Vice Versa

Vice-versa - afficheTitre: Vice Versa
Réalisateur: Pete Docter
Année de sortie: 2015
Synopsis: Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…

Histoire d’occuper les enfants, nous avions prévu de les emmener au cinéma dimanche, dernier jour passé sur Paris. Nous leur avions laissés choisir le film et ils avaient opté pour les Minions (-_- scrogneugneu). J’avoue que les adultes étaient moyennement motivés, on avait envie d’un film avec un scénario et faut dire que les avis des copains nous ont un peu influencés. Du coup, on a réussi à les convaincre d’aller plutôt voir Vice-versa. Parfait !

Vice-versa - Riley et ses parents

J’ai trouvé l’idée absolument géniale : des sentiments qui prennent corps et dirigent les réactions des humains grâce à un centre de contrôle… j’ai toujours imaginé le cerveau comme ça… J’avoue, pas les îles de la personnalité mais pour le reste, je me voyais dans ma propre tête ^_^
Les personnages Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût sont assez space. Je n’étais pas sûre d’apprécier leur character design mais finalement si : ils sont magnifiques, si on exclut le côté un peu bling-bling des paillettes que ce soit sur le corps, les cheveux ou les vêtements mais le côté « contour de leur peau » indéfinis -je ne sais pas trop comment l’expliquer, il suffit de regarder un extrait pour comprendre-, j’ai trouvé que cela renforçait l’impression d’étrangeté et de rêve qui s’en dégage.

Vice-versa - centre de contrôleLes mondes intérieurs sont vraiment intéressants et les cauchemars sont terrifiants. Le coup des souvenirs sous forme de bille lus par le centre de contrôle, c’est bien joué.
Le monde extérieur, c’est le monde extérieur, on le connaît tous. Riley est jeune et vit assez mal son déménagement ce qui est normal. Point intéressant : vers la fin, le film devient vraiment sombre du moment où Colère a sa brillantissime idée. J’ai vraiment aimé tout en me demandant comment les enfants ont pris cette scène…

Vice-versa est plutôt drôle même si parfois, c’était d’assez mauvais goût, genre le chien dans le rêve… je n’en dirai pas plus mais ça parlera à ceux qui l’ont vu.
Il a fait l’unanimité : enfants comme adultes ont adoré.

Vice-versa - Joie et Tristesse dans le train de la penséeA la fin de ce film, on s’est probablement tous demandé qui nous dirigeait : chez moi, la plupart du temps, c’est Colère aux commandes, Peur en bras droit.
Et chez vous ? Quel sentiment vous dirige le plus souvent ?

La Maîtresse de Rome – Kate Quinn

La maîtresse de Rôme - Kate QuinnTitre: La Maîtresse de Rome
Saga: Rome
Auteur: Kate Quinn
Éditeur: Presses de la Cité
Format: E-Book
Nombre de pages: 535
Quatrième de couverture: Jeux du cirque, complots, banquets, orgies… Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l’univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.
Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

J’ai commencé cette lecture sans grande conviction malgré toutes les bonnes critiques que j’en avais lues, principalement parce que c’est une époque que je n’apprécie pas des masses : j’ai toujours du mal à me plonger dans cette période de la Rome Antique.
Pourtant, cette fois-ci, j’ai eu moins de mal : je pense que c’est surtout dû à l’héroïne, Théa, esclave juive, et à son horrible maîtresse, Lepida Pollia – c’était facile de s’identifier à l’une ou l’autre. Si la première est plutôt sympathique, avec un passé douloureux, un personnage travaillé que j’apprécie beaucoup, la seconde est une idiote intrigante, à se demander comment elle a pu se hisser si haut.
Les personnages sont en partie stéréotypés, mais ils ont pratiquement tous réussi à me surprendre : Théa est cultivée et excelle rapidement dans la musique, Arius et son démon intérieur, l’empereur Domitien et ses rapports tordus avec les femmes, etc…

Je ne dirais pas qu’il n’y a pas eu quelques longueurs mais très peu : le plus souvent, c’était lors des jeux, ou des dîners, je pense sincèrement que c’est dû à la période évoquée. Ce qui se lisait le mieux: les 30 premiers % et les 30 derniers mais surtout parce qu’entre, j’étais en vacances sur Paris donc peu de temps pour lire.
Ce que j’ai adoré : ce tome se termine  sans obligation de lire la suite – je le ferai sûrement pour découvrir ce qui se passe par la suite pour Sabine et Vix.

Bref, j’ai beaucoup aimé.

Challenge ABC2015Je passe à 20/26

Psylook en vadrouille

Eurodisney - chateau

Bonjour tout le monde,

juste un petit mot pour prévenir que dès ce soir, je pars en vacances, destination Paris où je vais retrouver ma meilleure amie et un certain nombre de potes, les forumers issus du forumverse ^_^
Il n’y aura donc aucun article avant le 24 voire le 25 août.
Je vous souhaite une bonne semaine.
A bientôt
Psylook

Deux pour une – Erich Kästner

Deux pour uneTitre: Deux pour une
Auteur: Erich Kästner
Éditeur: Le livre de poche Jeunesse
Nombre de pages: 220
Quatrième de couverture: L’histoire folle de Louise et de Lotte, deux sœurs jumelles que leurs parents ont séparées dès l’âge de deux ans et qui se rencontrent en colonie de vacances. Et si Louise et Lotte échangeaient leur place et vivaient chacune la vie de l’autre ?

Lorsque j’ai commencé cette lecture, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je redoutais que ce soit trop jeunesse, après tout, si je m’appuyais sur le résumé, cela me semblait beaucoup trop simple : deux jumelles qui échangent leur vie l’une avec l’autre et les parents qui ne s’en rendent pas compte… certes mais encore ?!

Finalement, les choses sont relativement bien posées : d’abord, elles ne sont pas amies au départ et ne s’aiment pas dès le premier coup d’oeil, du moins pour Louise ; ensuite, il est vrai que le changement s’opère après quelques semaines passées au pensionnat de jeune fille du lac de Bühl, une des raisons qui fait que leur parent respectif les y envoie, du moins pour Lotte ; de plus, les demoiselles ont vraiment bien réfléchi à la problématique du « on vit différemment et ne connait rien de l’autre », elles ont chacune un petit calepin dans lequel elles notent tout ; finalement, les parents, seuls, sont tellement pris par leur travail qu’ils ne se posent pas plus de question : la colonie leur a fait du bien.
Sans compter que l’auteur a pensé à chaque détail : comme le fait que pendant longtemps, un portrait de la mère de Louise trônait au dessus du piano, petit détail qui semble sans importance jusqu’à ce qu’on arrive au passage où Lotte lui montre une photo de sa mère. Donc ça, c’est pour ce que je considère comme la première partie.

Dans la seconde partie, elles vivent la vie de l’autre : Lotte prend la place de Louise auprès de leur père à Vienne et Louise remplace Lotte chez leur mère à Munich. Les choses ne se font pas toujours très facilement mais les mois passent et aident. On découvre les difficultés auxquelles les deux fillettes sont confrontées et la manière dont elles parviennent plus ou moins à en sortir.
Quant à la troisième partie, elle est courut d’avance du moment que la situation parentale a été exposée.

J’ai aimé la manière dont l’auteur traite le thème des enfants de divorcés, difficulté accentuée dans le cas présent par le fait que les fillettes ignorent tout de la situation et ce, jusqu’à l’existence de sa jumelle. Il fait vraiment le tour de la situation et se place dans chacun des camps : M. Brinkman, Louise, Lotte ou Mme Körner.
Les illustrations sont en noir et blanc et je les ai trouvées sympathique.
J’ai adoré cette lecture, j’ai passé un bon moment, parfois souriant, d’autre grinçant des dents pour les fillettes.

Holly Ann, tome 1 : La chèvre sans cornes – Kid Toussaint & Servain

Holly AnnTitre: La chèvre sans cornes
Saga: Holly Ann, tome 1
Auteur: Kid Toussaint
Illustrateur: Servain
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 48
Quatrième de couverture: Ne croyez pas tout ce que l’on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s’agit que de fadaises pour attirer les touristes… Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce.
Le fils des propriétaires d’une riche plantation a disparu. L’en quête incrimine un jeune Noir… mais Holly Ann, quarteronne très indépendante, doute. Ses multiples talents vont l’aider à faire toute la lumière sur cette affaire.

Cette BD est sortie début d’année, cela faisait déjà un moment que je désirais me l’acheter principalement parce que le scénario étant écrit par Kid Toussaint, je savais qu’elle ne pourrait que me plaire et je n’ai pas été déçue. Quand ma môman m’a donné des sous pour mon anniversaire, c’est le premier achat que j’ai fait ^_^

Je suis assez mitigée quant aux dessins. D’un côté, j’ai beaucoup aimé, je trouve qu’ils correspondent tout à fait au lieu et à l’époque mais quelque chose me gène notamment au niveau du character-design des personnages, peut-être le fait que sur certaines planches le visage des personnages est un peu trop carré à mon goût – ça m’a parfois fait penser à du John Romita Jr sur les X-Men, style que je déteste au passage, un peu plus épuré quand même -, que certaines illustrations semblent plus travaillées de par les détails que d’autres… je ne saurai dire. Les couleurs se marient parfaitement à l’ambiance.

Holly Ann - la chèvre sans cornes p15

Maintenant, revenons-en à la raison pour laquelle j’ai pris cette BD : le scénario. Encore une fois, on voit que Kid a fait un gros travail de recherches sur la Nouvelle Orléans et les pratiques du vaudou. J’ignore totalement si elles sont complètes ou erronées mais le connaissant, la seconde option m’étonnerait beaucoup. J’ai préféré certains passages à d’autres, notamment celle du cimetière mais aucune longueur à déplorer, ça se lit d’une traite.
De nombreux rebondissements interviennent tout au long de l’intrigue, et si je me suis vaguement doutée du criminel, ça n’a été qu’une ou deux pages avant la révélation, davantage un pressentiment qu’une réelle certitude.
J’ai bien aimé le personnage de Holly Ann, j’ai hâte de lire la suite et de découvrir son passé – notamment la raison de ses relations si tendues avec le sergent -, ses capacités – même si on en a un avant-goût sur la fin, j’espère avoir une explication plus concrète.

Bref, j’ai réellement adoré cette BD, vivement la suite.