Le lutin des chiffres – Chiara Carrer

Titre: Le lutin des chiffres
Auteur: Chiara Carrer
Éditeur: La Joie de Lire
Nombre de pages: 44
Quatrième de couverture: Les chiffres ont le pouvoir de se cacher dans les images sous des formes inattendues, c’est bien connu ! Mais le lutin malicieux sait comment les repérer. Un livre pour apprendre à compter de manière ludique avec les drôles d’animaux et d’engins dessinés avec fantaisie par Chiara Carrer. Une invitation à la lecture et au comptage en boucle où jeu et exercice s’emmêlent…

En ce qui concerne cet album, je ne l’ai pas choisi selon les critères du thème du mois : les monstres, comme ce fut le cas des chroniques précédentes… j’ai bien essayé de placer le lutin au milieu des monstres en le reliant aux farfadets, aux korrigans, mais ça coïncidait davantage à la St Patrick, au printemps, à l’arc-en-ciel… à la bière ?
À la limite, on peut dire que les chiffres transfigurés qui peuplent ce livre font un peu peur parfois… je vous laisse vous faire votre propre idée avec l’image ci-dessous.

Image trouvée sur le site de l’éditeur : https://www.lajoiedelire.ch/livre/le-lutin-des-chiffres/

Le lutin sort d’un tube qui pourrait facilement être un zéro et on l’accompagne dans sa tournée de chiffres qui sont tous remaniés pour ressembler à quelque chose de connu dans notre monde.

J’ai choisi cet album parce que ça me permet d’apprendre aux enfants à compter. C’est une lecture qu’on fait régulièrement parce que les loulous l’aiment beaucoup. Dès la page de garde, ils désignent le six en criant en chœur « escargot ! ». Et au fil des pages, ils participent à la lecture en nommant certains des numéros par leur représentation : les canards, le bateau, etc. Ça rend cet album beaucoup plus animé. Sans compter qu’ils terminent le décompte si je m’arrête en chemin.

C’est une lecture plaisante à laquelle les enfants ont tout de suite accroché et à la fin, ils répondent systématiquement positivement à l’invitation d’y retourner. Donc on ne finit jamais par cet album, et je relance chaque fois sur une nouvelle lecture.

D’un côté… et de l’autre – Gwendoline Raisson & Ella Charbon

Titre: D’un côté… et de l’autre
Textes: Gwendoline Raisson
Illustrations: Ella Charbon
Éditeur: L’école des loisirs
Nombre de pages: 38
Quatrième de couverture: Il est énervant ce grand mur qui empêche de voir de l’autre côté. Oh un trou! On a tout de suite envie de regarder à travers… Quand on retourne le livre, il y a encore ce mur. Et, de ce côté-là, il y a deux ours qui se demandent ce qu’il y a de l’autre côté.

C’est également un livre emprunté à la médiathèque pour le mois d’octobre sur le thème des monstres… là encore, on peut se poser la question du rapport entre lours sur la couverture et les monstres.
Pour y répondre, il faut lire l’histoire.

Les personnages sont séparés par un mur, d’un côté l’ours est seul et de l’autre il y a deux ours… à moins que ce ne soit l’inverse 😉
Dans la partie avec les deux animaux, les deux amis s’interrogent sur le monstre qui se cache derrière le mur. Voilà la raison de mon choix et grand bien m’a pris !

Le livre se lit dans les deux sens et peu importe de quel côté on commence. On découvre une première partie dans un sens et arrivé au milieu, les deux récits se rejoignent ; on passe alors à la seconde partie en retournant l’album et on s’aperçoit que chaque nouvelle planche correspond à celles lues précédemment grâce à des détails plus ou moins subtils.
Je ne sais pas si c’est très clair… sinon, il ne vous reste plus qu’à vous y essayer vous-même ^_^

En tout cas, les enfants adorent quand je leur lis cet album et j’aime beaucoup quand ils me montrent le ballon bleu ou qu’ils terminent les phrases que j’interromps sciemment.
J’apprécie le principe du livre qui se lit dans les deux sens pour découvrir ce qui se passe de l’autre côté du mur et cela plaît beaucoup aux enfants aussi : une histoire qui ne se finit jamais et qui peut être lu à l’infini juste en le retournant.

Le chat – Céline Lamour-Crochet

Titre: Le chat
Auteur: Céline Lamour-Crochet
Éditeur: Mouck
Nombre de pages: 30
Quatrième de couvertureAvec les quatre lettres du mot chat on fait un calligramme.
On fait aussi d’autres dessins qui racontent une histoire amusante de chien, de souris, de poisson et de chatons polissons.

Ce mois-ci, comme pour septembre, j’ai emprunté des livres à la médiathèque dans le cadre de mon travail. Étant donné qu’octobre finissait par Halloween, j’ai trouvé judicieux de le placer sous le signe des monstres.
Vous me direz que vous ne voyez pas le rapport entre l’album le chat et les monstres, pourtant en voyant la couverture, mon cheminement peut sembler évident… ou presque : monstres – Halloween – sorcière – chat noir… non ?
Bon, on est loin du familier des sorcières.

L’histoire nous présente les activités d’un chat domestique qui sort quand le besoin s’en fait sentir.
Le gros point fort de cet album, c’est que le félin est dessiné grâce aux lettres utilisées pour écrire le mot CHAT. C’est également le cas pour les objets ou les autres animaux apparaissant dans l’album : laine, souris, etc.
Ces calligrammes ont fasciné les plus grands, ils se sont attardés sur toutes les illustrations et ont trouvé ça génial.
Quant aux tout-petits, ça ne leur a pas parlé, n’empêche qu’ils ont adoré écouter chaque jour cette histoire. Les positions des calligrammes sont suffisamment expressifs pour qu’ils prennent du plaisir à ne serait-ce que feuilleter les pages cartonnées. Les textes sont simples et j’ai pu sans problème ajouter des petits bruits et des gestes qu’ils ont pu imiter.

Bref, on a adoré cette histoire au point de la choisir comme lecture quotidienne.

L’île des monstres – Tuutikki Tolonen

Titre: L’île des monstres
Saga: Le monstre nounou, tome 2
Auteur: Tuutikki Tolonen
Éditeur: R – Jeunesse
Nombre de pages:315
Quatrième de couvertureLa petite Mimi a suivi Grah, son ami monstre, dans son monde souterrain. Mais elle a perdu sa trace et la robe de chambre magique ne lui parle plus… Pendant ce temps, Koby et Halley, restés à la surface, cherchent à tout prix le moyen de retrouver leur sœur.
Nos trois héros ne sont pas au bout de leurs surprises : de nombreuses créatures étranges se cachent au centre de la Terre, et toutes ne sont pas aussi gentilles que Grah !
Le deuxième tome d’une série venue de Finlande qui va réchauffer les cœurs, dans la lignée du Monstre poilu et de Roald Dahl.

C’est la suite du monstre nounou. Comme il était disponible à ma médiathèque, je n’ai pas attendu avant de l’emprunter.
Il est dans la lignée du premier, la grosse différence est que cette fois, l’héroïne principale est Mimi.

Rappelons que la fillette de six ans avait suivi les monstres sur les conseils de sa robe de chambre bleue et avait rencontré le gardien. Ce dernier la guide tout au long de l’aventure, à travers des couloirs mais aussi lorsqu’ils se perdent dans les Abîmes.
On a malgré tout encore des nouvelles de Halley et Koby puisque la fillette de 11 ans part à la recherche de sa sœur tandis que le garçon de 9 ans fait des tests avec sa propre robe de chambre rouge.

Une lecture qui reste très gentillette. Je m’attendais à ce que les Abîmes rendent ce roman un brin effrayant ou simplement stressant ce qui aurait rythmé un peu plus la narration. Malheureusement, ce n’était pas le cas. C’était même assez plat comme lecture.
J’ai eu un vague regain d’intérêt quand les héros arrivent enfin sur l’île des monstres, mais on ne voit rien de la maison de Grah… à moins que je ne m’en souvienne déjà plus tellement le passage était court et la description dépouillée. Sur la fin, on découvre également le système de fonctionnement du monde dans lequel vivent les monstres et j’ai bien aimé cette partie, même si c’était trop court.

L’auteur nous offre également des réponses à certaines questions qu’on se posait dans le premier tome, notamment sur l’expérience qui a conduit les monstres chez les enfants… je les ai trouvés un peu tirées par les cheveux. Quant aux autres explications, elle n’étaient pas plus probantes à mes yeux – j’ai relu certains passages plusieurs fois pour être sûre de ne pas avoir loupé un détail crucial aux raisons données, en vain.
Bref, c’est une lecture qui s’est laissée lire, sans plus.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Défense contre les forces du mal : Pitiponk (1ère année) – Un livre où le héros est un enfant (<13 ans) – 10 points

Flying witch, tome 1 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 1
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 158
Quatrième de couvertureÀ son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !

Ça fait un moment que je vois ce manga à ma librairie et j’hésitais grandement à me le prendre, parce que le titre aussi bien que la couverture me bottaient – oui, depuis quelques années, je suis attirée par le monde des sorcières et de plus en plus.
Donc quand je l’ai vu disponible à la bibliothèque, ni une ni deux, je l’ai emprunté.

L’histoire est assez simple : Makoto est une jeune sorcière et comme le veut la tradition, à partir de leur quinze ans, elles doivent apprendre à vivre dans le monde réel et décider si elles veulent rester sorcières ou devenir simples humaines. L’héroïne va donc vivre, avec son familier Chito, dans la famille de son cousin germain.

J’ai toute de suite accroché aux dessins, le character design des personnages m’a beaucoup plu. Je les ai trouvés à la fois simples dans les visages et leurs expressions et en même temps détaillés du moins en ce qui concerne les habits notamment dans les motifs des tissus mais aussi dans certains décors qui sont très beaux mais malheureusement peu nombreux.
Cette simplicité rend les illustrations belles.
Par contre, les postures que prennent parfois les personnages m’ont dérangée. Je les ai trouvées étranges et j’ai eu du mal à mettre le doigt sur ce qui me gênait. Finalement, après avoir pris du recul, j’ai réussi à déterminer ce qui n’allait pas : quand les protagonistes sont en action, ils sont mous. Dans leur façon d’être, ils sont mous.
Du coup, le rythme pèche vachement… on a droit à des tranches de vie parfaitement normales et même les événements incongrus sont racontés de manière plate… par exemple, quand le chien que nargue Chito parvient à se libérer pour courir après Makoto et son familier, à aucun moment je n’ai eu peur ou je n’ai été stressée. C’était très mou tout ça.

Sans compter que pour une sorcière, Makoto se montre bien frileuse : elle volette au vu et au su de tous, une fois… et par la suite, pas de magie avant le dernier chapitre et encore… dommage !
Bref, ce manga ne m’a pas fait vibrer l’ombre d’un instant. C’est une lecture qui m’a laissée indifférente.