérangé, c’est le contraste entre la narration et les dialogues, l’un un peu plus soutenu, l’autre beaucoup trop simpliste. Mais dans l’ensemble, un avis plutôt positif quand même.

Le vingt-huitième jour – Catherine Barry: La narratrice, épouse et mère d’une petite fille de 8 ans nous raconte une de ses journées et pas n’importe laquelle: la pire dans la vie d’une femme -pour la femme comme pour son entourage-, celle qui revient tous les mois, la journée du Syndrome Prémenstruel.

J’ai relativement bien ri sur celle-là, même si par moment, c’est quand même poussé à l’extrême. Mais sur certains passages, c’était tellement réaliste, je n’ai eu aucun mal à me reconnaître. Un passage que j’ai vraiment adoré, et je vais devoir le citer: « La chose (le Syndrome Prémenstruel, quoi) va faire exactement ce qui lui plaît et je serai à sa merci toute la journée. Ce dont j’ai vraiment besoin, c’est une de ces muselières, vous savez, comme Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux. » C’est tout à fait moi, ça! :p

Week-end entre filles – Marisa Marckle: Emma sort avec Martin, un homme égoïste, égocentrique, possessif et elle ne fait plus rien sans lui, mais lui ne se gêne pas pour partir 5 jours avec ses potes sans donner plus de nouvelles que cela. Annette, bonne amie d’Emma la pousse à partir un week-end entre filles. Cette dernière accepte, et les voilà parties pour Galway, la veille du retour de Martin. Là-bas, elles s’amusent et rencontre Dave qui semble bien aimé Annette, mais cela contrarie Emma, ce qui va remettre en question ses sentiments pour Martin.

Relativement sympa comme nouvelle, bien contée du début à la fin et même si c’est plus que prévisible, l’histoire n’en reste pas fraîche pour autant. Je n’ai pas beaucoup de choses à en dire au final. Le résumé parle de lui-même et l’essentiel a été dit dans la phrase précédente.

Un homme de terrain – Tina Reilly: Laura est mariée à Peter, homme qui passe pour un brillant syndicaliste. Tant qu’elle en est amoureuse, elle refuse d’en voir ses défauts, mais bientôt, elle finit par déchanter et se rend compte qu’il ne tient jamais ses promesses, passe beaucoup de temps chez sa môman qui l’idolâtre, adore parler de lui et encore plus entendre des louanges. En ayant marre des promesses en l’air, elle décide de contre-attaquer.

Je suis partagée pour cette nouvelle: j’ai trouvé l’héroïne au début pitoyable, aussi nulle que naïve; et puis par moment, j’ai quand même bien rigolé. Et la fin, je ne la raconte pas, mais… fun! ^^

Elric des Dragons – Michael Moorcock

Résumé: Voici la tragique histoire de Melniboné, l’île aux Dragons, qui fut maîtresse du monde. Il y a de cela bien longtemps. Désormais les Dragons dorment et Melniboné dépérit. Sur le trône de Rubis siège Elric, le prince albinos, dernier de sa race, nourri de drogues et d’élixirs qui le maintiennent tout juste en vie. La menace plane; alors il rend visite ai Seigneur du Chaos, Arioch, et conclut un pacte avec lui. Il fait ainsi les premiers pas sur le chemin de l’éternelle aventure: le Navire des Terres et des Mers le porte à la cité pestilentielle de Dhoz-Kam, et son destin le pousse à franchir la Porte des Ténèbres; au delà, deux épées noires attendent leur maître et leur victime… Grandes ambitions, passions monstrueuses. Idéaux et trahisons. Souffrances atroces et joies cyniques. Tourments de l’amour et douceur de haïr. Un passé ancien, qui ne peut revivre que dans les plus immondes cauchemars.

Il est sympathique ce petit résumé, mais je trouve qu’il est loin d’être complet. C’est bien gentil tout ça, ça annonce quelque chose d’absolument passionnant: le Navire des Terres et des Mers, la cité pestilentielle de Dhoz kam, la Porte des Ténèbres. Mais ce que le résumé ne dit pas, c’est que ce n’est que le dernier tiers du livre, et pas le tiers le plus long. De plus, je trouve que ce n’est pas la meilleure partie du bouquin; attention, je n’ai pas non plus dit que c’était la moins bien.
Je suis assez partagée quant à cette œuvre. Elle me laisse un peu dubitative: dans un fond, je me sens plutôt indifférente mais d’un autre côté, j’ai bien aimé. Je trouve toujours déplaisant d’être ainsi partagé. Je penche davantage vers le côté « j’aime » mais en même temps, ça me laisse un arrière goût désagréable. J’ai la sensation que je conserverai cette impression de bien, mais que je l’oublierai très vite, et c’est vraiment dommage parce que lorsque je me remémore l’histoire, les images se dessinent toutes seules et me traversent par vague, me faisant sourire de satisfaction.
Une chose est certaine, je lirai la suite, parce que j’estime que ce premier tome est surtout et principalement une introduction et l’aventure se lance vraiment à la fin du volume. Du coup, ça m’a laissé un peu sur ma faim. J’ai hésité toute la soirée à entamer immédiatement le second tome. Finalement, je préfère faire une pause le temps d’essayer autre chose, mais dès que j’aurai fini le livre entamé, et je ne doute pas que cela sera rapide, je reprendrai avec joie la suite -en admettant que je trouve lequel de la série est le second tome, étant donné qu’entre la série originale et les volumes écrits par la suite et insérés entre les différents livres existant déjà, pas évident de s’y retrouver.

Un peu de respect, j’suis ta mère – Hernan Casciari

Résumé: Un mari amorphe au chômage qui préfère passer sa vie devant la télé, un fils tantôt gay tantôt pas, un autre stupide et carrément voleur, une fille effeuilleuse pour arrondir ses fins de mois… sans oublier un beau-père accro aux joints et vaguement pervers : voici le lot quotidien de Mirta Bertotti, 52 ans, vivant à Buenos Aires. Venant de découvrir les « bienfaits » d’Internet, celle-ci tient un blog et raconte pour le meilleur et pour le rire la vie complètement chaotique de sa famille déjantée. Comme une immersion dans un film d’Almodovar, le coté « trash » des Simpson en plus!

Je l’ai commencé il y a peu… je ne l’ai pas fini, je ne le ferai jamais. Les cinquante premières pages passent à peu près et encore, même si je cherche toujours cette sensation d’immersion dans un film d’Almodovar, sensation que je n’ai absolument pas trouvé. La suite, c’est juste pas possiblez, pas du tout et plus j’avançais et ça passait de moins en moins. J’ai dû arriver à la page 80 avant de le fermer n’en pouvant plus du tout des termes désobligeants comme pédés servis à toutes les sauces; ne parlons pas des super phrases genre: « je ne suis pas raciste mais… » oh, non, t’es pas du tout raciste, mais du tout, vieille conne, juste pleine de préjugés sur ce que sont ou ne sont pas tes compatriotes boliviennes, paraguayennes, ou autres… Ne parlons pas des fantastiques mots d’amour que lui susurre son homme à grands coups de torgnoles et d’anticompliments et des connasses par-ci, des grosses vaches par-là.
Après, quand j’en lis les avis sur le net genre: « manque d’humour s’abstenir » ou « j’étais pété de rire du début à la fin ». Mouais, je trouve que ça fait peur. Indéniablement, il y a des degrés de misère dans la littérature: assurément, celle de l’époque est supportable, celle de Gervaise conté par Zola est splendide… celle de Mirta Bertotti est absolument inintéressante et inepte -sachant que ce mot est bien trop soutenu pour ce truc censé être un livre, bêbête aurait autant fait l’affaire. Ce n’est ni plus ni moins que de la téléréalité en livre, pour moi, aussi pauvre intellectuellement parlant que des programmes genre la vie des KDchiant. J’ai bien conscience que dit comme cela, ça a un côté snob. Mais j’estime lire suffisamment de tout -des classiques, des romans modernes, des romans français, asiatiques, etc…- et être assez ouverte pour pouvoir me montrer ignominieusement critique -et encore, là je me trouve zen.  Mais alors ça, j’oserai même pas le classer dans un quelconque registre littéraire. Ca mérite juste de passer à la benne.

Je sais que je suis difficile en ce moment et que les événements avec mon chat ne m’aident pas à être tolérante. Je suis hyper émotive depuis qu’il est mal, je peux fondre en larme rapidement et sans vraie raison en ne pensant qu’à lui ou avoir envie de tout casser, et ce con de bouquin m’a juste donné envie de fracasser tout le monde. Chaque fois que j’y pense, j’ai une boule de rage qui monte. Je vais le jeter dans un coin, passer à autre chose et me sentir mieux!